Né entre les rapides

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1 abonné

À propos de Né entre les rapides

  • Rang
    Mtlurb Godfather

Personal Information

  • Biography
    Professionnel des affaires, de l'économie et des politiques publiques
  • Location
    Bundeshaupstadt Kanadas, alias Ottawa-Gatineau
  • Intérêts
    Plein-air, urbanisme, philosophie, internationalisme
  • Occupation
    Exempte de rémunération

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  1. Né entre les rapides

    Réseau express métropolitain

    C'est facile, il suffit que quelqu'un dans son équipe sache lire les cartes et comprenne les grandes lignes des études d'origines-destinations et là hop!, comme tout bon amateur, il pondra des propositions, lesquelles seront d'abord transmises à ses stratèges politiques qui privilégieront celles qui semblent susceptibles d'attirer le plus d'électeurs possibles dans les circonscriptions «prenables». Ce ne sera ni mieux ni pire que d'autres propositions rédigées sur un coin de table et qui ont fait fortune sur le plan électoral, et d'autres encore à l'état de promesse mais qui suscitent les mêmes espoirs chez leurs promoteurs. Il y aura toutefois des aspects plus «délicats», comme le coût, le financement et l'arrimage avec les opérateurs existants. Je m'attends à ce que ces aspects soient abordés très sommairement (et donc inadéquatement), semblables en cela aux propositions émanant d'autres sources. Ils ne seront donc ni plus ni moins crédibles que ceux de leurs «concurrents» dans cet exercice fébrile de séduction des électeurs. Les planificateurs professionnels eux se secoueront la tête: à quoi bon les études soigneusement élaborées si en fin de compte les décisions sont «politiques»? Mais ils auront leur revanche: quels que soient les projets «privilégiés», ceux-ci seront soumis à des études sérieuses après les élections: les décisions finales ne sont pas pour demain. La seule certitude, c'est que le marché des études de faisabilité sera florissant.
  2. Né entre les rapides

    Métro: Ligne Rose

    Idéalement, ce sont les villes de la RMR de Montréal, et indirectement leurs citoyens, qui devraient établir leurs priorités en la matière. Le rôle du gouvernement du Québec devrait se limiter à déterminer les sommes globales qu'il serait prêt à y consacrer. Les partis politiques provinciaux signaleraient leurs intentions quant à l'ampleur (en valeur absolue et relative) de ces sommes. Pour que cet «idéal» se concrétise, il faudrait cependant s'assurer que les priorités «régionales» ne soient pas établies selon des règles de majorité accordant un pouvoir disproportionné à quelques unes au détriment des autres. Cela revient à la notion de consensus, (qui n'est pas synonyme de l'unanimité) fait de compromis et de partage équitable (pas synonyme de l'égalité). Cela équivaudrait à ce que les élus des différentes villes pensent et agissent comme s'ils faisaient partie d'une seule et unique grande ville cherchant à répondre le plus efficacement aux besoins de tous leurs citoyens. Le fait que les partis politiques provinciaux se «permettent» de faire connaître «leurs» priorités en la matière est une indication claire à l'effet qu'ils conservent leurs prérogatives de choisir. Le risque est alors grand que leurs priorités soient guidées par des considérations électoralistes peu compatibles avec la poursuite de l'efficacité globale. C'est pourquoi je ne souhaite pas que la CAQ propose «quelque chose», ni que le PLQ ou le PQ en fassent autant à leur façon (et selon leurs propres calculs). Qu'ils se mêlent de leurs affaires! Et que les élus de la RMR s'occupent des leurs. (J'ai délibérément fait référence à la RMR plutôt qu'à la CMM)
  3. Né entre les rapides

    Métro: Ligne Rose

    Je suis bien d'accord avec toi. Tu comprends que je tentais d'expliquer les motivations de la CAQ, pas de les justifier ou de les soutenir. Pour autant, je ne suis guère impressionné par ceux qui sont prêts à promettre tout à tout le monde, sachant bien qu'il ne sera pas possible de tenir toutes ces promesses. C'est comme dire à quelqu'un: bonne idée, et bonne chance! --sans avoir l'intention de lui prêter main-forte.
  4. Né entre les rapides

    Métro: Ligne Rose

    C'est vrai que c'est une niaiserie que d'appuyer un projet les yeux fermés, qu'il se situe à Montréal, à Québec ou ailleurs.
  5. Né entre les rapides

    Le Phare - 65 étages

    Probably less ridiculous than having actually started building the original project. The only harm done (if any) will have been a little noise. We are accustomed to announcements going nowhere, worldwide. What is far more «spectacular» is a completed project turning out to be a complete failure, for either economic, technical or (God forbid) political reasons.
  6. Né entre les rapides

    Métro: Ligne Rose

    Les élections s'en viennent. Et comme les habitants du centre de l'île de Montréal «n'aiment pas vraiment» la CAQ, pour toutes sortes de raisons qui ont peu à voir avec l'orientation générale des partis politiques envers le développement du transport en commun, il en ressort que la CAQ, dans ses calculs de ciblage des circonscriptions où elle pense avoir le plus de chance de l'emporter, ne cherchera pas à séduire cet électorat. Le faire quand même, alors même qu'elle veut séduire d'autres électeurs qui ont des préférences et des priorités différentes, diluerait la portée de son message (qui voudrait croire quelqu'un qui promet tout à tout le monde?) Ce ne sont pas exclusivement les habitants du «centre» de l'île de Montréal qui souhaitent bénéficier d'un meilleur service de TEC. Il est certain que les banlieusards dont la destination quotidienne est le centre-ville en font partie, et d'ailleurs, on doit reconnaître qu'ils sont déjà très nombreux à utiliser ce mode de transport pour se rendre au centre. Les gens ne sont pas naïfs. Ils savent que les moyens financiers de l'Etat ne sont pas illimités. Ils comprennent que si la priorité est accordée à un projet, surtout s'il est majeur, les autres projets devront attendre. A cet égard, il est intéresant d'observer la stratégie choisie par les trois principaux partis politiques. Le PLQ laisse entendre qu'il est ouvert à tout. Le PQ a voulu, dans sa proposition de «Grand Déblocage», rediriger les ressources disponibles plus également sur le territoire de la RMR, mettant plus d'emphase sur l'Est, par opposition au projet du REM . Et maintenant la CAQ est la première à soulever des doutes quant au projet de Ligne Rose du métro. Je pense par ailleurs qu'il n'est nullement assuré qu'en cas de victoire du PLQ, que le projet de Ligne Rose verrait le jour. Il sera politiquement bien facile, longtemps après les élections, et suite au dévoilement des études de faisabilité et de coûts de ce projet, de faire valoir qu'on n'en a pas les moyens «pour l'instant». Pensez-y: le prolongement de la Ligne Bleue sera encore loin d'être terminé aux élections de 2022. Alors, des promesses électorales pour des projets qui ne pourront pas être amorcés avant longtemps, je m'en méfie.
  7. Né entre les rapides

    HEC Montréal (pavillon centre-ville) - 8 étages

    Le soleil montréalais se lève au sud et se couche au nord.
  8. Né entre les rapides

    Le Phare - 65 étages

    Si c'est pour les stationner et les laisser rouiller au beau milieu d'un terrain vague, à la vue des milliers d'automobilistes (surtout) qui passent devant tous les jours, je doute que ça constituerait un symbole encourageant.
  9. Né entre les rapides

    Le Phare - 65 étages

    Ça tombe bien pour le promoteur! Je ne pense pas que celui-ci était prêt à lancer le projet, surtout pas dans son ensemble. Le délai, puis l'exigence de passer par le processus de consultations publiques pour chacune des phases, lui permettra de sauver la face et de s'ajuster à chaque occasion aux conditions du marché qui prévaudront alors. Il ne voudra pas l'avouer, mais il ne doit pas être «fâché» par cette tournure. Et pour la maire Labeaume, c'est une façon habile de montrer qu'il ne se laissera pas «bulldozer». Que voulez-vous de mieux!
  10. Né entre les rapides

    L'Économie du Québec

    C'est bien d'avoir une stratégie, en l'occurence relativement à la main-d'oeuvre. Elle devra toutefois être suffisamment flexible pour pouvoir s'adapter à des transformations dans l'économie, qu'il n'est pas possible de prévoir avec précision. Ce qui l'est davantage, c'est évidemment l'évolution démographique, totale et par groupes d'âges. Ce faisant, on obtient un bon repère pour la détermination du seuil optimal d'immigration pour la période concernée. Reste la mise en oeuvre de mesures efficaces --ces «détails» qui font toute la différence.
  11. Né entre les rapides

    Projet Sainte-Catherine Ouest

    Les raisons invoquées pour le report des travaux sont parfaitement acceptables. Ce qui m'étonne, c'est que la date (?) de fin des travaux de la première phase ne soit pas déplacée en conséquence, à moins qu'il s'agisse d'une «date» différente de la même année 2021, par exemple décembre 2021 au lieu de juin 2021. Autrement, si la date de fin n'est pas déplacée, ça impliquerait une accélération des travaux, ce qui peut entraîner des coûts supplémentaires. On doit également remarquer que chaque saison n'est pas équivalente en termes de capacité de faire avancer des travaux: l'hiver (neige et froid) et l'été (saison touristique) imposent leurs lots de contraintes particulières.
  12. Né entre les rapides

    Comparer Montréal

    Pittsburgh! Je sais bien qu'on célèbre sa renaissance, mais celle-ci s'est faite sur un amoncellement de cendres. Même aujourd'hui, la ville proprement dite compte une population qui représente moins de la moitié de ce qu'elle était en 1950; et sa région métropolitaine affiche une croissance cumulative depuis 1950 de moins de 10%. Comparez avec Montréal. Ça aurait été une véritable catastrophe pour le Québec si la même chose s'était produite pour Montréal. Pour les USA par contre, le déclin marqué de Pittsburgh n'a guère eu d'importance: la croissance s'est tout simplement déplacée ailleurs sur leur vaste territoire. Il y a de bien meilleurs exemples de villes américaines affichant une croissance économique exceptionnelle ces temps-ci. Pour Montréal, la période de croissance exponentielle s'est produite il y a longtemps --c'était son heure de gloire. Ceci dit, il est vrai que la croissance montréalaise est comparativement lente depuis au moins les années 1960, malgré certains développements qui ont pû paraître spectaculaires vus d'ici. Mais il y a de bonnes raisons à cela (qu'il n'est pas nécessaire de rappeller). L'important, c'est que la ville et sa région continuent de progresser régulièrement et que ses perspectives d'avenir sont plutôt positives. Le contraste est quand même saisissant avec des villes, des provinces ou des états qui errent entre le haut et le bas de l'échelle (de la croissance) au gré de phénomènes sur lesquels ils/elles n'ont pas de contrôle, comme les variations du prix mondial du pétrole... Par ailleurs, je ne sous-estime par l'importance du produit intérieur brut (pib) à titre d'indicateur économique, ni de son taux de croissance, mais je porte tout autant mon attention sur les indicateurs de revenu personnel (avant impôts et transferts) et revenu personnel disponible (après impôts et transferts), et leur distribution (pour cela je préfère l'indice de Gini). On peut par la suite affiner l'analyse en ramenant les données sur une base de per capita: ainsi, on s'attend bien à ce qu'une ville ou une province dont la croissance démographique est de 3% par an aie une croissance globale de son pib supérieure à celle d'une ville ou province dont la population ne s'accroit que de 1% par an. Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur la composante investissement (ses effets immédiats et ses effets durables), mais ça commence à aller trop loin... Alors, pour conclure ce soir: la croissance c'est bien, mais ce n'est pas un «état de béatitude parfaite» ah! ah! c'est une définition du nirvana. Une croissance trop rapide ça peut faire mal, surtout pour les laissés-pour-compte de la société. En même temps, une croissance ordonnée a le potentiel de dégager les ressources nécessaires pour prendre soin de ces gens. Question de dose.
  13. Né entre les rapides

    Comparer Montréal

    Il y a certainement encore place pour des améliorations dans les politiques et les pratiques, mais rien n'assure que ce serait suffisant pour réaliser pleinement le «catch-up» dont tu parles. Premièrement, la position de Toronto en termes de métropole financière et commerciale du Canada est solidement établie. Cela confère des avantages indéniables qui se répercutent sur tout le tissu économique de cette ville et ses environs. De plus, son avance démographique est désormais tellement énorme qu'il est difficile de concevoir que Montréal puisse la rejoindre un jour; et si ça devait néanmoins survenir, ça impliquerait un déséquilibre impensable à l'échelle du Québec. Dès lors, prenant pour acquis que Montréal ne pourra pas supplanter Toronto en termes de taille économique, ni accueillir une masse comparable de sièges sociaux qui fournissent directement et indirectement un grand nombre de postes grassement rémunérés, il reste malgré tout des avantages dont Montréal peut tirer parti afin de rehausser son niveau global de prospérité et de bien-être. Au premier rang de ces avantages se trouve le savoir, appuyé par quatre universités, et dont les applications sont de plus en plus nombreuses dans le monde des affaires. On peut aussi y inclure le port, à la base d'un bon potentiel d'expansion du secteur de la logistique. Une ouverture plus grande à l'international, en contraste avec sa position dans le marché canadien, constitue un autre axe prometteur. On doit reconnaître que Montréal a déjà réalisé des progrès importants dans son cheminement vers une prospérité mieux assise. Rappellez-vous l'époque pas si lointaine où on parlait des «secteurs mous» qui employaient une bonne partie de la main-d'oeuvre locale mais offraient des salaires bas: Montréal s'est «départi» de ces secteurs, au profit de nouveaux emplois généralement mieux rémunérés. L'exploit est d'autant plus remarquable que la disparition des «secteurs mous» s'est produite au même moment où Montréal perdait son statut de métropole du Canada et les emplois bien rémunérés qui y étaient associés. Si une phrase devait résumer ma pensée, ce serait: accorder la préséance à la qualité plutôt qu'à la quantité.
  14. Né entre les rapides

    Comparer Montréal

    Mais selon les données les plus récentes: revenu disponible par habitant Ontario 32,093$ et Québec 27,723$. L'écart n'est pas proportionnellement si grand. Alors, s'il est vrai que l'Ontario compte plus de salariés à très haut revenu, elle compte aussi beaucoup de petits salariés qui doivent composer avec des coûts d'habitation comparativement prohibitifs. Et même dans des régions urbaines à très haut revenu moyen, comme San Francisco-San Jose (qui inclut la célèbre Silicon Valley), on trouve un très grand nombre de personnes qui vivent dans des conditions difficiles; plusieurs n'ont même pas le moyen d'habiter dans la région urbaine proprement dite, et sont donc contraines à d'épuisants trajets quotidiens entre leur lointain lieu de résidence et leur lieu d'emploi. Le paradis n'est pas pour tout le monde, et ne se trouve pas là où on s'y attend le plus. Quand on fait des comparaisons, le résultat dépend de la direction où on porte le regard. La perception ne sera pas la même selon qu'on s'attarde aux segments les plus somptuaires ou les segments les plus misérables.
  15. Né entre les rapides

    Réseau express métropolitain

    Merci d'avoir pris le temps de répondre, je vais vous donner mon point de vue pour chacun des vôtres Et merci à vous pour les excellentes mises au point. Je vois que le dossier a évolué, et que vous le suivez de près. Il en ressort que les revenus d'exploitation versés au REM (à titre d'entreprise privée) seront certes étroitement liés à l'achalandage, mais pas pour autant équivalents aux recettes qui proviendraient uniquement des titres de paiement des utilisateurs. C'est nécessaire pour l'harmonisation des tarifs au sein du territoire couvert par l'ARTM. Mais c'est très différent de ce qu'il en serait si la seule source de revenus du REM était les paiements faits par les utilisateurs «directs»: le tarif devrait être sensiblement plus élevé (pour assurer la rentabilité), mais de ce fait la demande se traduisant en achalandage serait moindre. Le REM pourra être rentable pour l'investisseur principal (CDPQ-i) grâce à la formule liant les revenus d'exploitation à l'achalandage. Il revient alors à l'ARTM de se débrouiller pour trouver le manque à gagner, ce qu'elle fera par toutes sortes de moyens, dont une taxe (de l'ARTM) en remplacement de la captation foncière qui devait originellement revenir directement au REM. En ce sens, vous aviez parfaitement raison d'écrire que l'achalandage demeurait le «détail» manquant. Mais ce n'est pas un achalandage «indépendant» mais assisté.