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Un nouveau rapport démontre que les provinces accélèrent la cadence dans la lutte aux changements climatiques

 

July 16, 2008 QUÉBEC – Dans son nouveau rapport d’évaluation des plans des provinces pour lutter contre les changements climatiques, la Fondation David Suzuki constate que la plupart des provinces ont réagi à l’absence de leadership du gouvernement fédéral et qu’elles ont adopté des politiques concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

« Les provinces et les territoires ont décidé de combler le vide laissé par le gouvernement fédéral et d’agir par elles-mêmes » expliquait l’auteur du rapport, Dale Marshall, analyste de politiques en matière de changements climatiques à la Fondation David Suzuki. « La plupart des gouvernements provinciaux et territoriaux réalisent maintenant l’urgence de la situation et ils mettent en place leurs propres mesures de réduction des GES ».

 

La Fondation a dévoilé ce rapport aujourd’hui dans le cadre de la réunion du Conseil de la fédération à Québec – une rencontre des premiers ministres des provinces et des territoires pour discuter des mesures à prendre pour contrer les changements climatiques.

 

Le rapport s’intitule Un virage énergique : Devant l’inaction du fédéral, les provinces s’attaquent aux changements climatiques. Il fait notamment état des réductions et des augmentations des émissions de gaz à effet de serre de chaque province et territoire dans différents secteurs. On y retrouve aussi une analyse et une évaluation des performances et des politiques des gouvernements provinciaux.

 

Le rapport révèle que la majorité des provinces ont adopté des cibles et des mesures de réduction des GES plus musclées que celles du gouvernement fédéral. Quatre provinces sont en tête du peloton grâce à leurs politiques progressistes et concrètes (Colombie-Britannique, Québec Manitoba, Ontario). Vient ensuite un groupe de provinces et territoires qui ont fait des pas dans la bonne direction, mais qui doivent renforcer encore leurs politiques (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Nunavut). Les gouvernements qui se classent dans l’avant-dernier groupe ont adopté des plans peu contraignants ou trop vagues (Terre-Neuve-et-Labrador, Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Saskatchewan). Finalement, la pire province, l’Alberta, a enregistré des hausses radicales de ses émissions, et elle n’a aucun plan pour les réduire d’ici 2020.

 

La Colombie-Britannique occupe le premier rang au classement. L’Alberta est dernière.

 

Les provinces les plus progressistes :

 

• La Colombie-Britannique mérite cette année le titre de chef de file au pays grâce à sa taxe sur le carbone, ses normes d’efficacité énergétiques obligatoires pour les véhicules et son engagement à imposer un plafond et des réductions d’émissions dans le secteur industriel.

 

• Le Québec a un plan de réduction des GES solide et sa cible équivaut presque à celle du Protocole de Kyoto. Le gouvernement a aussi annoncé son intention d’implanter un système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions pour le secteur industriel.

 

• Le Manitoba a adopté par réglementation des cibles de réduction semblables à celles de Kyoto et il a élaboré un nouveau plan de lutte aux changements climatiques plus musclé. Le Manitoba est un leader au pays dans le domaine des thermopompes géothermiques, une technologie qui utilise l’énergie renouvelable du sol pour le chauffage et la climatisation.

 

• L’Ontario a présenté des programmes intéressants dans le domaine des énergies renouvelables, de la conservation de l’énergie et de l’efficacité énergétique. Elle a aussi annoncé son intention d’implanter un système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions pour le secteur industriel. Par contre, la stratégie énergétique de la province demeure fortement axée sur la rénovation des vieilles centrales nucléaires et sur la construction de nouveaux réacteurs, ce qui réduit les ressources disponibles pour le développement des énergies propres.

 

Ces provinces ont fait des pas dans la bonne direction, mais elles doivent renforcer encore leurs politiques :

 

• Le Nouveau-Brunswick s’est engagé à ramener ses émissions à leur niveau de 1990 d’ici 2012. Il a aussi établi des cibles de production d’énergie renouvelable et renforcé le mandat de l’organisme provincial de promotion de l’efficacité énergétique. Par contre, les résultats de ces mesures seront anéantis si la province donne le feu vert à certains projets énergétiques non durables, comme la construction d’une autre grande raffinerie de pétrole ou l’aménagement d’un terminal méthanier.

 

• La Nouvelle-Écosse a aussi des cibles obligatoires de réduction des GES et elle a adopté des politiques en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. La province doit cependant faire mieux pour réduire les émissions de ses centrales au charbon.

 

• L’Île-du-Prince-Édouard avait pour objectif de produire 15 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2010. Elle a atteint cet objectif dès 2007, soit trois ans plus tôt que prévu. Par contre, la province a été peu active dans le dossier des changements climatiques au cours des dernières années et elle n’a toujours pas de plan d’action global.

 

• Terre-Neuve-et-Labrador a mis sur pied différents projets d’énergie renouvelable. Toutefois, elle n’a pas de politiques de réduction pour ses deux principaux secteurs d’émissions : la production d’électricité et l’exploitation du pétrole et du gaz en mer.

 

Ces provinces sont au bas de la liste parce qu’elles n’ont pas de plan ou de mesures dignes de ce nom pour réduire les émissions :

 

• L’Alberta a présenté un nouveau plan – mais il est moins ambitieux et plus vague que celui de 2002. L’Alberta est le plus important émetteur de GES du pays. Son plan prévoit une augmentation des émissions au moins jusqu’en 2020. À cette date, les émissions de la province seront 45 % plus élevées qu’en 1990.

 

• La Saskatchewan a présenté son premier plan en 2007 et il comprenait des cibles ambitieuses de réduction des émissions. Malheureusement, le nouveau gouvernement au pouvoir a éliminé une bonne partie des programmes de lutte aux changements climatiques.

 

 

« Les provinces qui ont des plans solides doivent poursuivre leur mise en oeuvre et investir les ressources nécessaires pour qu’ils se traduisent par des réductions concrètes des émissions », expliquait Ian Bruce, spécialiste des changements climatiques à la Fondation David Suzuki. « Quant à celles qui hésitent encore, elles doivent profiter de l’occasion et emboîter le pas des chefs de file. »

 

La Fondation David Suzuki demande au gouvernement fédéral d’assumer lui aussi ses responsabilités et d’établir des normes pancanadiennes sévères (notamment pour établir une équité entre les provinces). De telles normes sont aussi essentielles pour contrôler les augmentations radicales des émissions de l’Alberta.

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Lutte aux GES: le Québec fait bonne figure

 

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(Photo Reuters)

 

Photo Reuters

 

La Presse Canadienne

 

Ottawa

 

Un nouveau rapport de la Fondation David-Suzuki estime que le plan du gouvernement du Québec pour lutter contre les changements climatiques est le deuxième meilleur au Canada, étant uniquement devancé par celui de la Colombie-Britannique.

 

Le plan québécois est ainsi jugé «très bon» tandis que celui de la Colombie-Britannique serait le «meilleur». Le Manitoba et l'Ontario suivent le Québec avec des plans qualifiés de «bons», tandis que les intentions du Nouveau-Brunswick ne sont que «passables».

 

Le rapport souligne ainsi que le «Québec a un plan de réduction des GES (gaz à effet de serre) solide, et sa cible équivaut presque à celle du Protocole de Kyoto. Le gouvernement a aussi annoncé son intention d'implanter un système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions pour le secteur industriel».

Le Québec a aussi le plus bas taux d'émissions de GES par habitant au Canada.

 

Toutefois, poursuit le rapport, le «Québec continue à promouvoir des grands projets hydroélectriques qui menacent la biodiversité. La province ne prévoit pas réduire sa consommation globale d'énergie, ce qui devrait pourtant constituer une importante priorité pour réduire les émissions de GES».

 

Le Québec demeure malgré tout clairement dans le peloton de tête au pays, dit la Fondation Suzuki. «L'implantation du plan va bon train, le gouvernement a adopté des normes plus sévères pour les véhicules et les bâtiments, et le Québec respecte son engagement envers la croissance rapide du secteur de l'énergie éolienne. De plus, l'annonce récente de la participation du Québec à un système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions pour l'industrie lourde comble la principale lacune du plan de 2006», ajoute le document.

 

L'organisme environnemental recommande maintenant à la province, d'ici 2020, d'établir «une cible ambitieuse et conforme aux prescriptions des scientifiques pour éviter les conséquences dangereuses des changements climatiques, c'est-à-dire une réduction des émissions d'au moins 25 pour cent par rapport à leur niveau de 1990».

 

Le Québec devrait aussi envisager d'annuler ses grands projets non durables dans le secteur de l'énergie, croit la Fondation Suzuki, notamment la construction de nouveaux barrages et d'un port méthanier. La province devrait enfin adopter des lois pour limiter l'étalement urbain et remettre en question les grands projets de construction d'infrastructures routières, conseille l'organisation.

 

La performance des provinces maritimes et du Nunavut est quant à elle jugée «correcte», tandis que les intentions de Terre-Neuve-et-Labrador, du Yukon, de la Saskatchewan, des Territoires du Nord-Ouest et de la Saskatchewan sont qualifiées de «pauvres». L'Alberta aurait quant à elle le pire plan de lutte aux émissions polluantes de toutes les provinces canadiennes.

 

La Fondation Suzuki explique que la majorité des provinces développent leur propre plan environnemental, en l'absence d'un leadership fort au niveau fédéral.

 

Le rapport est publié au moment où les 13 premiers ministres territoriaux et provinciaux du pays sont rassemblés à Québec pour discuter notamment de la lutte aux changements climatiques.

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