Né entre les rapides

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À propos de Né entre les rapides

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    Mtlurb Godfather

Personal Information

  • Biography
    Professionnel des affaires, de l'économie et des politiques publiques
  • Location
    Bundeshaupstadt Kanadas, alias Ottawa-Gatineau
  • Intérêts
    Plein-air, urbanisme, philosophie, internationalisme
  • Occupation
    Exempte de rémunération
  1. En faisant une moyenne mobile des revenus et des dépenses sur une période de +/- trois ans, on obtiendrait un portrait plus juste de la situation et des tendances. Mais pour faire un tell exercice, il ne faut pas mettre les revenus et les dépenses dans le même «panier», parce que les facteurs qui déterminent leur imputation à une année plutôt qu'une autre sont différents. De plus, il faut noter que l'exercice concerne le passé; il ne saisit pas les engagements financiers (ou ayant des répercussions financières) qui ont déjà été pris, mais qui se manifesteront plus tard-- dans les années suivantes. Néanmoins, quand tout est fait dans le respect des conventions comptables reconnues, on peut raisonablement considérer que les résultats budgétaires présentés sont crédibles. On ne peut pas faire autrement, sous peine de naviguer dans le brouillard le plus total.
  2. ville-marie

    N'y manque plus que les humains pour l'animation.
  3. longueuil

    En examinant le site de plus près, on «découvre» (si on ne le savait pas) que c'est juste en face de l'hôpital Charles-LeMoyne --un avantage certain pour plusieurs. Quant à la vue, j'imagine assez facilement qu'à partir des étages supérieurs (surtout), en tournant légèrement la tête vers la droite, on aperçoit le centre-ville de Montréal par-delà le fleuve. Quant à la vue arrière, ce sont les bungalows traditionnels, avec en prime, un peu plus loin, en diagonale, la voie ferrée et le boulevard Laurier. Pas si mal tout compte fait.
  4. Cela est vrai de tout argumentaire ou de tout plaidoyer: un ou des éléments ou composantes douteux, mal ficellés ou visiblement faux viennent gâcher/compromettre la valeur de l'ensemble. Et quand j'y pense, ça s'applique aussi à la gastronomie, à la musique, et même à l'architecture!
  5. La ««vue»» est une question de perspective, et non pas simplement (une question) de hauteurs relatives. En voici quelques illustrations (exemples): 1) Si je me tiens debout devant ma maison (hauteur de 10 m) à une distance de 2 m de celle-ci, je ne vois rien devant, sauf un mur, puis le ciel. Même si le Mont Royal est juste derrière, ça n'y change rien. 2) À 100 km de Montréal, je ne distingue rien vu du sol; et si je suis au sommet d'une montagne assez haute, j'aperçois vaguement une silhouette, mais je suis incapable de distinguer une proéminence qui serait le Mont Royal. 3) Central Park à Manhattan est plus bas que tous les édifices qui l'entourent, mais tout en restant au niveau du sol on peut en apercevoir un segment à partir des rues qui y aboutissent; a fortiori, on peut aussi l'apercevoir à partir d'une fenêtre d'un édifice plus élevé que ses voisins du côté du parc. 4) En tant que piéton au centre-ville ou sur le Plateau, je suis capable d'entrevoir une mince partie du Mont Royal en marchant sur une rue «droite» dans sa direction; d'un peu plus loin, à condition que la vue soit dégagée en premier plan, je peux obtenir une vue d'ensemble, sur un angle. Une «vue dégagée» est possible dans trois cas: dans une tour plus élevée que ses voisines; une élévation naturelle; ou un vaste espace plat sans obstacles (e.g. fleuve Saint-Laurent à partir de la Rive-Sud). 5) (Ce qui suit est «absurde», mais peut-être utile à la démonstration). Supposons que l'on maintienne l'interdiction de construire des tours d'une hauteur supérieure à celle du Mont Royal, MAIS qu'un anneau ininterrompu d'édifices à la hauteur maximale permise soit érigé en bordure: on ne verrait plus que le sommet, et ce seulement à partir d'un point plus élevé encore! A contrario , si cet «anneau» était érigé dans une rayon de 50km (gigantesque! monstrueux! =circonférence de + de 300 km,--pour les puristes ça ferait exactement 314,16 km pour un cercle parfait), il n'aurait pas d'impact sur la vue... MA CONCLUSION: la limite actuelle n'est pas une manière particulièrement efficace de protéger les vues sur le Mont Royal. Néanmoins, je voterais contre son abolition, car je ne crois pas que la limite agisse comme un obstacle au développement de la ville; son abolition cependant provoquerait des vagues de protestations (avisées ou non, peu importe) qui ne manqueraient pas d'avoir des effets négatifs. Je suis par ailleurs heureux de constater qu'il y a une sensibilisation, ainsi que des efforts, initiatives ou projets, visant à préserver, voire à créer ou mettre en valeur des percées visuelles qui nous permettent de mieux apprécier le contraste saisissant entre la ville et la montagne.
  6. Un aspect que je trouve remarquable et qui relève davantage du développement urbain que de l'économie en général, est la localisation en banlieue d'un type d'entreprise (la confection de vêtements) qui était traditionnellement situé au coeur des villes et de l'accès à un bassin de main-d'oeuvre considérable. Est-ce un signe que ce «modèle» est en train de changer? Et dans la mesure où c'est le cas, est-ce le reflet de changements technologiques exigeant des aptitudes différentes, ou encore le fait que la distribution géographique des bassins de main d'oeuvre s'est diversifiée? Chose certaine, on est loin des énormes ateliers de couture qui caractérisaient naguère le secteur de la rue Chabanel ouest, connu également sous le nom de «Cité de la mode».
  7. Super! Tu es parvenu à expliquer et à illustrer par deux exemples réels ce que j'avais en tête depuis longtemps. J'aime particulièrement ton commentaire final --«pour transporter des gens partout dans la ville», parce que: 1) dans la vie d'aujourd'hui, une journée typique comporte de plus en plus la poursuite de plusieurs activités se produisant à des endroits différents, à l'opposé du «boulot-métro-dodo» traditionnel entre la résidence et l'unique lieu de travail et retour; 2) un réseau bien maillé (par opposition à unicentrique) favorise grandement une répartition spatiale plus diversifiée des fonctions urbaines-- ce qui comporte des avantages immenses (dont je ne discuterai pas ici pour éviter d'alourdir la discussion et de la faire dévier de son sujet principal).
  8. C'est un point valide, et l'immigration a certainement un rôle important à jouer. Il faut cependant noter que la «population active» est composée de l'ensemble des personnes en âge de travailler ET qui choisissent de participer au marché du travail (à l'emploi ou chômeur). Il n'y a donc pas que le nombre de personnes «en âge» qui compte, mais aussi leur «désir» d'être sur le marché du travail. D'une part, il y a ceux qui choisissent de NE PAS participer parce qu'ils sont «découragés», à cause des conditions peu favorables pour eux; d'autres part, il y a ceux qui ne participent pas parce qu'ils en ont les moyens (d'autres sources de revenus) ou encore parce qu'ils sont aux études. C'est en tenant compte de tout cela que je ne me fie jamais entièrement au «taux de chômage» comme indice de la santé du marché du travail. Une baisse du taux de participation peut statistiquement entraîner une baisse du taux de chômage, sans qu'un seul emploi ne soit créé! Considérez aussi que si l'économie est florissante, plus d'immigrants seront intéressés à venir s'y établir. (Même si les niveaux autorisés d'immigration demeuraient fixes, le jeu des migrations interprovinciales pourrait être en faveur du Québec). Finalement, il faut savoir faire la différence entre maximiser la croissance du PIB total, et maximiser la croissance du PIB par habitant. (Si on voulait élaborer sur ce point, j'aimerais que ce soit dans le cadre d'un nouveau fil, distinct: je pense qu'il y a assez de matière pour le justifier)
  9. Merci pour votre revue de mon commentaire. Pour plus de précision, je dois noter qu'un accroissement d'une valeur immobilière n'entre pas dans le calcul du PIB. Toutefois, lors d'une transaction, la commission de l'agent est considérée comme une «valeur ajoutée» et à ce titre est incluse dans le calcul (valeur supérieure correspond à commission supérieure). De la même façon, la construction, dans la mesure où elle peut générer des profits plus élevés du fait des prix de vente plus élevés, génère également une valeur ajoutée supérieure (à ce qu'elle serait autrement). Sur ces points, on pourrait donc parler de «gonflement», mais en fin de compte c'est comme tous les autres prix et revenus: c'est pourquoi, dans les comparaisons internationales, on ajuste les données à «parité de pouvoir d'achat». Ici dans le même pays et avec la même monnaie, l'ajustement peut se faire en fonction du coût de la vie. Ceci dit, l'aspect le plus important concerne l'effet de richesse (quand les prix montent): cet effet touche TOUS les propriétaires (quel que soit le prix qu'ils aient payé, et indépendamment du fait qu'ils vendent ou non). Cet efffet se manifeste globalement par un accroissement des dépenses en tous genres qui gonflent le PIB; à l'inverse, une baisse des prix de l'immobilier a l'effet (dépressif) contraire. C'est principalement sur ce point que j'exprimais des craintes quant à l'évolution de l'économie de l'Ontario (à cause de Toronto et sa région, pas vraiment le reste)
  10. Pour une fois, ça méritait incontestablement d'être souligné! Remarquons également les évaluations différentes des agences de notation quant au comparatif Québec-Ontario. Ça peut sembler étrange, mais ça peut s'expliquer (aussi) par des appréciations différentes des perspectives économiques des deux provinces, au-delà des «simples» critères que sont la dette accumulée et le déficit budgétaire courant (l'une et l'autre étant par rapport au produit intérieur brut). Quand j'aborde (pour mon propre compte) la question des perspectives économiques provinciales, j'inclus évidemment (comme tout le monde) les considérations liées au commerce extérieur (surtout avec les USA). Mais je regarde aussi les éléments de la demande intérieure, et sur ce point, je mets un gros point d'interrogation sur la poursuite du boom immobilier torontois. A l'heure actuelle, l'industrie de la construction accapare une part anormalement élevée du PIB ontarien (C'est encore plus élevé en Colombie-Britannique --on en reparlera peut-être plus tard). Un ralentissement de la construction en Ontario aurait certainement un impact notable sur l'emploi etc, Mais il y a plus: si jamais les prix de l'immobilier (surtout résidentiel) venaient à baisser, il y aurait le contraire du mieux connu «effet de richesse» --«wealth effect» en anglais. Soudainement, les ménages propriétaires (qu'ils aient payé ou non un prix exorbitant pour leur logement) se sentiraient moins riches, et leur propension à consommer diminuerait. Les USA ont vécu ça après 2008. On n'anticipe pas des baisses comparables au Canada, mais l'effet serait quand même dans la même direction. Un dernier point: l'effet psychologique de ce revirement demeure très difficile à prédire. Cependant, si on se base sur certaines «expériences» (quel vilain terme!) étrangères, il s'avère parfois important.
  11. Je suis pleinement d'accord. Pour les secteurs dits de «la deuxième couronne», de la «troisième» et au-delà, je préférerais des virages* qui les rendraient plus autonomes par rapport au centre --à l'instar de la situation qui prévalait anciennement, quand Saint-Jean, Valleyfield, Saint-Jérôme, Joliette et Saint-Hyacinthe étaient considérées (à juste titre) comme des «villes-satellites», des sortes de métropoles sous-régionals. Aujourd'hui, seules quelque-unes peuvent prétendre avoir conservé (en partie) ce rôle. Une méthode indirecte mais facile de découvrir la transformation ayant eu cours depuis 60 ans est d'observer l'extension périodique des limites de la région métropolitaine de recensement (je présume que vous connaissez les critères). Naturellement, «plus d'autonomie par rapport au centre» implique de moindres besoins de déplacements vers le centre. * Virages: changements radicaux de tendance; dans le contexte de cette discussion, ça veut dire davantage d'emplois et davantage de services disponibles localement. Comment pourrait-on y parvenir? Pour le secteur public, davantage d'antennes locales, notamment en santé et en éducation, ainsi que des transports plus efficaces (routes et bus) entre les différents secteurs d'activités et de peuplement dans chaque sous-région. Le privé devrait suivre à mesure que des opportunités se manifesteront.
  12. Dans la réalisation de ce mega-projet, un aspect qui m'intrigue depuis longtemps concerne la démolition des superstructures existantes (anciennes). Je ne doute point que tout soit correctement prévu (phasage;comment; au moyen de quelles techniques; transport et disposition des rebuts, etc.). Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que cela représente un défi considérable, notamment dû aux fait que plusieurs desdites superstructures à démolir sont situées au-dessus des nouvelles (récemment construites ou à venir bientôt), Le volume de matériaux à transporter sera aussi astronomique. Au total, l'opération sera d'une envergure et d'une complexité qui dépassent largement ce qu'on a observé pour le démantèlement d'un tronçon urbain de l'autoroute Bonaventure. Quelqu'un a-t-il connaissance d'une simulation de ces travaux?
  13. Envisager des prolongements du REM à ce stade-ci relève de ce que je qualifierais du syndrome de «La laitière (Perrette) et le pot au lait». Certes, rien n'interdit de rêver mais... 1) Il y a certainement d'autres priorités plus urgentes au Québec y compris dans la région montréalaise. 2) Nonobstant la question des coûts et de la rentabilité, il faudrait penser aux implications de tels prolongements sur la future forme urbaine/compatibilité avec un plan d'aménagement métropolitain qui privilégie la densification des fonctions urbaines et la préservation du territoire agricole. 3) Je serais curieux de voir si l'enthousiasme de ceux (maires et citoyens) qui souhaitent ces prolongements serait aussi élevé, s'ils avaient connaissance de la quote-part aux coûts d'opération qui leur serait exigée.
  14. ville-marie

    L'argument financier est facile, mais il est également suspect. 1) Parce que des écarts de coûts minimes établis sur une période de 30 ans peuvent en définitive s'avérer être inversés --de modestes inflexions dans les hypothèses suffisent. Et 2) Bien d'autres investissements de l'Etat auraient pû ne pas être réalisés si on s'était limité strictement aux critères financiers. Par ailleurs, il se peut que d'autres considérations aient pesé lourd dans la décision--sans qu'on ose en parler, le politiquement correct oblige, par exemple les préférences des employés, ou une réticence à déménager dans un secteur «moins désirable» (c'est subjectif). Finalement, je reviens avec ma sempiternelle question: qu'en pense la ville?
  15. Re: projet de dalle-parc. Entre la «volonté de la population» d'une part, et les choix du gouvernement du Québec d'autre part, Il y a (ou devrait y avoir) aussi un maire et un conseil municipal qui pourraient s'exprimer ouvertement sur la question. Qui ne dit mot consent.