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  1. http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201602/03/01-4946661-le-geant-americain-lowes-acquiert-rona-pour-32-milliards.php (Mooresville, Caroline du Nord) Près de quatre ans après l'échec d'une première tentative pour acquérir le quincailler Rona, le géant américain de la rénovation Lowe's est finalement parvenu à ses fins. Les deux entreprises ont annoncé mercredi la conclusion d'une entente définitive qui fera passer le fleuron québécois de la rénovation sous contrôle étranger en échange d'une somme de 3,2 milliards de dollars en espèces. Cette transaction a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux sociétés. Le détaillant américain offre 24$ par action ordinaire de Rona, ce qui représente une prime de 104 pour cent par rapport au cours de clôture du titre de l'entreprise québécoise, mardi, à la Bourse de Toronto.  «Nous croyons que le moment est venu de franchir cette nouvelle étape», a commenté le président du conseil de Rona, Robert Chevrier, par voie de communiqué. Lowe's - qui compte 1840 magasins en Amérique du Nord - s'est engagé à établir le siège social de ses activités canadiennes à Boucherville, en plus de maintenir les bannières exploitées par l'entreprise québécoise. Le numéro deux de la rénovation aux États-Unis dit également avoir l'intention de conserver «la vaste majorité» des employés actuels de Rona en plus de maintenir en postes des «hauts dirigeants clés». Le réseau de Rona compte près de 500 établissements corporatifs et magasins affiliés indépendants. Le quincailler québécois compte plus de 17 000 employés dans ses magasins corporatifs et plus de 5000 autres répartis dans ses établissements indépendants. Ce regroupement représentera la plus importante chaîne de rénovation résidentielle au détail du pays, avec des revenus estimés à 5,6 milliards $ pour l'exercice 2015. «La transaction devrait accélérer la mise en oeuvre de la stratégie de croissance de Lowe's en intensifiant de manière importante notre présence sur le marché canadien grâce à l'ajout des activités attrayantes de Rona», a estimé le président et chef de la direction de Lowe's, Robert Niblock. Celui-ci a ajouté que Lowe's, présente en Ontario et ailleurs au Canada, pourra percer le marché québécois - le deuxième en importance au pays - principalement occupé par Rona. En octobre dernier, le détaillant américain s'apprêtait à rencontrer des fournisseurs québécois, ce qui avait alimenté les rumeurs voulant que la chaîne spécialisée soit en train de préparer son entrée au Québec. Lowe's avait présenté une offre amicale de 1,76 milliard de dollars pour mettre la main sur Rona en 2012, mais cette approche avait suscité une levée de boucliers, notamment de la part du gouvernement du Québec. La Caisse approuve La Caisse de dépôt et placement du Québec, le plus important actionnaire de Rona, avec une participation de 17%, a approuvé la transaction mercredi matin. Par voie de communiqué, l'institution annonce qu'elle*déposera ses actions dans le cadre de l'offre faite par Lowe's. «Dans l'ensemble, la Caisse estime que la transaction mènera au maintien ou à la croissance de l'activité économique générée par les bannières de Rona au Québec.» La Caisse appuie sa décision sur «la recommandation unanime du conseil d'administration de Rona en faveur de cette offre, la prime de 105*% par rapport à la valeur moyenne de l'action à la Bourse de*Toronto*dans les 30 derniers jours, les responsabilités de la Caisse envers ses déposants et les engagements pris par Lowe's quant à sa présence au Québec et au*Canada».
  2. Un argument supplémentaire pour le lancement de projets déjà en attente!!!!! http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201103/14/01-4378949-immobilier-vive-concurrence-pour-montreal-a-cannes.php
  3. Le Groupe CGI (T.GIB.A) annonce l'acquisition de Logica, un fournisseur de services en affaires et technologie dont le siège social est établi au Royaume-Uni. La firme montréalaise, qui oeuvre dans le domaine des technologies de l'information, offre d'acquérir toutes les actions ordinaires de Logica pour un prix d'achat total de 1,7 milliard de livres, ou près de 2,8 milliards de dollars CAN. > Sur le blogue des marchés: CGI bondit en Bourse CGI prendra également en charge la dette nette de Logica, évaluée à 322 millions de livres ou 515 millions CAN. L'acquisition devrait être complétée d'ici la fin de septembre 2012. L'entreprise combinée comptera près de 72 000 professionnels répartis dans 43 pays. Le président et de chef de la direction de CGI, Michael E. Roach, a fait valoir que cette consolidation mondiale était à la fois nécessaire et inévitable. Dans la foulée de cette acquisition, la Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé un investissement d'un milliard de dollars dans le Groupe CGI. Le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, a soutenu que cet investissement correspondait en tous points à la stratégie visant à favoriser la croissance internationale des entreprises québécoises, tout en générant des rendements attrayants à long terme pour les déposants. http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201205/31/01-4530268-cgi-achete-logica-pour-28-milliards.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS1
  4. J'ai trouvé ça sur cybrepresse.ca ce matin. Je dois avouer que je suis resté un peu perplexe devant cet article. D'un côté je me dis que c'est inacceptable que des patrons de la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC ne sont pas capables de parler français, ce qui force les employés francophones de parler l'anglais lors des réunions. Même si je n'aime pas Pauline Marois, je crois qu'elle a très bien résumé la situation: "La Caisse a justement été créée pour permettre à une élite francophone d'émerger." D'un autre côté, je me dis que si ce directeur des Resources humaines est en poste depuis 11 ans, c'est qu'il fait du bon travail. Et si on le met à la porte, celà ne fera qu'entaché notre réputation ailleurs dans le monde. Ce qui rendra la tâche d'attirer de nouvelles personnes ici encore plus difficile. Idéalement, ce directeur devrait commencer des cours intensifs de français. Si il refuse, on devra le remercier pour ses années de services et le remplacer par quelqu'un qui peut communiquer en français! Voici l'article! Des patrons unilingues anglais à la Caisse de dépôt Francis Vailles et André Dubuc La Presse (Montréal) La Cour suprême et le Vérificateur général du Canada ne sont pas les seuls à faire l'objet de critiques concernant l'unilinguisme d'anglophones. La Caisse de dépôt, symbole de la maîtrise des Québécois francophones sur leur économie, compte aussi des cadres supérieurs anglophones unilingues, a appris La Presse. La situation est telle que des employés se sont plaints à l'Office québécois de la langue française (OQLF), qui mène l'enquête. Les critiques viennent d'un groupe d'employés d'Ivanhoé Cambridge, filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. À la fin du mois d'octobre, ils ont fait parvenir une lettre de plainte à l'OQLF. La missive a aussi été transmise au ministre responsable de la Caisse, Raymond Bachand, et à la chef du Parti québécois, Pauline Marois. La Presse a également reçu une lettre à ce sujet la semaine dernière. Deux dirigeants visés Les employés y dénoncent l'unilinguisme du président anglophone de l'exploitation d'Ivanhoé Cambridge, Kim McInnes, et du vice-président principal, ressources humaines et services corporatifs, David Smith. Ce dernier est celui qui, en bout de ligne, est responsable de l'embauche des employés d'Ivanhoé Cambridge. «Et que dire de certaines nominations au conseil d'administration, écrivent-ils. À ce rythme, les employés ne pourront plus parler français à l'intérieur des murs de la Caisse», est-il écrit dans la lettre. Hier, en fin de journée, la Caisse de dépôt a confirmé que ces deux cadres ont une connaissance limitée du français (voir texte en page 7). Ivanhoé Cambridge est l'un des 10 plus grands propriétaires immobiliers du monde, avec un actif de plus de 30 milliards de dollars. L'entreprise compte 1600 employés, dont la moitié au Québec. Parmi ses actifs, on compte la Place Ville-Marie et le Centre Eaton, à Montréal, et la Place Laurier, à Québec. «C'est complètement inadmissible, je suis renversée, a dit Pauline Marois à La Presse. Quand j'entends une telle chose, j'ai l'impression de retourner 35 ans en arrière. La Caisse a justement été créée pour permettre à une élite francophone d'émerger.» La chef du Parti québécois rappelle que le PDG de la Caisse, Michael Sabia, s'était engagé à maintenir le français à la Caisse. «La connaissance du français devrait être un critère d'embauche essentiel. Avoir un accent, c'est une chose, ne pas maîtriser le français, c'en est une autre», dit-elle. Trois sources proches de la Caisse ont confirmé à La Presse le malaise qui règne au sein de la filiale immobilière. Une source nous indique que les comités d'investissement du groupe immobilier se passent généralement en anglais. Les temps ont changé Selon cette source, l'environnement a beaucoup changé à la Caisse depuis l'époque de Jean-Claude Scraire, à la tête de l'institution québécoise au début des années 2000. «Il y a maintenant beaucoup d'anglophones dans la structure. C'est sûr que, quand les patrons ne parlent pas bien le français, c'est difficile. Si j'étais employé à la Caisse et que j'avais de la difficulté à m'exprimer en anglais, je trouverais ça difficile», dit cette personne qui traite avec le groupe immobilier depuis de nombreuses années. Les lettres envoyées à La Presse, au PQ et au ministre Bachand sont anonymes, mais l'affaire a été jugée suffisamment sérieuse pour que M. Bachand communique avec la Caisse, au cours des derniers jours. «Nous avons communiqué avec la direction de la Caisse pour qu'elle s'assure que la loi 101 soit respectée», nous a dit la porte-parole de M. Bachand, Catherine Poulin. En vertu de l'article 4 de la Charte de la langue française, «les entreprises ont l'obligation de respecter le droit fondamental des travailleurs et travailleuses d'exercer leurs activités en français». La loi est plus exigeante pour les administrations publiques, comme la Caisse de dépôt, où une connaissance appropriée du français est une condition d'embauche. Ivanhoé Cambridge ne serait toutefois pas considérée comme une administration publique, étant une filiale de la Caisse. Elle serait alors visée par les dispositions de la loi touchant les entreprises de 50 employés et plus, nous explique Martin Bergeron, porte-parole de l'OQLF. Dans un cas comme dans l'autre, le personnel d'Ivanhoé Cambridge au Québec doit avoir une connaissance suffisante du français, selon la loi, ce qui inclut les membres du conseil d'administration. Le but de la loi est de faire en sorte que l'utilisation du français soit généralisée, tant comme outil de communication interne que dans les documents de travail et même les logiciels.
  5. Mission : pas à la Caisse de sauver les sièges sociaux, dit Sabia 4 mai 2009 - 16h08 « Je suis Catholique, mais pas Jésuite » - Mission : pas à la Caisse de sauver les sièges sociaux François Pouliot ARGENT Michael Sabia estime qu’il n’est pas dans la mission de la Caisse de tenter de sauver des sièges sociaux. Il a cependant demandé à son équipe de tenter d’intégrer quatre principes dans la philosophie de placement de l’institution afin de permettre de rapprocher les deux éléments centraux de sa mission : rendement et développement économique du Québec. La question de la mission de l’institution a refait surface en commission parlementaire, alors que le député François Legault a demandé au nouveau président ce qui devait primer : rendement ou développement économique du Québec? « Je suis Catholique, mais je ne suis pas Jésuite. Je vais essayer d’éviter ce débat », a répondu monsieur Sabia. Il a néanmoins soutenu ne pas avoir de contradiction entre rendement et développement économique. Monsieur Sabia a poursuivi en énonçant quatre principes que la Caisse devrait suivre dans ses décisions d’investissement. 1-La Caisse est un fiduciaire des déposants, et sa responsabilité est différente de celles de la SGF ou Investissement Québec. 2-Nous avons un avantage compétitif au Québec parce que l’information est la clef. Il y a ici un accès prioritaire aux réseaux et aux gens d’affaires. 3-Une saine gestion demande une diversification hors du Québec et du Canada. C’est une question de gestion du risque. 4- Nous sommes un investisseur phare au Québec. Une décision d’investir ou de ne pas investir au Québec peut avoir un impact sur les autres. « J’ai l’intention de mettre ces quatre principes sur la table et de demander de les considérer pour chercher une façon d’améliorer l’équilibre entre le rendement et la participation au développement économique du Québec », a-t-il dit. Pas de sauvetage de sièges sociaux Le président a du même souffle estimé qu’il n’était pas du rôle de la Caisse de venir sauver les sièges sociaux du Québec. « Si l’on pense qu’il est possible de générer un rendement plus élevé à long terme avec une participation dans une société où il y a un débat sur le siège social, il sera possible pour nous d’avoir une oreille sympathique… », a-t-il dit, mais seulement dans cette situation. Monsieur Sabia a fait valoir que prendre une position de blocage dans les 25-30 sociétés clefs du Québec pourrait coûter entre 25 et 30 G $. Il a renouvelé l’intention de la Caisse de se rapprocher davantage des PME québécoises, qui peuvent fournir du rendement, et sont les sièges sociaux de l’avenir.
  6. Grand ménage à la Caisse de dépôt Publié le 30 avril 2009 à 11h16 | Mis à jour à 11h36 Francis Vailles La Presse (Montréal) La Caisse de dépôt et placement vient de procéder à un grand ménage. Quelque 55 personnes quittent l'organisation, dont trois premiers vice-présidents, a appris La Presse Affaires. Michel Malo (fonds de couverture), Christian Pestre (stratège en chef) et François Grenier (marchés boursiers) ont été remerciés par le nouveau PDG, Michael Sabia, nous indique-t-on de bonne source. Un communiqué de presse sera publié très prochainement et une conférence téléphonique est prévue à 13h00. Selon nos renseignements, non confirmés, c'est Jean-Luc Gravel qui remplacera François Grenier aux marchés boursiers. On nous indique également que la grande responsable des risques à la Caisse, Suzanne Kudzman, garde son poste. Il n'a été possible de savoir si elle conserve.
  7. L'ancien premier ministre du Québec dénonce les emprunts de la Caisse de dépôt pour financer ses placements, en donnant en garantie les pensions des Québécois. Pour en lire plus...
  8. L'ancien patron du géant des communications BCE est nommé président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Pour en lire plus...
  9. L'ex-PDG de la Caisse offrira lundi midi ses «perspectives sur la Caisse et la crise financière», à la suite de l'annonce des pertes de 39,8milliards de dollars subies par l'institution en 2008. Pour en lire plus...
  10. Le gouvernement Charest nommera l'actuel président et chef de la direction par intérim à la tête de la CDPQ, selon La Presse. L'annonce pourrait en être faite dès aujourd'hui, rapporte Radio-Canada. Pour en lire plus...
  11. Cette fois, une somme de 78,6 M$ est réclamée de la Caisse de dépôt et placement du Québec pour les quelque 9200 personnes qui avaient investi dans les fonds Évolution. Pour en lire plus...
  12. Les deux principaux dirigeants de la Caisse d'Epargne ont démissionné dimanche, à l'issue d'une réunion extraordinaire convoquée après la perte de 600 millions d'euros essuyée par la banque française, pour laquelle la classe politique réclamait des sanctions. Pour en lire plus...
  13. La vice-première ministre Nathalie Normandeau indique que le gouvernement souhaite procéder le plus rapidement possible à la nomination d'un nouveau président. Pour en lire plus...
  14. La Caisse de dépôt n'est pas au bout de ces peines dans le dossier du papier commercial (PCAA). Tout indique qu'elle devra à nouveau dévaluer son placement de quelque 2 milliards de dollars, a pu constater La Presse. Pour en lire plus...
  15. Les dangers de l'interventionnisme avec la Caisse 19 novembre 2008 - 06h32 La Presse Vincent Brousseau-Pouliot Déclenchée sur fond de crise financière, la campagne électorale québécoise accorde une grande place à l'économie.Commeles partis politiques ont décidé d'en faire leur principal enjeu électoral, La Presse Affaires leur pose cette semaine cinq grandes questions économiques. Aujourd'hui: la Caisse de dépôt doit-elle stimuler davantage l'économie québécoise? Message des économistes aux politiciens: laissez la Caisse de dépôt et placement du Québec tranquille. «La Caisse de dépôt, c'est pas touche!» dit l'économiste Pierre Fortin d'un ton catégorique. Et pourtant, le PQ et l'ADQ souhaitent que la Caisse s'implique davantage dans l'économie québécoise. Seul le PLQ est en faveur du statu quo. Les libéraux sont toutefois sur la même longueur d'onde que les économistes consultés par La Presse Affaires: le gouvernement ne devrait pas mêler le développement économique aux activités de la Caisse. «Les deux rôles de rendement et de développement économique sont contradictoires, dit Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint du Mouvement Desjardins. Je serais très mal à l'aise si la Caisse devait remplir un double rôle.» Autre problème pour les partisans d'un plus grand interventionnisme à la Caisse: le bas de laine des Québécois grossit plus vite que l'économie québécoise, ce qui explique en grande partie pourquoi ses actifs québécois sont passés de 32,1% à 17,0% de la valeur globale de son portefeuille entre 2002 et 2007. «Il faut tenir compte de la réalité, dit Carlos Leitao, économiste en chef à la Banque Laurentienne. La Caisse est un acteur énorme même à l'échelle canadienne et il ne faut pas limiter son champ d'action.» La Caisse serait-elle devenue trop grosse pour l'économie québécoise? «Ce serait une façon arrogante de présenter les choses, répond Mark Boutet, vice-président des affaires publiques de la Caisse. En chiffres absolus, nous avons quand même augmenté la valeur de nos investissements au Québec au cours des cinq dernières années.» Le contexte économique a aussi changé. En 2002, la Caisse investissait surtout dans le secteur public québécois, qui constituait alors 57% de ses actifs québécois. Cette proportion est passée à 38% en 2007. «Les besoins de financement des gouvernements et des sociétés d'État québécoises ont été moins grands au cours des dernières années, dit Mark Boutet. Comme il y avait moins d'offre, nous avons dû trouver d'autres occasions d'investissement ailleurs.» La Caisse fait aussi valoir qu'elle a augmenté ses investissements dans le secteur privé québécois de 14 à 23 milliards de dollars entre 2002 et 2007. Mais les explications de la Caisse ne convainquent pas tous les partis politiques. Actuellement, la Caisse détient 15% de ses placements privés et 17% de ses placements totaux (privés et publics) au Québec. Selon l'ADQ, c'est définitivement trop peu. «À rentabilité égale, la Caisse doit donner la préférence aux investissements québécois plutôt que d'acheter du papier commercial ou des aéroports à Londres, dit le député adéquiste Gilles Taillon. J'ai l'impression qu'on regarde un peu trop de l'autre côté de la clôture à la Caisse.» L'économiste Pierre Fortin a une solution pour les politiciens qui trouvent que la Caisse n'investit pas assez dans l'économie québécoise: faites-le vous-mêmes. «Si le gouvernement veut stimuler l'économie québécoise, qu'il en prenne lui-même le risque, dit le professeur de l'UQAM. Intervenir dans l'économie est une fonction du gouvernement. La Caisse n'a pas ce mandat-là.» Selon Pierre Fortin, le mandat de la Caisse n'est pas seulement qu'un débat économique. Il s'agit aussi d'un enjeu moral. «Jouer avec les fonds de la Caisse, ce n'est pas juste de la mauvaise économie, c'est immoral, dit-il. La Caisse n'appartient pas au gouvernement mais aux épargnants. Et les épargnants n'ont pas donné le mandat au gouvernement de piger dans leurs économies.» Au contraire de l'ADQ, le Parti québécois demande à la Caisse de prévenir de nouvelles acquisitions d'entreprises québécoises par des intérêts étrangers en créant un nouveau fonds de 10 milliards. Ce fonds serait financé à la fois par les déposants de la Caisse et le gouvernement québécois. «Nous sommes inquiets qu'il y a ait encore des prises de contrôle des sociétés québécoises par des intérêts étrangers en raison de la baisse des marchés boursiers», dit le député péquiste François Legault. Peu importe l'issue des élections du 8 décembre, la Caisse entend continuer d'augmenter ses investissements au Québec. Elle s'oppose toutefois à être tenue un jour de respecter un seuil minimal d'investissements québécois. «Il ne faut pas oublier que la Caisse ne travaille pas dans un monde isolé, dit Mark Boutet, vice-président des affaires publiques de la Caisse. Il ne doit pas y avoir de distorsions sur les marchés. Dans tous les marchés, il y a des cycles. Au cours des dernières années, le financement était tellement facile que les entreprises québécoises n'avaient plus autant besoin de la Caisse. Elles allaient voir des banques québécoises ou étrangères pour obtenir du financement. Si nous avions dû détenir un pourcentage minimal d'actifs québécois, il aurait été difficile à respecter.» Le resserrement du crédit pourrait toutefois aider la Caisse à investir davantage dans l'économie québécoise au cours des prochaines années. «La situation est appelée à changer, dit Mark Boutet. On peut s'attendre à plus de demandes de financement des entreprises québécoises à la Caisse.» POUR L'intervention de la Caisse permettrait de stimuler l'économie québécoise en période de ralentissement économique. CONTRE L'intervention de la Caisse au Québec au-delà d'un certain seuil augmente les risques de voir ses rendements diminuer. L'économie québécoise n'est peut-être pas assez vaste pour satisfaire les critères d'investissement de la Caisse.
  16. Mis au repos par son médecin jusqu'au 10 décembre, le PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec voit son congé de maladie prolongé jusqu'au 5 janvier prochain. Pour en lire plus...
  17. La Caisse est confiante de croire que l'acquisition de BCE par Teachers se concrétisera. Pour en lire plus...
  18. Bonne nouvelle. Ça va continuer à stimuler le boom immobilier. --- http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201605/18/01-4982752-partenariat-de-100-millions-entre-la-caisse-de-depot-et-claridge.php Partenariat de 100 millions entre la Caisse de dépôt et Claridge Maxime Bergeron La Presse Le groupe Claridge et la filiale immobilière de la Caisse de dépôt annonceront aujourd'hui un nouveau partenariat doté d'un budget de 100 millions de dollars, qui investira dans des projets de moyenne envergure dans la grande région de Montréal. « C'est un véhicule qui aura une stratégie d'investissement très particulière pour aider les promoteurs de la grande région de Montréal qui ont besoin d'un certain appui financier pour compléter leurs projets de développement », a expliqué hier Wayne Heuff, vice-président exécutif et directeur général de la nouvelle entité Claridge Immobilier inc. Le partenariat vise à réaliser des investissements de 5 à 15 millions. Puisque les mises de fonds oscillent entre 20 et 25 % dans les projets de développement, une participation de 10 millions de Claridge Immobilier inc. pourrait permettre la réalisation de projets d'une valeur totale de 40 à 50 millions, a souligné M. Heuff. Des projets un peu plus petits ou un peu plus gros pourraient aussi être considérés s'ils sont jugés « stratégiques », a-t-il précisé. EXPERTISE Les deux membres de ce partenariat ont chacun un long parcours. Ivanhoé Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, détient des actifs de 55 milliards à l'échelle mondiale. Claridge, le fonds d'investissement privé de la famille de Stephen Bronfman, est de son côté actif en immobilier depuis les années 50 et participe ces jours-ci à plusieurs gros projets dans la région montréalaise. Wayne Heuff souligne que la participation du nouveau partenariat dans de futurs projets résidentiels ou commerciaux dépassera de loin le simple investissement en argent. « L'autre avantage qu'on amène dans des projets potentiels comme ça, c'est l'historique et l'expertise que chacune de nos organisations respectives pourrait amener à la table en termes d'investissement immobilier et de développement », a-t-il dit à La Presse Affaires. Aucun investissement précis ne sera dévoilé aujourd'hui, mais quelques projets sont déjà à l'étude.
  19. La Caisse de dépôt dévoile ses résultats Elle prend une provision de 1,9G$ 21 février 2008 Par Les Affaires.com La Caisse de dépôts et placement du Québec fait état d’une provision de 1,9 milliard $ à cause de ses placements de 13,2 milliards $ en papier commercial adossé à des actifs (PCAA). De ce montant, 500 millions $ sont directement attribuables à la crise des hypothèques à risque ou «subprime» aux États-Unis. Le président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a néanmoins présenté un rendement de 5,6% pour 2007 après ces provisions. En novembre 2007, Henri-Paul Rousseau estimait que le milliard en PCAA investi dans l’immobilier à risque aux États-Unis résulterait en une perte de seulement 0,3% sur l’ensemble de l’actif net de la Caisse de dépôt, soit 500 millions $. Il soutenait alors que les actifs restants étaient de très bonne qualité et ne prévoyait pas de dépréciation. La provision totale de 1,9 milliard $ sur les placements en PCAA représente 15 % de la valeur initiale de 12,6 milliards $ de ces placements. La Caisse précise que la valeur initiale de 13,2 milliards de dollars rendue publique en novembre a été ajustée à 12,6 milliards $ pour tenir compte de l'effet de la restructuration réussie de Skeena Trust survenue le 20 décembre. Toutefois, la Caisse affirme que la probabilité de récupération d’une part de cette provision, évaluée à 1,4 milliard, est jugée élevée, «compte tenu de la qualité des actifs sous-jacents, des rendements projetés sur ces placements et du degré d'avancement du projet de restructuration du marché des PCAA au Canada». La seconde tranche de la provision, évaluée à 469M$, est liée à la crise des hypothèques à risque aux États-Unis et l’organisme estime que la probabilité de récupérer ce montant est «faible». La troisième partie de la provision atteint 30 millions $ et est liée aux frais de restructuration de ces placements. L'actif net des déposants est passé à 155,4 milliards $ au 31 décembre 2007, lui qui était de 143,5 milliards $ un an plus tôt. De son côté, l’actif total des déposants a progressé de 20,6 milliards $ à 257,7 milliards $. http://www.finance-investissement.com/client/fr/News/DetailNews.asp?Id=13274&IdSection=6&cat=6
  20. Repenser l'économie pour l'homme 5 juin 2008 - 06h25 La Presse Rudy Le Cours «L'économie est faite pour les gens. À ce titre, elle a une obligation de résultat. Elle doit contribuer à leur bien-être.» Ainsi commence le préambule de la Charte de l'Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale (INAISE) qui doit être adoptée demain à Québec dans le cadre du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire où sont conviés 160 financiers provenant de 39 pays. «Nous poursuivons trois objectifs, explique en entrevue Giovanni Acquati, président d'INAISE. Nous sommes un lieu de débats et d'études sur les finances solidaires et sociales. Nous voulons participer au développement d'instruments financiers, participer à la naissance d'institutions et nous voulons faire de la finance à caractère social.» Bref, créer de la richesse qui lie les dimensions sociale, économique et environnementale de la vie plutôt que de simplement gonfler les avoirs de Wall Street. L'événement se déroule à Québec grâce à l'engagement de la Caisse d'économie solidaire Desjardins. Forte de 10 293 membres, elle a un volume d'affaires de quelque 845 millions de dollars et se classe 47e rang au chapitre de l'actif parmi les 536 caisses du réseau de l'institution lévisienne. «Nous voulons avec l'INAISE lancer un réseau mondial d'institutions où se font du microcrédit, du capital-risque et des fonds d'investissement axés sur l'économie sociale et solidaire», poursuit Clément Guimond, organisateur principal du Sommet et coordonnateur de la Caisse, de 1986 à 2007. L'INAISE a choisi Québec comme ville hôtesse de son premier Sommet pas tant parce qu'elle célèbre ses 400 ans, mais pour marquer la volonté de l'organisme d'assurer sa présence sur les cinq continents. Créée en 1989 à Barcelone, l'INAISE compte 48 membres répartis dans 28 pays, à majorité européens. Ensemble, elles ont un actif qui dépasse les 5 milliards d'euros (7,8 milliards CAN). Outre la Caisse d'économie solidaire, l'INAISE compte parmi ses membres la banque néerlandaise Triodos, à vocation environnementale, la Banca Etica d'Italie, dont M. Acquati est membre fondateur, la Charity Bank du Royaume-Uni et plusieurs institutions scandinaves. «La finance sociale et solidaire préconise le respect de l'homme et de l'environnement, poursuit M. Acquati, diplômé en comptabilité qui a fait ses classes dans une banque lombarde. On ne cherche pas seulement à faire de l'argent. On veut lui donner du sens.» Voilà pourquoi les dimensions formation et échange revêtent tant d'importance. Les écoles d'économie ou de finances classiques fournissent un bon bagage théorique et technique, mais offrent peu de savoir en matière de solidarité ou de respect de l'environnement. Les délégués auront droit à une présentation de Riccardo Petrella, président du Groupe de Lisbonne qui a amorcé une réflexion critique sur les limites du libéralisme il y a une vingtaine d'années. Il parlera des enjeux de ce qu'il appelle la «financiarisation» de l'économie mondiale. Les délégués échangeront sur leurs expériences et les possibilités de créer un modèle économique de rechange dans un contexte de mondialisation. Ils se pencheront aussi sur le financement d'énergies soutenables et approfondiront le concept d'investissement socialement responsable. Les délégués mettront fin à leurs travaux avec l'adoption de la Charte dont le texte leur sera soumis demain. Ils se donneront rendez-vous l'an prochain au Luxembourg. L'assemblée de l'INAISE, qui aura alors un nouveau président, coïncidera avec les assises quadriennales du Réseau international d'économie sociale et solidaire (RIPESS). Présents sur cinq continents, les représentants américains de son conseil d'administration sont Gérald Larose et Éthel Côté. Ils seront très actifs aujourd'hui et demain à Québec. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080605/LAINFORMER/806050800/5891/LAINFORMER01/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=LPA_S_INFORMER
  21. VIA Rail a fait récemment une offre au conseil d’agglomération d'Halifax pour ses services comme exploitant de trains de banlieue. Avec la mainmise de la Caisse sur pratiquement la moitié des utilisateurs de l'AMT, ne serait-il pas pertinent de voir avec VIA Rail pour l'acquisition des services de trains de banlieue de Montréal? http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2016/07/19/008-nouvelle-ecosse-halifax-via-train-banlieue.shtml
  22. Très bonne nouvelle! Rendement de 13,1 % pour la Caisse de dépôt La forte progression des marchés boursiers américains et la vigueur du secteur immobilier aux États-Unis ont permis à la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ) de générer un rendement moyen de 13,1 % en 2013, une preuve que la stratégie d'investissement de la Caisse « porte fruit », selon le président et chef de la direction, Michel Sabia. Il s'agit d'un rendement supérieur à celui de 9,6 % enregistré en 2012. L'actif net des déposants a atteint 200,1 milliards de dollars au 31 décembre 2013, une hausse de près de 25 millions de dollars en un an. Le rendement annualisé sur quatre ans atteint 10 %. « Dans un environnement économique marqué par d'importants ajustements dans les marchés émergents, une longue période de récession en Europe et des États-Unis en rémission, nous avons gardé le cap sur notre stratégie et continué d'investir dans des actifs de qualité ancrés dans l'économie réelle » — Michel Sabia, président et chef de la direction de la CDPQ M. Sabia a également donné un aperçu de sa stratégie pour les prochains mois. « Nous entrons maintenant dans une période de normalisation qui nous entraînra en terrain inconnu et créera beaucoup d'incertitude. Dans ce contexte, nous allons continuer d'être sélectifs et de miser sur la gestion en absolu et une connaissance en profondeur des entreprises et des marchés dans lesquels nous investissons pour générer des rendements stables, aussi loin que possible des humeurs de marché. » La Caisse souligne qu'elle a poursuivi le déploiement de sa nouvelle stratégie d'investissement en 2013, qui a été guidée par quelques grandes orientations : Augmenter les investissements au Québec (les actifs de la Caisse au Québec ont atteint 53,8 milliards de dollars au 31 décembre 2013) Miser sur la gestion en absolu Investir dans des actifs moins liquides, en infrastructure et en immobilier Renforcer son expertise au sujet des pays émergents http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/02/26/004-resultats-caisse-depot-2013.shtml
  23. Le cri du coeur d'un vieux prof de finance Publié le 08 février 2013 à 06h28 | Mis à jour le 08 février 2013 à 06h28 FRANCIS VAILLES La Presse (Montréal) Il a enseigné la finance pendant 33 ans, formé 4000 étudiants et géré des fonds de retraite pendant 17 ans. L'argent, il connaît ça. Mais aujourd'hui, Jacques Bourgeois s'inquiète avant tout d'une chose: le déclin de la finance à Montréal. Au fil des ans, l'homme maintenant âgé de 72 ans a observé la lente érosion de la finance montréalaise au profit de Toronto, de New York ou de Londres. «Si on ne se réveille pas bientôt, c'est fini», dit le vieux prof, que nous avons rencontré à son bureau de HEC Montréal. Il y a trois ans, Jacques Bourgeois a fait le tour des caisses de retraite du Québec pour savoir qui gère l'argent des Québécois. Résultat de son sondage: la part des fonds gérés par des gestionnaires québécois a fondu entre 2005 et 2009, passant de 63% à 53%. Comme le total des fonds québécois était d'environ 400 milliards de dollars, il estime que ce sont 40 milliards de dollars de fonds qui ont échappé aux gestionnaires québécois sur cette période. Et depuis 2009, la saignée se poursuit, croit-il. «Aujourd'hui, certains régimes de retraite d'université ont 0% de leurs avoirs placé entre les mains de gestionnaires québécois. Zéro pour cent! Tout est géré par Toronto, Boston, New York ou Londres. Ce sont pourtant des régimes cotisés à même les salaires des profs, payés avec l'impôt des Québécois», dit-il. Selon lui, le déclin est généralisé. Il touche aussi les services de recherche des maisons de courtage du Québec, qui ont réduit le nombre de leurs analystes au Québec au profit de Toronto et Calgary. «Ce sont des jobs payants. Pas des jobs à 75 000$», dit-il. Il n'y a pas de doute, les scandales des dernières années, Norbourg et Norshield en tête, ont ravagé les petites boîtes de gestion au Québec. Plusieurs particuliers et fonds institutionnels se sont dit: plus jamais je ne confierai mon argent à de petites boîtes. Vive les grandes firmes! Vive les banques! Vive les Fidelity, Trimark et autres fonds étrangers! Ces scandales ont marqué l'inconscient collectif et ont nui à la finance montréalaise. Mais il faudra tôt ou tard tourner la page. Pour tourner cette page, Jacques Bourgeois travaille dans l'ombre. «Dernièrement, j'ai finalement réussi à faire bouger un gros fonds de retraite pour l'inciter à donner des mandats de gestion au Québec. Une affaire de 200-300 millions. Mais ça m'a pris cinq ans», dit-il. Les gestionnaires québécois sont-ils moins bons? Est-ce la raison du déclin? «Moins bons? Pas du tout. Aux HEC, notre fonds de retraite a obtenu le meilleur rendement des fonds universitaires au Canada sur 10 ans entre 2001 et 2011. Premier au Canada. Et 90% des fonds y sont gérés par des Québécois.» Bien sûr, il y a une question de taille. Au Québec, les firmes capables d'accepter un mandat de 10 à 100 millions de dollars d'une caisse de retraite ne sont pas légion. Il y a Fiera Capital, Jarislowsky Fraser, Letko Brosseau et Hexavest, entre autres, mais après, la taille diminue rapidement. Jacques Bourgeois croit que les grands investisseurs institutionnels devraient encourager la relève, comme aux États-Unis. Dans certains états au sud de la frontière, dit-il, les caisses de retraite sont encouragées à confier 1% de leur actif sous gestion à des gestionnaires émergents. Ce n'est pas nécessairement le cas au Québec. À la Caisse de dépôt et placement, par exemple, environ 91% des fonds sont gérés à l'interne et le reste est géré par des gestionnaires externes établis au Québec (environ 0,8%) ou hors Québec (environ 8,2%), nous indique l'institution. La Caisse a recours aux services de firmes externes du Québec pour gérer des investissements boursiers, des placements privés et des fonds de couverture, essentiellement. Il ne s'agit pas nécessairement de gestionnaires émergents, cependant. Selon le porte-parole Maxime Chagnon, la Caisse connaît très bien le marché du Québec et du Canada, qu'elle gère donc à l'interne. C'est ce qui explique qu'elle a davantage recours à des gestionnaires hors Québec pour ses besoins, dit-il. «Notre choix est fonction de l'expertise, des besoins et des marchés qu'on couvre.» Mais Jacques Bourgeois n'en démord pas. «Toutes les semaines, je reçois l'appel d'une jeune firme de gestion de fonds qui tente d'avoir des mandats institutionnels. Mais il n'y a rien à faire», raconte l'ex-professeur. C'est clair, il y a des risques. Il y aura toujours des risques. Les fonds institutionnels devront faire leurs devoirs et enquêter avant de décaisser les fonds. Toutefois, favoriser des gestionnaires d'ici forme la relève et crée des emplois payants sans qu'il n'en coûte un sou de subvention au gouvernement. Et il met des PME locales sur le radar, explique M. Bourgeois. En effet, le financier de Toronto à qui l'on confie la gestion des petites capitalisations a nécessairement une meilleure connaissance des entreprises locales. «L'univers du gestionnaire, c'est davantage son patelin. On connait mieux ce qui est proche. En faisant gérer les petites capitalisations à Toronto, nos PME retiennent moins l'attention et leur valeur boursière finit par être moindre», dit-il. Bref, Jacques Bourgeois lance un cri du coeur. L'objectif n'est pas de faire gérer 100% de nos fonds par des Québécois, mais chaque pourcentage additionnel représente 4 milliards. Convaincu?
  24. Le nouveau casino dans la Cité-du-havre? François Cardinal La Presse D’importants promoteurs comme la Caisse de dépôt tentent actuellement de relancer le projet de déménagement du Casino de Montréal. Le bassin Peel étant maintenant exclu, tous les yeux se tournent vers la Cité-du-Havre, non loin d’Habitat 67. Selon les informations obtenues par La Presse, les rencontres qui ont eu lieu à ce sujet cet automne se sont toutes conclues par un non catégorique de Loto-Québec, qui refuse de se lancer à nouveau dans une telle aventure sans le Cirque du Soleil. « Il y a beaucoup de monde qui nous propose toute sorte de choses, a confié en entrevue le président de Loto-Québec, Alain Cousineau. Il y a par exemple des gens intéressés par le salon de jeu sur la couronne nord qui ont rencontré des gens chez nous. Lors de cette rencontre où il y avait des gens d’Ivanhoé, il a été question de la volonté de CADIM de développer le terrain en question (dans la Cité-du-Havre). » CADIM est le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec, alors qu’Ivanhoé est sa filiale de gestion des centres commerciaux. Le porte-parole de la Caisse, Gilles des Roberts, a refusé de commenter « toute rumeur de transaction ». Des représentants des filiales de la Caisse ont donc rencontré Loto-Québec pour leur vanter les mérites d’un vaste terrain vierge appartenant en partie à la Caisse. Campé entre les bureaux administratifs du Port de Montréal et le complexe résidentiel Profil O, non loin de l’autoroute Bonaventure, le terrain visé est en friche depuis la fin d’Expo 67. À l’heure actuelle, une mésentente sur les titres de propriété de ce terrain partiellement fait de remblais nuit à sa mise en valeur. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et la Caisse de dépôt se disputent en effet ce terrain d’une superficie de plus d’un million de pieds carrés. Mais peu importe le propriétaire, M. Cousineau n’est pas intéressé. « Il n’est pas question de ça, a-t-il dit. Il n’y a pas de plan B, pas de projet de déménagement. Ce n’était pas la localisation qui était l’enjeu, c’était d’avoir un projet suffisamment fort pour rencontrer nos objectifs. » Du bout des lèvres, il précise qu’une seule chose l’inciterait à se relancer dans une telle aventure : le retour du Cirque du Soleil. « La seule façon d’avoir un projet suffisamment fort, c’est d’avoir une association, un branding qui nous donnerait le potentiel de compétitivité dont on a besoin pour se démarquer dans un marché qui est en ébullition dans le nord-est des États-Unis. (…) J’ai toujours dit que le matin où on revient avec un branding comme ça, on va regarder ce qui est sur la table.
  25. La Caisse de dépôt achète Legacy Hotels Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot Château Frontenac Le chic Château Frontenac, à Québec, le Royal York, à Toronto, et le Château Laurier, à Ottawa, changeront sous peu de propriétaires. En effet, la Caisse de dépôt et placement du Québec s'est entendue, jeudi, en collaboration avec les groupes Westmont Hospitality et InnVest Real Estate Investment Trust, pour acheter la chaîne Legacy Hotels pour 2,5 milliards de dollars. Legacy Hotels faisait l'objet, depuis plusieurs mois, de la convoitise de différents groupes d'investisseurs intéressés par une très prestigieuse collection d'hôtels regroupés sous les bannières Fairmont et Delta. Le Royal York, à Toronto Le groupe Fairmont Hotels & Resorts, acquis en 2006 par un prince saoudien pour 4,5 milliards de dollars, a accepté de céder à la Caisse de dépôt les 20,4 % des droits de vote qu'elle possède dans Legacy. L'accord du principal détenteur de parts dans ces hôtels ouvre la voie à la transaction. Fairmont devrait cependant demeurer le gestionnaire principal de 13 des 25 établissements de Legacy pour les 50 prochaines années. La Financière Banque Nationale estimait, voilà quelques mois, la valeur du Château Frontenac à 155 millions de dollars. Le Royal York, pour sa part, vaudrait 293 millions et le Reine Elizabeth, à Montréal, quelque 208 millions de dollars. Le Château Laurier, finalement, vaudrait pour sa part 108 millions de dollars.