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  1. De beaux espaces pour rendre les gens heureux Publié le samedi 22 octobre 2016 à 19 h 34 L'architecte Pierre Thibault et le journaliste François Cardinal se sont penchés sur la beauté des espaces, des lieux et des villes. Après enquête, ils constatent que les beaux endroits rendent les personnes qui les côtoient plus heureuses. Leur livre Si la beauté rendait heureux se penche sur cinq de ces lieux inspirants. À écouter : l'entrevue de Pierre Thibault lors de l'émission Les Malins Un espace qui est bien conçu rend la vie plus agréable et change notre rapport à l'espace, aux autres, et même au temps. Pierre Thibault, architecte et coauteur du livre Si la beauté rendait heureux L'architecte estime que sa conception de la beauté s'inscrit dans une vision holistique et non uniquement esthétique. Selon lui, la place de la nature dans l'environnement urbain est essentielle au bien-être des citoyens, particulièrement pour les tout-petits. « Pour moi, une école devrait se construire dans un parc de verdure. Si les arbres ne sont pas là, on les plante. J'arracherais l'asphalte dans toutes les écoles et je replanterais des arbres », explique Pierre Thibault. L'école devient ainsi un lieu de rassemblement, croit-il, plutôt qu'un environnement presque carcéral. Les villes Pierre Thibault souligne la grande présence d'espaces verts dans la région d'Ottawa-Gatineau. Il rappelle toutefois que les villes doivent s'adapter à la croissance démographique en augmentant aussi la présence de végétation. L'urbanisme d'une ville repose aussi, selon l'auteur du livre, sur des espaces réservés aux transports actifs. « Au Danemark, on intègre à merveille le réseau piéton, le réseau cyclable et en y intégrant beaucoup de végétation », estime l'architecte.« On dit que Copenhague, c'est la ville où les gens sont les plus heureux, et c'est tangible, c'est palpable. » Pierre Thibault croit que les ressources sont présentes au Canada, mais qu'une vision de grandeur manque à notre société. De beaux espaces pour rendre les gens heureux | ICI.Radio-Canada.ca
  2. Le chantier de la 13 reconfiguréMise à jour le mercredi 7 mai 2008, 16 h 11 . Transport Québec annonce une modification de la configuration du chantier de construction sur l'autoroute 13 sud entre le pont Louis-Brisson et l'autoroute 40. La nouvelle configuration du chantier a pour but de soulager les importants bouchons de circulation que provoquent ces travaux aux heures de pointe à Laval et sur la ceinture nord de Montréal. À partir de lundi matin, les automobilistes qui circulent sur l'autoroute 13 vers le sud disposeront d'une voie supplémentaire dans la sortie qui conduit à l'autoroute 40. L'ajout de cette voie devrait permettre aux automobilistes de quitter plus facilement et plus rapidement l'autoroute 13 selon le porte-parole de Transport Québec, Mario St-Pierre. Cette première phase des travaux entrepris sur l'autoroute 13 doit se poursuivre au moins jusqu'au mois d'août. http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2008/05/07/007-chantier-13-configuration.shtml ---------------------------------------------------------------------- À cause d'une voie de retranchée sur la 13, c'est le bordel complet dans les rues résidentielles à Laval! C'est complètement fou ces derniers temps le traffic. La file d'auto pour rentrer sur la 13 se rend presque devant chez moi Les policiers en profitent pour coller des contraventions à la pelle parceque des gens sont tellement désespérés qu'ils empruntent le stationnement du mega centre ste-dorothée à la place de la voie de service saturée, vraiment un attrape nigaud. d'autres gens décident d'aller pour le pont lachapelle et la encore la file est énorme, plus au nord que st-martin, et la file déborde sur samson encore. Les gens essaient pleins de petites rues résidentielles pour gagner quelques secondes ici et là... des manoeuvres illégales, des virages là ou il ne faut pas, etc etc etc. Pour donner un ordre de grandeur, le temps de parcours pour aller au métro momontrency en auto double de 15 à 35 minutes pour moi. c'est fou ce que ça peut faire juste enlever une voie... et ça dans une ville faite pour l'automobile. Ça fait me rire les gens qui lancent des idées de fou sur ce forum à propos des autoroutes quand ils n'ont jamais vu de leur propres yeux l'impact d'une autoroute sur les quartiers résidentiels, ou pire quand ils n'ont jamais pris le volant:banghead:
  3. Le dernier meet m'a fait réaliser qu'on n'a même pas de fil pour se présenter. Un aspect des "meet" que j'aime c'est de pouvoir associer un visage et une personalité au pseudonyme qui va avec. Pourquoi ne pas faire ça ici? Je vais mettre ce fil en "sticky" au dessus de la page. Présentez-vous, chers membres! -------------------------------------------------------------------------------------- Nom: Cataclaw Vrai nom: Luis Age: 34 ans (2018) Ville: Longueuil (arr. Vieux-Longueuil) Nationalité: Né à Montréal, au pied de la montagne, de deux parents portugais Langues: Anglais, français, portugais, espagnol, russe (en cours d'apprentissage) Occupation: Étudiant à l'unversité Concordia et officier CIC (réserviste, aviation, Forces Canadiennes) Comment j'ai connu mtlurb: j'ai connu le forum dès sa création lorsque Malek et une bonne gang de gens sur SSP (Skyscraperpage) ont décidé de quitter pour diverses raisons Gratte-ciel Montréalais préféré: 1000 de la Gauchetière pour des raisons sentimentales, mais le 1250 René-Lévesque est impressionant Autres intérêts: Musique, informatique, vélo (cyclo-tourisme), soccer, hockey, politique Photo:
  4. Le 25 février 2010 Qui a peur de l'architecture contemporaine? * Lucie Lavigne La Presse En matière d'architecture résidentielle, le style contemporain déstabilise ou parfois même rebute encore plusieurs personnes. Pourquoi? Nous avons posé cette question à un architecte bien connu au Québec: Pierre Thibault. Lucie Lavigne: Pourquoi selon vous, les maisons de style contemporain sont-elles encore rarissimes au Québec? Pierre Thibault: Parce que les règles de l'architecture contemporaine sont complètement différentes de celles de l'architecture traditionnelle. Les gens n'ont plus leurs repères. Selon moi, l'une des meilleures façons de la découvrir et, surtout, de l'apprécier est de «goûter» pendant une journée aux qualités architecturales d'une habitation actuelle. Au départ, les gens sont impressionnés par l'effet des volumes et le lien entre l'intérieur et l'extérieur, beaucoup plus puissant que celui d'une maison standardisée où toutes les pièces sont identiques. Après un certain temps, les visiteurs se disent «wow», je suis bien ici. Ils se rendent compte que l'expérience peut être enrichissante. L'objectif de l'architecte est d'ailleurs de créer une atmosphère et de procurer des sensations diversifiées aux occupants d'une propriété. Je l'ai vécu moi-même avec certains membres de ma famille. Après avoir visité mon chalet, ils m'ont demandé s'ils pouvaient l'habiter... pendant un week-end! Q. Pourquoi les néomanoirs continuent-ils de se multiplier et comment décodez-vous cette tentative de recréer des châteaux? R. Je crois que c'est un phénomène qui tire à sa fin. Cette tendance correspondait aux envies d'une génération de la fin des années 90 qui avait une image idyllique de la propriété, popularisée par certaines émissions de la télé américaine. La nouvelle génération, dont mes propres enfants et mes étudiants à l'Université Laval, n'adhèrent pas à cette mode. Je dirais même qu'ils la ridiculisent et comparent les similichâteaux à des maisons de Barbie. Ils préfèrent, je crois, retourner à des valeurs essentielles et universelles. À leurs yeux, habiter n'est pas un moyen d'impressionner son voisin, mais plutôt d'avoir une vie plus agréable. Q. Croyez-vous que la construction contemporaine sera un jour plus populaire? R. Je suis de nature optimiste, alors je vous répond: oui! Comme j'enseigne à l'université et que j'ai maintenant des clients très jeunes, je suis à même d'observer un changement. Les très grandes maisons, dites Monster Houses n'ont plus la cote. Les enfants qui les ont habitées ne veulent pas vivre leur vie d'adulte dans ce type d'habitation surdimensionnée. Je dirais même qu'ils ont influencé leurs parents. J'ai actuellement des clients qui vivent dans une Monster House et qui veulent changer d'environnement. Lors de visites, j'ai d'ailleurs constaté de visu la pauvreté spatiale de ces projets. On a beau mettre beaucoup d'argent dans la décoration, ça ne rend pas les espaces intérieurs plus agréables à vivre. Q. Qu'est-ce qui différencie une habitation conventionnelle d'une autre, de style contemporain? R. Souvent, dans les habitations à l'architecture conventionnelle, chaque pièce est à peu près identique, c'est-à-dire qu'elle comporte toujours quatre murs dont un ou deux percés d'une petite fenêtre. Le rapport avec l'extérieur et la lumière s'avère ainsi toujours à peu près le même. À l'inverse, dans une propriété contemporaine, le but est d'aller chercher le maximum de lumière naturelle, des vues variées sur l'extérieur et une diversité spatiale avec des espaces parfois plus hauts ou plus larges que la normale. On peut alors se retrouver avec des pièces où l'on se sent un peu «comprimés». Ailleurs dans la maison, on peut, au contraire, ressentir une dilatation de l'espace avec des plafonds hauts. Résultat? Le quotidien est moins banal. La préoccupation de l'architecte n'est donc pas de faire «joli», mais de solliciter tous les sens des occupants. Se promener dans la maison se transforme en une expérience architecturale. Q. Parmi les éléments déconcertants d'une maison contemporaine, il y a son entrée principale, rarement flamboyante et centrée en façade. Il est parfois même difficile de l'apercevoir de la rue. Qu'en pensez-vous? R. Je crois que le mot «déconcertant» est juste, car la plupart des gens ont l'habitude d'entrer en façade. En entrant latéralement, par exemple, les visiteurs peuvent découvrir une grande perspective avec une longue fenêtre qui cadre le paysage, au lieu de tomber face à face à une penderie. Cette façon moins conventionnelle de pénétrer dans une propriété est de plus en plus appréciée. Depuis 50 ans, notre façon de vivre et l'habitat ont évolué. Certaines personnes sont toutefois restées avec une image passéiste de l'habitation. Q. Enfin, est-il possible pour une famille qui n'est pas très fortunée de construire ou de rénover une habitation dans un style contemporain ? R. L'un des meilleurs moyens pour abaisser les coûts de construction est de réduire la superficie. Sinon, il existe des trucs pour faire paraître une propriété plus vaste qu'elle ne l'est en réalité. Une fenestration bien pensée et de grandes terrasses, par exemples, rendent les espaces intérieurs particulièrement agréables et, surtout, ils peuvent créer un effet d'agrandissement étonnant. photos: http://montoit.cyberpresse.ca/habitation/architecture-et-patrimoine/201002/24/01-954862-qui-a-peur-de-larchitecture-contemporaine.php
  5. Des files d'attente dès l'aurore. Des clients en colère. Des gardiens de sécurité arrogants. Une banque qui laisse entrer les gens au compte-gouttes. Pour en lire plus...
  6. Les entraves à la mobilité des gens d'affaires limitent les possibilités de commerce et de croissance économique au Canada, selon le Conference Board. Pour en lire plus...
  7. La chercheuse Suzanne Paquette constate que les gens ont largement tendance à placer dans leur REER toute «l'épargne de précaution» qui constitue leur coussin financier. Pour en lire plus...
  8. Il y a un article qui est passé sans que personne n'y fasse attention dans les médias. Ça vend beaucoup plus dire que les cônes oranges et Ferrandez vont tuer à eux seuls l'activité économique d'une ville de 3 millions d'habitants. On est comme ça ici `: on aime juste quand ça va mal. ------------------------------------------------------------ Transport Montréal: 31 minutes en moyenne pour aller travailler Agence QMI 05/09/2011 16h46 Seriez-vous étonnés d’apprendre que les travailleurs de la région de Montréal passent en moyenne 31 minutes pour se rendre au boulot? C’est ce que révèle la plus récente étude réalisée par Statistique Canada concernant le temps de déplacement entre la maison et le travail en auto, en transport en commun ou à pied. La moyenne canadienne est de 26 minutes, soit cinq minutes de moins qu’à Montréal, tous modes de transport confondus. À Toronto, on parle plutôt de 33 minutes. «Il faut préciser qu’on inclut l’ensemble de la grande région montréalaise», a affirmé Martin Turcotte, chercheur pour Statistique Canada. «Les données vont aussi comprendre des gens qui restent en banlieue et qui travaillent en banlieue à proximité de leur domicile». Cependant, 27% des gens de la région montréalaise prennent 45 minutes ou plus pour leur déplacement entre leur domicile et leur lieu de travail, une proportion plus grande qu’ailleurs au pays. L’étude, intitulée Se rendre au travail: résultats de l’Enquête sociale générale de 2010 a été diffusée en août, mais a été réalisée en 2010 grâce à un échantillon de 6650 répondants. Environ 85% des participants se disent «satisfaits» ou «très satisfaits» de la durée de leur déplacement alors que seulement 15% seraient «insatisfaits». Parmi les gens qui consacrent 45 minutes pour se rendre au bureau, 36% trouvent leur journée «stressante» ou «extrêmement stressante». «On a même vu que le temps de déplacement exerçait une influence indépendante sur le stress. Ça démontre que ce ne sont pas seulement les autres facteurs de la vie qui causent le stress, mais bel et bien le déplacement en tant que tel», a expliqué M. Turcotte. L’étude révèle également que les déplacements sont plus longs en transport en commun qu’en automobile pour une distance équivalente. La moyenne canadienne se situe à 44 minutes pour les usagers des trains de banlieue, des autobus ou du métro. À Toronto et Vancouver, les usagers ont consacré environ vingt minutes de plus que les automobilistes pour se rendre au travail. La situation s’améliore à Montréal puisqu’on parle plutôt de 10 minutes supplémentaires. Près de 75% des automobilistes questionnés à ce sujet estiment que le transport en commun serait «assez peu pratique» ou «très peu pratique», ce qui ne décourage pas pour autant la Société de transport de Montréal. «Notre objectif d’ici 2020, c’est d’aller chercher 5% des automobilistes», a affirmé François Pépin, le directeur des études en planification des transports à la STM. ------------------------------------------------------------ Moyenne des temps de déplacement pour se rendre au travail en 2010: Toronto: 33 min Montréal: 31 min Vancouver: 30 min Ottawa/Gatineau: 27 min Calgary: 26 min Edmonton: 23 min
  9. 12/06/2007 Le Projet Entrepreneuriat Montréal (PME)lance une stratégie pour stimuler la création d’entreprises. Le projet vise à éliminer le retard de Montréal en entrepreunariat par rapport à d’autres villes canadiennes. Les dirigeants de plus de 85 organismes dédiées à la promotion des entreprises locales estiment que pour prendre sa place dans une économie mondiale de plus en plus compétitive, la communauté des gens d’affaires de Montréal doit se serrer les coudes. Des gens d’affaires doivent servir de mentor auprès de la relève. La stratégie vise à mettre en réseau les ressources d’entrepreneurs établis et celles d’organismes d’aide à la création d’emplois afin qu’ils puissent faire bénéficier de leur expérience de nouveaux venus dans le monde des affaires. Il s’agit d’un plan d’action mobilisant tous les intervenants afin d’accroître le nombre d’entrepreneurs et favoriser le taux de survie de leurs entreprises. Jean-Marc Léger, président fondateur de Léger Marketing, est associé au projet. À la tête d’une entreprise comptant plus de 650 employés et ayant des bureaux aux quatre coins du Canada, M. Léger affirme que c’est grâce à l’aide d’un mentor qu’il a su développer son entreprise. Selon lui:"le plus difficile en affaires c’est pas de réussir, c’est de réussir à tous les jours et le mentorat à mon avis est un des éléments clefs de la réussite du Québec". C’est précisément ce que vise le projet du PEM. Le groupe de travail a pour mandat de promouvoir la culture entrepreneuriale et de multiplier les ressources. Le ministère des affaires municipales et des Régions et la conférence régionale des élus de Montréal participent au financement du projet. Dynamiser la création d’entreprises Une étude réalisée par la fondation de l’entrepreneurship sur l’état de santé de l’entrepreneuriat à Montréal révèle que depuis 2003, tous les indicateurs de vitalité dans le secteur de la création d’entreprises s’améliorent. Cependant ils demeurent en deçà de ce qui se produit dans d’autres villes canadiennes. Nathaly Riverin de la fondation de l’entrepreneurship indique que Montréal a été comparée avec Toronto et Vancouver. Dans l’étude, des Montréalais, des Torontois et des gens à Vancouver ont été sondés sur leur perception quant aux opportunités d’affaires dans leur ville, leur peur de l’échec s’ils se lançaient en affaires et leurs propres capacités entrepreneuriales. Dans tous les cas, les données révèlent que les Montréalais ont une perception plus négative que ceux dans les deux autres villes, l’écart le plus important se situant au niveau de la crainte d’échouer dans un projet d’entreprise. Selon l’auteur de l’étude, un facteur dominant explique peut-être cette réalité. "On dénote une culture entrepeunariale moins bien incarnée chez les québécois et on dénote aussi que le milieu des affaires est moins connecté, les jeunes ont moins de modèles d’entrepreneurs à Montréal qu’à Toronto ou Vancouver", dit Nathaly Riverin. Selon elle, les résultats indiquent que la campagne de développement doit faire une priorité de la mise en réseau des gens d’affaires novices avec ceux ayant de l’expérience. Une stratégie à moyen terme Liette Lamonde, porte-parole du PME, indique qu’il est urgent d’agir pour changer la situation, mais qu’il n’y a pas de raison de baisser les bras. A son avis, il existe déjà une structure en place pour encadrer la relève et il faut simplement accélérer le pas pour faire en sorte que d’ici 5 ans l’écart entre Montréal et les autres villes canadiennes s’évapore. " On ne crie pas au feu car on sait qu’on a des moyens pour rattraper cet écart. Nous proposons une stratégie qui vise à combler cet écart . On fait un appel aux entrepreneurs...nous voulons les convaincre qu’ils peuvent aider", explique-t-elle. Mme Lamonde précise qu’il est question de changer les attitudes et que cela ne peut se faire qu’avec le temps.
  10. Amusant, pour le dernier mois, voici combien de visites (seulement top50) sont arrivés par les engins de recherche (google, bing, yahoo, ...) mtlurb est devenu une vraie marque de commerce on dirait, les gens cherchent ça avant tout 1. mtlurb 1,434 2. bois des caryers 257 3. http://www.mtlurb.com/forums/ 254 4. mtlurb.com 222 5. montreal skyscrapercity 207 6. frank gehry montreal 190 7. unity 3 condos 179 8. echangeur 640 15 164 9. faubourg contrecoeur mtlurb 157 10. five guys montreal 119 11. gallery sur le canal 118 12. mtlurb.com viglione 117 13. m9 phase 4 109 14. mtlurb manoir redpath 107 15. 500 maisonneuve ouest 103 16. chsld st-lambert 102 17. nouvel edifice grand ballets canadien 100 18. mtl urb 90 19. dellarte condos 88 20. carrefour giratoire longueuil 83 21. tour tysel 82 22. few bumps in la belle province's recession ride 76 23. mtlurb skyline de toronto 73 24. architex group 71 25. 400 dowd 70 26. casino de montreal travaux 67 27. édifice sir mortimer b. davis 67 28. "hotel mo" mtlurb 62 29. bois des caryers lasalle 59 30. condo evolo 58 31. samcon medley 55 32. condo zuni prix 52 33. mtlurb le solano 51 34. place du spectrum 51 35. pont de la 25 51 36. tour alta lasalle 49 37. les quatre arbres les architectes boutros + pratte 47 38. résidence soleil 47 39. évolo 31 étages 47 40. acpnc 46 41. gilbert mtlurb 46 42. m9, phase 4 45 43. condo imperial prix 44 44. place de la cité 44 45. la granolerie c'est un arrondissement de montréal! 42 46. quartier 54 prix 42 47. spirit airlines plattsburgh 42 48. lowney phase 8 41 49. réaménagement vieux-port montréal 41 50. 701 university 40
  11. J'arrive d'un petit voyage d'affaire à Boston et je vais vous faire part de certaines remarques de Boston vs Montréal. Je commence tous simplement en vous vendant le punch tout de suite, j'aime mieux Montréal et par beaucoup. L'architecture est plutôt belle. Ils ont de très belles tours, je ne sais pas si c'est à cause d'un boom immobilier à différentes époques mais leur gratte-ciel ont de la couleur. Leur centre ville est plutôt petit et les gratte ciel très rapprochés ce qui n'est pas désagréable vu de l'autre côté, mais vu de l'intérieur c'est presque "claustrophobique". Les gens sont désagréables, c'est pas leur fautes, ils sont américains et si vous pensez que nous conduisons mal à Montréal, c'est pire la, j'ai vu plus de gens passé directement sur la rouge qu'ici sur une jaune foncé . Les piétons ont encore moins de respect, Ils savent qu'ils sont protégés par toutes les lois tandis qu'ici ils ont encore une certaine crainte, Les véhicules doivent laissé passer un piétons et ça c'est correct, mais comme dans tous, le problème c'est ceux qui en abuses. Le Nightlife, et bien il est inexistant, Boston est une ville d'à peine 600,000 habitants donc quand les gens retournent chez eux, en banlieue, ils y restent, la ville dors les soirs et le dimanche ce sont les touristes qui prennent la ville d'assaut. Je suis relativement jeune avec mes 32 ans très sonnés et le nightlife et la gente féminine est quand même importante et j'ai vu plus de belle filles (et femmes) prit dans le trafic du Pont Champlain à mon retour que tout au long de mon séjour de 4 jours la bas . Les restaurants de très bonne qualité (les Toqué, Pied de cochon, Queue de Cheval, Vauvert, Nélligan) ne sont pas aussi nombreux qu'ici et beaucoup plus dispendieux, juste à dire qu'un souper pour 3 a touché les 1000$, et je ne parle même pas de homard de 3 livres et le stationnement à 28$ a mal terminé la soirée Le gros plus de Boston, ce que je j'aimais bien tout un long de mon séjour est la propretée de la ville, des graffitis? des déchets par terre? des ruelles douteuses? presque le quart d'ici seulement, mais faut-il encore le mettre en contexte, Montréal à 365km/2 à couvrir, Boston 87km/2. Il n'y a presque pas de mise en chantier, pas beaucoup de grues, je pense que les habitants en ont leur casse depuis le "Big dig" et refuse de voir une autre grue pour quelques temps En gros je n'y habiterais pas, mais je vais surement y retourner en visiteur, ça vaut une visite. C'est beaucoup mieux qu'Atlanta, Cleveland et une coche sous Chicago qui ont été mes dernières visites américaines mais c'est pas Montréal D'autres veulent partager leur visite de Boston?
  12. Alexandre Paré, L'auteur est candidat à la maîtrise à l'Institut d'urbanisme de Montréal Je me sens en partie responsable des maladresses du conseil d'arrondissement du Plateau Mont-Royal dans sa gestion du bruit des dernières semaines. J'ai voté, il y a bientôt près d'un an, pour les candidats de Projet Montréal, un parti qui, à plusieurs égards, me rejoint dans la conception que j'ai d'une grande ville comme Montréal. Je me souviens d'avoir vu dans la prise de l'arrondissement par l'équipe de Luc Ferrandez un pas dans la bonne direction pour la ville au grand complet. Un petit pas, mais un pas quand même. J'imaginais une équipe progressiste, à l'écoute des citoyens, consciente de son influence à l'échelle métropolitaine, désireuse de voir Montréal continuer à cultiver la diversité et de faire d'elle un véritable lieu de création et d'innovation. Comme beaucoup de mes amis, de mes collègues et de mes proches, j'avais gagné mes élections. Peut-être qu'enfin, pensions-nous, les élus municipaux comprendront que les petites entreprises culturelles sont des animaux qui ont la santé fragile. Peut-être qu'enfin les élus municipaux comprendront qu'il n'est dans l'intérêt de personne de leur faire la vie dure et de les voir disparaître. C'est ce que je pensais jusqu'à très récemment. La question de la survie des petites entreprises de diffusion artistique et des bars du Plateau Mont-Royal me touche depuis plusieurs années. Bien que je n'y aie pas joué un bien grand rôle, j'ai suivi de près les événements qui ont bien failli faire fermer le Green Room (c'est finalement un incendie qui aura eu raison du bar au printemps dernier) et qui sont venus à bout du Main Hall, sur le boulevard St-Laurent. J'étais DJ les vendredis soirs au Green Room au moment où les plaintes de bruit ont commencé à se multiplier vers 2006 ou 2007. On apprendra éventuellement que ces plaintes avaient essentiellement été déposées par un seul résidant qui avait acheté une propriété derrière les salles et qui s'était donné pour mission de les fermer. L'homme en question, depuis ce temps, a déménagé. Le Zoobizarre aurait également connu à peu près le même sort. La Casa del Popolo est passée bien près d'y passer aussi. Des établissements qui, en fin de compte, se sont trouvés au centre de conflits de voisinage, pas au centre d'un problème global. Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres petits bars ou salles de spectacles qui souffrent tous de l'arbitraire et de l'opacité des règlements municipaux qui laissent la latitude nécessaire aux policiers pour intervenir de façon souvent abusive et intimidante. Dans son message aux résidants concernant son projet « Noise », le poste de quartier 38 fait part de son intention de « rencontrer les tenanciers de clubs» et de créer « un comité de médiation pour les cas lourds ». Lors de son intervention à l'émission de Michel Desautels sur la première chaîne de Radio-Canada vendredi dernier, le maire de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, a déclaré que la décision de modifier le règlement sur le bruit de manière à pouvoir imposer des amendes plus élevées aux entreprises avait été motivée par l'incapacité de l'administration et des policiers de régler une « dizaine de cas problèmes ». Vous me permettrez donc de douter de la volonté du PDQ 38 d'utiliser son comité de médiation pour les cas lourds. L'attitude des élus municipaux face aux petites entreprises de diffusion artistique et des bars est, depuis longtemps, condescendante et témoigne d'un dédain évident pour une grande portion des acteurs de la vie nocturne montréalaise ainsi que pour un grand nombre de créateurs et d'artistes qui travaillent en marge des courants populaires ou conventionnels. Sauf que la création et l'innovation trouvent souvent leurs sources dans ces petits lieux de création et la diversité de la vie nocturne est généralement assurée par l'existence de ces petits bars. L'adoption d'un règlement universel qui ne tient pas compte de cette diversité est non seulement infantilisante, elle contribue également à uniformiser un arrondissement qui rayonne surtout par la diversité et la mixité de ses activités et de ses habitants. La question des nuisances liées au bruit en milieu urbain n'est pas négligeable, au contraire, mais il faut l'aborder en prenant soin de l'examiner sous plusieurs angles et de manière à ne pas polariser ses acteurs. Les riverains d'une artère comme l'avenue du Mont-Royal ou le boulevard St-Laurent sont, comme les autres citoyens de la ville, en droit de s'attendre à un milieu de vie relativement paisible, sauf qu'ils doivent être conscients (la plupart le sont, j'en suis certain) que ce sont également des lieux où se concentrent plusieurs activités nocturnes. Lorsque M. Ferrandez affirme que l'avenue du Mont-Royal ne comptait autrefois que quelques tavernes où une dizaine d'hommes mangeaient leurs chips en prenant une bière tranquillement, c'est à l'intelligence de tout son électorat qu'il fait offense. D'ailleurs, même si certains établissements le long de l'avenue sont plus bruyants que d'autres, ce n'est probablement pas là que se trouvent les cas les plus problématiques, mais plutôt sur des petites rues au sein de quartiers résidentiels où se sont installés certains bars. Il s'agit donc de cas particuliers qui méritent d'être traités de la sorte. Les propriétaires de bars et de salles de spectacles ne se lancent pas en affaire avec l'intention d'embêter les gens et ils tiennent généralement à leur établissement, de sorte que la ville et ses citoyens auraient beaucoup plus à gagner en s'assurant de favoriser leur succès. En imposant des amendes de plus en plus élevées, la ville enlève à ces établissements les moyens qu'ils ont de régler leurs problèmes. En intervenant de façon souvent musclée, lampes-torches à la main, les policiers font fuir une clientèle généralement constituée de jeunes gens qui n'ont rien à se reprocher. Quand un bar ou une salle de spectacles ferme, ce sont des dizaines de gens qui perdent leur emploi, des centaines d'artistes qui perdent une vitrine ou un lieu de création, et des milliers de gens comme vous et moi qui perdent un endroit de socialisation unique. Tous ces gens votent. À une époque où le cynisme de la population est nourri quotidiennement par l'indifférence et l'arrogance de politiciens à tous les paliers de gouvernement, la maladresse d'un conseil d'arrondissement qui incarnait, pour plusieurs, l'ouverture, la tolérance et l'écoute du citoyen, justifie davantage le désabusement grandissant des électeurs. La diversité de l'offre culturelle montréalaise fait qu'évidemment, tout ne peut pas plaire à tout le monde, mais tout le monde peut y trouver quelque chose. C'est une qualité dont peu de villes peuvent se vanter et il faut tout faire pour la préserver. La ville est un lieu d'échange, de cohabitation et de compromis. L'attitude des élus municipaux et du service de police de la Ville de Montréal en matière de gestion des nuisances liées au bruit ne favorise en rien l'échange, la cohabitation et le compromis. http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/cyberpresse/201009/07/01-4313291-bruit-sur-le-plateau-ne-nuisons-pas-a-la-diversite-culturelle.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1
  13. Lu sur Cyberpresse.ca Le Plateau découvre le bouchon http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/yves-boisvert/201109/07/01-4432100-le-plateau-decouvre-le-bouchon.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_373561_accueil_POS2 Yves Boisvert La Presse Si je comprends bien, les problèmes de circulation deviennent une crise nationale quand il y a des bouchons sur le Plateau-Mont-Royal, c'est ça? Après tout, pour le banlieusard moyen, ce retour de fête du Travail était comme les autres. Peut-être même un peu plus facile. Année après année, c'est la pire des 52 semaines. On a l'habitude. On part 15 minutes plus tôt. On s'attend au pire - on nous le promet dans le journal, on nous ouvre même une radio-bouchon, pensez donc! Et pis... Rien. Je veux dire: rien de particulier. Des dizaines de milliers de personnes entrent en ville pour travailler et étudier. C'est plus lent qu'un dimanche. Mais 15 minutes d'attente pour un pont de la Rive-Sud, ça laisse amplement le temps d'écrire à sa mère. Pont Victoria, 5 septembre 2011. Comment vas-tu, maman? As-tu trouvé des bleuets d'Abitibi? Ils n'en ont que pour le Lac-Saint-Jean, dans mon coin. C'est un peu décourageant. Je t'appelle bientôt pour que tu me répètes ta recette de tarte aux pommes. Je t'embrasse. Hein? Quoi? Déjà le centre-ville... Vingt, vingt-cinq ridicules minutes? Que faire de tout ce temps libre? Devrai-je m'inscrire à un triathlon? Apprendre la contrebasse? À part le pont Mercier, où Radio-Canada avait dépêché un reporter, il n'y avait tellement rien à signaler que CKAC a dû avoir le goût de remettre du sport. Ça risque d'être plate longtemps, cette radio-circulation. Des animateurs regardent des écrans du ministère des Transports et nous donnent en plus long et plus répétitif, mais avec un rien d'optimisme, ce que tous les bulletins de circulation de toutes les radios offrent en condensé, sans frais pour le contribuable... Et pendant qu'ils surveillent la 40, la 25, la 15 et tous les ponts, les Montréalais, eux, tournent en rond ou font la queue autour du Plateau ou de NDG. C'est dans l'île, en somme, que la circulation est infernale. Des sens interdits qui changent à gogo, des bouts de rue en chantier, ajoutez à ça une «vente-trottoir» et une rue piétonne temporaire... C'est la fête à Montréal. Les ponts ont été une plaie tout l'été... mais surtout les samedis et dimanches. Ce qui a moins touché les banlieusards que les gens de Montréal qui allaient dans les Cantons-de-l'Est (ou au DIX30 en cachette). Tant et si bien que l'identité urbaine s'en est trouvée ébranlée. Oui madame. Le Montréalais ne s'imagine pas dans un bouchon de circulation. Ce n'est pas lui. Le banlieusard a intégré la notion de circulation chaotique. Il sait qu'il y aura des journées pénibles, mais c'est «le prix à payer» pour un certain mode de vie - maison moins chère, terrain, etc. Et voilà que l'automobiliste qui habite sur le Plateau, lui qui est si peu automobiliste au fond de son coeur et qui en tire un orgueil environnemental, lui aussi se voit poireauter avenue Laurier ou Papineau... Le choc psychologique et moral est brutal. L'ironie de l'affaire, c'est qu'une partie de ce choc culturel vient de la décision de son arrondissement de lui procurer un peu de paix. Des rues tranquilles où l'on ne rencontre que les riverains et où les enfants peuvent circuler en vélo sans souci... Une sorte de Carignan en ville, quoi! Vous y êtes... Sachez que nous, gens d'outre-pont, compatissons. Si on sourit, c'est par sympathie. Mais non, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème de trafic. Mais oui, on en veut, des transports en commun. Sauf que quand on aura déduit du chaos actuel les travaux, inévitables, on ne sera peut-être pas devant un problème aussi infernal qu'on nous le promet. Des économistes ont calculé qu'on perd dans les bouchons plus de 1 milliard de dollars par année à Montréal. Certes. Mais j'essaie d'imaginer une ville à l'activité économique un peu intense qui ne connaîtrait aucun problème de circulation, et je n'en vois pas vraiment. Je ne dis pas qu'il ne faut pas s'y attaquer et mieux déplacer les gens et les objets. Je dis que cette sorte de calcul m'apparaît assez stupide puisqu'un lieu nord-américain où l'on circulerait sans encombre et sans contrôle serait par définition peu fréquenté, donc pas très vibrant. C'est un des coûts de cette invention géniale et irrésistible qui s'appelle la ville.
  14. Accommodements: la sauce western Mario Girard La Presse Calgary En Alberta, on ne parle ni de racisme ni de discrimination. Cette réserve, qui peut être perçue comme une forme de respect, a toutefois ses limites. En grattant un peu, on découvre que les immigrés qui choisissent de vivre dans les plaines de l'Ouest font face à différentes formes de xénophobie. Dans cette province, le pouvoir économique est un accommodement face à l'intolérance. Michael Nuul Mayen est entré chez Garth's et a dit qu'il voulait manger. La serveuse l'a accompagné et lui a laissé un menu. Michael est un Soudanais noir. Dans ce petit resto tranquille, quelques têtes se sont tournées vers lui. «Tout à coup, mon voisin de table, un Blanc qui était en compagnie d'une femme, s'est levé pour me demander de changer de place, raconte Michael. J'étais assommé. Je lui ai demandé pourquoi. Il m'a dit que je le dérangeais. J'ai pris quelques secondes et je lui ai répondu que je n'allais pas bouger et qu'il devait me respecter. Il a insisté. Finalement, après avoir maugréé, il s'est levé et a changé de section.» Cet incident ne s'est pas produit dans les années 50 aux États-Unis. Il est arrivé il y a quatre mois à Brooks, une petite ville de 13 000 habitants situé dans l'est de l'Alberta, où Michael est venu s'installer après des études en développement économique à Winnipeg. Lors de cet accrochage, la grande majorité des clients est restée silencieuse. Seule une dame a exprimé son indignation. «Mais c'était après l'altercation, dit Michael. Ça résume bien ce qui se passe ici: une majorité qui ferme les yeux et une minorité qui s'oppose timidement.» En Alberta, le racisme et l'intolérance sont des choses dont on ne parle pas. La légendaire réserve des gens de l'Ouest empêche certes des débordements, mais selon plusieurs le phénomène est très présent. «Faut pas se le cacher, il y a du racisme partout au Canada, y compris en Alberta, estime Daniel Béland, professeur de sociologie à l'Université de Calgary. Cessons de faire de l'angélisme là-dessus.» Des Noirs refusés dans les bars Les deux principales villes de l'Alberta, Calgary et Edmonton, ont connu une croissance phénoménale au cours des dernières années. À Calgary, un habitant sur cinq est né à l'étranger et le tiers vient d'une autre province. Daniel Béland reconnaît que ce boum démographique crée certaines tensions, surtout dans les petites villes. «Il y a encore un côté red neck très conservateur ici», dit-il. L'an dernier, un reportage télévisé a fait beaucoup de bruit à Calgary. Une équipe de Global Television a demandé à de jeunes Noirs de se rendre dans six bars de la ville. Le résultat fut consternant. Les portiers, obstinés et hautement imaginatifs, invoquaient toutes sortes de motifs pour refuser ces clients. «C'est une soirée pour les 25 ans et plus», disait l'un d'eux. «On n'accepte pas les gens avec les jeans larges», prétextait un autre. Le pire c'est que cette expérience était menée une seconde fois et démontrait que la situation s'était aggravée. «Ce n'est pas qu'on veut de nous, c'est qu'on a besoin de nous», affirme Pedro, un jeune Mexicain qui, après un court séjour à Montréal, a choisi de s'établir à Calgary. Explosion des plaintes Entre 2001 et 2005, la Commission des droits de la personne de l'Alberta a reçu un total de 498 plaintes pour discrimination fondée sur l'ascendance, le lieu d'origine, la race ou la couleur de peau. Au cours des deux dernières années, ce nombre a fait un bond spectaculaire, passant à 306 pour la seule année 2005-2006 et à 214 pour 2006-2007. Toutefois, l'Alberta continue d'afficher l'un des taux de plaintes pour discrimination raciale les plus bas au pays. En revanche, un sondage Ipsos-Reid réalisé en 2005, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, dévoilait que 19% des Albertains n'accepteraient pas d'épouser une personne d'une autre race que la leur. Il s'agissait du plus haut taux à l'échelle canadienne. Malgré cela, les demandes d'accommodements raisonnables semblent faire peu de vagues ici. «Il y a 25 ans, c'était le règne de la white-male-middle class, explique Jim Frideries, professeur au département de sociologie de l'Université d'Alberta. Quand les immigrants se sont mis à arriver, il y a eu un moment tumultueux. On s'est demandé si les sikhs pouvaient porter un turban et si les musulmanes pouvaient porter un voile. Maintenant ce n'est plus un problème.» Pas d'Halloween Mohibo, une jeune Calgarienne originaire de la Somalie qui a adopté le voile islamique il y a un an, n'est pas d'accord. «On me parle constamment de cela, dit-elle, le visage cerclé d'un voile Calvin Klein. On me pose des questions et parfois on m'insulte.» D'après le Recensement 2001, l'Alberta compterait 49 500 musulmans. Mais selon Atthar Mahmmoud, vice-président du Conseil suprême islamique du Canada, ce nombre serait plus important et atteindrait les 85 000, uniquement à Calgary. Ils proviennent du Pakistan, du Liban, de la Libye, de la Malaisie, de l'Algérie, du Maroc, du Soudan et de la Somalie. Plusieurs musulmanes portent le hijab. Quelques-unes arborent le niqab. «Je n'ai jamais entendu parler de problèmes dans ce sens», dit prudemment M. Mahmmoud. Ce dernier croit que les immigrants doivent faire davantage d'efforts pour s'adapter aux coutumes du pays dans lequel ils ont choisi de vivre. Les enfants de Mélanie Méthot, professeure d'histoire au campus de l'Université d'Alberta, à Camrose, fréquentent une école où on compte plusieurs immigrés. «Bien sûr que nous vivons certaines formes d'accommodements. Cette année, la direction de l'école a décidé de ne pas souligner l'Halloween sous prétexte que ce n'est pas une fête pour tout le monde.» «Il y a tellement d'écoles différentes maintenant que tout le monde y trouve son compte», ajoute de son côté Jim Frideries. Petits boulots pour les immigrés L'économie albertaine est en pleine santé. Il faut regarder à deux fois les coupons de caisse tellement les taxes de vente sont infimes. Le chômage est le plus bas au pays, avec une moyenne de 3,4%. Partout dans les vitrines des commerces on voit des affiches promettant des «great job opportunities». «Ici, les employeurs se battent pour avoir des immigrants», dit Daniel Béland. «Il y a des McDonald's, normalement ouverts 24h sur 24, qui doivent fermer le soir parce qu'ils manquent de main-d'oeuvre», ajoute Mélanie Méthot. Louis avait eu vent de ces besoins criants de main-d'oeuvre. Ce Sud-Africain a donc quitté Halifax où il vivait depuis quelques années pour se rendre à Calgary, afin d'y rencontrer des responsables du gouvernement fédéral. «Après une conversation téléphonique, on m'a promis une entrevue, explique-t-il. J'ai donc fait mes bagages et je m'y suis rendu par mes propres moyens.» Mais une fois sur place, il a reçu un accueil plutôt tiède d'une directrice. «Elle m'a reçu debout devant son bureau et m'a demandé de lui fournir une pièce justificative prouvant que j'habitais Calgary. Comment voulez-vous que j'aie un bail alors que je cherche un emploi?» Louis est persuadé que la couleur de sa peau pose problème. «J'ai un C.V. bien garni. J'ai fait des études en administration, en géologie et en médecine vétérinaire. Et on voudrait que je fasse des petits boulots.» Quelques personnes interviewées nous ont dit que les immigrants s'intégraient bien au reste de la population. D'autres ont prétendu le contraire. Des gens nous ont aussi dit que les immigrants étaient épanouis en Alberta. De nouveaux arrivants nous ont confié être victimes de discrimination. «Le racisme est très difficile à mesurer, croit Daniel Béland. Quand on demande aux gens s'ils le sont, ils répondent non, évidemment.» Chose certaine, les autorités municipales et gouvernementales multiplient les efforts pour que s'installe une forme d'harmonie. «Le multiculturalisme est très important au Canada anglais, estime Daniel Béland. C'est une façon de se distinguer des Américains. Au Québec, on se différencie autrement. Vous savez, les Canadiens anglais se demandent encore c'est quoi la culture canadienne.»
  15. Est-ce qu'il y a des membres de ce distingué forum qui connaissent des gens qui ont une bonne connaissance du Montréal souterrain. Soit qu'il y ont travaillé, ou qui y ont participé à sa construction, que ce soit en rapport au métro ou aux galeries commerciales? C'est pour un projet de film. Merci d'avance.
  16. Publié le 03 décembre 2008 à 17h35 | Mis à jour à 17h40 «Quebec bashing» : Charest lance un appel au calme Tommy Chouinard La Presse (Québec) Jean Charest déplore la montée du «Quebec bashing» dans la foulée de la crise politique qui secoue Ottawa. Il lance un appel au calme et demande aux politiciens fédéraux de cesser les «procès d'intention» contre le Bloc québécois. «Le sentiment de Quebec bashing qu'on retrouve ailleurs au Canada, c'est complètement inutile dans un contexte où on a un enjeu économique majeur», a-t-il affirmé au cours d'un bref point de presse. «Des gens sont tombés dans ces discours-là, ce piège-là. On aurait tout le monde intérêt à mettre la priorité sur l'économie, parce que c'est ça l'enjeu», a-t-il ajouté. Le chef libéral a souligné que les députés bloquistes jouissent de la même légitimité que les autres élus fédéraux et que tous doivent respecter les électeurs qui ont voté pour eux. «Je vis dans une société où les gens peuvent être fédéralistes ou souverainistes mais ils se respectent. La même chose devrait être vraie dans le parlement fédéral. On n'a pas à faire de procès d'intention à quiconque parce qu'il défend une position ou une autre», a-t-il affirmé.
  17. Et mtlurb est mentionné!! http://www.lapresse.ca/le-soleil/maison/architecture/201305/30/01-4656123-les-murs-de-montreal-decortiques.php
  18. Vendredi 16 Novembre 2007 Des résidents et des représentants d'organismes de Côte-des-Neiges ont remis une pétition de 3845 noms aux instances de la Ville de Montréal hier matin. Les signataires demandent l'achat par la Ville du terrain de l'hippodrome et du même souffle le développement d'un projet résidentiel incluant 2500 logements sociaux. " Si nous mettons l'accent sur le logement social, c'est parce que les gens du quartier sont confrontés quotidiennement à l'insalubrité, aux loyers trop élevés et au manque d'espace. Dire qu'il n'y a pas assez de logements sociaux à Côte-des-Neiges, c'est comme dire qu'il fait froid en hiver ", explique Denyse Lacelle, coordonnatrice du Conseil communautaire de Côte-des-Neiges/ Snowdon.
  19. http://journalmetro.com/plus/vacances/972394/chasse-aux-fantomes-a-griffintown/ 31/05/2016 Mise à jour : 31 mai 2016 | 23:20 Chasse aux fantômes à Griffintown Par Dominique Cambron-Goulet Métro Des vestiges de l’église Sainte-Anne sont encore bien visibles aujourd’hui. Chantal Levesque/Métro Il n’y a pas que les châteaux d’Écosse qui sont remplis de fantômes. Certains lieux de la métropole recèlent des histoires à faire peur, et il est possible de les découvrir grâce aux visites guidées de Montréal hanté. Aperçu de la visite du Griffintown hanté. Histoire du quartier Le premier arrêt de cette tournée du Griffintown hanté est un terrain abandonné de la rue Barré. «C’est ici que j’explique l’histoire de Griffintown, précise Donovan King, fondateur de Montréal Hanté. Durant la famine de 1847, Griffintown est devenu le bidonville le plus célèbre du Canada parce que 75 000 réfugiés irlandais y sont débarqués, alors que le quartier ne comptait auparavant que 50 000 citoyens.» Peu après, une épidémie de typhus a ravagé Griffintown, et de nombreuses fosses communes y ont été creusées. Héritage irlandais Ces Irlandais ont amené bien des traditions avec eux. «Lors des funérailles, il n’était pas rare que les corps soient exposés debout et que les gens festoient ou même dansent avec le cadavre, explique M. King près des vestiges de l’église Sainte-Anne, dans le parc du Faubourg-Sainte-Anne. Il y a trois ans, un homme qui magasinait un condo a vu un prêtre fantôme se matérialiser ici, ainsi qu’un cercueil avec un chœur d’enfants.» Écrasement meurtrier Une tragédie méconnue est survenue à Montréal en 1944, quand un bombardier qui avait décollé à Dorval s’est écrasé dans Griffintown, tuant les 5 membres d’équipage et 10 personnes au sol, et détruisant triplex. «Des gens disent qu’il s’agit d’un sabotage. En effet, un enfant a trouvé une pièce d’or sur le site de l’écrasement, et on sait que les joyaux de la Couronne étaient gardés dans l’édifice de la Sun Life durant la Deuxième Guerre mondiale», raconte Donovan King. Il n’a toutefois jamais été prouvé que les joyaux se trouvaient à bord du bombardier. La prostituée sans tête Un arrêt au coin des rues William et Murray, le lieu que hanterait le fantôme de Mary Gallagher, est le clou de la visite. «Le 27 juin 1879, Mary Gallagher, une prostituée de 38 ans, a été massacrée par sa meilleure amie, Suzy Kennedy, raconte Robusquet, comédien qui sert de guide pour le parcours en français. Tous les sept ans depuis 1879, des gens voient son fantôme décapité errer ici. Apparemment, elle chercherait sa tête.» Sa dernière apparition date de 2012. Oserez-vous aller vous promener à cette intersection en 2019? Infos Les comédiens-guides de Montréal hanté offrent depuis quelques années des visites des lieux hantés de Montréal en anglais. À partir du 3 juin, des excursions en français auront lieu les vendredis à 20 h, et ce, jusqu’au 7 octobre. Les visites du Griffintown hanté et du mont Royal hanté sont offertes en alternance.
  20. Ça l'air ben con comme question, mais je me demandais ça aujourd'hui : Quand est-ce que l'on peut considérer une construction comme étant terminée sur ce forum? Quand, dans une tour résidentielle par exemple, on peut voir des chaises sur les balcons et de la décoration qui ce fait des les unités d'habitations? Ou seulement quand le rez-de-chaussé et l'aménagement paysagé sont terminés, et cela, même si les gens peuvent habiter la tour depuis quelques temps? Pour moi, une tour est terminée quand les gens peuvent occuper leur condo/appartement, même si le resto du rez-de-chaussé n'est pas terminé et que le gazon n'est pas installé sur le terrain. Je pose la question simplement pour mieux gérer la section des projets, étant le modérateur de la section. Merci;)
  21. Le Journal de Montréal 10/07/2007 Montréal n'aurait pas sa place dans le calendrier des courses de NASCAR. C'est du moins ce qu'il faut croire si l'on se fie aux commentaires de Jerry Long, un ancien dirigeant chez J.R. Reynolds, la compagnie propriétaire de Winston, qui a longtemps commandité la principale série de NASCAR avant qu'elle ne soit remplacée par Nextel. En entrevue au Winston-Salem Journal où il est question des décisions de marketing prises par NASCAR, Long écorche Montréal, qui doit accueillir une course de la série Busch, au circuit Gilles- Villeneuve, le 4 août. Le principal intéressé est d'accord que la série prenne de l'expansion au-delà des frontières américaines, mais il croit que ses dirigeants font erreur en venant à Montréal. «Je ne vois pas du tout Montréal comme une ville de NASCAR», a-t-il affirmé au quotidien de la Caroline du Nord. «Reynolds était la compagnie de tabac numéro un là-bas et nous avions un bureau à Montréal, a-t-il poursuivi. J'étais au Québec il y a quelques semaines et j'ai constaté que les gens làbas pensent encore différemment. «En 1983 ou en 1985, nous avions tout fermé là-bas; nous ne pouvions vivre avec ces gens», a ajouté celui qui a joué un gros rôle dans l'expansion phénoménale de la série. Les New-Yorkais ne viendront pas Selon lui, la série aurait mieux fait de tenter sa chance à Toronto. «Nous avions tout déménagé à Toronto à l'époque et c'est l'endroit où aller; il y a tout là-bas», a dit celui qui ne comprend pas pourquoi la série s'acharne à diffuser ses courses sur plusieurs réseaux de télévision. «Personne ne veut aller à Montréal, a-t-il ajouté. Si les dirigeants de NASCAR pensent que les gens vont conduire à partir de New York pour aller à Montréal, c'est ridicule. Mais si la course a lieu à Toronto, tu peux faire la route de Chicago ou de Detroit. «Ils devraient oublier Montréal», a conclu celui qui ne porte vraisemblablement pas la métropole dans son coeur.
  22. Salut à tous ! Je suis dans une phase de réflexion et je songe sérieusement à réorienter ma carrière. J'ai songé à m'orienter vers l'urbanisme. Cependant, le travail d'urbaniste m'est encore un peu "abstrait". Je sais que plusieurs personnes ici semblent travailler dans ce domaine (ou dans des domaines connexes). J'ai déjà un bacc en administration et je me demandais si avec ce background, il m'est possible d'aller directement à la maîtrise en urbanisme ou si je dois me diriger plutôt vers le bacc. Dans le fond, j'aimerais bien ça discuter un peu avec des gens oeuvrant dans ce domaine question d'en savoir plus. Les autres gens dans ce forum qui travaillent dans le développement immobilier ou dans le milieu "urbain" sont invités à se manifester également. Vous pouvez m'écrire en privé ou sur le post sans problème... Merci à tous !
  23. En consultant les résultats officiels ici http://www.electionlongueuil.org/resultats.htm J'ai compilé des statistiques et j'ai crée des cartes. PML = Parti Municipal de Longueuil (Goyette) AL = Action Longueuil (St-Hilaire) Statistiques des districts / conseillers et conseillères Arr. Vieux-Longueuil PML : 10 victoires AL : 5 victoires Arr. Greenfield Park PML : 2 victoires AL : 1 victoire Arr. Saint-Hubert PML : 5 victoires AL : 4 victoires Analyse : Le parti de M. Goyette a gagné dans chaque arrondissement avec une marge de 2:1 dans Vieux-Longueuil et Greenfield Park. L'équipe de Mme St-Hilaire a mieux performé dans Saint-Hubert, quoique le PML a remporté 1 district de plus que Action Longueuil. Le PML (Goyette) a mieux performé... ...dans les secteurs plus urbains et denses ...dans les endroits généralement plus vieux ...à Longueuil, ou les gens connaissent le PML depuis des décennies Action Longueuil (St-Hilaire) a mieux performé... ...dans les dévelopements récents, les secteurs moins denses de type banlieu ...dans le vieux-vieux-Longueuil ...à Saint-Hubert, ancienne ville, ou les gens ne connaissent pas le PML que depuis quelques années depuis les fusions On peut voir que malgré la victoire de Mme. St-Hilaire, l'opposition va être féroce à l'hôtel de ville. Districts remportés par le PML (Jacques Goyette): 16 Districts remportés par Action Longueuil (St-Hilaire): 10
  24. L'entrevue - Le starchitecte de l'échelle humaine Le Devoir Jérôme Delgado Édition du lundi 24 novembre 2008 Mots clés : Sharp Centre, architecture, Will Alsop, Construction, Ontario (province), Canada (Pays) Le Britannique Will Alsop a signé un «manifeste urbain» à Toronto L'architecte britannique Will Alsop, photographié au Centre canadien d'architecture, à Montréal. Photo: Jacques Grenier Alors que Montréal s'enorgueillit tout juste d'avoir déniché son starchitecte, Paul Andreu, Toronto, elle, en a déjà plus d'un. Parmi eux, notons la canadian star Frank Gehry, dont on vient d'inaugurer la version renouvelant l'Art Gallery of Ontario; Daniel Libeskind, auteur de la transformation récente du Royal Ontario Museum; et Will Alsop, qui y a même ouvert un bureau après la réalisation, en 2004, d'une oeuvre phare, le Sharp Centre, annexe flottante, littéralement, de l'Ontario College of Art & Design (OCAD). Dans la course effrénée qu'elles se livrent, les villes du monde jouent désormais la carte de l'architecture grandiose. Pour faire parler d'elles et attirer touristes et billets verts, elles rêvent d'une dream team du bâti. Et pourquoi pas? demande Will Aslop, architecte de Londres et du monde avec ses bureaux à Marseille, Shanghaï et Singapour. Et désormais à Toronto, qui compte déjà sur d'autres de ses oeuvres telles que les WESTside Lofts, livrés en 2006, et un complexe pour l'industrie du cinéma, le Filmport, encore à venir. Des réalisations qui entrent dans la catégorie «icônes». «Je ne comprends pas, dit-il, que des gens puissent être contre l'idée de bâtiments icônes, contre le monde des starchitectes. C'est ridicule. C'est comme être contre l'idée d'avoir des footballeurs de première classe. Si tu possèdes une équipe, tu espères avoir de très bons joueurs, c'est tout.» Will Alsop est une figure internationale, statut confirmé par le prestigieux prix Stirling, le Booker Prize de l'architecture, qu'il recevait en 2000 pour sa bibliothèque Peckham de Londres. Il était de passage à Montréal début octobre. Non, assure-t-il, il n'a aucun projet en vue pour nous. C'est le Centre canadien d'architecture qui l'a invité à donner une conférence en marge de l'exposition Will Alsop: OCAD, un manifeste urbain, qui arrivait alors à terme. Manifeste urbain, oeuvre phare ou, dans le langage commun, «dessus de table» (tabletop), le pavillon de l'OCAD conçu par Alsop et consorts (la firme torontoise Robbie/Young + Wright) frappe l'imaginaire. Et plaît, si l'on se fie à cet homme qui photographie le bâtiment de chez lui, tous les jours. Il faut dire qu'avec ses parois extérieures en damier et surtout avec sa place bien dans les airs (à la hauteur d'un neuvième étage), le Sharp est inévitable. Posé sur de grandes pattes bleues, le bâtiment est accessible, des yeux. Pour y pénétrer, il faut passer par le vieil édifice de l'Ontario College of Art & Design. «La plupart des gens ne regardent pas vers le haut. Ils ne voient que les neuf ou dix premiers mètres, la rue, les façades», dit-il à un moment de l'entrevue qu'il nous a accordée, rue Sherbrooke, dans un hôtel chic et mesuré, à son image. Alsop n'a jamais compris cette attitude généralisée, mais, à Toronto, il s'est donné les moyens de faire lever la tête: comme il le résume brutalement, «il n'y a rien avant 26 mètres». C'est une solution, soutient-il, qui découle d'un processus basé sur l'écoute et la contribution de tout un chacun. «J'organise des ateliers où j'invite le public à travailler. Qu'ils peignent, qu'ils dessinent, qu'ils s'imaginent en architectes. Et je vole leurs idées. C'est un bel arrangement!» Le commentaire, sérieux, est accompagné d'un grand rire. Mais on imagine mal Will Alsop commettre des larcins. Il est plutôt rassembleur, homme affable et d'agréable compagnie, doté d'un humour incisif. Ces rencontres avec une foule bigarrée -- dans le cas de l'OCAD avec étudiants, enseignants, résidents... -- lui servent de véritable brainstorming dans lequel il plonge volontiers. «Les dessins sont affichés dans le studio, précise-t-il. Je garder un oeil dessus. C'est très bon, c'est comme mettre du bruit dans le système.» L'idée de bâtir après 26 mètres vient des gens, assure par ailleurs l'architecte. Garder accessible le parc adjacent était une de leurs demandes. Une mauvaise perception Malgré son statut et son plaisir de jouer parmi l'élite, Alsop refuse de voir son métier comme un bal réservé à un glamour bien-pensant, à des génies dont la tête déborde d'imagination et d'innovation. «Beaucoup pensent, comme Le Corbusier, que le point de départ est une page blanche. Je pense qu'il n'a jamais travaillé comme ça. Chaque fois, il partait du projet précédent.» Will Alsop peut parfois se montrer peu tendre à l'égard du milieu de l'architecture, lui qui a oeuvré dans une période noire de l'architecture anglaise, les années 1990, où «il n'y avait aucune planification, aucune méthode». Si l'on est si prompt à critiquer la starchitecture, c'est qu'une mauvaise perception circule. Et cela déplaît à Alsop parce que cette mauvaise image est alimentée par une majorité de mauvais architectes. «Selon moi, 90 % des architectes ne sont pas bons. C'est une chose difficile à dire. Mais ils ne sont pas intéressés par l'architecture. Ils sont là parce que leurs parents leur ont dit qu'il s'agissait d'une belle profession, parce qu'ils aiment jouer au golf avec leurs clients. Ce sont eux, c'est par eux qu'est arrivée cette opposition à l'architecture icône. Ils savent eux-mêmes qu'ils ne sont pas bons.» Un piédestal de grandeur L'architecture, à ses yeux, gagne à descendre de son piédestal de grandeur. Il travaille à un rythme humain, lui, le starchitecte qui préfère Marseille à Paris -- «On ne m'a jamais invité à construire dans Paris, c'est pour ça que je ne l'aime pas», dit-il en riant. Dans son plus vaste bureau, celui à Singapour, travaillent 60 personnes, alors que Norman Forster, par exemple, en emploie 1800 à Londres. Ses déplacements en Europe, il les fait en train. Et selon lui, pour qui un des grands plaisirs est «de s'asseoir et ne rien faire», éliminer les bancs publics est une grossière erreur. «C'est sur le ton de la confidence que je travaille. Ma compréhension du lieu me sert à mieux comprendre l'architecture.» Mieux comprendre les lieux, une ville et sa population signifie aussi accepter de raser certaines horreurs. Manchester serait sortie gagnante de la destruction d'un central commercial et d'un environnement qu'Alsop affuble d'un assassin «ugly». «Aujourd'hui, la ville est fantastique. Il y a un vrai buzz qui n'existait pas avant.» New York et ses tours? Vous l'aurez compris, Will Alsop voit du bon dans l'effondrement du World Trade Center, un lieu qui lui semblait déconnecté de la rue. «C'est certainement une grande tragédie parce qu'il y a eu beaucoup de morts. Mais si les édifices avaient été vides, ça aurait été une bonne affaire.» *** Collaborateur du Devoir http://www.ledevoir.com/2008/11/24/218294.html (24/11/2008 9H41)
  25. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2016/05/18/007-cite-memoire-multimedia-vieux-port-montreal.shtml Cité Mémoire, un hommage tout en émotion pour Montréal Publié le mercredi 18 mai 2016 à 17 h 00 | Mis à jour le 18 mai 2016 à 19 h 40 Le reportage de Valérie-Micaela Bain Depuis mardi soir, les gens qui se promènent dans le Vieux-Montréal peuvent admirer 19 tableaux multimédias qui relatent l'histoire de Montréal. Cité Mémoire est un parcours conçu par des créateurs québécois qui nous fait découvrir des évènements et des Montréalais qui ont marqué la ville à leur manière. À la tombée de la nuit, des personnages et des évènements marquants de l'histoire de la métropole apparaissent dans le Vieux-Montréal. La Susan de Leonard Cohen, l'aubergiste Joe Beef et la féministe Éva Circé-Côté prennent vie au sol, sur des façades et même sur des arbres. Les concepteurs Victor Pilon, Michel Lemieux et Michel Marc Bouchard ont créé un parcours urbain spectaculaire et intime en 19 tableaux. « Ces gens-là qui ont construit, rêvé, bâti Montréal sont encore dans les murs, dans les briques, dans les parois, dans la pierre de Montréal, et on s'est dit qu'on veut que ces personnages-là émergent des murs et qu'ils viennent nous raconter un peu de leur histoire, de ce qu'ils ont vécu », explique Victor Pilon Des légendes montréalaises comme Maurice Richard et Émile Nelligan font partie du parcours, mais Cité Mémoire rend aussi hommage aux personnages méconnus qui ont composé l'ADN de Montréal. Jackie Robinson, le premier Noir de la Ligue majeure américaine de baseball, et l'esclave Marie-Josèphe Angélique en sont de bons exemples. Victor Pilon et Michel Lemieux On essaie de toucher les gens par des émotions et par l'émotion, les gens s'identifient à Jackie Robinson par exemple. Michel Lemieux Les visiteurs parcourront le circuit de 5 kilomètres grâce une application mobile sur téléphone ou tablette et des écouteurs. Plus de 200 comédiens, danseurs, acrobates, musiciens ont participé au tournage des fresques. Le dramaturge Michel Marc Bouchard a choisi et mis en scène les personnages en plus d'écrire les textes. Michel Marc Bouchard On a tenté dans ce qu'on présente d'avoir une espèce d'unicité par rapport à Montréal, quelque chose qui n'appartient qu'à Montréal. Michel Marc Bouchard Cité Mémoire, une oeuvre de 20 millions de dollars unique au monde et majoritairement financée par des fonds publics, constitue un des legs du 375e anniversaire de Montréal. Elle sera présentée 10 mois par année, et ce, pour les quatre prochaines années. La poésie de l'oeuvre émerveillera sans aucun doute chacun des visiteurs.