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États-Unis - Pourquoi la crise?

 

AFP

Édition du mercredi 06 mai 2009

 

Washington -- La Chambre des représentants se penche aujourd'hui sur la création d'une commission d'enquête sur les déboires économiques

 

Les sénateurs ont déjà approuvé la création d'une commission parlementaire pour examiner les causes de la crise économique. La Chambre des représentants américaine devrait approuver aujourd'hui un projet de loi visant à créer une commission d'enquête indépendante pour examiner les causes de la crise économique, sur le modèle de celle instaurée après les attentats du 11 septembre 2001.

 

Après le Sénat fin avril, la Chambre se prononcera sur le projet aujourd'hui, a-t-on appris hier au bureau du représentant républicain Darrell Issa, qui a introduit le texte à la chambre basse. Le texte devrait être soutenu par de nombreux parlementaires de tous bords. La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, a déjà fait part de son soutien. «Alors que le Congrès et l'administration s'emploient à répondre à la crise financière, il est judicieux de mettre en place une commission indépendante pour savoir ce qui a échoué et pourquoi», écrit M. Issa dans un communiqué.

 

Le projet prévoit que la commission indépendante sera composée de 10 membres choisis parmi des «citoyens ayant une expérience dans les domaines de la banque, la régulation des marchés, la fiscalité, la finance et le logement». Les témoins qu'elle fera citer ne pourront pas s'y soustraire, aucun parlementaire ni membre de l'administration ne pourra y siéger et elle devra rendre sa copie au président et au Congrès le 15 décembre 2010.

 

«Le but de cette commission n'est pas de désigner des coupables, mais plutôt d'identifier les erreurs de façon à ce que les efforts pour faire redémarrer l'économie et éviter une nouvelle crise ne soient pas vains», précise M. Issa.

 

Le Sénat avait approuvé le texte le 22 avril sous la forme d'un amendement à une loi contre la fraude dans le système financier. Les sénateurs ont également approuvé le même jour la création d'une commission parlementaire ayant une mission semblable. L'idée a été lancée par le républicain John McCain, candidat malheureux à la présidentielle de novembre, et son collègue démocrate Byron Dorgan.

 

Interrogé sur cette commission, le chef de la majorité démocrate de la chambre basse, Steny Hoyer, a répondu hier qu'elle servirait à «voir comment [la crise] s'est déroulée, pourquoi et quelles sont les démarches que nous devons entreprendre pour éviter que cela ne recommence».

 

«Je pense qu'il y un consensus sur cette commission même si tout n'a pas été finalisé», a-t-il ajouté.

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Les banques coupables d'avoir provoqué la crise financière

 

Publié le 06 mai 2009 à 14h05 | Mis à jour à 14h09

Agence France-Presse, Washington

 

À titre d'exemple, l'ancien numéro un américain du crédit hypothécaire Countrywide Financial, racheté en 2008 par Bank of America pour lui éviter la faillite, a émis au moins 97,2 milliards de dollars de prêts à risque, selon l'étude.

 

Les banques américaines et européennes n'ont pas été des victimes de la crise financière qui a éclaté aux États-Unis en 2008, mais sont coupables de l'avoir délibérément provoquée, estime mercredi une organisation américaine de journalisme d'investigation.

 

Le Center for Public Integrity estime à 25 le nombre d'organismes de crédits immobiliers dont les prêt à risques consentis sont à l'origine de la crise du marché immobilier qui a éclaté en 2007 et qui a provoqué la crise économique. La plupart de ces organismes étaient détenus par des banques américaines et européennes ou bien n'ont pas pu consentir leurs prêts à risque, appelés «subprime», sans la complaisance des banques, indique l'organistation.

 

«Les méga banques qui ont financé l'industrie des subprime n'ont pas été victimes d'un effondrement imprévu du secteur de la finance, comme elles l'ont parfois dit», indique le directeur exécutif de l'organisation Bill Buzenberg.

 

«Ces banques ont, de manière délibérée, facilité le financement des prêts qui menacent maintenant le système financier», ajoute-t-il.

 

Cette étude a été publiée alors que la Chambre des représentants américaine devait approuver mercredi un projet de loi visant à créer une commission d'enquête indépendante pour examiner les causes de la crise économique, sur le modèle de celle instaurée après les attentats du 11 septembre 2001.

 

Le Center for Public Integrity a indiqué qu'il avait étudié des données du gouvernement américain portant sur près de 7,2 millions de prêts à risques consentis entre 2005 et 2007, juste avant que la bulle immobilière n'éclate.

 

L'étude indique que ces 25 organismes de crédits immobiliers représentaient près de 1.000 milliards de dollars, soit près de 72% des prêts hypothécaires consentis à des emprunteurs peu solides.

 

Au moins 21 des 25 organismes ont été financés par des banques renflouées par le gouvernement américain, et 11 d'entre eux ont payé des sommes importantes pour éviter des poursuites judiciaires pour des abus.

 

Quatre de ces organismes ont reçu directement des fonds publics, parmi lesquels l'assureur AIG et la banque Citigroup. Parmi les autres banques citées figurent les Britanniques HSBC et Barclays Bank.

 

À titre d'exemple, l'ancien numéro un américain du crédit hypothécaire Countrywide Financial, racheté en 2008 par Bank of America pour lui éviter la faillite, a émis au moins 97,2 milliards de dollars de prêts à risque, selon l'étude.

 

«Les banques ont réalisé d'énormes bénéfices pendant que leurs dirigeants récoltaient des primes conséquentes jusqu'à ce que le marché immobilier s'effondre», indique l'étude.

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