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le-plateau-mont-royal 4494, rue Saint-Denis (Rapido+Boite noire) – 3 étages


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  • 1 year later...
Il y a 1 heure, Dominic723 a dit :

Donc ici c'est plus un problème de bureaucratie et de technicalité, car l'entrepreneur ne change pas ses plans et le résultat final sera le même que sur les plans émis à la ville.

S'il ne s'agit que de technicalité et de bureaucratie alors pourquoi le promoteur a-t-il refusé de répondre aux questions des journaliste du Devoir?

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42 minutes ago, UrbMtl said:

Un problème de bureaucratie? Tu réussis à accuser la Ville d'une infraction commise par le promoteur...

Le promoteur a demandé un permis de construction et d’agrandissement. Il s'est donc engagé à préserver un % X de l'immeuble existant et détruire un % X bien précis et identifié. Tout est dans les plans et la demande de permis déposés à la Ville. Tout professionnel est au courant de ce processus et des critères qui définissent une démolition. C'est le même processus pour n'importe quelle démolition de bâtiment, ton voisin comme un édifice du Vieux-Montréal. 

Finalement, le promoteur a décidé de démolir davantage et de mettre la Ville devant le fait accompli. Vu son expérience et la quantité de professionnels impliqués, il savait ce qu'il faisait. 

En contournant les dispositions réglementaires prescrites par la LAU quant à la démolition d'immeuble, il s'est notamment soustrait à l'étude de son projet par le Comité de démolition, d'un vote au CA, du processus d'assemblée publique et des coûts d'un permis de démolition. Aujourd’hui, la Ville n'aura pas le choix de lui accorder sa démolition. C'est une infraction pure et simple. 

 

Il s'est évité à peu près un an ou plus de dédales administratifs absurdes. Pour un bâtiment décrépit, probablement plein de moisissures. Il a gardé l'essentiel, ce qu'on voit. Un pro!

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5 minutes ago, Rocco said:

Il s'est évité à peu près un an ou plus de dédales administratifs absurdes. Pour un bâtiment décrépit, probablement plein de moisissures. Il a gardé l'essentiel, ce qu'on voit. Un pro!

Il n'a rien évité, il devra quand même demander le permis. 

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Il y a 4 heures, UrbMtl a dit :

Un problème de bureaucratie? Tu réussis à accuser la Ville d'une infraction commise par le promoteur...

Le promoteur a demandé un permis de construction et d’agrandissement. Il s'est donc engagé à préserver un % X de l'immeuble existant et détruire un % X bien précis et identifié. Tout est dans les plans et la demande de permis déposés à la Ville. Tout professionnel est au courant de ce processus et des critères qui définissent une démolition. C'est le même processus pour n'importe quelle démolition de bâtiment, ton voisin comme un édifice du Vieux-Montréal. 

Finalement, le promoteur a décidé de démolir davantage et de mettre la Ville devant le fait accompli. Vu son expérience et la quantité de professionnels impliqués, il savait ce qu'il faisait. 

En contournant les dispositions réglementaires prescrites par la LAU quant à la démolition d'immeuble, il s'est notamment soustrait à l'étude de son projet par le Comité de démolition, d'un vote au CA, du processus d'assemblée publique et des coûts d'un permis de démolition. Aujourd’hui, la Ville n'aura pas le choix de lui accorder sa démolition. C'est une infraction pure et simple. 

 

J'ai jamais dit que c'est la faute de la ville, mais souvent les pré-requis pour une demande de permis ne sont jamais noir sur blanc. Pour faire affaires des dizaines de villes partout au Canada, j'ai souvent des réponses très vagues provenant des villes elles-mêmes. Et certaines ne se ''risqueront'' pas de répondre, même si on leur donne le scope of work. Par exemple, on m'a déjà dit que si on déplaçait une caisse légèrement j'avais pas besoin de permis, mais que si je la déplaçais beaucoup j'en aurait eu besoin d'un, okay c'est combien ''légèrement''. 

De plus, est-ce que ça aurait été à la ville de faire sont analyse en profondeur et flagger le problème potentiel, si les plans du promoteur n'était pas clair, quant à la démolition. De plus, est-ce que c'est l'entrepreneur qui n'a pas respecté les plans soumis à la ville ? C'est bien beau un plan émis pour permis à la ville, mais ce n'est pas un IFC, donc est-ce qu'il y a eu une modification entre les 2 émissions et aucun addendas envoyés à la ville ? 

Démolir un certains pourcentage, okay, mais c'est quoi le pourcentage, comment on l'applique quand on transforme un immeuble. Est-ce qu'on y va par pied carré? par volume ? par étages ? par pieds linéaires de murs ? De plus, si la situation change en cours de démolition, on doit faire quoi ? Est-ce que la ville a une procédure lorsque les situations changes en cours de route ? Est-ce que la quantité était juste au-dessus du threshold pour un permis de démolition ? Est-ce que la ville aurait du commencé tout son processus pour un permis de démolition si la situation aurait changer ? et retarder le projet de combien de mois ?

Oui le promoteur aurait du mieux s'informer, mais reste qu'au final, cette démolition et la conservation de la façade ne changera pas le projet final, donc la ville n'est pas perdante, dans le sens, qu'au final, ayant eu un permis de démo, plus un comité, plus une assemblée publique, on va se retrouver avec le même projet.

Rien n'excuse le promoteur ici, mais le ''mal'' est fait, donc pourquoi pas travailler pour arranger la situation pour faire des gagnants sur toute la ligne, et ici je ne dis pas de préconiser ce genre de pratiques pour arriver à ses fins. 

 

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il y a 8 minutes, Dominic723 a dit :

Démolir un certains pourcentage, okay, mais c'est quoi le pourcentage, comment on l'applique quand on transforme un immeuble. Est-ce qu'on y va par pied carré? par volume ? par étages ? par pieds linéaires de murs ? De plus, si la situation change en cours de démolition, on doit faire quoi ? Est-ce que la ville a une procédure lorsque les situations changes en cours de route ? Est-ce que la quantité était juste au-dessus du threshold pour un permis de démolition ? Est-ce que la ville aurait du commencé tout son processus pour un permis de démolition si la situation aurait changer ? et retarder le projet de combien de mois ?

La procédure est la même, et les promoteurs de cette envergure le savent. 

Pour les aspects techniques, tout est dans le règlement http://ville.montreal.qc.ca/sel/sypre-consultation/afficherpdf?idDoc=21778&typeDoc=1

Un extrait de la définition même de "démolition". Article 1 du règlement :

Citation

« démolition » : intervention parmi l’une des suivantes :

1° la destruction de plus 45 % de la superficie totale des murs extérieurs et du toit;

2° la destruction de plus de 35 % de la superficie totale des murs extérieurs et du toit, lorsqu’au moins un plancher est affecté par un changement de niveau ou lorsque plus de 40 % des éléments porteurs d’au moins une aire de plancher, mesurés en fonction linéaire sur une représentation en plan, sont affectés par des travaux de transformation;

3° intervention qui, jumelée à des travaux autorisés en vertu d’un permis de construction non périmé délivré précédemment et pour lequel la réalisation de ceux-ci n’est pas complétée, a pour effet d’entraîner la destruction de plus de 45 % de la superficie totale des murs extérieurs et du toit.

Le calcul du pourcentage de la superficie des murs extérieurs prévu au premier alinéa s’effectue en incluant toutes les ouvertures, mais sans égard aux murs mitoyens et aux fondations.

 

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Il y a 4 heures, vincethewipet a dit :

Effectivement, une démolition, c'est une loi qui spécifie un pourcentage maximal de diverses composantes à préservées ou à démolir. C'est une mesure très technique, il n'y a aucune place à l'interprétation là-dedans. Sinon ça ne serait pas possible à appliquer.

C'est vrai que le résultat final sera très similaire, fort probablement. Mais ça reste qu'une démolition demande un permis, et son propre processus, c'est une loi qui n'a pas été respectée ici.

Finalement, j'espère que le proprio aura une belle amende bien méritée, et qu'on passera quand même à être chose en autorisant le projet qu'il construit vraiment, et que ça se terminera bien vite. 

Je ne crois pas qu'il verse une larme pour l'amende. Peut-être plus pour les délais qu'il vient de s'imposer.

Citation

35. Quiconque procède ou fait procéder à la démolition d’un immeuble sans certificat d’autorisation ou à l’encontre des conditions du certificat d’autorisation de démolition, commet une infraction et est passible :

1º dans le cas où au moins 50 % du bâtiment a été détruit par la démolition, sans égard aux fondations, d'une amende de 50 000 $;

2º dans les autres cas de démolition, d'une amende de 25 000 $.

http://ville.montreal.qc.ca/sel/sypre-consultation/afficherpdf?idDoc=21778&typeDoc=1

 

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ooohhh l'excuse

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/584770/patrimoine-l-edifice-du-rapido-demoli-parce-que-dangereux-se-defend-le-promoteur

L’édifice du Rapido démoli parce que dangereux, se défend le promoteur

image.jpg
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir 
Quel sera l’avenir de cet immeuble datant de 1880 dont il ne reste plus, pour l’instant, que deux murs chambranlants?

Jean-François Nadeau
19 h 40
Transports / Urbanisme

« C’est pour la sécurité du public » que l’immeuble situé au carrefour emblématique de la rue Saint-Denis et de l’avenue du Mont-Royal, l’ancien restaurant Rapido, a été démoli. C’est du moins ce qu’affirme au Devoir un des actionnaires du projet immobilier, Matthew Lieberman.

Les plans déposés aux services concernés de la Ville indiquaient pourtant que l’immeuble conserverait sa structure, en vue d’offrir des appartements résidentiels dotés d’une terrasse, avec des espaces commerciaux au rez-de-chaussée.

« Je n’ai pas besoin d’avoir la permission de la Ville pour protéger le public », soutient le jeune entrepreneur de 31 ans. M. Lieberman affirme être dans l’immobilier depuis huit ans, en compagnie de partenaires financiers. « La sécurité du public, c’est pour moi la priorité numéro un. J’avais deux rapports de mes ingénieurs qui disaient que c’était dangereux. Cela me suffit. Vous n’avez pas besoin de permission pour protéger le public. Et la Ville avait vu nos plans. »

Au Devoir, ce jeune entrepreneur unilingue anglais affirme qu’il n’avait pas le choix. « Nous n’avions pas le temps de demander un permis. Nous avons fait ce qui était pour nous la priorité numéro un : la sécurité du public. »

Quel sera l’avenir de cet immeuble datant de 1880 dont il ne reste plus, pour l’instant, que deux murs chambranlants ? « Nous ne savons pas si les murs vont passer à travers l’hiver. On va essayer de les solidifier », explique au Devoir cet ancien étudiant en génie mécanique de l’Université McGill.

« Nous avons demandé un permis de démolition », explique-t-il au Devoir, afin de légitimer ce qui a déjà été démoli. « Nous espérons poursuivre le projet d’ici deux à trois mois. »

Selon M. Lieberman, il n’a jamais été question, dans les rapports de son entreprise avec la Ville, même à la suite de cette démolition unilatérale, que Montréal donne le moindre constat d’infraction. « Les éléments ne pouvaient pas être préservés. Ils le savent. Cela arrive souvent à Montréal avec de vieux immeubles. Il n’a jamais été question de contravention. »

Matthew Lieberman affirme que c’est une compagnie qui gère ce projet qui trônera sur ce coin de rue emblématique de Montréal. Les documents publics indiquent toutefois qu’il est un des trois actionnaires principaux, en compagnie de Karl Patrontash et Laurence Sellyn. « Je suis allé au secondaire avec [Patrontash]. Il s’occupe du financement. Je suis plus dans le volet construction de nos projets. » Laurence Sellyn, pour sa part, est mieux connu du monde des affaires, même si M. Lieberman soutient qu’il ignore tout à son sujet, sinon qu’« il a dans les 70 ans et met de l’argent ». Formé à Oxford, en Angleterre, Laurence Sellyn a été vice-président de Vêtements de sport Gildan et il siège au conseil d’administration de la multinationale Cascades.

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il y a 5 minutes, Rocco a dit :

Ça semble vraiment fishy ce promoteur... Lol il a le sens du marketing.. protéger le public... Mais il laisse 2 murs chambranlants debout et il ne sait pas si 'ils vont passer à travers l'hiver'?!

Normalement, ce sont les pompiers qui ordonnent la démolition des bâtiments dangereux... On l'a assez vu avec les promoteurs qui laissaient dépérir les bâtiments (ou y mettre le feu) jusqu'au point où les pompiers ordonnaient leur démolition... Imagine que c'est le cas pour les deux murs restants... Le promoteur n'aura plus à l'intégrer à son projet.. 🤨

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