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La dette du Québec grimpe de 287$ par seconde

18 septembre 2009 | 12h34

ARGENT

 

 

 

Katia Germain

Argent

 

Le site Internet de l’Institut économique de Montréal (IEDM) s’est doté d’un compteur de la dette publique du Québec, qui affiche aujourd’hui plus de 212 G$.

 

 

L'outil montre en temps réel la croissance de la dette en fonction des données fournies par le ministère des Finances. Chaque jour, l'endettement de la province grimpe de 25 M$, selon l’outil destiné à sensibiliser les contribuables québécois.

 

«C’est important de mettre en contexte ces chiffres-là afin que les Québécois se rendent compte de la vitesse à laquelle l’argent qu’ils paient se dépense. Aussi, pour les citoyens en général, c’est important de prendre conscience que cette dette-là augmente très rapidement. Et on espère que ça va amener les gouvernements et les gens à agir», explique David Descôteaux, économiste à l’IEDM.

 

La dette qui s’affiche sur le site Internet de l’institut représente la dette à long terme de tout le secteur public, pas seulement du gouvernement.

 

«C’est la dette nette du gouvernement à laquelle on ajoute les dettes des réseaux d’éducation et de la santé. C’est une dette qui est plus représentative des responsabilités du gouvernement. On a pris le rythme de croissance de l’année dernière et on l’a appliqué à cette année», précise M. Descôteaux.

 

L’économiste estime que l’évaluation de la dette faite par l’IEDM est conservatrice. «On est en crise économique. Les revenus du gouvernement chutent, ses dépenses augmentent… Il y a de très bonnes chances que l’an prochain, lors de l’énoncé budgétaire, le montant annoncé soit supérieur à celui qu’on voit à l’écran».

 

Que faut-il faire pour ralentir le compteur? «La solution serait que le gouvernement ne tente pas seulement d’augmenter ses revenus mais diminue aussi ses dépenses», avance M. Descôteaux.

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  • 2 weeks later...

L’insoutenable poids de la dette

Permalink 29/09/09 17:11, Pierre Duhamel / Général, 390 mots

 

Le Québec vit sur la marge de crédit. Cela donne l’illusion d’une certaine richesse, mais l’heure des comptes n’est jamais loin. On dirait quelqu’un de bipolaire : après une frénésie de dépenses hors de contrôle, il se retrouve immanquablement dans un état dépressif où il doit trouver le plus rapidement possible les milliards qui lui permettront de boucler son budget.

 

Entre les budgets 2003-2004 et 2009-2010, le gouvernement a fait passer ses dépenses de programme (les services à la population) de 45 milliards de dollars à 60 milliards de dollars. Nous parlons ici d’une hausse de 33 % des dépenses, soit quatre fois plus que la croissance de l’économie. Ce rythme est insoutenable, d’autant plus que 18,8 milliards de dollars supplémentaires ont été soustraits aux opérations courantes du gouvernement pour se retrouver directement sur la dette.

 

Les 42 milliards de dollars que Québec compte dépenser d’ici 2013-2014 pour relancer l’économie serviront aussi à creuser son endettement, auquel on doit ajouter les quelque 4 milliards de dollars de déficit par année qui s’accumuleront d’ici là. La dette représentera alors la moitié de l’économie du Québec, un niveau alarmant.

 

La situation budgétaire est également près d’un précipice. En 2013-2014, le gouvernement entend consacrer 8 milliards de dollars de plus pour ses dépenses de programme que cette année et le service de la dette atteindra 9,4 milliards de dollars, 3,3, milliards de plus. Faites vos comptes : cela fait des dépenses supplémentaires de presque 12 milliards de dollars.

 

Dans son dernier budget, le gouvernement a soumis une vision extrêmement jovialiste de la situation. La lutte au travail au noir, la majoration des frais des services gouvernementaux et la hausse de la TVQ en 2011 devraient combler 8 milliards de dollars. Même dans cette version euphorique, il manque 4 milliards.

 

La réalité, c’est qu’il faut des revenus supplémentaires de 12 milliards ou des diminutions de coûts comparables d’ici quatre ans. Voilà une commande spectaculaire dans une société où l’État est vu comme étant bienveillant, omnipuissant et intouchable. Les Québécois devront avoir en tête que l’endettement est un piège cruel qui détruit toutes leurs ambitions et sapent toutes leurs énergies.

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WOW!!! Ce gars là ne mache pas ses mots. Qui est ce Pierre Duhamel?? Est il un journaliste bien connu? J'esp;ère qu'à force d,entendre des gens parler de la vérité de notre situation, que les québecois vont finalement réaliser que nous ne pouvons pas soutenir ce mode de vie destructif et malsain!! ça risque de prendre 10 ou 20 ans avant que les Québecois réalisent que les vaches sacrés, des fois il faut les sacrifier!

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