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ScarletCoral
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Excellent reportage ce matin à la radio à l'émission de Desautels le dimanche : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/desautels-le-dimanche/segments/reportage/108311/de-californie-montreal-toronto-residence-permanente-canada-compagnie-technologique-cerveau-recrutement-marie-laure-josselin

J'espère que le projet de loi 9 du gouverment Legault ne va pas freiner l'arrivée de ces talents à Montréal au profit de Toronto... 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1156037/silicon-valley-trump-etats-unis-technotalents-indiens-toronto-canada

Quitter la Silicon Valley pour le rêve canadien

Publié le vendredi 1 mars 2019 à 16 h 49
Mis à jour aujourd'hui à 4 h 52

Marie-Laure Josselin

Déçus par les lois anti-immigration, inquiets des politiques de Trump et du coût de la vie dans la Silicon Valley, les talents de la techno et de l'intelligence artificielle sont de plus en plus nombreux à s'installer au Canada.

À chaque déclaration sur les immigrants aux États-Unis, le trafic sur le site Movnorth de Vikram Rangnekar s’emballe et atteint des pics. « Depuis deux ou trois ans, l’intérêt pour le Canada a bondi », explique ce citoyen indien installé à Toronto depuis 2016.

Son site donne de l’information sur la vie au Canada et sur les processus d’immigration, et met en relation les « technotalents » et les compagnies intéressées par ces migrants hautement qualifiés.

Vikram Rangnekar a eu l’idée de lancer ce site après avoir multiplié les conseils et répondu à des milliers de courriels. L’ancien ingénieur de logiciels chez LinkedIn, dans la Silicon Valley, a lui-même quitté le rêve américain pour s’installer au Canada. Pourtant, tout allait plutôt bien : un bon travail et une famille avec un jeune enfant.

« Je voulais plus de liberté en général, plus de temps avec mes enfants et pouvoir expérimenter mes idées pour créer une entreprise, mais j’avais un visa de travail, le H1-B, qui est très restrictif », raconte Vikram Rangnekar.

« Je pouvais demander la carte verte, mais le processus est très long pour quelqu’un qui est né en Inde. Ces 10 dernières années, l’attente n’a cessé d’augmenter. Les gens parlent de 20 ans, voire plus. » - Vikram Rangnekar.

Trump instigateur de l'exode des cerveaux

L’arrivée de Donald Trump et ses multiples projets pour réformer l’immigration aux États-Unis a aggravé la situation. Selon l’association américaine des avocats en immigration, les délais de traitement des dossiers ont globalement augmenté de 46 % au cours des deux dernières années. Et 2017 a été l’année où le taux d’approbation du H1-B a été le plus bas depuis au moins une décennie.

Pourtant, selon le Pew Research Center, ce sont essentiellement des personnes ultraqualifiées dans les domaines de la science, de la technologie ou encore de l’ingénierie qui en font la demande. Et plus de la moitié sont des Indiens.

Lassés d’attendre et, pour certains, mal à l'aise avec la situation sociale, ils se tournent vers le Canada. Vikram Rangnekar confirme que 90 % des talents qui viennent sur son site sont aux États-Unis.

Les chiffres de Statistique Canada ne laissent d’ailleurs planer aucun doute : depuis la création du programme Stratégie en matière de compétences mondiales, en juin 2017, les citoyens indiens provenant notamment des États-Unis ont monopolisé la moitié des visas temporaires, qui peuvent être délivrés en deux semaines.

Dans son bureau de Montréal, Stéphane Duval, avocat spécialisé en travail et en immigration au cabinet McCarthy Tétrault, a constaté cette recrudescence.

Un de ses clients par exemple, « une entreprise bien en vue », a transféré au cours de la dernière année des candidats au Canada, parce que « les gens là-bas avec un visa de travail préfèrent déménager, considérant la situation politique canadienne et l’américaine ».

« Je pense que Donald Trump aide beaucoup de pays à aspirer les cerveaux américains ». Dans les bureaux de Sensibill où il est responsable du développement de l’entreprise émergente, l’Américain Adam Mullen est catégorique. Les compétences des « technotalents » sont très demandées.

Il y a deux ans, Adam Mullen a quitté son pays pour les Pays-Bas. Il voulait s’éloigner « de cette atmosphère politique étrange qu’il y avait et qu’il y a toujours aux États-Unis ». Avec sa conjointe, il voulait aussi une meilleure qualité de vie. Après quelque temps, il a eu le mal du pays. Mais pas question de retourner sur sa terre natale. Il est plutôt venu s’installer à Toronto.

L’effervescence techno du Canada

« Le président au sud de la frontière nous a fait la meilleure campagne de publicité pour le Canada, sans qu’on ait besoin de le payer », lance le Québécois Sylvain Carle, un ex-employé de Twitter, en Californie, revenu en 2014 pour se joindre à Real Ventures, un fonds d’investissement capital de risques.

« Son arrivée au pouvoir, avec ses discours anti-immigration, avec un resserrement, a créé beaucoup d’inquiétudes, et cette incertitude nous sert très bien au Canada, parce qu’on est prêts maintenant. » - Sylvain Carle, de Real Ventures

« Toronto, Kitchener, Waterloo, c’est comme la nouvelle Silicon Valley canadienne », lance Joshua Lé, associé d’affaires chez Techstars, un accélérateur d’entreprises émergentes à Toronto.

Dans cette ancienne usine à textile, en plein cœur du centre, des bureaux lumineux sont encore vides. À l’entrée, un compteur roule.

Dans deux jours, 65 personnes de dix entreprises émergentes de la Lituanie, du Nigeria, de l’Ukraine, de la Chine et des Pays-Bas vont s’installer pour développer leur compagnie.

Car Toronto s’est hissé pour la première fois dans le top 5 des meilleurs marchés pour les « technotalents » en prenant la quatrième place en Amérique du Nord. C’est même le marché technologique à croissance la plus rapide pour la deuxième année consécutive, selon le rapport annuel Scoring Tech Talent de CBRE.

Les villes qui attirent le plus de travailleurs techno

En Amérique du Nord : https://mapping.cbre.com/maps/Scoring-Tech-Talent-2018/Analyzer/

image.png

La Ville Reine a créé plus d’emplois dans le secteur en 2017 que la baie de San Francisco, Seattle et Washington combinés.

Attrait et perte de « technotalents »

En 2018, Toronto a attiré 55 000 « technotalents » contre 46 500 dans la baie de San Francisco. Washington en a perdu 48 200, Boston 38 500, et Los Angeles 25 100. Vancouver en a gagné 5800, Montréal 4100, et Ottawa 382.

Ottawa, Montréal et Vancouver font aussi partie du top 25. Mark Maclean, directeur principal pour les Amériques et l’entrepreneuriat à Montréal International, se souvient qu’il y a trois ans, lorsqu’il allait recruter dans la Silicon Valley, quand il évoquait Montréal, on lui parlait plutôt de Toronto et de Vancouver.

« Dans ma première mission, je cognais aux portes pour demander aux gens de me rencontrer. Maintenant, les gens nous appellent. J’ai eu trois appels cette semaine de grandes entreprises dans l’intelligence artificielle qui s’intéressent à Montréal. » -Mark Maclean, de Montréal International

Faciliter l’entrée au Canada

Le gouvernement canadien a compris que favoriser l’entrée au pays de ces talents était une option gagnante. Techstars est, par exemple, une compagnie désignée, « ce qui nous permet d’aider et d’accélérer le processus d’immigration de cinq personnes par entreprise émergente pour qu'elles obtiennent la résidence permanente, si elles sont intéressées », explique le gestionnaire de programme de la compagnie Tariq Haddadin.

« Cela comprend la relocalisation de leur compagnie, c’est-à-dire l’incorporation de leur compagnie au Canada. Alors, on gagne les talents, on récupère l'incorporation de la compagnie. Donc, on pense que c'est gagnant-gagnant [...] et que ça devient un avantage pour nous, en tant que pays. » - Tariq Haddadin. gestionnaire de programmes chez Techstars, à Toronto

Entrée express, stratégie en matière de compétences mondiales, visa pour démarrage d’entreprises… Le gouvernement a mis en place plusieurs programmes pour faciliter l’entrée des « technotalents » au Canada.

Après avoir d’abord considéré la Silicon Valley, Adomas Baltagalvis et quatre amis de la jeune entreprise lituanienne Eddy Travels arrivent à Toronto. Le coût de la vie élevé aux États-Unis, combiné à l’effervescence du milieu à Toronto, fait qu’ils ont trouvé « plus intéressant de venir au Canada ». Adomas souhaite d’ailleurs que son voyage de trois mois se prolonge en années.

Attirer les étudiants étrangers

Quand on parle de talents, il ne faut pas oublier les étudiants, comme Gautam Bhattacharya, qui fait un doctorat en ingénierie électrique à l’Université McGill. Il a d’abord postulé aux États-Unis, car pour « tout ingénieur indien, le rêve c’est la Silicon Valley », mais à cause des coûts des études, il s’est installé à Montréal.

Un choix qu’il ne regrette pas huit ans plus tard, « surtout avec ce qui s’est récemment passé en politique américaine ».

Dans une tribune, Anne O. Krueger, une ancienne économiste en chef et professeure d’économie internationale de l’Université John Hopkins, s’interroge même sur le fait que, depuis 2016, le nombre d’étudiants étrangers aux États-Unis ne cesse de chuter. Une décroissance qui ne s’explique pas uniquement par le coût plus élevé des études et l’attractivité des autres universités dans le monde. Selon elle, l’administration de Donald Trump y joue un grand rôle, en raison des visas de plus en plus difficiles à obtenir et d'une atmosphère inhospitalière.

Les universités canadiennes pourraient en profiter. Rien qu’à McGill, le nombre d’étudiants étrangers inscrits en sciences informatiques a bondi de 79 % depuis 2016.

Gautam est étonné d’avoir rapidement eu l’impression que Montréal était sa maison. Et s’il n’a pas encore totalement fait une croix sur son rêve de travailler dans la Silicon Valley, il assure que ce qui se passe aux États-Unis le rebute. Sa conjointe, Geneviève Allard-Duquette, raconte d’ailleurs avoir vu « l’évolution de ses rêves, qui se sont tournés vers le Canada ». Mais ce qui se passe ici joue dans la balance, car le dossier de Gautam est l’un des 18 000 mis sur pause par le gouvernement québécois, une nouvelle qui vient brasser à nouveau les cartes de son avenir.

 

 

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Who said we were "happy"?  Where did you read-see this? We're dead last in average wage for tech jobs, yet were top 10 in NA in absolute number of jobs and top 7 in tech jobs as part of our total economy. By looking at the numbers, we can say we're doing well, but Toronto is doing better. Our tech talent labor pool has grown by more than 20% in the last 5 years, and whilst some cities have done better, we haven't done poorly when you consider the context that does hinder montréal (lower wages, the linguistic "reality"). I do think that we are aware of the importance of maintaining, if not bettering, our momentum. 


 

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We need to find a way to entice people to leave the US to come to Canada and make Canada the first choice for people to come for their degrees. If Montreal, Toronto and Ottawa can drain 10% from each of the cities on the CBRE list, we could probably be #1, #2 and #3. That will probably never happen.

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  • 1 month later...

Le Ministère de l'immmigration du Québec a maintenant un bureau à Los Angeles pour faire de la prospection de candidats pour le programme des travailleurs qualifiés.
Il a participé au Game Developers Conference qui a eu lieu au mois de mars dernier
Maintenant, il faudrait juste que les deux palliers de gouvernement améliorent leurs processus d'octroi de visa de résidence permanente ou temporaire.

https://www.quebecinternational.ca/fr/nouvelles/quebec-rayonne-a-san-francisco-au-game-developers-conference-gdc

9 mars 2019 / Mis à jour le 29 mars 2019 à 13:29

Québec rayonne à San Francisco au Game Developers Conference (GDC)

Du 18 au 22 mars dernier, quatre délégués de Québec International mettaient le cap sur San Francisco en direction du Game Developers Conference (GDC). Plusieurs professionnels de Québec participaient également à cet incontournable de l’industrie du jeu vidéo. D’ailleurs, le talent québécois y a rayonné à de multiples occasions.

Aussitôt l’événement terminé, l’organisation a confirmé une assistance record de 29 000 participants, soit une augmentation de 1000 personnes comparativement à l’année précédente.

Stadia : Google collabore avec Ubisoft Québec

D’entrée de jeu, le 19 mars, Google procédait à l’annonce de son ambitieuse plateforme de jeux vidéo Stadia. Grâce à une étroite collaboration entre le géant américain et Ubisoft Québec, les images d’Assassin’s Creed Odyssey, le dernier opus livré par le studio de Québec, ont servi de trame de fond à la démonstration. Qui plus est, Odyssey est le premier jeu disponible pour le grand public sur la plateforme.

Parallèlement à ce lancement, l’entreprise de Québec Sunny Side Up a élaboré les vidéos dédiées aux développeurs du monde entier qui travailleront avec Stadia. Une visibilité exceptionnelle pour le talent d’ici!

Faire rayonner les opportunités d’affaires et d’emplois

Québec International n’était pas en terrain inconnu au GDC. Au fil des années, des représentants y ont assisté pour faire valoir la région de Québec. Cette présence a été intensifiée cette année, notamment grâce à un kiosque à proximité de ceux d’Export Québec et du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI). Cette cohésion aura permis d’attirer près de 1000 visiteurs au kiosque.

L’objectif de cette présence : faire connaître la région de Québec autant aux entreprises du domaine, à des délégués commerciaux, aux studios internationaux qui souhaitent s’établir au Canada et au Québec ainsi qu’aux professionnels intéressés par une carrière à l’international. D’ailleurs, plusieurs candidats rencontrés provenaient de tous les coins des États-Unis et de l’Amérique latine.

Pour démontrer l’expertise d’ici, les visiteurs étaient interpellés au moyen de figurines associées à un échantillon diversifié d’entreprises représentant le tissu économique de Québec. Chaque figurine était associée à une page personnalisée avec du contenu multimédia. Cette idée a été développée avec l’aide de la jeune entreprise québécoise My Smart Journey qui propose des expériences interactives au moyen de ces puces en communication courte distance (puces NFC).

À la lumière des rencontres et de la fréquentation du kiosque, on peut dire « mission accomplie » pour notre délégation représentant nos équipes d’attraction de talent, de communication, de prospection d’investissements étrangers et de développement et du créneau d’excellence Arts numériques et divertissement interactif.

Soirée de gala pour des studios indépendants de Québec

Plus de 4000 personnes étaient réunies le mercredi 20 mars pour le programme double de remise de prix, soit le Game Developers Choice Awards (GDCA) et le Independent Games Festival (IGF). Sabotage Studio et Berzerk Studio, deux studios indépendants de Québec étaient en nomination, respectivement dans les catégories Best Debut (GDCA) et Excellence in Visual Art (IGF). Malgré qu’ils n’aient pas remporté ces prix, ces studios ont fait honneur à la région et ont bénéficié d’une visibilité additionnelle pour leurs jeux The Messenger et Just Shapes & Beats.

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