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Centre de traitement de données

Projet milliardaire à Saint-Bruno

IMAGE FOURNIE PAR QSCALE

L’entreprise QScale a commencé la construction d’un premier complexe de traitement de données à haute intensité à Lévis. La livraison est prévue en novembre 2022.

QScale. Le nom ne vous dit rien. Ça va changer.

Publié le 3 juin 2021 à 5h00

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-06-03/centre-de-traitement-de-donnees/projet-milliardaire-a-saint-bruno.php

André Dubuc
La Presse

Julien Arsenault
La Presse

Le promoteur Martin Bouchard, fondateur du moteur de recherche Copernic puis des centres de données 4Degrés, veut bâtir à terme au moins trois complexes de traitement de données à haute intensité avec valorisation des rejets thermiques auxquels se grefferait un pôle d’innovation appliquée en intelligence artificielle. La facture totale estimée va avoisiner les 5 milliards.

Compliquée, la recette ? Mettez les mots intelligence artificielle, innovation, économie circulaire, serveurs de calculs de haute capacité, énergie propre, production serricole, autonomie alimentaire ; remuez calmement et vous obtiendrez le projet d’envergure « baiejamésienne » sur lequel planchent depuis trois ans M. Bouchard et ses associés Vincent Thibault et Dany Perron.

Le gouvernement du Québec est réceptif au projet, a appris La Presse. Hydro-Québec aurait déjà dit oui, assure M. Bouchard. L’imprimatur du monopole de la distribution d’électricité est essentiel puisque pareil centre de données voué à l’intelligence artificielle consomme deux fois plus de courant dans une année qu’une ville de la taille de Drummondville.

La construction a commencé au premier campus situé à Lévis. La livraison est prévue en novembre 2022. Le quotidien Le Soleil en a décrit les grandes lignes récemment. QScale prévoit une deuxième antenne dans l’Écoparc de Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal, tout juste derrière la gare de train de banlieue.

Saint-Bruno serait la moitié de la taille de celui de Lévis, notre vaisseau amiral. À terme, notre vision est d’être présent dans les régions principales du Québec.

Martin Bouchard

Le dévoilement des partenaires financiers et stratégiques se fera bientôt. « On aimerait faire une annonce dans les prochains mois, sinon les prochaines semaines. On va annoncer notre plan qui consiste à devenir un top 3 mondial du Québec dans le calcul. Il faut avoir notre autonomie alimentaire, mais aussi notre autonomie de calcul », souligne M. Bouchard.

L’entrepreneur en série, en compagnie d’investisseurs privés, a investi 30 millions pour le démarrage du projet. Le reste du montage financier sera dévoilé au moment de l’annonce officielle. « On travaille très fort pour que la propriété de l’entreprise reste québécoise en entier. »

On parle de gros sous : de 2 à 3 milliards pour le complexe de Lévis, 1 milliard pour celui de Saint-Bruno.

De quoi s’agit-il ?

QScale se veut un campus de traitement de données à haute densité de calculs. Les campus cherchent à répondre aux besoins de l’apprentissage machine dont la demande est en croissance avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises. Pensons aux calculs de données requis pour faire avancer de façon sécuritaire les véhicules autonomes. M. Bouchard cite comme clients potentiels les Tesla, Volkswagen, Pfizer et Goldman Sachs.

« Par rapport à ce qu’on trouve dans un centre de données conventionnel, nos cabinets de serveurs de la taille d’un frigo auront cinq fois plus de capacité de traitement. Ça va chauffer encore plus », fait remarquer l’entrepreneur de 48 ans. Le Québec a l’avantage d’avoir une énergie propre et bon marché.

Ce type d’infrastructures commence à peine à voir le jour dans le monde.

Il n’existe pas encore de leader dans le domaine du traitement haute densité. Les Américains comme Colovore, à Santa Clara, et ScaleMatrix, à San Diego, sont alimentés aux énergies fossiles, sans récupération de chaleur, et avec des coûts d’électricité élevés. Nous serons au moins 10 fois plus gros qu’eux uniquement avec Lévis.

Martin Bouchard

Le plan d’affaires prévoit la récupération de la chaleur dégagée par les serveurs pour chauffer des serres agricoles.

« Nous voulons contribuer à l’autonomie alimentaire de la province avec un potentiel de 400 hectares de serres uniquement pour le premier campus », insiste-t-il. Or, l’ensemble de la production de légumes en serre se cultive pour le moment sur 123 hectares. « Pour ce volet, on est en discussion avec plusieurs joueurs », précise M. Bouchard. Consultant pour Savoura, André Michaud confie n’avoir jamais été contacté par QScale. Il s’est dit perplexe quand il a pris connaissance des grandes lignes du projet.

« Nous avons un projet de robotisation des serres via l’intelligence artificielle pour éventuellement automatiser les emplois exigeants physiquement, rétorque M. Bouchard. À Lévis, nous avons les terrains agricoles adjacents qui correspondent à l’équivalent de 80 terrains de football, soit suffisamment pour produire 2880 tonnes de framboises et 83 200 tonnes de tomates. »

Ce n’est pas tout. M. Bouchard veut greffer à ces complexes une zone d’innovation spécialisée en intelligence artificielle. « La Zone d’IA est le chaînon manquant entre la recherche fondamentale en IA et l’application de celle-ci dans les entreprises manufacturières. »

IQ analyse le dossier

Le projet pharaonique est apparu sur l’écran radar du gouvernement Legault. « On en a entendu parler, a expliqué une source gouvernementale qui n’était pas autorisée à s’exprimer. C’est un dossier intéressant qui est regardé. »

C’est chez Investissement Québec (IQ) que l’analyse du dossier se fait. Le bras financier de l’État figurait sur la liste des organisations que QScale souhaitait solliciter, d’après son inscription au Registre des lobbyistes du Québec.

Pour ce qui est de l’électricité, « on a déjà des ententes avec Hydro-Québec. Tout est en règle. Ils sont très heureux. Je ne peux rien divulguer, ça va être annoncé. C’est de très grande envergure », avance M. Bouchard.

C’est le principe de l’utilisateur-payeur qui s’applique lorsque le promoteur d’un projet veut avoir accès au réseau d’Hydro-Québec. Les terrains de QScale sont avantageusement situés à proximité des sous-stations de haute puissance.

Pour les centres de données, les tarifs hydroélectriques débutent généralement à 4,04 cents le kilowattheure (kWh) lorsque le tarif de développement économique s’applique. Le cas échéant, le prix est de 5,05 ¢/kWh.

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Le 2021-06-03 à 07:20, acpnc a dit :

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Projet milliardaire à Saint-Bruno

IMAGE FOURNIE PAR QSCALE

L’entreprise QScale a commencé la construction d’un premier complexe de traitement de données à haute intensité à Lévis. La livraison est prévue en novembre 2022.

QScale. Le nom ne vous dit rien. Ça va changer.

Publié le 3 juin 2021 à 5h00

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-06-03/centre-de-traitement-de-donnees/projet-milliardaire-a-saint-bruno.php

André Dubuc
La Presse

Julien Arsenault
La Presse

Le promoteur Martin Bouchard, fondateur du moteur de recherche Copernic puis des centres de données 4Degrés, veut bâtir à terme au moins trois complexes de traitement de données à haute intensité avec valorisation des rejets thermiques auxquels se grefferait un pôle d’innovation appliquée en intelligence artificielle. La facture totale estimée va avoisiner les 5 milliards.

Compliquée, la recette ? Mettez les mots intelligence artificielle, innovation, économie circulaire, serveurs de calculs de haute capacité, énergie propre, production serricole, autonomie alimentaire ; remuez calmement et vous obtiendrez le projet d’envergure « baiejamésienne » sur lequel planchent depuis trois ans M. Bouchard et ses associés Vincent Thibault et Dany Perron.

Le gouvernement du Québec est réceptif au projet, a appris La Presse. Hydro-Québec aurait déjà dit oui, assure M. Bouchard. L’imprimatur du monopole de la distribution d’électricité est essentiel puisque pareil centre de données voué à l’intelligence artificielle consomme deux fois plus de courant dans une année qu’une ville de la taille de Drummondville.

La construction a commencé au premier campus situé à Lévis. La livraison est prévue en novembre 2022. Le quotidien Le Soleil en a décrit les grandes lignes récemment. QScale prévoit une deuxième antenne dans l’Écoparc de Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal, tout juste derrière la gare de train de banlieue.

Saint-Bruno serait la moitié de la taille de celui de Lévis, notre vaisseau amiral. À terme, notre vision est d’être présent dans les régions principales du Québec.

Martin Bouchard

Le dévoilement des partenaires financiers et stratégiques se fera bientôt. « On aimerait faire une annonce dans les prochains mois, sinon les prochaines semaines. On va annoncer notre plan qui consiste à devenir un top 3 mondial du Québec dans le calcul. Il faut avoir notre autonomie alimentaire, mais aussi notre autonomie de calcul », souligne M. Bouchard.

L’entrepreneur en série, en compagnie d’investisseurs privés, a investi 30 millions pour le démarrage du projet. Le reste du montage financier sera dévoilé au moment de l’annonce officielle. « On travaille très fort pour que la propriété de l’entreprise reste québécoise en entier. »

On parle de gros sous : de 2 à 3 milliards pour le complexe de Lévis, 1 milliard pour celui de Saint-Bruno.

De quoi s’agit-il ?

QScale se veut un campus de traitement de données à haute densité de calculs. Les campus cherchent à répondre aux besoins de l’apprentissage machine dont la demande est en croissance avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises. Pensons aux calculs de données requis pour faire avancer de façon sécuritaire les véhicules autonomes. M. Bouchard cite comme clients potentiels les Tesla, Volkswagen, Pfizer et Goldman Sachs.

« Par rapport à ce qu’on trouve dans un centre de données conventionnel, nos cabinets de serveurs de la taille d’un frigo auront cinq fois plus de capacité de traitement. Ça va chauffer encore plus », fait remarquer l’entrepreneur de 48 ans. Le Québec a l’avantage d’avoir une énergie propre et bon marché.

Ce type d’infrastructures commence à peine à voir le jour dans le monde.

Il n’existe pas encore de leader dans le domaine du traitement haute densité. Les Américains comme Colovore, à Santa Clara, et ScaleMatrix, à San Diego, sont alimentés aux énergies fossiles, sans récupération de chaleur, et avec des coûts d’électricité élevés. Nous serons au moins 10 fois plus gros qu’eux uniquement avec Lévis.

Martin Bouchard

Le plan d’affaires prévoit la récupération de la chaleur dégagée par les serveurs pour chauffer des serres agricoles.

« Nous voulons contribuer à l’autonomie alimentaire de la province avec un potentiel de 400 hectares de serres uniquement pour le premier campus », insiste-t-il. Or, l’ensemble de la production de légumes en serre se cultive pour le moment sur 123 hectares. « Pour ce volet, on est en discussion avec plusieurs joueurs », précise M. Bouchard. Consultant pour Savoura, André Michaud confie n’avoir jamais été contacté par QScale. Il s’est dit perplexe quand il a pris connaissance des grandes lignes du projet.

« Nous avons un projet de robotisation des serres via l’intelligence artificielle pour éventuellement automatiser les emplois exigeants physiquement, rétorque M. Bouchard. À Lévis, nous avons les terrains agricoles adjacents qui correspondent à l’équivalent de 80 terrains de football, soit suffisamment pour produire 2880 tonnes de framboises et 83 200 tonnes de tomates. »

Ce n’est pas tout. M. Bouchard veut greffer à ces complexes une zone d’innovation spécialisée en intelligence artificielle. « La Zone d’IA est le chaînon manquant entre la recherche fondamentale en IA et l’application de celle-ci dans les entreprises manufacturières. »

IQ analyse le dossier

Le projet pharaonique est apparu sur l’écran radar du gouvernement Legault. « On en a entendu parler, a expliqué une source gouvernementale qui n’était pas autorisée à s’exprimer. C’est un dossier intéressant qui est regardé. »

C’est chez Investissement Québec (IQ) que l’analyse du dossier se fait. Le bras financier de l’État figurait sur la liste des organisations que QScale souhaitait solliciter, d’après son inscription au Registre des lobbyistes du Québec.

Pour ce qui est de l’électricité, « on a déjà des ententes avec Hydro-Québec. Tout est en règle. Ils sont très heureux. Je ne peux rien divulguer, ça va être annoncé. C’est de très grande envergure », avance M. Bouchard.

C’est le principe de l’utilisateur-payeur qui s’applique lorsque le promoteur d’un projet veut avoir accès au réseau d’Hydro-Québec. Les terrains de QScale sont avantageusement situés à proximité des sous-stations de haute puissance.

Pour les centres de données, les tarifs hydroélectriques débutent généralement à 4,04 cents le kilowattheure (kWh) lorsque le tarif de développement économique s’applique. Le cas échéant, le prix est de 5,05 ¢/kWh.

Tiré d’un article de Le Soleil:

<iframe title="vimeo-player" src="https://player.vimeo.com/video/548550641" width="640" height="360" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

https://www.lesoleil.com/actualite/la-capitale/pharaonique-projet-de-techno-et-de-serres-gigantesques-a-levis-ae1c47b96f9834645091a8df372cbddf

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  • 2 weeks later...

QScale discute avec les Serres Demers Des serres pourraient être chauffées par des centres de données

PHOTO PATRICE LAROCHE, ARCHIVES LE SOLEIL

Les installations des Serres Demers à Lévis

QScale, qui poursuit un projet multimilliardaire de centres de traitement de données, est en discussion avec les Serres Demers pour son campus de Lévis. Le cofondateur de QScale, Martin Bouchard, veut récupérer la chaleur dégagée par ses futurs centres de serveurs de calculs au service de l’intelligence artificielle pour chauffer des serres de fruits et légumes à un moment où le Québec souhaite augmenter son autonomie alimentaire.

Publié le 16 juin 2021 à 6h00

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-06-16/qscale-discute-avec-les-serres-demers/des-serres-pourraient-etre-chauffees-par-des-centres-de-donnees.php

André Dubuc La Presse

Julien Arsenault La Presse

« À un kilomètre et demi de notre site à Lévis, nous avons les Serres Demers avec qui on a eu des discussions sérieuses, effectivement, confie à La Presse celui qui a fondé le moteur de recherche Copernic. On pourrait travailler avec eux et se servir de ces serres-là déjà en place à un kilomètre et demi. L’énergie, ça circule bien dans les tuyaux. Sur notre image [du complexe de Lévis], on met les serres juste à côté, mais en théorie, on est capables d’aller un peu plus loin. »

Les Serres Demers ont fait parler d’elles dernièrement pour de mauvaises raisons. Un reportage de Radio-Canada montrait les piètres conditions d’hébergement de ses travailleurs étrangers. Face à la vindicte populaire, son propriétaire, Jacques Demers, a dû s’excuser publiquement et promettre de corriger la situation sans tarder.

La construction du complexe est commencée à Lévis depuis un mois. La livraison est prévue pour novembre 2022. Martin Bouchard et ses associés Dany Perron et Vincent Thibault, qui ont investi 30 millions dans le projet jusqu’à présent, ont bon espoir d’annoncer la phase 1 du centre de calcul du futur dans les prochains mois avec le dévoilement des partenaires et des détails du montage financier. Des centaines d’emplois pourraient être créés.

QScale est notamment en discussion avec Investissement Québec, bras financier du gouvernement, qui est à pied d’œuvre pour permettre au gouvernement d’atteindre son objectif de doubler la production serricole d’ici 2025. Le Québec comptait 123 hectares de serres de fruits et légumes en 2018.

« On a fait beaucoup d’investissement dans les serres au cours des derniers mois, dit Guy LeBlanc, PDG d’Investissement Québec, au moment du dévoilement des résultats financiers de son organisation la semaine dernière. La production va devenir plus variée, pas seulement des tomates et des concombres. Il va y avoir une plus grande variété de fruits et légumes. »

Producteur de serres verticales comme voisin

Comme un hasard ne vient jamais seul, le producteur de verdure Goodleaf, de Nouvelle-Écosse, convoite un terrain à proximité des futures installations de QScale dans l’Écoparc de Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal.

La société qui a McCain comme principal actionnaire exploite un site en Nouvelle-Écosse qui lui sert de centre de recherche, et elle a ouvert sa première ferme commerciale verticale éclairée au système DEL à l’automne 2019 à Guelph, en Ontario.

« Je n’ai pas d’entente avec eux », dit, à propos de GoodLeaf, Martin Bouchard. On n’a pas eu de discussion avec des gens haut placés à ce stade-ci. On les connaît. Nos consultants qui travaillent sur le dossier les ont identifiés comme un joueur très important. »

L’un de ces consultants est André Gosselin, cofondateur de Savoura. M. Bouchard le présente comme une sommité internationale de la récupération d’énergie. M. Gosselin a aussi dirigé le département de phytologie de la faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval.

« Je prévois les contacter sous peu pour mieux les connaître, dit pour sa part Jeff McKinnon, directeur financier de GoodLeaf, en parlant de QScale, dans un entretien téléphonique. Je pense qu’il y a beaucoup de synergies entre les deux entreprises pour ce qui est des produits. Eux et nous poursuivons l’objectif de construire des installations de production destinées à fournir des aliments de qualité au marché local. Nous sommes excités de les avoir comme voisins. »

Le terrain convoité se trouve à l’intersection du boulevard Clairevue et du rang des Vingt-Cinq Ouest, à moins de deux kilomètres du terrain de QScale. « Si tout se déroule comme prévu, nous nous installerons [là], indique M. McKinnon. Nous espérons acquérir le terrain d’ici la fin de l’été et pouvoir commencer la construction peu après. »

PHOTO FOURNIE PAR GOODLEAF

L’objectif est de construire un complexe par phases estimé à plus de 50 millions de dollars, selon M. McKinnon. Celui-ci dit discuter avec plusieurs partenaires québécois, dont Hydro-Québec, Investissement Québec et le ministère de l’Agriculture.

Questionné à propos de l’intérêt pour un producteur agricole de cultiver sur un terrain industriel hors de prix plutôt que sur une terre agricole, M. McKinnon a répondu en parlant de son modèle d’affaires qui mise sur la proximité entre la ferme et les consommateurs. Son modèle repose aussi sur la technologie. Environ la moitié des 70 futurs travailleurs seront des diplômés comme des ingénieurs et des scientifiques. « Être près de la ville, dit-il, nous donne accès à ces talents. »

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QScale a ~10 employés sur LinkedIn et leur site web n'a qu'une seule page avec pas beaucoup d'info. Fondé en 2019 et avec aucun projet à date, ils veulent entamer deux campus avec à coût de ~5 milliards?

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  • 4 weeks later...

Centre de traitement de données à Lévis

Québec accorde une aide de 90 millions à QScale

Québec accorde une aide financière de 90 millions à un projet de centre de traitement de données situé à Lévis, dont la chaleur qu’il produira pourrait être récupérée pour faire pousser des fruits et des légumes.

Stéphane Rolland - La Presse canadienne

Le projet mené par QScale mettra en place des infrastructures technologiques capables de calculs de « haute performance », comme ceux requis par l’intelligence artificielle. L’entreprise veut également permettre à des serres de récupérer la chaleur générée par le centre. 

La valeur du projet est estimée à 867 millions. La construction se déploiera en huit phases sur une période de sept ans. L’investissement permettrait la création de plus de 200 emplois. 

L’intervention du gouvernement du Québec se décline par un prêt de 60 millions et par un investissement de 30 millions en parts de société en commandite dans l’entreprise. « Ce projet répond à un besoin mondial en forte croissance en raison du volume de données généré par les applications mobiles et les nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle », déclare Eric Girard, ministre des Finances et ministre de l’Économie et de l’Innovation, dans un communiqué.

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-07-13/centre-de-traitement-de-donnees-a-levis/quebec-accorde-une-aide-de-90-millions-a-qscale.php

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Un centre de données à 867 millions $ verra le jour à Lévis

L’entreprise québécoise Fonds QScale S.E.C. va implanter un centre de traitement de données à haute densité à Lévis. Le projet, évalué à 867 millions de dollars, sera réalisé en huit phases sur une période de sept ans et permettra de créer plus de 200 emplois spécialisés.

Louis gagné - Radio-Canada

Le président et cofondateur de QScale, Martin Bouchard, explique que les super-ordinateurs qui seront hébergés à Lévis serviront à effectuer des calculs très complexes dans secteurs d’activités variés allant de la mise au point de vaccins au développement des technologies utilisées dans la filiale des voitures autonomes.

Selon M. Bouchard, le futur complexe deviendra l’un des centres de traitement informatique à récupération d’énergie parmi les plus importants au monde. Il s’attend à ce que l’utilisation de plus en plus répandue de l’intelligence artificielle entraîne une explosion de la demande pour ce type d’installation.

Ce qui nous rend le plus confiant, c'est vraiment la demande mondiale. On voit vraiment qu'il y a une tendance. Il y a une pénurie en fait de calculs. C'est drôle à imaginer, mais les gens, les chercheurs, ont besoin de calculs , insiste l’homme d’affaires.

Les instruments utilisés pour les calculs de haute performance sont hautement énergivores. Martin Bouchard a comparé la consommation en électricité du complexe à celle de 30 Centre Bell .

QScale a donc conclu une entente avec Hydro-Québec en vertu de laquelle elle pourra bénéficier d’une capacité énergétique de plus de 140 mégawatts pour alimenter son centre de traitement à la fine pointe de la technologie.

Québec et Desjardins partenaires

Le gouvernement Legault, par l’entremise d’Investissement Québec, va investir 90 millions de dollars dans le centre sous formes de prêts et d'une participation dans l'entreprise.

De son côté, Desjardins Capital investira 60 millions de dollars dans le projet. Différents investisseurs privés, tous québécois, injecteront un total de 45 millions dans l'aventure.

Le ministre des Finances, de l’Économie et de l’Innovation, Eric Girard, a indiqué que l’investissement de son gouvernement allait permettre de consolider le secteur québécois des technologies de l’information, en plus de profiter directement des retombées économiques du futur centre.

Ce projet répond à un besoin mondial en forte croissance en raison du volume de données généré par les applications mobiles et les nouvelles technologies, dont l'intelligence artificielle, a-t-il souligné.

Volet alimentaire

La récupération de la chaleur produite par de nombreux serveurs permettra aussi la création de de serres qui seront construites à proximité du complexe technologique.

Une fois le projet entièrement réalisé, l’entreprise fondée en 2018 s’attend à ce que 2800 tonnes de petits fruits et plus de 80 000 tonnes de tomates puissent être produites chaque année.

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, croit que le centre contribuera à l’atteinte de l’objectif que s’est fixé son gouvernement de doubler la superficie de culture dans les serres du Québec.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1808698/centre-traitement-donnes-haute-intensite-levis-qscale-investissement-867-millions

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Le 2021-07-13 à 18:36, Normand Hamel a dit :

Les instruments utilisés pour les calculs de haute performance sont hautement énergivores. Martin Bouchard a comparé la consommation en électricité du complexe à celle de 30 Centre Bell .

QScale a donc conclu une entente avec Hydro-Québec en vertu de laquelle elle pourra bénéficier d’une capacité énergétique de plus de 140 mégawatts pour alimenter son centre de traitement à la fine pointe de la technologie.

(ci-dessus un extrait de l'article cité)

C'est un aspect sur lequel j'aimerais obtenir plus de détails.  C'est probablement plus crucial que la participation financière d'Investissement Québec.

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il y a 3 minutes, Né entre les rapides a dit :

C'est un aspect sur lequel j'aimerais obtenir plus de détails.

Jusqu'à présent il y avait deux types de parcs d'ordinateurs pour exploiter des données: les fermes d'ordinateurs pour effectuer des calculs liés à la valeur du Bit Coin et les centres de données de type infonuagique, comme Google par exemple. Mais QScale oeuvre dans un tout autre domaine, soit celui du calcul sur superordinateurs, comme par exemple ceux qui sont exploités par le centre de météo du Canada, à Dorval. Or ces superordinateurs consomment d'énormes quantités d'énergie.

Pour donner un ordre de grandeur le projet éolien Apuiat aura une capacité totale de 200 MW qui seront produits avec un parc de 50 éoliennes. La production moyenne sera cependant bien moindre car le vent n'est pas constant. On parle d'un temps d'utilisation de 20 à 25%, soit 40 à 50 MW pour l'ensemble du parc. Or le projet de QScale consommera à lui seul 140 MW.

Le projet QScale serait capable de desservir une multitude de centres de météo comme celui de Dorval. Un autre exemple de client potentiel serait le centre d'intelligence artificielle O Mile-Ex à Montréal. Ils auraient besoin de cinq fois la puissance de calcul à laquelle ils ont accès présentement. Semblerait que la demande soit très grande partout dans le monde. Ici au Québec nous bénéficions de tarifs d'électricité très bas, ce qui favorise ce type d'installation qui en consomme beaucoup.

La particularité du projet QScale est la réutilisation de la chaleur produite par les ordinateurs lorsqu'ils sont en fonction. En hiver Serres Demers serait intéressée à produire des tomates dans des serres chauffées par la chaleur dégagée par les superordinateurs de QScale. L'été cette chaleur pourrait aussi être utilisée pour le séchage du foin par exemple, ou tout autre procédé nécessitant l'apport d'air chaud en grande quantité.

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il y a 6 minutes, Normand Hamel a dit :

Ici au Québec nous bénéficions de tarifs d'électricité très bas, ce qui favorise ce type d'installation qui en consomme beaucoup.

La particularité du projet QScale est la réutilisation de la chaleur produite par les ordinateurs lorsqu'ils sont en fonction. En hiver Serres Demers serait intéressée à produire des tomates dans des serres chauffées par la chaleur dégagée par les superordinateurs de QScale. L'été cette chaleur pourrait aussi être utilisée pour le séchage du foin par exemple, ou tout autre procédé nécessitant l'apport d'air chaud en grande quantité.

(deux extraits du message complet)

1) Cela va de soi que des tarifs bas favorisent ce type d'installation.  Les bas tarifs d'Hydro-Québec sont le reflet d'un coût moyen unitaire de production de l'électricité qui est exceptionnellement bas; mais tu sais bien que le coût moyen découle d'une combinaison d'unités productives à très bas coût et d'autres, typiquement plus récentes et/ou  issues principalement de la filière éolienne, dont les coûts dépassent la moyenne.  En général, tout ajout (par exemple un nouveau complexe hydro-électrique)  à la capacité totale se fera à un coût supérieur: c'est le coût marginal supérieur au coût moyen, illustré dans une fonction de coût en forme de "U" quand on se trouve dans la partie à droite.  Théoriquement, le prix (le tarif) devrait être égal au coût marginal.  Des installations comme celle de ce méga centre de données consommeront suffisamment d'électricité pour amener Hydro-Québec tôt ou tard à hausser sa capacité de production.  Si le tarif exigé est moindre que le coût marginal, il faudra compenser par une hausse des tarifs demandés aux utilisateurs existants -- si on veut maintenir un même niveau de rentabilité.  Finalement, il est possible que les tarifs exigés pour ce projet soient rentables pour Hydro-Québec, mais j'aimerais voir les chiffres, tenant compte des projections à moyen/long terme de la consommation d'électricité au Québec.

2) Je reconnais la particularité du projet QScale -- "la réutilisation de la chaleur produite par les ordinateurs lorsqu'ils sont en fonction".  C'est incontestablement un élément positif.  La valeur de cet apport devrait aussi pouvoir être quantifiée  -- en la comparant aux coûs des alternatives disponibles pour obtenir des résultats semblables.        

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