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C'est confirmé, les Québécois s'enrichissent plus vite


acpnc
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Publié le 12 juillet 2019 à 06h30 | Mis à jour à 06h30

C'est confirmé, les Québécois s'enrichissent plus vite

https://www.lapresse.ca/debats/chroniques/francis-vailles/201907/11/01-5233644-cest-confirme-les-quebecois-senrichissent-plus-vite.php

Francis Vailles

La Presse

Les familles du Québec s'enrichissent bien davantage qu'ailleurs au Canada, le constat ne fait maintenant plus de doute.

Le rattrapage est tel que l'écart Québec-Ontario pour le revenu médian des familles n'est plus que de 5 %, alors qu'il était de 16 % au début des années 2000.

Cette confirmation claire, qui vient confondre les sceptiques, est tirée du relevé annuel de Statistique Canada sur les revenus des familles canadiennes, publié hier. Les données proviennent des déclarations de revenus des Canadiens faites auprès de l'Agence du revenu du Canada pour l'année 2017. 

Les chiffres ne sont pas très récents, mais, en revanche, il est difficile d'avoir plus fiable, car la base de données couvre exactement 95,6 % des Canadiens.

Ainsi, en 2017, les familles du Québec ont touché un revenu médian de 80 550 $, soit une hausse de 3,7 % par rapport à l'année précédente, la plus forte au Canada. Le bond est encore plus important pour les revenus après impôts (6,4 %), puisque les Québécois ont bénéficié d'une baisse d'impôts pour l'année 2017. Au Canada, la hausse moyenne après impôts a été de 4 %. Ces données sont avant soustraction de l'inflation.

Cette progression de la richesse des Québécois, portée par une croissance inattendue de l'emploi, fait en sorte que le revenu médian des familles a gagné deux rangs en 2017, et a ainsi dépassé le Manitoba et Terre-Neuve. Les Québécois figurent maintenant au 5e rang des revenus médians des Canadiens.

Le revenu médian des personnes seules au Québec (27 380 $) est évidemment plus bas que celui des familles, mais suit la même tendance par rapport aux autres provinces. Seule différence, non négligeable : ces personnes seules, qui ont un revenu médian modeste, sont plus nombreuses au Québec (20,7 % du total) qu'ailleurs (16 % en Ontario). La médiane, faut-il le rappeler, est le point milieu des revenus. Cet indicateur est jugé plus représentatif que la moyenne, influencée par les très hauts et les très bas revenus.

En reculant dans le temps, on est à même de constater le grand progrès des Québécois à ce chapitre. En 2001, le revenu familial médian des familles du Québec était de 47 690 $ (39 600 $ après impôts). Ce revenu équivalait à 86 % du revenu familial médian des Ontariens (84 % après impôts). Aujourd'hui, le rapport est de 94 % (95 % après impôts).

Dit autrement, l'écart n'est plus que de 5 points entre les Québécois et les Ontariens (le constat est très semblable en ce qui concerne les personnes seules).

Certains diront que le rétrécissement de l'écart s'explique plutôt par le recul du voisin ontarien. Or, l'avancée du Québec est également manifeste en comparaison avec les Maritimes, l'Alberta et même la Colombie-Britannique, quoique moins nettement (le rapport des revenus entre le Québec et la Colombie-Britannique est passé de 92,8 % en 2014 à 94,7 % en 2017).

Tout indique, par ailleurs, que la progression du Québec s'est poursuivie en 2018 et se poursuivra en 2019.

En effet, les données sur les salaires, très récentes, indiquent que, depuis 2017, le Québec a vu ses employés obtenir des hausses salariales plus fortes que partout ailleurs au Canada.

La progression des revenus des familles en 2017 est assez uniforme dans toutes les grandes villes du Québec et s'approche de la moyenne québécoise de 3,7 % avant impôts et de 6,4 % après impôts.

Certaines municipalités particulièrement dynamiques se démarquent, notamment Drummondville (+ 4,4 % avant impôts, à 73 380 $), Rouyn-Noranda (+ 4,8 % avant impôts, à 92 440 $) et Gatineau (+ 4,6 % avant impôts, à 93 810 $). En comparaison, à Montréal, le revenu médian des familles atteignait 82 000 $ (+ 3,6 %) et à Québec, 92 690 $ (+ 3,4 %).

Péréquation

Au rythme où vont les choses, le Québec est sur la bonne voie pour se défaire progressivement des paiements de péréquation canadiens. En effet, la péréquation varie en fonction de la capacité fiscale des provinces, basée sur cinq sources de revenus. L'une de ces sources importantes est le revenu des particuliers, et à cet égard, comme on le constate, le Québec rattrape la moyenne canadienne petit à petit.

Le revenu familial médian de 80 550 $ des Québécois équivaut à 95 % de la moyenne canadienne. Nous sommes toutefois encore loin de l'Alberta (99 430 $), comme Montréal (82 000 $) de Calgary (102 260 $).

Précision concernant Kenney

À ce sujet, j'aimerais corriger une information erronée lancée par Jason Kenney, mercredi, et rapportée par La Presse canadienne. Le premier ministre de l'Alberta a affirmé que le Québec touchait 13 milliards par an en péréquation « et la quasi-totalité vient de l'Alberta », a-t-il dit.

D'une part, les versements de péréquation sont faits par le gouvernement fédéral à même les impôts de tous les Canadiens et non par les provinces. D'autre part, sur les 13,1 milliards touchés par le Québec, seulement 2,2 milliards viennent de l'impôt des Albertains ; on est donc loin de la quasi-totalité, comme l'affirme Jason Kenney.

Les Ontariens sont les plus importants contributeurs à notre péréquation (5,3 milliards), et les Québécois versent eux-mêmes 2,4 milliards des 13,1 milliards que le Québec reçoit du fédéral.

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Très bonne nouvelle.  Le plus vite on n'aura plus besoin de péréquation, le mieux ce sera.  Élément intéressant: le Québec a contribué davantage au fonds de la péréquation que l'Alberta (2,4 milliards contre 2,2 milliards).  Ça change un peu du narratif que l'Alberta paye presque toute la péréquation...

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Le Québec a su diversifier son économie mieux que tout autre province, dû à certaines décisions des gouvernements passés, ainsi qu'à deux periodes d'austérités distinctes qui ont littéralement nettoyé l'économie. On en récolte les fruits. Ceci juxtaposé à la confiance renouvellée des investisseurs suite au déclin soutenu de l'incertitude souverainiste durant les deux dernières décennies.

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il y a 2 minutes, YMQ a dit :

Effet Liberal 2.0 / non-PQ 2.0

Hors sujet ? Le PQ n'existait pas au moment de la Révolution tranquille et n'a pratiquement pas gouverné dans les 20 dernières années. What are you talking about ??

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2 hours ago, Rocco said:

Le Québec a su diversifier son économie mieux que tout autre province, dû à certaines décisions des gouvernements passés, ainsi qu'à deux periodes d'austérités distinctes qui ont littéralement nettoyé l'économie. On en récolte les fruits. Ceci juxtaposé à la confiance renouvellée des investisseurs suite au déclin soutenu de l'incertitude souverainiste durant les deux dernières décennies.

Espérons que la CAQ  continue dans cette voix au lieu de jouer la carte du populisme. 

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Il y a 1 heure, YMQ a dit :

Effet Liberal 2.0 / non-PQ 2.0

Le PQ n'a rien à voir avec la révolution tranquille. Il faut vraiment avoir une méconnaissance de l'Histoire pour faire un lien entre PQ et révolution tranquille.

En fait c'est le PLQ qui est à l'origine de la révolution tranquille. Même si cette révolution a officiellement débuté au moment de la mort de Maurice Duplessis en 1959, c'est lorsque le PLQ a pris le pouvoir en 1960 qu'elle a pris toute son ampleur et elle s'est accélérée lors de l'élection de 1962 lorsque Lesage a lancé son slogan Maîtres chez nous!

Le seul lien que l'on peut faire entre le PQ et la révolution tranquille est qu'à l'époque le ministre des Richesses naturelles du Parti libéral, celui-là même qui a nationalisé l'électricité, était un certain René Lévesque qui plus tard quittera le PLQ pour fonder le PQ.

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Il y a 4 heures, acpnc a dit :

Le rattrapage est tel que l'écart Québec-Ontario pour le revenu médian des familles n'est plus que de 5 %, alors qu'il était de 16 % au début des années 2000.

On peut penser que cet écart s'est davantage creusé depuis car l'économie du Québec s'est accélérée lors des trois dernières années et continuera à le faire encore plus avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement dont la principale préoccupation est l'économie contrairement à ce que certaines personnes mal informées pourraient croire. 

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

Les chiffres ne sont pas très récents, mais, en revanche, il est difficile d'avoir plus fiable, car la base de données couvre exactement 95,6 % des Canadiens.

Ces chiffres-là sont un peu comme ceux qui proviennent du dernier recensement: ils datent quelque peu et l'économie du Québec s'est beaucoup accélérée depuis trois ans. On ne peut cependant dire que c'est l'effet libéral car le PLQ gouvernait depuis 2003, soit presque 15 ans sans interruption. Pendant cette période le PQ a été au pouvoir deux ans seulement et n'a donc pas eu le temps de faire une différence dans un sens ou dans l'autre.

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

Le bond est encore plus important pour les revenus après impôts (6,4 %), puisque les Québécois ont bénéficié d'une baisse d'impôts pour l'année 2017. Au Canada, la hausse moyenne après impôts a été de 4 %.

Les impôts n'ont pas baissés beaucoup au Québec mais ils ont néanmoins baissés. On peut cependant s'attendre à ce qu'ils baissent davantage la dernière année du mandat du gouvernement actuel, sauf si une grave crise économique devait survenir.

Par contre l'Ontario se retrouve dans une impasse fiscale car d'une part le gouvernement Ford veut baisser davantage les impôts alors qu'il faudrait plutôt les augmenter. C'est que malgré le fait que l'économie de l'Ontario se porte plutôt bien le gouvernement accumule des déficits importants année après année depuis 2009. L'explication est simple: les impôts ne sont pas suffisamment élevés et l'Ontario se retrouve donc avec un déficit structurel.

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

Cette progression de la richesse des Québécois, portée par une croissance inattendue de l'emploi

Et cette croissance de l'emploi est essentiellement liée à la croissance de l'économie.

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

l'écart n'est plus que de 5 points entre les Québécois et les Ontariens

Je soupçonne que cet écart est maintenant à moins de 5 points pour les raisons que j'ai évoquées plus haut.

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

Tout indique, par ailleurs, que la progression du Québec s'est poursuivie en 2018 et se poursuivra en 2019.

Avec tous les autres chiffres qui sont parus depuis ce temps-là il n'est pas permis d'en douter.

Il y a 4 heures, acpnc a dit :

sur les 13,1 milliards touchés par le Québec, seulement 2,2 milliards viennent de l'impôt des Albertains ; on est donc loin de la quasi-totalité, comme l'affirme Jason Kenney. Les Ontariens sont les plus importants contributeurs à notre péréquation (5,3 milliards), et les Québécois versent eux-mêmes 2,4 milliards des 13,1 milliards que le Québec reçoit du fédéral.

Il était temps que quelqu'un fasse cette mise au point et cela aidera à déboulonner certains mythes véhiculés par des politiciens qui auraient mieux à faire que d'entretenir la haine envers le Québec.

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Il y a 3 heures, Fortier a dit :

Hors sujet ? Le PQ n'existait pas au moment de la Révolution tranquille et n'a pratiquement pas gouverné dans les 20 dernières années. What are you talking about ??

Digression ON "Marre, marre de sa propagande grossière à celui-là....." Digression OFF

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