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Îlot OGILVY, projet Carbonleo ~ 20 étages


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Maison Ogilvy: le superprojet initial mis au rancart

 

Publié le 21 octobre 2013 à 06h41 | Mis à jour à 09h51

 

 

Maxime Bergeron

La Presse

 

 

 

 

 

(Montréal) Le superprojet de 150 millions prévu autour du magasin Ogilvy ne se réalisera pas tel que prévu à l'origine. À quoi s'attendre pour ce secteur névralgique du centre-ville de Montréal ? Détails et explications.

 

 

Le partenariat en vue de lancer un superprojet de 150 millions de dollars autour du magasin Ogilvy n'existe plus. Le Fonds immobilier de solidarité FTQ s'est retiré du dossier, et deux des anciens partenaires planifient maintenant des projets distincts dans ce secteur névralgique du centre-ville de Montréal.

 

Le projet « Maison Ogilvy » a d'abord été présenté au printemps 2012. Il prévoyait l'agrandissement du célèbre magasin, l'érection d'un hôtel de 120 chambres, d'une centaine de copropriétés ainsi que d'une galerie marchande et de 400 places de stationnement. Le consortium initial était formé de Selfridges Group Ltd (propriétaire d'Ogilvy), du Fonds FTQ et du promoteur Devimco.

 

Or, Selfridges « a décidé de poursuivre seule sa réflexion », a confirmé à La Presse Affaires Jean-Sébastien Lamoureux, porte-parole du groupe. L'entreprise de la richissime famille ontarienne Weston envisage toujours d'agrandir le magasin Ogilvy, mais sans ses partenaires.

 

 

« Le plan, actuellement, c'est d'aller de l'avant avec un agrandissement éventuel ; il y a encore un projet sur lequel on travaille », a affirmé M. Lamoureux.

 

Toutes les parties impliquées dans le partenariat initial font preuve de la plus grande discrétion. Selon nos informations, le Fonds FTQ s'est retiré du dossier dès l'automne 2012.

 

« Le Fonds immobilier a reçu une offre non sollicitée de la part de ses partenaires et cette offre s'est avérée intéressante, a indiqué par courriel le porte-parole Patrick McQuilken. Selfridges et ses partenaires avaient une perspective de développement à long terme alors que nous sommes un investisseur à plus court terme. »

 

Projets distincts

 

Devimco, de son côté, a cessé ses opérations sous sa forme actuelle depuis l'annonce initiale du projet. La société a été scindée en deux entités, soit Devimco Immobilier et Carbonleo, spécialisée dans le volet commercial. La décision de mettre un terme au partenariat avec Selfridges a toutefois été prise avant la scission de l'entreprise, survenue au printemps 2013.

 

Jean-François Breton, président de Carbonleo, n'a pas voulu s'entretenir avec La Presse Affaires quant à la fin de ce partenariat. Son groupe est toujours propriétaire du terrain de stationnement adjacent à l'Hôtel de la Montagne, lui-même collé sur le magasin Ogilvy.

 

Carbonleo planche en ce moment sur un projet qui comprendra des copropriétés, un hôtel et des commerces au niveau de la rue, a confirmé André Bouthillier, le porte-parole de l'entreprise. « Il reste encore des ficelles à attacher, ça va être annoncé le printemps prochain. »

 

Selon une source au fait du dossier, la tour prévue par Carbonleo sur ce terrain de stationnement devrait comprendre moins de condos que la centaine prévue à l'origine, et totaliser une vingtaine d'étages.

 

 

Nouvelle forme

 

Le projet du consortium initial prévoyait la démolition de l'Hôtel de la Montagne, ainsi que de plusieurs immeubles voisins, situés rue Crescent. Selfridges demeure propriétaire de l'hôtel, où des travaux de démolition ont commencé ces dernières semaines. C'est sur ce site que pourra se faire l'agrandissement prévu du magasin Ogilvy.

 

La destruction prévue du célèbre restaurant Thursday's, rue Crescent, a toutefois été annulée in extremis. L'ancien propriétaire du bistro (qui détenait aussi l'Hôtel de la Montagne) a reçu une offre pour racheter le bâtiment, qu'il a acceptée. L'établissement subit une rénovation de fond en comble en vue d'une réouverture du Thursday's au début de 2014, selon The Gazette.

 

Et pourquoi la version initiale du superprojet de 150 millions a-t-elle été écartée ? Aucune des parties impliquées n'a donné d'explication précise, si ce n'est pour parler de « changement de priorités ».

 

Une source proche du dossier a néanmoins expliqué que le concept initial de « mail urbain », qui devait lier ensemble les différentes composantes du projet, aurait été moins intéressant que prévu à réaliser. Cette étroite galerie marchande aurait été en bonne partie « verticale», et il aurait été difficile de convaincre des commerçants de louer des locaux au-delà du 3e étage, où le trafic piétonnier est plus faible, a-t-on expliqué.

 

«Engorgement» du marché du condo

 

Le revirement du marché de la copropriété depuis le printemps 2012 pourrait aussi avoir joué un rôle. Vendredi dernier, une étude de la Banque TD rappelait que les nombreux projets de condos en cours à Montréal risquent de causer un « engorgement », qui mettra de la pression sur les prix pendant au moins deux ans.

 

Quoi qu'il en soit, les deux projets parallèles semblent bel et bien poursuivre leur progression. Des réunions de planification auxquelles participent une dizaine d'architectes et autres intervenants se tiennent chaque semaine, a confirmé une source.

 

Les propriétaires des deux parcelles - Selfridges et Carbonleo - pourront par ailleurs procéder à la construction de leurs projets respectifs sans demander de nouvelles dérogations au règlement d'urbanisme, selon nos informations.

 

http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201310/21/01-4701728-maison-ogilvy-le-superprojet-initial-mis-au-rancart.php

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