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  1. Nouvelle alliance économique Plus d'info Sept provinces canadiennes - le Québec et six autres provinces du Manitoba à l'Atlantique - ont décidé de former une alliance formelle avec six États du Sud-Est américain. Il s'agit de l'Alliance des États du Sud-Est des États-Unis et des provinces du Centre et de l'Est du Canada, un forum économique voué à la promotion du commerce, des exportations et del'investissement entre les partenaires. L'Alliance a été scellée au cours d'une conférence à Montréal, coprésidée par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le gouverneur de la Georgie, Sonny Purdie. Des dirigeants d'entreprises ont aussi participé aux échanges, puisque ce nouveau forum a pour but de développer le commerce et les investissements entre les deux régions. Selon M. Charest, il était temps de renforcer les liens économiques entre ces deux blocs régionaux au moment où le Canada perd des parts de marché au profit de la Chine. Surtout que le Québec a un excédent commercial de 4,4 milliards de dollars avec ces États, et que 13,5 % des exportations du Québec se font dans cette région des États-Unis. Jean Charest et Raymond Bachand « Comme tous les autres pays, on est très préoccupé par l'émergence de la Chine et de l'Inde. [...] L'expérience nous apprend qu'on a tendance à négliger ce qu'on a dans notre propre cour. Et que nous avons encore beaucoup d'opportunités, beaucoup de travail à faire pour relever encore davantage d'occasions d'affaires entre le Canada et les États-Unis », a déclaré M. Charest. Les secteurs économiques du Québec qui devraient profiter le plus de cette nouvelle alliance sont les secteurs forestiers, de l'aérospatial, de la biotechnologie et des énergies alternatives. En Ontario, on mise beaucoup sur l'industrie automobile. La question du passeport était également à l'ordre du jour, et tous ont convenu que les mesures de sécurité ne devaient pas nuire au commerce transfrontalier. La nouvelle alliance devrait être « dirigée » par l'entreprise privée, et les gens d'affaires se réuniront en juin prochain, à Savannah, en Georgie. L'Alliance L'Alliance réunit six États du Sud-Est des États-Unis - Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, Tennessee, Mississippi et Alabama - et sept provinces canadiennes - Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Manitoba,Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.
  2. Les 20 ans du libre-échange 6 octobre 2007 - 08h41 La Presse Claude Picher Grossir caractèreImprimerEnvoyer Cette semaine avait lieu le 20e anniversaire de la signature du traité de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. À l'époque, le débat avait soulevé les passions partout au Canada; les élections générales de 1988 se sont même transformées en véritable campagne référendaire sur le libre-échange. Au fil d'arrivée, le gouvernement de Brian Mulroney, architecte du projet, a été massivement reporté au pouvoir, avec 169 sièges sur 295 à la Chambre des communes. Le triomphe des conservateurs était particulièrement fort au Québec, avec 53% du vote populaire et 63 des 75 sièges. Cette semaine, à Montréal, M. Mulroney a prononcé une conférence pour célébrer ce 20e anniversaire. Il y a de quoi célébrer, en effet. En 1987, le surplus commercial du Canada à l'égard des États-Unis atteignait 17 milliards; l'an dernier, il dépassait les 96 milliards. Même en tenant compte de l'inflation, la progression est spectaculaire. Pendant ces 20 années, l'économie canadienne a créé cinq millions d'emplois, dont une majorité à plein temps. Le taux de chômage, à 5,9%, est à son plus bas niveau depuis 1974. Certes, cette remarquable amélioration du marché du travail n'est pas uniquement attribuable au libre-échange, mais on peut certainement avancer que le libre-échange a contribué à maintenir et à créer des millions d'emplois de ce côté-ci de la frontière. Ceux qui ont vécu ce débat, à l'époque, se souviennent du catalogue d'horreurs véhiculé par les adversaires du libre-échange. En feuilletant les journaux de l'époque, je suis tombé sur quelques perles qui, avec le recul du temps, apparaissent singulièrement idiotes aujourd'hui. Voici donc, selon les prophètes de malheur de 1987, quelques-unes des calamités qui attendaient le Canada avec la signature de l'accord de libre-échange: > Les armes à feu seront en vente libre partout au Canada. La criminalité atteindra des niveaux inégalés dans les villes canadiennes. La violence envers les femmes augmentera. > Les Américains achèteront les hôpitaux canadiens et les exploiteront comme des entreprises privées. Les pauvres n'auront plus les moyens de se faire soigner. Les listes d'attente s'allongeront (cette dernière prévision s'est réalisée, mais on a été capables de faire cela tout seuls). > Le Canada va être obligé de démanteler ses programmes sociaux et ses institutions publiques. Pour le Québec, notamment, cela signifie la désintégration de la Caisse de dépôt et du Fonds de la FTQ. > Les entreprises canadiennes fermeront par centaines. Des millions d'emplois seront perdus. On assistera à un déplacement massif des sièges sociaux vers les États-Unis. > Les droits de scolarité atteindront 20 000$ par année, comme dans les universités américaines. L'éducation supérieure sera réservée aux riches. > C'est Washington qui décidera de la politique monétaire du Canada. Qui disait cela, en 1987? Des lobbies de toutes sortes, bien sûr, mais aussi des politiciens, les néo-démocrates en premier lieu, sans oublier les libéraux, qui promettaient de «jeter le traité à la poubelle», rien de moins. Quatre ans plus tard, lorsqu'ils sont revenus au pouvoir, les libéraux se sont bien gardés de toucher au traité; pour une fois, on peut féliciter des politiciens d'avoir renié une promesse électorale! Et puis des dirigeants syndicaux, des évêques, même des professeurs d'université, de qui on aurait pu espérer un peu plus de clairvoyance. Dans sa conférence, M. Mulroney, qui a fait l'objet de nombreuses attaques personnelles à l'époque, n'a pas raté l'occasion de rappeler à quel point tout ce beau monde s'est trompé. Mais l'ancien premier ministre a aussi mis le doigt sur un autre problème: les entraves au commerce interprovincial. Assez curieusement, le Canada, bien qu'il ait signé un accord de libre-échange avec son voisin du Sud, conserve à l'intérieur de ses propres frontières des entraves protectionnistes. Évidemment, à l'intérieur du pays, aucune province ne peut ériger de barrières tarifaires. En revanche, les provinces peuvent mettre en place une foule d'entraves, et elles ne s'en privent pas: réglementation, notamment dans le secteur des transports, de l'hygiène publique, de la protection du consommateur; mesures vexatoires (formulaires, bureaucratie, permis, délais); politiques d'embauche dans certains secteurs comme la construction ou les soins de santé, politiques d'achat des ministères, agences et sociétés d'État. Certes, en 1994, les 10 provinces ont signé un accord sur le commerce intérieur, mais celui-ci n'a jamais été mis en application. Encore aujourd'hui, en 2007, il est plus facile pour certaines entreprises québécoises d'exporter aux États-Unis plutôt qu'en Ontario, et le contraire est aussi vrai. En avril 2007, deux provinces canadiennes, l'Alberta et la Colombie-Britannique, se sont entendues pour créer leur propre marché commun, le TILMA (Trade, Investment and Labor Mobility Agreement); les deux provinces aboliront toutes leurs entraves et harmoniseront leurs lois et règlements d'ici deux ans. Un enseignant ou une infirmière de Colombie-Britannique pourra librement travailler en Alberta et vice-versa. Les entreprises et les investisseurs seront régis par une réglementation unique, et auront un libre accès aux deux marchés; une entreprise enregistrée en Alberta sera automatiquement considérée comme étant aussi enregistrée en Colombie-Britannique, et vice-versa. C'est clairement la voie de l'avenir.
  3. Frais d'université Diminution des hausses (Archives) Une enquête de Statistique Canada, rendue publique jeudi, révèle qu'en moyenne les frais de scolarité ont augmenté de 2,8 % au premier cycle universitaire, en 2007-2008, pour les étudiants à plein temps. L'an passé, la hausse était de 3,2 %, tandis qu'elle atteignait en moyenne de 4,3 % pour la dernière décennie. Les étudiants de premier cycle ont déboursé en moyenne 4524,00 $ en frais de scolarité en 2007-2008, comparativement à 4400,00 $ l'année précédente Ces frais ont augmenté dans six provinces, y compris au Québec, où ils étaient gelés depuis plus de dix ans. C'est au Nouveau-Brunswick (4,8 %), au Québec (4,8 %) et en Ontario (4,4 %) que les hausses ont été les plus fortes. Les frais de scolarité les plus élevés sont enregistrés en Nouvelle-Écosse, où les étudiants de premier cycle ont payé en moyenne 5878,00 $. Aucune surprise, les étudiants du Québec n'ont payé en moyenne que 2025,00 $, soit moins de la moitié de la moyenne nationale. Frais de scolarité par provinces 2007-2008 Terre-Neuve-et-Labrador 2633,00$ Île-du-Prince-Édouard 4440,00 $ Nouvelle-Écosse 5879,00 $ Nouveau-Brunswick 5733,00 $ Québec 2025,00 $ Ontario 5381,00 $ Manitoba 3384,00 $ Saskatchewan 4774,00 $ Alberta 4964,00 $ Colombie-Britannique 4855,00 $
  4. Les consommateurs canadiens ont acheté 143 300 véhicules neufs au mois d'avril, avec un recul constaté dans les provinces de l'Ouest. Pour en lire plus...
  5. Read more: http://www.montrealgazette.com/business/Whole+Foods+grocery+chain+seeks+locations+Montreal/8423890/story.html#ixzz2UBTI7njo I would so love to see them here. One could only hope, if they do open Loblaws (now being rebranded as Provigo) and Metro will finally serve a better assortment of warm meals.
  6. Publié le 12 janvier 2010 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Péréquation: le portrait a changé Joël-Denis Bellavance La Presse (Ottawa) Longtemps considéré comme la locomotive économique du pays, l'Ontario souffre plus que jamais. À un point tel que la province recevra un paiement de péréquation trois fois plus élevé en 2010-2011, un signe qu'elle a maintenant besoin de l'aide financière des autres régions du pays pour pouvoir se payer des services publics comparables. L'Ontario a empoché des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire en 2009-2010, soit 347 millions de dollars. En 2010-2011, ces paiements auront presque triplé pour atteindre 972 millions de dollars, a appris La Presse lundi. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a confirmé à ses homologues des provinces les sommes qu'Ottawa compte leur verser au cours du prochain exercice financier lors de la conférence des ministres des Finances qui a eu lieu à Whitehorse à la mi-décembre, a indiqué lundi Jack Aubry, porte-parole du ministère des Finances. En tout, les paiements de péréquation atteindront 14,4 milliards de dollars en 2010-2011. Comme c'est le cas depuis plusieurs années, le Québec obtiendra la part du lion de cette somme, soit 8,5 milliards de dollars - environ 200 millions de dollars de plus que lors du dernier exercice financier. Terre-Neuve, qui a longtemps été considérée comme une province pauvre au pays, ne touche plus de paiement de péréquation depuis l'an dernier, en raison de la hausse de ses revenus découlant de l'exploitation des réserves de pétrole du projet Hibernia. En 2007-2009, la province de Danny Williams avait touché 477 millions de dollars. En somme, l'Ontario a dorénavant remplacé Terre-Neuve dans la liste des six provinces les plus pauvres de la fédération canadienne. Les autres provinces qui reçoivent un coup de pouce financier d'Ottawa pour pouvoir s'offrir des services publics comparables à un taux d'imposition comparable aux autres régions sont le Manitoba (1,8 milliard), le Nouveau-Brunswick (1,581 milliard), la Nouvelle-Écosse (1,110 milliard) et l'Île-du-Prince-Édouard (330 millions). La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique font partie du club des provinces plus riches avec Terre-Neuve. La faute au dollar «L'Ontario souffre énormément en ce moment. Et il souffre depuis très longtemps», a affirmé lundi Serge Coulombe, professeur de science économique à l'Université d'Ottawa qui s'est longuement penché sur la situation économique de cette province. Il explique que le boom des ressources naturelles dans l'Ouest a contribué à la hausse de la valeur du dollar canadien, ce qui a nui considérablement au secteur manufacturier qui exporte vers les États-Unis. «L'Ontario a été énormément touché par l'appréciation du dollar canadien. La forte croissance économique que nous avons eue au Canada entre 2002 et 2008 s'est faite au détriment de l'Ontario. Alors, quand la récession est arrivée en 2008, l'Ontario était déjà lourdement touché à cause de la force du dollar», a expliqué M. Coulombe. Il affirme que l'Ontario a perdu quelque 250 000 emplois dans le secteur manufacturier entre 2002 et 2008, soit avant même le début de la récession. Et l'un des secteurs qui ont été durement touchés est celui de l'automobile, concentré en Ontario. Déficit record En octobre, le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, a revu à la hausse le déficit de l'Ontario - un manque à gagner record de 24,7 milliards en 2009-2010. La cause : une chute brutale des revenus provenant des impôts des sociétés, privant le Trésor ontarien de 5,8 milliards de dollars. Huit mois auparavant, M. Duncan avait estimé le déficit à 14 milliards de dollars. «L'Ontario était la province canadienne qui comptait le plus sur le secteur manufacturier. En plus, elle est la province canadienne la plus tournée vers les États-Unis pour ses exportations. L'Ontario n'est donc plus la locomotive du développement économique du pays depuis 2002», a dit M. Coulombe. La crise qui frappe l'Ontario est telle que le gouvernement Harper a décidé de mettre en place l'an dernier une agence de diversification de l'économie du sud de la province. Cette agence, créée à la suite du dernier budget, dispose d'un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir cette région durement frappée par la crise économique. L'économiste en chef de la Banque Toronto Dominion, Don Drummond, avait aussi prédit, dans un rapport publié en 2008, que l'Ontario perdrait sous peu son statut de province toute-puissante du pays. «L'Ontario n'est plus le roi tout puissant de l'économie», avait affirmé M. Drummond dans ce rapport qui avait fait beaucoup de bruit. L'an dernier, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, cachait mal sa gêne en confirmant que sa province recevrait des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire.
  7. Publié le 27 avril 2009 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Budget 2008 de la fête du Canada: 85% au Québec Malorie Beauchemin La Presse (Ottawa) Tant sous les conservateurs que sous les libéraux, le Québec continue d'être inondé d'argent pour célébrer la fête du Canada. L'an dernier, c'est 3,2 millions de dollars qui ont été accordés à la Belle Province par Patrimoine Canada pour financer le comité Le Canada en fête, responsable des festivités, selon des documents obtenus grâce à la loi d'accès à l'information. Or, le budget total du Ministère pour tous les comités des 10 provinces et trois territoires s'élève à 3,77 millions. L'Ontario, en comparaison, a reçu 100 000$ de Patrimoine Canada pour son comité Le Canada en fête, l'Alberta, 50 000$, le Yukon, 20000$ et l'ensemble des régions de l'Atlantique, un total de 196 000$. Le Québec retire donc à lui seul 85% de l'enveloppe, soulevant la grogne, de nouveau, des souverainistes. «C'est 85% qui va au Québec, mais c'est pour 100% de propagande», estime Carole Lavallée, porte-parole du Bloc québécois sur les enjeux touchant le ministère du Patrimoine canadien. «Normalement le Québec a de la difficulté à avoir sa juste part dans les différents programmes, ajoute-t-elle. Encore récemment, on le voit concernant l'harmonisation des taxes, le Québec n'a pas sa part, on réclame des milliards au fédéral. Le seul moment où on a plus que notre part, une part injuste, c'est quand ils veulent fêter le Canada.» À Patrimoine Canada, on explique que le Québec bénéficie de la contribution la plus élevée parce que le comité «organise des activités dans 29 villes importantes d'un bout à l'autre de la province, en plus d'accorder des subventions et des contributions pour des célébrations communautaires», indique le document obtenu par La Presse. D'autres événements Au bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, on rappelle par ailleurs que le comité Le Canada en fête au Québec contribue aussi au financement des célébrations entourant d'autres événements, dont la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin, et la Journée nationale des Autochtones, le 21 juin. «C'est la seule province où ça fonctionne de cette façon», souligne Deirdra McCraken, porte-parole du ministre. Pour le Bloc québécois, l'enjeu revient continuellement, peu importe le gouvernement en place. «Les conservateurs et les libéraux, sur le plan de la propagande fédéraliste, sont pas mal à égalité. Il n'y a pas de différence, soutient Carole Lavallée. Ils essaient de nous faire avaler le drapeau du Canada de force dans la gorge comme on gave des oies. Ils doivent bien s'apercevoir que ça ne fonctionne pas.» Le gouvernement libéral, en 2005, a réduit le budget total des comités des célébrations du Canada de 4,9 à 3,7 millions, et la contribution attribuée au Québec est passée de 4,5 millions à 3,2 millions, «afin que des fonds puissent être répartis à d'autres provinces et territoires», stipule le document. Mais dans les faits, le budget des autres provinces et territoires n'a été augmenté que de quelques milliers de dollars, selon les chiffres de Patrimoine Canada. Le budget pour les fêtes de cet été est actuellement en cours d'approbation, note-t-on au Ministère. Avec la collaboration de William Leclerc
  8. Péréquation - Ottawa versera moins au Québec l'an prochain Le Devoir Alec Castonguay Édition du mardi 04 novembre 2008 L'Ontario entre dans le club des provinces pauvres et recevra une aide de 347 millions. Confronté à des finances publiques qui se dégradent rapidement, le gouvernement Harper a annoncé hier qu'il modifiait la formule de péréquation pour ralentir la croissance des coûts de ce programme destiné aux provinces. Résultat: le Québec est légèrement désavantagé. Par contre, l'Ontario touchera pour la première fois de la péréquation, faisant ainsi son entrée dans le club des provinces pauvres au pays. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, rencontrait ses homologues provinciaux hier à Toronto pour faire le point sur la crise financière et le ralentissement économique. C'est à la toute fin d'une réunion de trois heures qu'il a prévenu les autres ministres que le gouvernement du Canada changeait sa formule de péréquation. Jim Flaherty a non seulement attendu qu'il reste cinq minutes à la réunion avant d'annoncer ses intentions, mais il n'a pas davantage expliqué en quoi consistent les nouveaux paramètres de calcul utilisés par Ottawa. Tout au plus a-t-il dit que les «principes» restent les mêmes. Cette précipitation a semblé surprendre la ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget. «On ne connaît pas la nouvelle formule. On nous a seulement donné un chiffre pour l'année prochaine. Nos fonctionnaires vont travailler pour trouver la formule, question de mieux comprendre», a-t-elle dit. Le ministre ontarien des Finances, Dwight Duncan, ne semblait pas plus heureux du peu d'explications fournies par Ottawa. «Ça ne montre pas une ouverture au dialogue», a-t-il dit. Le programme fédéral de péréquation permet, grâce à une formule complexe, de calculer la richesse de chaque province canadienne (sa capacité fiscale) et de venir en aide à celles qui sont plus pauvres que la moyenne, et ce, afin de réduire les disparités régionales dans les services offerts. Le hic, c'est que la valeur des ressources naturelles est désormais incluse en partie dans le calcul. Avec la flambée des prix du pétrole et du gaz, les écarts entre les provinces riches (Alberta, Saskatchewan) et les moins nanties (Québec et Ontario) se sont creusés, avec pour résultat qu'Ottawa a dû verser des sommes plus importantes pour les combler. Or, Ottawa ne veut plus que la facture de ce programme bondisse de 10 à 15 % par année. Jim Flaherty souhaite que la hausse des paiements aux provinces reflète davantage la croissance réelle de l'économie canadienne. «Les Canadiens vont être d'accord que c'est la chose responsable à faire», a dit Jim Flaherty hier. Surtout, ajoute-t-il, que 70 % de la population canadienne vit maintenant dans une province qui reçoit de la péréquation, étant donné que l'Ontario recevra une part de la cagnotte. «La réalité, c'est que c'est impossible de soutenir une croissance de 15 % par année.» Inévitablement, ce changement fait des gagnants et des perdants. «Je pense que mes collègues ont compris, a dit Jim Flaherty. Mais c'est sûr que les gens en veulent toujours plus, et il faut s'y attendre.» Le Québec perdant Au chapitre des perdants figure le Québec, dont la péréquation représente près de 12 % des revenus annuels. Le changement d'Ottawa privera la province d'environ 50 millions de dollars en 2009-10. Il s'agit d'une baisse par rapport aux projections, mais pas d'une réduction nette, puisque le programme continue à croître. Ainsi, le Québec touchera 8,355 milliards de dollars grâce à la péréquation en 2009-10, comparativement à 8,028 milliards cette année. Une hausse de 327 millions de dollars. La perte de 50 millions n'a d'ailleurs pas semblé offusquer la ministre Monique Jérôme-Forget. «On a toujours fait des évaluations conservatrices sur ce qu'on pensait recevoir», a-t-elle dit. Selon la ministre, qui fera le point sur l'état des finances du Québec aujourd'hui, la modification d'Ottawa est «une approche raisonnable» dans le contexte actuel. «Un gouvernement ne peut pas faire face à des coûts exorbitants en hausse.» Elle dit néanmoins rester vigilante pour les années à venir. Bien conscient que la péréquation a été utilisée pour régler en grande partie le déséquilibre fiscal, Jim Flaherty a promis hier que ce programme continuerait de croître dans les prochaines années, même si le rythme est plus lent. L'Ontario gagnant Le programme de péréquation coûtera 14,2 milliards de dollars au gouvernement fédéral en 2009-10. C'est 600 millions de plus que cette année. Et une bonne partie de cette somme prendra le chemin de l'Ontario, qui touchera des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire. La province recevra 347 millions en 2009-10. Ce changement témoigne avec éloquence du déplacement de la richesse au pays. L'Ontario, responsable de 40 % du PIB canadien, est maintenant une province qui a besoin de l'argent du fédéral pour assurer des services équivalents à sa population, alors que les provinces riches en ressources naturelles, comme l'Alberta, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et Terre-Neuve, ne toucheront pas de péréquation en 2009-10. Le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, semblait presque gêné de cette situation hier. «Je ne pense pas que ça va durer longtemps», a-t-il dit. Depuis la mise en place de ce programme, il y a 51 ans, l'Ontario s'est qualifiée techniquement à cinq reprises pour recevoir de la péréquation, mais n'a jamais touché d'argent. L'Ontario, qui a longtemps été le moteur économique du Canada, est en pleine tourmente, avec un secteur manufacturier en difficulté et un secteur de l'automobile en décroissance. Jim Flaherty, qui a été ministre des Finances de l'Ontario sous le gouvernement de Mike Harris, a dit être «inquiet» pour sa province. «Oui, ça m'inquiète, a-t-il dit. Mais la réalité est que l'Ontario y a droit et que, malheureusement, la province pourrait y avoir droit pour encore un moment. [...] En tant qu'ancien ministre provincial, ça me fait quelque chose de voir ça.» L'Ontario prévoit faire un déficit de 500 millions de dollars pour l'année en cours, qui prendra fin le 31 mars prochain. Le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a dit que c'était un jour heureux pour sa province, qui ne touchera pas de péréquation pour la première fois de son histoire, notamment grâce aux revenus du pétrole et du gaz. Il a dit comprendre le sentiment des Ontariens. «On sympathise. On comprend c'est quoi faire face à une économie en difficulté», a-t-il dit. M. Williams estime que les Terre-Neuviens ont réussi à relancer leur économie et que cela mérite le respect de tous. «Je pense que les blagues de "Newfie", c'est terminé», a-t-il lancé. Excellent commentaire de Jaques Noël sur le site du Devoir : Comment l'Ontario, qui envoie plus de 20 milliards à Ottawa qu'elle n'en reçoit en retour, peut maintenant recevoir de la péréquation, le BS du Canada? C'est que le vrai BS est à Ottawa... Depuis des années, les Feds ont réussi habilement à nous faire accroire qu'on était tellement, mais tellement pauvres au Québec, que les riches Albertains et Ontariens, par pure solidarité canadienne (ils nous aiment tant) nous envoyaient un beau tchèque annuel de 8 milliards pour payer l'épicerie à Monique. Cest l'une des plus grandes légendes urbaines du fédéralisme canadien. D'abord le fric ne vient pas de l'Ontario et de l'Alberta mais bien d'Ottawa. Le 8 milliards fait partie d'une enveloppe de 14 milliards distribuées en péréquation à 6 provinces. Per capita les Québécois sont ceux qui reçoivent le moins(présentement) Ottawa lève 240 milliards en taxes et impots, coast to coast. Mais Ottawa ne redistribue pas tout le magot, loin de là. Ottawa fait disparaitre 50 milliards de dollars. Et c'est là l'attrape, trop longtemps caché. En gros 35 milliards va au paiment de la dette, 10 vont aux surplus (du temps des surplus s'entend) et 5 à l'aide internationale. Il redistribue ensuite les 190 milliards et nous fait accroire que l'on vit le fédéralisme rentable. Le problème évidemment est du coté des souverainistes qui ont été, jusqu'ici, incapables d'expliquer tout ça en langage simple.
  9. En Chine, quatre premiers ministres de provinces canadiennes participent à la première journée d'une mission commerciale. Pour en lire plus...
  10. Dans l'ensemble, six provinces ont indiqué des hausses en juillet, soit le Nouveau-Brunswick, le Québec, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta. Pour en lire plus...
  11. Publié le 30 septembre 2008 à 07h55 | Mis à jour à 07h57 Charest allonge sa liste de demandes Denis Lessard La Presse Le gouvernement Harper doit reculer sur son projet de réforme du Sénat et de refonte de la Chambre des communes qui réduirait encore le poids du Québec au fédéral. Le premier ministre Charest a allongé hier la liste des points de frictions entre son gouvernement et celui de Stephen Harper. Avec une longue liste de revendications à l'intention de tous les chefs de parti, M. Charest n'a pas manqué de cibler trois mesures déjà mises en branle par le gouvernement conservateur, des gestes que ne peut cautionner le Québec. Au surplus, M. Charest prévient à l'avance Stephen Harper que son idée de durcir les peines pour les jeunes criminels ne trouvera pas d'appui au gouvernement du Québec. Le Québec «considère que l'intervention auprès de ces clientèles doit viser la réadaptation plutôt que la répression», indique-t-on dans les notes fournies hier par le cabinet de M. Charest pour donner le contexte de chacune des 13 revendications du Québec. On prévient aussi Ottawa: «Si vous modifiez la loi sur la justice pénale pour les adolescents, que celle-ci comprenne des dispositions permettant un traitement asymétrique qui permettrait de tenir compte de la spécificité de l'approche québécoise». Selon Jean Charest, d'autres propositions du gouvernement Harper, «doivent être revues». L'idée, par exemple, de redistribuer les sièges des Communes entre les provinces pour tenir compte davantage des mouvements démographiques. Cette nouvelle donne «diminuerait l'influence du Québec». Comme le projet d'un Sénat «égal», où toutes les provinces auraient le même nombre de sièges, le gouvernement fédéral et M. Harper «doivent absolument revoir ce qu'ils ont déjà proposé». Comme l'avait fait Monique Jérôme-Forget, M. Charest a rappelé que le Québec réprouvait l'intention fédérale d'instituer une Commission canadienne des valeurs mobilières. Québec demande «un engagement de votre part de respecter intégralement la compétence exclusive des provinces en (cette) matière». Autre doigt pointé vers le gouvernement conservateur: Québec préconise que l'année de référence pour la diminution des gaz à effet de serre soit 1990, comme prévu au protocole de Kyoto, et non 2006 comme le propose le gouvernement Harper. M. Charest veut aussi le «renforcement» du contrôle des armes à feu, et un engagement d'Ottawa à «maintenir le registre» que le gouvernement Harper a aboli. Finalement, les coupes conservatrices dans les transferts aux artistes et le développement régional «doivent être également révisées pour qu'on rétablisse le financement», a dit M. Charest. Ce dernier se défend bien de s'en prendre surtout au gouvernement Harper. «On vise tous les partis politiques, je m'exprime au nom de tous les Québécois. Il est sain que tous les partis politiques puissent s'exprimer sur ces enjeux», insiste-t-il. Et M. Charest d'expliquer qu'avec cette prise de position, le nouveau gouvernement à Ottawa, quel qu'il soit, connaîtra ainsi la position du Québec et «agira en conséquence». «Je ne cherche pas à diriger le vote», précise-t-il. M. Charest s'attend «à ce qu'il y ait des réponses» de la part des partis fédéraux, des positions qui seront affichées sur l'internet. En réplique, la chef péquiste Pauline Marois a soutenu que le premier ministre «avait fait une démonstration éloquente de l'échec du fédéralisme». Le nombre de doléances, près d'une quinzaine, en dit long, selon elle sur les retombées du «fédéralisme d'ouverture» préconisé par le gouvernement libéral. Plus tôt M. Charest avait ciblé ses adversaires adéquiste et péquiste Mario Dumont et Pauline Marois qui proposent une réouverture du dossier constitutionnel au moment où l'économie devrait mobiliser tous les efforts des élus. Dans sa lettre aux chefs fédéraux, M. Charest souligne que la reconnaissance de la «nation» québécoise «devra, le temps venu, trouver son expression dans la Constitution canadienne». Le gouvernement du Québec «est fédéraliste» et estime qu'une approche «axée sur des ententes administratives nous permettent d'obtenir des résultats tangibles pour nos citoyens, (plutôt) que la confrontation stérile». Dans la liste des revendications du Québec on retrouve plusieurs demandes traditionnelles. Ainsi, l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser, un engagement qu'avait pourtant pris Stephen Harper, à Québec en 2005, a rappelé M. Charest. Le Québec veut que les partis fédéraux s'engagent à négocier le processus de nomination des juges à la Cour suprême. On veut que le Québec ait «un rôle déterminant dans la nomination des juges québécois». On réclame aussi que le fédéral s'engage à conclure un accord avec le Québec pour l'exploration minière et gazière dans le golfe Saint-Laurent, une demande mainte fois répétée par Mme Marois.
  12. Selon l'Institut Fraser, nombre de provinces canadiennes dépenseront dans moins de 30 ans plus de 50% de leurs recettes fiscales pour la santé. Pour en lire plus...
  13. http://montreal.ctv.ca/servlet/an/local/CTVNews/20100505/mtl_building_100505/20100505/?hub=MontrealHome Surprise surprise.
  14. A new era of prosperity RICHARD FOOT, Canwest News Service Published: 8 hours ago Boom times for have-not provinces are redrawing Canada's economic and political map. The remarkable growth is resource-driven: potash and uranium in Saskatchewan, offshore oil in Newfoundland and Labrador To find the front lines of the global commodities boom, drive an hour east from Saskatoon on the Yellowhead Highway to Lanigan, Sask., home of the world's largest potash mine. Two huge, dome-covered warehouses, each about the size of a football field, stand on the mine site, eerily empty except for a few dusty sweepings of potash on the floors. "A decade ago there would have been a mountain of potash in here," said Will Brandsema, general manager of AMEC, whose engineering firm recently completed a $400-million expansion of the mine for the Potash Corp. of Saskatchewan. Potash Corp.'s Lanigan mine in Saskatchewan. The price of the mineral has soared to nearly $1,000 a tonne from about $100.View Larger Image View Today, worldwide demand for the pinkish, chalk-like mineral is so great, Potash Corp. can't keep its warehouses full. In the past four years, the price of potash - the basic ingredient of fertilizer - has soared to nearly $1,000 per tonne from about $100, largely because of rising populations in China and India and their sudden appetite for high-value, fertilizer-grown food. Thanks to a quirk of geologic good fortune, Saskatchewan is filled with potash and now produces more than a quarter of the world's supply. What was for years an unremarkable export has suddenly become one of the most treasured commodities on Earth - pink gold, you might call it - which, alongside surging sales of oil, uranium and even grain, is suddenly making Saskatchewan the economic envy of the nation. About 3,000 kilometres away, another once-poor province accustomed to life on the economic fringes is also reaping a windfall from its natural resources. Skyrocketing oil prices are fuelling an extraordinary economic turnaround in Newfoundland and Labrador, where a fourth offshore oil project will soon be in development. Petrodollars are transforming St. John's from a down-at-the-heels provincial capital into a bustling energy city brimming with stylish restaurants, affluent condo developments and a sense of euphoria not seen there since cod were first discovered on the Grand Banks. "The Newfoundland and Saskatchewan economies have gone from stagnant to stellar," Statistics Canada declared in its May Economic Observer. "These two provinces have moved beyond old stereotypes and stepped into a new era of prosperity." Both provinces led the country last year in growth of exports, in the rate of housing starts and in growth of gross domestic product - the only provinces, along with Alberta, whose per capita GDP was above the national average. In June, a report by the TD Bank Financial Group called Saskatchewan "Canada's commodity superstar" and said if the province were a country, it would rank fifth in the world among member nations of the Organization for Economic Co-operation and Development, in terms of per capita GDP. It would trail only Luxembourg, Norway, the United States and Ireland. (Alberta would come second if ranked on the same list.) John Crosbie, who announced the cod fishery's shutdown as federal fisheries minister and is now the province's lieutenant-governor, expressed the mood of many Newfoundlanders while reading his government's throne speech in March: "Ours is not the province it was two decades ago," Crosbie said. "We are - for the first time in our history - poised to come off equalization very soon. This is a stunning achievement that will reinforce the bold new attitude of self-confidence that has taken hold among Newfoundlanders and Labradorians." What do such economic shifts mean for the country as a whole, and how will the rise of two weaker provinces, coupled with the manufacturing malaise in Ontario, affect the workings of confederation? First, many economists say it's a mistake to underestimate the resilience and strength of the huge Ontario economy. They also say the surging energy economies of Alberta, Saskatchewan and Newfoundland face their own challenges, including cyclical commodity prices, the social costs of rapid development and severe labour shortages. Canada is already facing a labour crunch that's only going to worsen with time. In six years, said economist Brian Lee Crowley, president of the Atlantic Institute for Market Studies, there will be more people leaving the country's labour force than entering it. The new demand for workers in Saskatchewan and Newfoundland, especially in construction and engineering, can only exacerbate the problem. In 2006, for the first time in 23 years, Saskatchewan stopped losing people, on a net basis, to other provinces, thanks to the thousands of workers streaming home from Alberta to new jobs in Regina, Saskatoon, Moose Jaw and elsewhere. As job opportunities also grow in Newfoundland, and competition for skilled workers intensifies, the availability of labour will decline and the cost of it will increase, putting further pressures on the dollar and on manufacturers. The rampant growth of Canada's resource-rich economies is also expected to force changes to the federal equalization program. In April, the TD Bank forecast that Ontario, a longtime contributor to equalization, could become a recipient as early as 2010 - not because Ontario's economy is falling apart, but because it is slipping relative to the extraordinary growth of commodity-producing provinces. As the resource boom pushes the average level of provincial revenues higher, provinces like Ontario will fall below that average, and the cost of funding equalization will increase. Yet the federal government won't be able to afford the program, because Ottawa has no access to the commodity revenues that are driving up its cost; natural resource royalties flow only to the provinces. "The amount of money required for that program is going to get bigger and bigger," said Wade Locke, an economist at Memorial University in St. John's. As for Newfoundland and Labrador, over the past decade its per capita GDP has risen to $10,000 above the national average from $10,000 below - the fastest 10-year turnaround of any province in Canadian Newfoundland and Saskatchewan both reaped a bonanza last year from commodity royalties. Newfoundland posted a record $1.4-billion budget surplus; Saskatchewan announced a $641-million surplus plus a $1-billion infrastructure spending spree. While those two provinces enjoy their economic rebirth, recession stalks other regions of Canada, in particular the industrial heartland of Ontario. There, many manufacturers are struggling with high energy costs and a strong dollar, and the North American automakers - once Canada's economic engine - are shedding jobs and shutting factories. John Pollock, chairman of Electrohome Ltd. in Kitchener, Ont. - he is winding up the affairs of a once-proud consumer electronics maker forced to the sidelines by overseas competition - predicts Ontario is entering a period of perhaps a decade or more in which it will no longer drive the country's economy. "There's going to be a period of transition that's going to be tough," he said. "Ontario has supported the rest of the country - provinces like Saskatchewan and Newfoundland - for years. Maybe it's time for a shift." Global financier George Soros recently described Canada's economy as a split personality - half beleaguered by a sluggish manufacturing sector, and half enjoying the wonders of the worldwide resource boom. Never before have the fault lines between Central Canada's energy-dependent provinces and the far-flung energy-rich ones been so stark, says Brett Gartner, an economist with the Canada West Foundation, a Calgary think-tank. "Of course, Ontario's not about to fade away. It still accounts for more than 40 per cent of the national economy," Gartner said. "But let's not discount what's happening in the regions. It's quite astounding." In Saskatchewan, for example, Potash Corp., buoyed by a share price that has made it one of the leading companies on the Toronto Stock Exchange, is spending $3.2 billion to construct new mines and expand existing ones. Much of that work has gone to AMEC, an international engineering firm that recently refurbished a second mill at the Lanigan mine after the facility was closed in the 1980s because of lack of demand. Will Brandsema, who runs AMEC's Saskatoon office, says he can't hire engineers fast enough to fill the jobs created by mine expansions in the potash and uranium industries. Eight years ago, AMEC employed 64 people in Saskatoon; today that number is 325. "You talk about have-not provinces," he said. "Ten years ago, I spent most of my time in the office looking for business. Now I spend most of my time with human resources, looking for people to hire. "It's just amazing the growth here, and not only in potash. Thirty per cent of the world's uranium comes out of this province. And we have other commodities - oil, gas, coal and the whole agricultural side. All of these are going to grow." Saskatchewan left the ranks of equalization-receiving provinces in 2007. Newfoundland and Labrador is expected to become a "have" province this year or next, a startling change considering that the cod fishery - once the foundation of the province's economy - has not substantially reopened since its devastating closure by Ottawa in 1992. "It's currently $13 billion. It's going to be $30 billion in 10 years. The federal government doesn't have the financial wherewithal to fund that program." Yet abolishing or changing equalization, a program required by the constitution, presents huge political problems, particularly in Quebec, which receives the largest equalization payment, although the lowest per capita amount. "You're going to see some serious restructuring of equalization, but not before the next election," Locke said. "The Harper government is not going to do it." Changes to equalization, not to mention a realignment of "have" and "have-not" provinces, could also prompt a new wave of regional beefs and resentments - the bane of confederation. Ontario Premier Dalton McGuinty is already complaining about how much his province's taxpayers contribute to national transfer programs, a system Ontario governments once supported in better economic times. Oil itself could become a flashpoint that divides the country. Public demands in Quebec, Ontario or British Columbia for a national carbon tax would now raise the ire of more than just one oil-producing province. In the meantime, Saskatchewan and Newfoundland, which typically wield little weight in national discussions, could use their new economic clout to campaign for a truly effective Senate, with real power to represent regional interests. "There is some realignment of economic power occurring that will influence the national political debate," said former Newfoundland premier Brian Peckford, who now works as a business consultant in British Columbia. "Premiers' meetings, for example, won't be dominated by only a few big provinces. Smaller provinces like Saskatchewan and Newfoundland won't have to shout and demand to be heard. We'll get noticed simply by being there." Still, Peckford - who grew up in a province so poor that he remembers, as a boy, studying his schoolbooks by kerosene lamp - warns Newfoundlanders not to let their budding affluence go to their heads. "I would caution them that as they grow financially, they must also grow emotionally and socially," he said. "The last thing Newfoundland and Labrador should do is get arrogant about this, because one never knows how long it will last. "A lot of Canadians helped us after we joined confederation, so it's our turn now to contribute back." Rags to resources: First of a series Boom times for the "have-nots" are redrawing Canada's economic and political map. Next: Day 2: Flush with commodities cash, Saskatchewan revels in its rebirth. Day 3: From misfit to petro-darling: Newfoundland's remarkable transformation. Day 4: Hard times in the industrial heartland: Ontario's painful transition. Day 5: The ''curse'' of resources: Post-fortune perils. Day 6: Finding new fortunes: Quebec's industrial heartland moves on. http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=6fd0d4f0-4e9c-462d-af41-4ae1b93545a0&p=3
  15. Provinces to clear way for workers MARIANNE WHITE, Canwest News Service Published: 7 hours ago Canada's premiers and territorial leaders reached a deal yesterday to remove labour mobility barriers across Canada beginning next year. The agreement, inked at the Council of the Federation meeting in Quebec City, will make it easier for workers trained in one province to do their job in another province. "We believe working people and their families want to have a situation where they do not have to go through 13 separate accreditation processes, but rather one accreditation process," Manitoba Premier Gary Doer said at a news conference. "We believe that a nurse is a nurse, a teacher is a teacher, a welder is a welder," he added. Quebec Premier Jean Charest said it is important for professional qualifications to be recognized across the country as provinces face worker shortages. "There are serious mobility constraints in about 25 per cent of jobs in Canada, so our task is to smooth away those last difficulties to create the most stimulating market," said Charest, who hosted the meeting. The provinces expect full labour mobility to be effective on April 1, 2009, but will still have to work out how to harmonize professional credentials among provinces at a future meeting. And certain professions will be exempted. Provincial labour ministers are to meet at a later date to develop a list of the exempted professions. It could, for example, include pharmacists, who are allowed to write prescriptions in Alberta but not in other provinces. "We're very pleased with the significant progress we made this morning on labour mobility," said Alberta Premier Ed Stelmach. "This is a bold step forward." Ontario Premier Dalton McGuinty said the agreement makes the country more competitive. "I'm not worried about Alberta and B.C., I'm worried about China, India, the U.S. and Europe," he said. "Also, I've got 100,000 jobs in Ontario that I can't fill." The premiers and territorial leaders also expressed worries about the future of the North American Free Trade Agreement (NAFTA). "We feel it's very important as provinces and territories to do our share to nurture this relationship (NAFTA) and defend what is the most important trade relationship in the world," Charest said on behalf of his counterparts. "There is a shared concern about the future of NAFTA, and we feel the federal government needs to be very vigilant in defending NAFTA and making it very clear that if Americans choose to question this trade agreement, everything will be on the table." Democratic presidential hopeful Barack Obama has said he might want to renegotiate NAFTA if he is elected Also yesterday, the premiers approved a new mechanism to resolve internal trade disputes that will include an enforcement tool. The old dispute system is based on consensus and contains no binding settlement mechanism or penalties. "The former mechanism was weak, anemic and without effects," Charest said. The new formula also provides for penalties of up to $5 million for failure to comply with the terms of the agreement. The dispute mechanism will be implemented as of Jan. 1.
  16. Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick et du Québec, réunis à Caraquet, signent plusieurs ententes commerciales afin d'améliorer la coopération entre ces deux provinces. Pour en lire plus...
  17. Les provinces inégales face à la crise Dominique Lemoine, Lesaffaires.com 09:43 La croissance au Québec sera soutenue par des «perspectives prometteuses» de l’industrie aérospatiale. Toutes les provinces ne souffriront pas autant des turbulences de l’économie mondiale, prévoit le Conference Board du Canada dans sa note de conjoncture provinciale automnale 2008. L’organisme prévoit pour le Québec des croissances du PIB réel de 0,9% en 2008 et de 1,5% en 2009. Cette croissance sera soutenue par des «perspectives prometteuses» de l’industrie aérospatiale, qui devrait contribuer au redressement des exportations en 2009. Le Conference Board précise que les résultats du Québec seront globalement comparables à ceux de l’économie canadienne. Du côté de l’Ontario, le Board soutient que la crise financière mondiale amènera la province au bord de la récession, à tout juste 0,2% de croissance en 2008 et 0,8% en 2009. L’Ontario affichera en 2009 son premier déficit commercial en presque trente ans, alors que les consommateurs se serreront la ceinture et affaibliront la croissance économique. La Saskatchewan devrait de son côté connaître des croissances du PIB réel de 5,2% en 2008 et de 3,6% en 2009. «L’éventail diversifié des ressources naturelles et des produits agricoles de la Saskatchewan continuera de lui assurer une croissance solide des exportations», malgré le fléchissement des prix des produits de base. La diversification permettra aussi à l’économie du Manitoba d’échapper à la tempête. Sa croissance devrait être de 2,7% en 2008 et de 2,4% en 2009, stimulée par les secteurs agricole, de la construction et manufacturier. L’Alberta devrait quant à elle connaître une croissance de 1,2% en 2008 et de 2,6% en 2009. En 2009, la croissance de la Colombie-Britannique devrait être de 1,8%, celle de la Nouvelle-Écosse de 1%, celle du Nouveau-Brunswick de 0,8%, celle de l'île-du-Prince-Edouard de 1,3% et celle de Terre-Neuve-et-Labrador de moins de 1,5%.
  18. La pénurie de personnel en santé va s'aggraver Robert Dutrisac Édition du samedi 19 et du dimanche 20 juillet 2008 Québec -- L'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre, que vient de conclure le Conseil de la fédération, aggravera grandement les pénuries de personnel dans les réseaux de santé des provinces les moins bien nanties, dont le Québec, préviennent les fédérations d'infirmières. [an error occurred while processing this directive] En marge d'un colloque sur la privatisation et la viabilité des réseaux de la santé, les représentantes de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et infirmiers (FCSII) et de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ne se sont aucunement réjouies de cette reconnaissance des compétences d'une province à l'autre, une entente qui doit entrer en vigueur le 1er avril 2009. «Les premiers ministres sont totalement déconnectés», a lancé la présidente de la FCSII, Linda Silas. La présidente de la FIQ, Lina Bonamie, craint que la pleine mobilité des infirmières, qui pourront sans entraves travailler dans n'importe quelle province, ait pour conséquence de «déshabiller Pierre pour habiller Paul». Toutes les provinces sont aux prises avec des pénuries d'infirmières; pour l'ensemble du Canada, il manque 20 000 infirmières, soit un peu moins de 10 % des effectifs totaux. Au Québec, il en manque 1500 sur un total de 70 000 infirmières. En raison des départs à la retraite, cette situation empirera au cours des prochaines années. Or les provinces les moins bien nanties perdent déjà des infirmières qui s'en vont travailler dans des provinces qui sont en mesure de mieux les payer. «Le Québec est la province où les infirmières sont les moins bien payées», a rappelé Mme Bonamie. Il existe déjà un mouvement d'exode des infirmières des provinces de l'Est du Canada, dont le Québec, vers les provinces plus à l'ouest, soit l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique. L'écart de salaire entre une infirmière québécoise et une infirmière ontarienne peut atteindre 10 000 $ et même 12 000 $, a soutenu Mme Bonamie. En Alberta, une infirmière peut obtenir de 15 000 $ à 20 000 $ de plus qu'au Québec. À l'heure actuelle, la région de Gatineau est aux prises avec des pénuries de personnel dans le réseau de la santé plus importantes encore que dans les autres régions du Québec. Beaucoup de finissantes en soins infirmiers de la région passent l'examen de l'Ontario, réputé plus facile que celui du Québec, a souligné Mme Bonamie. «L'Alberta, ça va devenir un très grand concurrent pour le Québec», a prédit la chef syndicale. Les provinces ont mis sur pied des programmes pour tenter de retenir leurs infirmières. Le Québec ne fait pas exception: pas plus tard qu'en juin dernier, l'ex-ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, annonçait un débours de 80 millions pour améliorer les conditions de travail des infirmières. Un statut particulier, assorti de primes, avait aussi été accordé à la région de l'Outaouais. Avec cette nouvelle mobilité, «les sommes qu'on investit pour la rétention du personnel au Québec, c'est un coup d'épée dans l'eau», estime Mme Bonamie. Le premier ministre Jean Charest s'est étonné, hier, de la position des infirmières. À ses yeux, elles devraient voir dans la mobilité promise un moyen d'améliorer leurs conditions de travail. «Ça crée un environnement où il y aura un incitatif pour les gouvernements à créer les meilleures conditions de travail possibles pour ceux qui sont dans le réseau de la santé», a-t-il fait valoir. Des provinces divisées Au terme de la réunion annuelle du Conseil de la fédération, les provinces sont apparues aussi divisées au sujet des changements climatiques qu'avant la rencontre. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Rodney MacDonald, a d'entrée de jeu voulu exprimer son désaccord relativement au système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (GES), tel que préconisé par quatre provinces, soit la Colombie-Britannique, le Manitoba, l'Ontario et le Québec. Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, est allé dans le même sens que son homologue de la Nouvelle-Écosse, en vantant les efforts que fait sa province en matière de technologie, notamment le captage des GES dans le bouclier canadien et la combustion du charbon dite propre, un objectif technique qui est cependant loin d'être réalisé. Ed Stelmach, le premier ministre de l'Alberta, la province des sables bitumineux qui projette d'augmenter ses émissions de GES de 45 % d'ici 2020, avait pris la poudre d'escampette et a manqué la conférence de presse de clôture. De son côté, l'Ontario a profité de l'occasion pour annoncer qu'il avait joint la Western Climate Initiative (WCI). Cet organisme, qui a été fondé en 2007 par cinq États américains -- l'Arizona, la Californie, le Nouveau-Mexique, l'Oregon et l'État de Washington --, se propose de concevoir un marché du carbone dans le but de réduire les émissions de GES. Depuis, le Montana et l'Utah ont joint la WCI, ainsi que trois provinces canadiennes, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Québec. Jean Charest s'est réjoui que l'Ontario joigne la WCI. Il a fait le rapprochement entre l'enjeu des changements climatiques et celui des pluies acides, réglé par un sommet qui avait réuni Ronald Reagan et Brian Mulroney en 1985. Les États-Unis avaient commencé par nier les évidences scientifiques pour ensuite les admettre et accepter des mesures pour réduire les émissions polluantes. «On est en train de rejouer exactement le même film avec les États-Unis», estime M. Charest. Dans le résumé que Jean Charest, à titre de président du Conseil de la fédération cette année, a fait des discussions qu'ont eues les premiers ministres, figurait une demande pressante pour que le gouvernement fédéral renouvelle son programme de logement social. Il a aussi exigé qu'Ottawa se montre très vigilant à l'endroit de l'ALENA, que les Américains pourraient remettre en question si un président démocrate était élu. En matinée, les premiers ministres ont rencontré le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui les a rassurés sur l'état de l'économie canadienne dont la performance est bien meilleure que celle de l'économie américaine, a noté M. Charest. La prochaine réunion annuelle du Conseil de la fédération aura lieu au début d'août 2009 à Regina, en Saskatchewan, alors que le premier ministre de cette province assumera la présidence de l'organisme. http://www.ledevoir.com/2008/07/19/198444.html
  19. Quebec already has power to be an international player: Charest KEVIN DOUGHERTY, The Gazette Published: 9 hours ago Canadian federalism already allows Quebec to negotiate international agreements on its own, Premier Jean Charest said yesterday, commenting on a federal minister's declaration that Ottawa would give provinces more power to act on the international stage. Charest said Quebec needs to play an active international role to thrive in the global economy. "I see it as an occasion for the emancipation of Quebec," he said of the province's international relations. Charest called Transport Minister Lawrence Cannon's declaration, on the eve of a federal Conservative caucus meeting in Quebec this week, "a positive signal." But as things stand, Charest added, Quebec has more powers to make international agreements on its own than France has as a member of the European Union. Quebec's position is that "what is in Quebec's jurisdiction at home is in Quebec's jurisdiction everywhere," he said. The Canadian constitution gives Quebec jurisdiction over education, health, language and culture. The proposed agreement between France and Quebec on mutual recognition of professional qualifications is within Quebec's powers. "We have the powers to do that," he said. "In fact, when I proposed the project to President Sarkozy, I think it was about a year ago when I did it, I didn't call Ottawa to ask them permission to do it. "I proposed it. We did it and we started negotiating." Some consider Cannon's statement a betrayal of a more centralized vision of Canadian federalism. "There will always be these people in English Canada and elsewhere, even in Quebec, who fear the future of the federation if we ever question their way of exercising federalism," Charest said. "The Canadian federal system is a very decentralized system, by choice," he said. "It is not an accident of history that we have a decentralized federal system. It is one of the conditions that permitted the creation of the country."
  20. A new vision for the country? Harper's federation of fiefdoms will drive Canadian traditionalists nuts LAWRENCE MARTIN From Thursday's Globe and Mail July 31, 2008 at 9:21 AM EDT Prime Minister Stephen Harper has been knocked for not giving the country a sense of direction, for visionlessly plotting and plodding, politics being his only purpose. Not true. Something has been taking shape - and it just took further form with pledges from Transport Minister Lawrence Cannon on the dispersal of federal powers. Yes, Matilda, the Conservatives have a vision. A federation of fiefdoms. Stephen Harper - headwaiter to the provinces. The firewall guy has curbed the federal spending power, he's corrected the so-called fiscal imbalance in favour of the provinces, he's doled out new powers to Quebec and now, if we are to believe Mr. Cannon, more autonomy is on the way for one and all. Mr. Harper has always favoured a crisp reading of the Constitution. He has always been - and now it really shows - a philosophical devolutionist. His nation-of-duchies approach will drive Canadian traditionalists bananas. They will see it not as nation building, but nation scattering. They will roll out that old bromide about the country being more than the sum of its parts. They will growl that we are already more decentralized than the Keystone Kops and any other federation out there save Switzerland, and that only rigorous paternal oversight can hold us together. But do these long-held harmonies still hold? Or are they outmoded, in need of overhaul? Has the country not moved beyond its vulnerable adolescent era to the point where now, like a normal family, it can entrust its members with more responsibilities? After 141 years, is there not a new sense of trust and maturity in the land? Identity? History is identity. If you don't know who you are at 141, if you still think some provinces have stars and stripes in their eyes, the shrink is in the waiting room. Now even Liberals don't think the new Canada is as dependent on the centre as the old. The old parts were fragile, in need of nurturing, in need of national and protectionist policies. But now there is more wealth and more equality, a levelling of the braying fields. Little guys like Newfoundland and Saskatchewan, with their newfound riches, are no longer little guys. They are not as beholden and their new level of maturity requires new thinking in Ottawa. Treat them like teenagers and they'll be more inclined to rebel. Give them space and they'll be more inclined to be part of the whole. Not to say that a balkanization of the federation is in order. Not to say that you want a host of provinces running off and negotiating treaties with other countries or that you want better north-south transportation systems than east-west or that national programs are not worthwhile. But a recognition of modern realities is in order. When we get more meat on the bones of Mr. Harper's plans, we'll know how they stack up. There's plenty of room for cynicism. It's well known that the PM will do anything to woo Quebec politically. Letting the province negotiate a unilateral labour-mobility agreement with France can be seen as some rather timely toadying. Shouldn't he be doing more for labour mobility between Ontario and Quebec? Extending his autonomy push to other regions smacks of smart politics as well. Headwaiter to the provinces? How about head cashier at the polling booths. Westerners will lovingly see it as a kick at the Toronto-Ottawa dictatorship. It's gravy for la belle province and down East, loud guys like Danny Williams won't be complaining. The PM needed something to take the focus away from Stéphane Dion's attention-grabbing Green Shift. This raw-boned conservative stuff might do the trick. Joe Clark was the original headwaiter to the provinces. Pierre Trudeau mocked him mercilessly. But of course it was Mr. Trudeau's great centralist grab, the national energy program, that backfired. Brian Mulroney undid some of Mr. Trudeau's work and tried to go further with his province-friendly constitutional accords. Under Jean Chrétien, the Grits got in the act, forsaking economic nationalism. Mr. Harper is following and hastening the trend line. We needed - thank you, England - grandparents. We needed - thank you, John A. - a national policy. We needed measures to keep us independent of the United States and our social security systems and national institutions. Thank you, other leaders. All part of growing up. But now? Noteworthy is that while in more recent times we have seen a trend away from centralized powers, unity is now well intact. Many would argue the country is more unified today than at any time since 1967. The big centre is still needed. It's still needed for infrastructure, uniform social programs, defence and multifarious other initiatives. But, with the old family having a better sense of its bearings, it isn't needed the way it was before.
  21. Mobilité: Québec peut négocier avec Paris Presse Canadienne, 07:16 Le premier ministre Jean Charest a souvent évoqué l'idée d'une telle entente avec la France. Le lieutenant québécois de Stephen Harper, Lawrence Cannon, a affirmé hier que le gouvernement fédéral était prêt à laisser la Belle Province négocier indépendamment une entente de mobilité de la main d'oeuvre avec la France. Dans la région de Québec en vue d'une réunion des députés et sénateurs conservateurs, M. Cannon a ajouté que toutes les provinces canadiennes pourraient bénéficier de la même autonomie sur des questions économiques qui leur sont particulières. Le ministre des Transports a souligné que son gouvernement est ainsi disposé à changer sa manière de transiger avec les provinces en adoptant des approches répondant à leurs besoins spécifiques. Selon Lawrence Cannon, le fait qu'une crise manufacturière a frappé le Québec et l'Ontario pendant que l'Alberta souffrait
  22. Kids will walk without Quebec turnabout KONRAD YAKABUSKI Globe and Mail March 20, 2008 at 6:00 AM EDT Jacques Ménard has got a batting average that has earned him a reputation as the Alex Rodriguez of Quebec investment banking. As Bank of Montreal's Quebec president and chief rainmaker at BMO Nesbitt Burns, Mr. Ménard has been handed some of the toughest M&A mandates Canadian business has ever seen. Yet, like Yankees sensation A-Rod, Mr. Ménard has knocked more than his fair share out of the park. TSX Group's recent $1.3-billion deal to buy an initially hostile Montreal Exchange probably wouldn't have happened – or at least not as quickly – without him. Power Financial's $4-billion (U.S.) purchase, through its Great-West Lifeco unit, of Putnam Investments bore his fingerprints, too. If baseball metaphors come to mind, it's probably because Mr. Ménard saved the sputtering Montreal Expos – twice. In 1991, he put together a group of Quebec Inc. bigwigs to buy the team from Charles Bronfman. And as Expos chairman in 1999, Mr. Ménard negotiated the financially strapped team's sale to Jeffrey Loria, once again preserving major league baseball in Montreal. Even the best strike out now and then, though. Mr. Ménard, now 62, couldn't stop the Expos from ultimately leaving in 2004. And BMO's Quebec team couldn't work miracles for Alcoa in its doomed attempt to buy Alcan last year. Mr. Ménard can accept the occasional walk. It's getting pulled from the batting line-up that really gets his goat. That is essentially what happened when Quebec Premier Jean Charest summarily shelved the 2005 report on the province's cash-sucking health care system that was tabled by a task force led by Mr. Ménard. The latter watched with similar frustration last month as Mr. Charest did the same thing with the recommendations – including higher consumption taxes and user fees – of yet another government-commissioned task force to plug the province's health care black hole. Health care expenses account for 44 per cent of Quebec's program spending. They're headed toward almost 70 per cent by But with the highest debt per capita, highest taxes, shortest workweek, most generous social safety net, lowest productivity growth and most rapidly aging population in Canada, Quebec is already struggling to stay afloat. What kind of future does that suggest for the young Quebeckers who will be left to pick up the tab for the hip replacements and Cialis their baby boomer grandparents seem to consider a God-given right? Hence, Mr. Ménard's cri du coeur in the form of a book, out this week, titled Si on s'y mettait (rough translation: If We Got Busy With It). Part reality check, part road map to growth, Mr. Ménard's essay is aimed primarily at the generation between 18 and 35. They vote far less than their elders, seemingly resigned to watching the politicians of their parents' generation mortgage their future. Few Quebec business leaders these days are willing to go public with their disillusionment with Mr. Charest's failure to tackle such problems. Not Mr. Ménard. “It's astounding the extent to which Quebec's poverty jumps out at you when you come back from a trip abroad,” Mr. Ménard writes, comparing Quebec to a “developing country whose roads have been literally abandoned for generations.” Mr. Ménard dismisses the so-called “Quebec model” of extensive social programs as “a Cadillac with a Lada motor.” The debate over the sustainability of Quebec's public services, given the province's relative demographic and economic decline, has been turning in circles for years. In that respect, the most useful contribution of Mr. Ménard's book probably comes from polling data on young Quebeckers and Canadians the author commissioned himself. It's long been thought that the language barrier and Quebeckers' attachment to their distinct culture is a natural barrier against their mobility. Indeed, governments seem to take for granted that francophone Quebeckers will never leave home. Mr. Ménard's research tells a very different story. Not only are young Quebeckers more outward-looking than their English-Canadian peers, they're more willing to move for a better job. More than half (51 per cent) of Quebeckers between 18 and 35 say they like the idea of working in a foreign country, compared with 43 per cent in the rest of Canada. Forty-five per cent of young Quebeckers say they would “without hesitation” leave Quebec to work elsewhere if a more interesting or better-paying job came up. So, if the best and brightest leave, who's going pay for the boomers' new hips? A wealthy investment banker like Mr. Ménard doesn't have to personally worry about that – leading his critics in Quebec's still-powerful union movement to charge that his policy prescriptions are just part of the same old right-wing agenda to privatize public services. Mr. Ménard denies that. He admits, though, to having his own selfish reasons for writing the book: “I'd like to watch my grandkids grow up without having to go through airports … Mea culpa. I've a got a conflict of interest.” http://www.reportonbusiness.com/servlet/story/RTGAM.20080319.wyakabuski0320/BNStory/Business/home
  23. Terre-Neuve-et-Labrador a dominé les autres provinces du Canada tandis que l'Alberta a connu la plus forte baisse en 2007. Pour en lire plus...
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