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EXCELLENTE NOUVELLE ET UN SIEGE SOCIAL QUI RESTE A MONTREAL

 

Publié le 02 avril 2014 à 10h17 | Mis à jour à 12h33

 

Osisko (T.OSK), qui fait l'objet d'une offre d'achat hostile du géant Goldcorp (T.G), a finalement trouvé son chevalier blanc. Avec l'aide de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), l'entreprise torontoise Yamana Gold (T.YRI) propose d'acheter la moitié de la société aurifère québécoise pour 1,37 milliard.

 

Si la proposition est acceptée, les actionnaires d'Osisko recevront l'équivalent de 7,60 $ par action (2,19 $ en argent comptant, 2,06 $ sous forme d'une participation dans Yamana et 3,35 $ sous la forme d'une action du nouvel Osisko).

 

C'est environ 10 % de plus que le cours de clôture des actions d'Osisko hier et 22 % de plus que l'offre de Goldcorp, dont la valeur était de 6,21 $ hier soir. En fin d'avant-midi, mercredi, l'action d'Osisko s'échangeait à 7,45 $ à la Bourse de Toronto, une possible indication que tous les investisseurs ne sont pas convaincus que la transaction avec Yamana ira de l'avant.

 

Dans le cadre de l'entente, la Caisse de dépôt et l'OIRPC injecteront chacun 275 millions dans Osisko. La Caisse investira dans un «contrat de fourniture d'or» alors que l'OIRPC accroîtra la facilité de crédit d'Osisko.

 

De plus, la Caisse et Investissement Québec convertiront en actions leurs débentures d'Osiko, dont la valeur totalise 75 millions (partagé à parts égales).

 

Selon Osisko, la transaction permettra de distribuer 1 milliard en tout aux actionnaires de l'entreprise.

 

«L'annonce d'aujourd'hui procure une valeur beaucoup plus importante à nos actionnaires, a déclaré le PDG d'Osisko, Sean Roosen. Elle offre aussi aux actionnaires la certitude de pouvoir continuer à participer au potentiel de croissance futur de notre mine Canadian Malartic, qui génère des flux de trésorerie disponibles très solides, ainsi que la capacité de continuer à bénéficier de nos futurs travaux d'exploration et de développement.»

 

«Cette transaction nous permet d'entrer dans une nouvelle juridiction nord-américaine de calibre mondial, a quant à lui commenté le grand patron de Yamana, Peter Marrone. Elle amène une augmentation immédiate de notre production et une amélioration de notre structure de coûts déjà avantageuse.»

 

La transaction devra être approuvée par les actionnaires lors d'une assemblée qui aura lieu d'ici le 20 mai. Jusqu'ici, Goldcorp a assuré ne pas avoir l'intention de bonifier son offre pour Osisko, mais le géant vancouvérois a encore le temps de changer d'avis.

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Comme quoi quand on met en commun nos leviers économiques, on peut intervenir constructivement dans le meilleur intérêt de notre économie. Et le plus beau dans tout ça, c'est que ce sont des fonds de pensions qui sauvent la mise. Alors il faudra réfléchir sérieusement aux conséquences de la disparition éventuelle de plusieurs plans de retraite, car ce sont une partie des sources de financement de demain qui disparaitront avec.

 

Avec des fonds de pensions adéquats, on garantit une retraite décente à l'abri de la pauvreté pour des millions de canadiens et québécois, et cet enrichissement collectif peut en même temps favoriser la création de précieux emplois, tout en fournissant du capital de financent pour toutes sortes de projets de développement futurs. Tout le monde est gagnant quand on comprend que c'est aujourd'hui qu'on bâtit l'avenir. L'économie individuelle rassemblée dans des fonds communs, devient une forme de richesse collective qui ne peut qu'être bénéfique pour l'économie en général. Ne suffit ensuite qu'à d'adapter le système aux réalités du présent. Parce que c'est avec de l'argent qu'on fait de l'argent.

Edited by acpnc
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Le sauvetage «acrobatique» d’Osisko

 

Publié à 12:08



 

Quelles acrobaties financières faut-il faire au Canada pour empêcher qu’une entreprise ne passe aux mains d’un acquéreur malgré l’opposition de son conseil d’administration?

 

Goldcorp veut acheter la société minière Osisko à un prix que le conseil d’administration juge insuffisant.

 

Dans un pays « normal », un conseil d’administration évalue une proposition d’achat et, soit, décide d’en recommander l’acceptation aux actionnaires, soit, la juge inacceptable parce que contraire à l’intérêt à long terme de l’entreprise. Pourquoi alors ne pas laisser les actionnaires décider par eux-mêmes si cette offre d’achat leur convient?

 

1. Parce que le système financier de nos jours est ainsi constitué qu’au moment de soumettre une telle offre au jugement des actionnaires, ceux-ci sont composés en bonne partie de fonds d’arbitrage et de couverture nouvellement arrivés comme actionnaires et dont l’intérêt est de faire en sorte que l’entreprise soit vendue le plus rapidement possible. On ne peut assujettir le destin des entreprises aux intérêts de tels spéculateurs et autres « actionnaires-touristes ».

 

2. Parce que le devoir fiduciaire du conseil comporte l’obligation de prendre des décisions dans l’intérêt à long terme de la société, tenant compte des intérêts de multiples parties prenantes et non des seuls intérêts des actionnaires.

 

Si un acheteur ou un actionnaire juge que le conseil n’a pas agi dans l’intérêt de la société, il peut faire appel aux tribunaux compétents pour apprécier le jugement d’affaires du conseil d’administration et sa conformité aux obligations fiduciaires qui lui sont imparties.

 

Au Canada, rien de cela ne tient. La règlementation concernant les prises de contrôle de sociétés adoptée par les commissions des valeurs mobilières canadiennes ne laisse aucune autorité au conseil dans de telles situations. L’Autorité des marchés financiers (AMF) du Québec veut changer cette situation intenable et contraire à la loi canadienne et aux jugements de la Cour suprême mais les commissions des autres provinces, de l’Ontario en particulier, résistent, trainent la patte.

 

Alors, que reste-t-il comme mesure pour tenter de barrer la route à l’acquéreur « hostile » et de conserver le siège social de la société au Québec? Le recours à des montages financiers compliqués comme celui annoncé la semaine dernière par Osisko.

 

Pour la Caisse de dépôt et placement du Québec, le montage est astucieux. Il lui permet de contribuer à ce double objectif sans créer un précédent qui ferait en sorte que la Caisse soit appelée à prendre des participations de blocage dans toute entreprise québécoise sur le point de subir une prise de contrôle non souhaitée.

 

En effet, l’investissement de $275 millions de la Caisse lui donne en échange droit à 37 500 onces d’or à un prix égal à 42% du prix au marché de l’or. Ce contrat est assorti d’options de vente et de rachat structurées de telle sorte que la Caisse réalisera un rendement minimal de 8% si elle exerce son droit de vente. Ce qu’elle fera assurément à moins que le prix de l’or ne bondisse et se maintienne à $1 600 l’once.

 

Au prix actuel de quelque $1 300 l’once et sur un horizon d’exploitation de la mine de 15 ans, le rendement pour la Caisse résultant de cet arrangement ne serait que de 5,5%; à $1 600 l’once, son rendement serait d’environ 9,4%.

 

L’objectif important pour la Caisse consistait à rendre réalisable une transaction de blocage sans créer le précédent d’investir dans les actions d’Osisko au prix courant, lequel est gonflé par la perspective d’une transaction.

 

L’opération est habile mais la partie n’est pas finie…C’est au tour de Goldcorp de jouer.

 

Ce serait tellement plus simple et plus normal d’accorder au conseil d’administration, en pareilles circonstances, une autorité commensurable à ses responsabilités fiduciaires. Il faut au plus vite que les propositions de l’AMF deviennent opérantes au Québec et au Canada afin d’éviter le recours à des astuces et des arrangements alambiqués pour faire le travail qu’un conseil d’administration devrait faire.

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Le PLQ pas plus qu'un autre gouvernement, n'a les moyens de faire de cadeau à personne. Tout gouvernement québécois a le devoir de bien servir les intérêts du Québec en premier, et éviter à tout prix d'affaiblir nos positions dans un quelconque domaine. Si on laisse partir nos centres de décisions, nous nous retrouverons notamment sans les outils nécessaires pour défendre efficacement nos entreprises contre d'autres intérêts extérieurs. Nous ne serons jamais mieux servis que par nous mêmes. Comme nous avons l'expertise qu'il faut et les moyens de protéger nos acquis, et que personne ne peut présumer de l'avenir, il est donc essentiel de garder le statu quo dans le domaine des valeurs mobilières (de compétence provinciale de surcroit). Comme dans tous les autres d'ailleurs.

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  • 2 weeks later...
Oublie ça avec Couillard! Il veut reconstruire le pays, et il est prêt à laisser filler du pouvoir pour plaire à l'unité Canayenne.

 

Un de ces jours, Couillard va "choker" pis là on va se retrouver avec le PQ à la barre et Pékapé comme chef. Là on va l'avoir notre indépendance et l'idée d'une charte va revenir en force. Les "séparatistes"; une expression qui était devenue malpropre va reprendre du galon, et on va se remettre à travailler pour le bien commun. On aura plus besoin de magouilles parce qu'on sera fiers, debouts comme dirait Villes Gigneault. On va tu être bien en sicroche. Le seul anglais qu'on entendra sur la rue Mont-Royal viendrait des touristes, finalement; on se sera débarrassé des entêtés qui ne veulent que nous rappeler leur conquête. J'ai hâte.

 

Je m'excuse d'avoir utilisé le mot "choker", c'est ma mauvaise habitude de parler "bilingue".

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Villes Gigneault... comme tu dis...

 

C'est un désolé pour toi, mais la dernière élection a été plus ou moins le début de la fin de cette réalité fictive promue par le PQ.

Ceci inclut plusieurs choses notament la séparation.

 

Ceci étant dit, Osisko passera bel et bien entre des mains non québécoise...

Ca c'est mauvais... la politique n'a pas grand chose à voir là dedans par contre.

Ca fait partie de la "game" quand tu es une société publique.

C'est assez bizarre que la Caisse n'est rien fait de plus, ni même un commentaire, sur leur offre d'il y a 2 semaines...

 

En espérant qu'il maintienne voir renforce les bureaux de Mtl.

Dans le cas de Alcan par exemple, même si le nb d'employé a diminué, il y a plusieurs fonctions importantes qui ont été préservées.

On se croise les doigts.

Sean Roosen est mieux de se dépêcher de rebatir une nouvelle et plus grosse compagnie.

Edited by qwerty
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