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Économie de Montréal


Normand Hamel

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On 2019-09-06 at 10:28 AM, mont royal said:
On 2019-09-05 at 9:18 PM, Habsfan said:

Pas que je te crois pas, mais as tu des exemples de compagnies canadiennes importantes qui ont déménagés leur siège social à Montréal?

Light Speed!

Light Speed didn't move to Montreal. It was created in Montreal and stayed in Montreal.

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Je reviens brièvement sur un aspect discuté la dernière fois il y a un mois par @Maleket @Normand Hamel, soit la comparaison du fardeau fiscal entre les provinces --ce qui affecte la compétitivité des villes, sans en être l'unique déterminant.

Je suggère, à titre de simple exercice d'analyse statique*, d'ajuster (hypothétiquement)  les fardeaux fiscaux respectifs des provinces de telle sorte que le solde budgétaire serait nul (zéro déficit, pas de surplus).   Ainsi, le fardeau fiscal québécois pourrait être diminué, tandis que l'ontarien et l'albertain devraient être augmentés.  

On pourrait aussi faire un exercice similaire, en ajustant cette fois les dépenses gouvernementales** plutôt que les revenus.

* en réalité, ce ne serait pas aussi simple, parce que 1) de tels ajustements auraient eux-mêmes un impact sur l'économie des provinces et donc des recettes fiscales qui pourraient en être extraites; et 2) parce que le niveau courant des surplus (QC) et des déficits (ON, AB) dépend en partie de facteurs conjoncturels qui pourraient se renverser sans avoir à modifier la fiscalité.

**  c'est théorique et plus facile à dire qu'à faire;  mais dans la mesure où c'est "faisable", les effets sur l'économie provinciale concernée devraient être départagés entre ceux observables à court terme (variation de la demande globale) et à moyen/long terme (niveau de confiance se répercutant sur les investissements ainsi que sur le poids du service de la dette).

Si au Québec nous étions pratiquement assurés que le niveau actuel de surplus budgétaire demeurerait constant si on ne changeait pas les politiques,  il serait probablement bien avisé de réduire le fardeau fiscal --et donc de renoncer à au moins une partie du surplus.  En réalité, il est fort possible que le surplus se dissipe quand la conjoncture sera moins favorable.  C'est bien de se garder une marge de manoeuvre si on veut éviter autant que possible de retomber en déficit.  La question à x milliards de dollars est de combien devrait être l'épaisseur du coussin.  Une politique budgétaire trop restrictive peut être aussi nuisible qu'une politique trop dépensière.  Un fardeau fiscal trop bas nous met à la merci du moindre retournement de la conjoncture.  Et un fardeau fiscal trop élevé fait fuir les contribuables et les investisseurs.  Une bonne gouvernance doit équilibrer ces considérations dans le court, le moyen et le long terme, et être capable de s'ajuster.

Ce qu'on peut dire de la situation présente, c'est que le Québec, malgré un fardeau fiscal globalement plus lourd que celui de ses principaux voisins, réussit à afficher une croissance économique remarquable  --qui se manifeste aussi dans le revenu disponible des citoyens.  

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il y a une heure, Né entre les rapides a dit :

En réalité, il est fort possible que le surplus se dissipe quand la conjoncture sera moins favorable.

Compte tenu de tout ce qui se passe présentement sur la planète financière (surendettement généralisé, taux négatifs, intervention systématique des banques centrales, guerres commerciales, etc.) j'anticipe de graves problèmes économiques dans un avenir rapproché.

Cela pourrait être une simple récession, ou un krach boursier, ou une stagnation déflationniste, ou autre, je ne saurais dire. C'est pourquoi je juge prudente l'approche du gouvernement du Québec de vouloir réduire la dette, sinon en valeur absolue à tout le moins en termes de ratio dette/PIB.

Il n'y a pas si longtemps encore je privilégiais plutôt l'accumulation de surplus dans le Fonds des générations. Si je me suis ravisé c'est que je suis de plus en plus effrayé par le dérèglement actuel de l'économie mondiale.

En fait nous entrons présentement en territoire inconnu avec des taux d'intérêt négatifs en Europe et au Japon, entre autres, et des taux extrêmement bas partout ailleurs dans le monde. Cela a pour effet de dérégler les mécanismes d'investissement des fonds de pension et des assureurs dont la solvabilité dépend des taux d'intérêt. Ce qui fait qu'à terme les fonds de pension réduiront les primes versées alors que les assureur devront relever les primes exigées.

De plus, pour stimuler l'économie les banques centrales ne cessent d'injecter de l'argent depuis plus de dix ans maintenant. Cela est un signe que quelque chose ne tourne pas rond dans l'économie. Car lorsqu'il y a une réelle croissance on ne devrait pas ressentir le besoin d'injecter de l'argent dans les marchés financiers. Nous avons donc présentement une croissance fabriquée artificiellement. 

Advenant le pire le Québec serait alors en bonne posture pour faire face à une grave crise économique. Mais si je me trompe et que l'économie continue d'aller relativement bien pour quelques années encore cela nous amènerait à la dernière année de mandat du présent gouvernement et des baisses d'impôts seraient alors au menu. C'est d'ailleurs ce que le ministre des Finances a laissé entendre lors de la présentation de son dernier budget.

Par contre si j'ai raison attachez vos tuques parce qu'il sera très difficile d'éviter un long marasme économique car les banques centrales auront alors épuisé leur arsenal d'intervention et ne pourront donc pas contrecarrer la débandade financière qui menace présentement l'économie mondiale, et comme pour le Japon il sera difficile d'en sortir.

Pour ceux qui douteraient de ce que j'avance sachez que contrairement à ce à quoi tous les experts s'attendaient il n'y a pratiquement pas d'inflation malgré le fait que les banques centrales ne cessent d'injecter massivement de l'argent dans le sytème depuis plus de dix ans maintenant.

Il s'agit d'une aberration totale qui ne peut s'expliquer que par le fait que l'économie réelle serait complètement à plat depuis plus de dix ans. Si cela est vrai la prospérité actuelle ne serait donc qu'un mirage. L'économie industrielle ayant été remplacée par l'économie financière. En fait la planète financière est maintenant devenu un gigantesque casino.

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Il y a 19 heures, Normand Hamel a dit :

Compte tenu de tout ce qui se passe présentement sur la planète financière (surendettement généralisé, taux négatifs, intervention systématique des banques centrales, guerres commerciales, etc.) j'anticipe de graves problèmes économiques dans un avenir rapproché.

Pessimiste comme un vraie Francais.👷‍♂️:eek2:

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Il y a 3 heures, joss a dit :

Pessimiste comme un vraie Francais.

Je suis ni pessimiste ni Français. Certes il est vrai que mes ancêtres sont venus de France (Normandie), mais il y a de cela plus de 300 ans. Mais je dois quand même admettre que je suis très inquiet par rapport à tout ce qui se passe présentement sur la planète financière.

Qu'arrivera-t-il lorsque les mesures fiscales de Trump auront épuisé leurs effets positifs sur l'économie américaine? Et qu'arriverait-il si les banques centrales arrêtaient soudainement d'injecter de l'argent dans l'économie? D'ailleurs peuvent-elles encore le faire? En réalité elles ne peuvent même pas augmenter les taux d'intérêts sans risquer un effondrement.

En attendant les investisseurs sont morts de rire car la bourse connait une ascension constante depuis plus de dix années consécutives. Mais si on enlève la lettre "r" du mot bourse, on aura une idée dans quoi les investisseurs se retrouveront lorsque les cours s'effondreront suite à des faillites en chaîne. C'est que présentement il y a plusieurs entreprises qui sont maintenues en vie artificiellement grâce à des taux d'intérêts bas. C'est ce qu'on appelle des entreprises zombies.

Ce qui se produit présentement c'est que l'huile qui lubrifie la machine vient d'une part des faibles taux d'intérêts et d'autre part de l'injection constante de liquidités par les banques centrales. C'est très précaire comme situation. Surtout que la consommation ne reviendra jamais comme avant car la société adopte progressivement de nouveaux modes de vie moins axés sur la consommation.

Par exemple les jeunes n'achètent plus d'automobiles comme leurs parents s'empressaient de le faire à leur époque.On voit le résultat: l'Allemagne, dont l'économie dépend largement de l'industrie automobile, se dirige vers la récession. Or l'Allemagne est la première économie d'Europe et l'Europe est la plus grande économie du monde.

La seule véritable croissance actuellement est la croissance de la dette des États. Il s'agit d'une bulle qui pourrait éclater à tout moment car elle est totalement artificielle. En terminant voici quelques chiffres pour appuyer ce que je dis:

- À l'échelle mondiale la production industrielle est en récession depuis plus de six mois.

- Plus de 50% des obligations dans le monde sont présentement à taux négatifs.

- La dette mondiale a augmentée de 50% depuis 2008.

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En attendant la crise, comme dans "En attendant Godot",  je constate  que la discussion portant sur l'économie de Montréal dérivé  dramatiquement.  (J'aurais ajouté "à regret",  mais comme il m'arrive  d'être le perprétateur d'une dérive, je me dois de garder une petite gêne 😎).

Dans ma plus récente intervention dans cette discussion, il y a un point qui devrait ressortir:  le fait que Montréal affiche une croissance économique remarquable malgré un fardeau fiscal globalement plus élevé que celui de ses principales concurrentes.  Il y a (depuis) belle lurette que le fardeau fiscal québécois (y compris Montréal) est plus élevé;  on a souvent attribué à cette "cause" la performance économique inférieure (subpar) de Montréal.  Aujourd'hui, je ne prétends pas que c'est sans importance, mais il doit bien y avoir d'autres facteurs en jeu.  L'éclipse de la menace de séparation du reste du Canada peut en être une; mais je suis convaincu qu'il y en a d'autres qui ont pesé positivement sur le revirement.  En prenant la peine d'énumérer les plus importants (selon nous),  nous pourrions les examiner un à un, et en tirer des indices quant à la performance économique future de la ville.  Je pourrais en identifier quelques-uns, mais je préfère vous laisser la parole.  --à suivre. 

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Est-il possible que les turbulences politiques d'il y a 25 et 40 ans ont un effet positifs aujourd'hui sur l'économie de Montréal ?

Oui, les turbulences ont désavantagés Montréal à l'époque avec le résultat que le développement fut moindre que d'autres grandes villes. Du coup, les prix des terrains et de l'immobiliers ont souffert. Par contre, les prix ayant été plus bas qu'ailleurs pendant 40 ans, une fois les turbulences passées, ces mêmes prix sont devenus un attrait non négligeable aujourd'hui et ce depuis une dizaine d'année, attirant artistes, jeunes start-up, petits entrepreneurs etc.  

Je crois que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer la bonne performance actuelle de l'économie, comme la diversification des entreprises, la résilience et la créativité des québécois etc...

Mais comme je crois fortement que chaque chose a un mauvais et un bon coté, si les turbulences politiques de l'époque ont été mauvais....et bien aujourd'hui ils sont un sérieux coup de pouce.

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