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Sherwood-Drolet pourrait fermer ses portes

 

1 septembre 2008 - 22h39

La Tribune

Gilles Fisette

 

Le nouvel acquéreur le Sherwood-Drolet lance un ultimatum, car il veut amputer 20 % à la masse salariale de l'entreprise de Sherbrooke.

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

 

La deuxième vie de l’usine sherbrookoise de fabrication de bâtons de hockey, Sherwood-Drolet, risque d’être très courte. Elle pourrait fort bien ne pas survivre à l’été.

 

Si le nouvel acquéreur, la firme ontarienne Carpe Diem Growth Capital, met à exécution sa menace, il mettra la clef dans la porte dans les prochaines heures, si ce n’est déjà fait, et il déménagera la production dans l’une ou l’autre de ses autres installations dans le monde.

 

Toute cette affaire a été portée à la connaissance de La Tribune, en fin de semaine. L’information vient d’une source très sûre mais, compte tenu du long congé de la fête du Travail, il n’a pas été possible d’obtenir les versions officielles de l’employeur et du syndicat.

 

Selon ce qu’a appris La Tribune, tout s’est dégradé dans la journée de vendredi. L’employeur a rencontré le syndicat et a formulé de nouvelles exigences: les travailleurs doivent accepter une baisse de salaire de dix pour cent ainsi que l’abolition du fonds de pension. En gros, c’est 20 pour cent que Carpe Diem veut amputer dans sa masse salariale, à Sherbrooke.

 

Et pour accompagner le tout, le nouvel employeur a servi un ultimatum. Ou les travailleurs acceptent cette «offre finale et globale» ou toute la production et l’expédition seront déménagées vers des cieux plus cléments.

 

Réunis en assemblée générale, samedi matin, la quarantaine de travailleurs encore actifs dans l’usine a rapidement disposé de ces offres. Ils les ont rejetées dans une proportion de près de 90 pour cent.

 

Le syndicat a immédiatement communiqué le résultat de cette assemblée à l’employeur dont on attend maintenant la réaction. Reste donc à voir quel était le degré de flexibilité de l’épine dorsale de Carpe Diem.

 

Selon la source d’information, le même scénario s’élaborerait pour l’usine Inglasco où sont fabriqués des rondelles et d’autres articles reliés au hockey.

Sherwood-Drolet a été placée sous la protection de la loi de la faillite, au début de mois de mai. Puis, à la mi-juin, la Cour supérieure a autorisé son acquisition par le groupe ontarien Carpe Diem, lequel a également mis la main sur Inglasco.

 

Depuis, tout semblait aller pour le mieux dans ces deux usines. Récemment, le directeur des ventes, Georges Guilbault, a même commenté la situation à l’usine, à la mi-août, en affirmant que les ventes roulaient «à fond de train», en contraste avec la situation difficile vécue dans les derniers mois de l’administration Denis Drolet.

 

C’était il y a deux semaines.

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