jerry

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    - Né à Québec, puis déménagé en Ontario en 1983 pour être enseignant
    - Retraité en juin 2013, déménagé à Montréal en novembre 2013
  • Location
    Montréal
  • Intérêts
    Voyages, sports
  • Occupation
    Enseignant retraité

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  1. 'En autant que le stade ait pas plus de 3 étages et comporte des logements sociaux'' - Valérie Plante 20% des sièges pour les familles, 20% des sièges pour les faibles revenues et 20% de sièges avec une tarification sociale. Tu oublies aussi 20% pour les minorités et 20% pour les obnl.
  2. jerry

    Expos coming back?

    En effet, en parlant de nouveau quartier, ça confirme pratiquement que ça va être au sud du bassin Peel. Les investisseurs semblent vouloir développer eux-mêmes les alentours du stade, ça devrait aider à le financer. Ça commence à être intéressant!
  3. jerry

    Expos coming back?

    Il voulait sûrement dire "...plus un stationnement, ça monte à 300$..."
  4. jerry

    Expos coming back?

    Baseball: la porte s’ouvre pour Montréal MARC DE FOY Mercredi, 12 décembre 2018 05:00MISE à JOUR Mercredi, 12 décembre 2018 09:10 Voilà, c’est confirmé. Après trois ans de tergiversations, le projet d’un nouveau stade de baseball à Tampa est mort et enterré. Pour le moment, il n’est pas possible de prédire si cette nouvelle pourrait mener à un déménagement des Rays à Montréal. Stephen Bronfman et ses associés dans le projet de ramener une équipe en ville s’abstiennent de tout commentaire, position tout à fait normale dans les circonstances. Mais ils doivent se frotter les mains. Une porte vient de s’ouvrir. Les fondations sont en place. Rob Manfred proclame ouvertement son appui pour le retour de Montréal depuis ses débuts au poste de commissaire en 2015. Pour sa part, M. Bronfman affirme depuis 2017 que ses partenaires financiers disposent des capitaux nécessaires et qu’ils seront prêts à mettre la machine en marche au premier appel. Depuis avril dernier, le groupe profite de l’appui inconditionnel de la mairesse Valérie Plante. On se prépare également au Stade olympique, où des travaux ont lieu pour rendre le site conforme aux normes du baseball. Des réponses en 2019 La prochaine année s’annonce intéressante. On devrait connaître en janvier les résultats d’un vaste sondage effectué ces derniers mois par une compagnie américaine, en collaboration avec une maison d’ici, auprès d’amateurs québécois et de la communauté des affaires. Les premiers signes qui ont filtré à la fin de l’été et au début de l’automne faisaient état d’une participation massive et d’une réponse très positive. Les chiffres et les réponses allaient de pair avec ce qu’on a vu au Stade olympique lors des visites des Blue Jays de Toronto ces cinq dernières années. Pas facile en Floride Et maintenant, les Rays pourraient-ils déménager dans nos terres ? Le passé nous a appris, notamment dans le cas des Nordiques, que les ligues sportives et leurs dirigeants sont moins rapides sur la gâchette que les amateurs. Le propriétaire des Rays, Stuart Sternberg, a dit les bonnes choses, hier, en déclarant qu’il tient à garder son équipe dans la région de Tampa-St. Pete. Par contre, il sait que ce ne sera pas facile maintenant que le projet de construction d’un stade dans le quartier d’Ybor City vient de tomber à l’eau. D’autre part, les équipes des majeures n’ont jamais roulé sur l’or en Floride. La construction d’un stade pour les Marlins de Miami se révèle un flop monumental depuis son ouverture en 2012. Pour commencer, le Marlins Park est situé dans un quartier miséreux à éviter. Sur le terrain, l’équipe ne s’est nullement améliorée depuis qu’elle est passée des mains de Jeffrey Loria à un duo formé de Derek Jeter et Bruce Sherman. Le premier geste posé par les deux hommes a été de se départir du gros contrat de Giancarlo Stanton, qu’ils ont échangé aux Yankees de New York. Les Marlins ont terminé la dernière saison au dernier rang dans la division Est de la Ligue nationale avec la troisième pire fiche des majeures (63-98). 10 000 à 14 000 spectateurs Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les Marlins ont maintenu la pire moyenne d’assistance parmi 30 équipes avec 10 013 spectateurs. Ce chiffre ne représente que 26,7 pour cent de la capacité de leur domicile, qui contient 36 742 sièges. Les Rays ont terminé avant-derniers avec une moyenne de 14 258 personnes par match, ce qui constitue un taux d’occupation de 41,8 pour cent au Tropicana Field. Les Rays ont eu trois longues années pour élaborer les tenants et aboutissants propres à la construction d’un stade. Ils ont accouché d’un dossier mal ficelé, sans engagements financiers. Manfred n’a pas manqué de leur dire leurs quatre vérités au vu et au su de tout le monde présent aux assises du baseball qui se tiennent à Las Vegas. Les Rays ont deux prises contre eux. DES MATCHS AU STADE OLYMPIQUE ? Pourrait-on voir, comme le baseball majeur l’avait fait avec les Expos, des matchs réguliers des Rays au Stade olympique au cours des prochaines années ? Le contexte est différent. Les Rays ont toujours un propriétaire en la personne de Stuart Sternberg. Il ne serait pas à son avantage de permettre la présentation de matchs de son équipe à Montréal, même si ce n’est pas la cohue au Tropicana Field. Les Expos se trouvaient dans une situation différente. Le baseball majeur s’en était porté acquéreur afin de permettre à Jeffrey Loria d’acheter les Marlins de la Floride, comme ils étaient appelés dans le temps. L’équipe montréalaise composait en marge des décisions qui étaient prises à New York. Personne n’avait rien à redire. Les Expos ont disputé des matchs locaux à Porto Rico. Bail jusqu’en 2027 Les Rays sont liés par bail au Tropicana Field jusqu’en 2027. Malgré l’échec du financement d’un stade dans le secteur d’Ybor City, situé à Tampa, le propriétaire Stuart Sternberg a confiance qu’un nouveau stade sera bâti pour son équipe. Or, rien n’est moins sûr avec l’échec du projet sur lequel les Rays travaillaient depuis trois ans. À suivre... https://www.journaldemontreal.com/2018/12/12/la-porte-souvre-pour-montreal#cxrecs_s
  5. jerry

    Expos coming back?

    DÉMÉNAGEMENT DES RAYS À MONTRÉAL : PAS SI VITE! Louis-André Larivière Publié aujourd'hui à 16h29 | Mis à jour aujourd'hui à 18h09 La Régie des installations olympiques, société d’État qui gère le Stade olympique, a émis les commentaires suivants, mercredi, concernant les récentes rumeurs sur le retour possible du baseball majeur à Montréal : «Le Parc olympique n’a eu aucun contact avec qui que ce soit de la Ligue de baseball majeur (MLB), ni par quelque moyen que ce soit, au sujet de la tenue d’une série de matchs de baseball en saison régulière», a précisé le porte-parole Cédric Essiminy. La RIO ajoute avoir apporté des améliorations importantes au terrain au cours des dernières années, ce qui favorise l’organisation et la tenue d’événements de la MLB. «Les améliorations effectuées au cours des dernières années dans le Stade profitent cependant au baseball majeur et ont permis au Parc olympique de mettre son terrain à niveau pour la tenue de matchs de saison régulière.» Ces commentaires ont été émis à la suite des rumeurs au sujet d’un possible déménagement des Rays de Tampa Bay, qui ont abandonné mardi le projet de construction d’un stade moderne de 892 millions $ dans le quartier Ybor de Tampa. Le propriétaire Stuart Sternberg a jusqu’au 31 décembre pour trouver une alternative au Tropicana Field et résilier le bail qui les lie jusqu’en 2027. En raison du revers essuyé cette semaine, il n’y a présentement aucune autre option que le «Trop» pour la concession floridienne. Par ailleurs, Sternberg dit qu’il n’envisage pas la relocalisation à l’heure actuelle. Il s’en tient à la fin du bail en 2027. D’après le Tampa Bay Times, le propriétaire de l’équipe se penche a priori sur le lieu où les Rays disputeront leurs matchs à compter de 2028. «Nous avons quelques années pour trouver une solution. Nous devrons alors identifier où nous jouerons pour les années à venir.» Voyez, dans la vidéo ci-dessus, les commentaires de l’analyste de TVA Sports Rodger Brulotte, tirés du bulletin de 17h30. https://www.tvasports.ca/2018/12/12/demenagement-des-rays-a-montreal--pas-si-vite?utm_medium=cxense&utm_source=journaldemontreal.com&utm_campaign=reco#cxrecs_s
  6. jerry

    Le Wellington (Murray) Phase 5

    J'en ai bien peur, ça risque d'être affreux!
  7. jerry

    OCPM_PPU_Secteur des faubourgs

    La Ville veut reconnecter le Vieux-Montréal avec le Centre-Sud mathiasmarchal Il y a 2 heures Prolonger plusieurs rues vers le Vieux-Montréal, créer des points de vue sur le Fleuve et réaménager l’intersection entre les rues Papineau et Notre-Dame: telles sont les grandes lignes de la vision de l’administration Plante, qui invite la population à se prononcer sur l’avenir du secteur des Faubourgs. Situé dans un quadrilatère formé des rues Saint-Hubert, Sherbrooke, Fullum et du fleuve Saint-Laurent, ce secteur est amené à changer radicalement avec le déménagement de la brasserie Molson, les constructions immobilières sur le site de Radio-Canada et la mise à niveau des tunnels de l’autoroute Ville-Marie. Afin de fixer des balises claires aux futurs développeurs, la Ville a mandaté l’Office de consultation publique de Montréal pour mener des démarches de consultation qui mèneront à l’établissement d’un Plan particulier d’urbanisme à l’automne 2019. Les premières étapes de la consultation publique débuteront au mois de février. En attendant, la Ville a présenté cette semaine les documents faisant état de sa vision. L’administration municipale voit notamment dans les déménagements des sociétés Radio-Canada et Molson-Coors, l’opportunité de prolonger au moins trois rues pour reconnecter l’est du Vieux-Montréal avec le quartier Centre-Sud. «L’ampleur des transformations des cinquante dernières années nécessite une profonde remise en question en vue de retisser la trame urbaine, de regrouper les infrastructures routières et ainsi de permettre une réappropriation de ce quartier plus que bicentenaire», peut-on lire dans le dossier de présentation. Au moins trois points de vue sur le Fleuve seront créés, même si ces derniers ne pourront aller plus loin que les rails de chemin de fer qui serpentent le long du Port de Montréal. Parmi les autres éléments qui seront abordés : la redynamisation de la rue Sainte-Catherine dans le Village, qui compte 16% de locaux inoccupés et seulement 9% de commerces de proximité. L’avenir de la rue Ontario sera lui aussi évoqué dans un contexte où son redéveloppement est miné par l’important trafic automobile qui l’empreinte pour accéder au pont Jacques-Cartier. Finalement, le PPU se penchera sur les mesures à prendre pour sauvegarder les logements abordables dans un contexte où les logements locatifs sont passé de 85% du parc immobilier en 2001 à 72% en en 2016 et qu’en parallèle les loyers ont cru de 58% en 15 ans, soit plu site qu’ailleurs à Montréal (+49%). http://journalmetro.com/actualites/montreal/1977922/la-ville-veut-reconnecter-le-vieux-montreal-avec-le-centre-sud/amp/
  8. jerry

    Course de Formule E à Montréal

    Publié le 11 décembre 2018 à 16h10 | Mis à jour à 16h10 Valérie Plante perd la première manche contre la Formule E PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN La Presse Valérie Plante a perdu une première manche dans le bras de fer judiciaire l'opposant à la Formule E. La Cour supérieure a rejeté la demande de la mairesse qui tentait de faire tomber le recours de 33 millions la ciblant, le tribunal n'y voyant pas une poursuite-bâillon. Les responsables de la Formule E et le syndic de faillite PricewaterhouseCoopers, représentant la défunte OSBL Montréal c'est électrique, ont intenté une poursuite contre la Ville de Montréal ainsi que la mairesse de Montréal. L'élu a toutefois tenté de faire tomber le recours, y voyant une façon d'essayer de la museler. La juge Chantal Chatelain a toutefois rejeté sa demande. « La poursuite à l'encontre de la mairesse ne constitue pas une poursuite-bâillon », a-t-elle écrit dans un jugement rendu le 7 décembre. La décision souligne que la Loi sur les cités et villes protège la mairesse si elle devait être condamnée à dédommager la Formule E. « Bien que le tribunal conçoive aisément que la Mairesse puisse être agacée par la poursuite et qu'elle en subisse des désagréments, il n'est pas question de la museler ni de restreindre sa liberté d'expression ou d'action à titre de mairesse. Le litige se présente plutôt comme étant un litige de nature commerciale où les demanderesses tentent d'imputer une responsabilité à la Ville et à la Mairesse pour leur déconvenue financière en regard du ePrix », poursuit la décision de la juge Chatelain. https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201812/11/01-5207676-valerie-plante-perd-la-premiere-manche-contre-la-formule-e.php
  9. jerry

    Ouvrages d'art - Antenne Rive-Sud

    Je ne crois pas parce que ça dit sur leur site d'info-travaux: "Voie navigable accessible par le chenal sud du canal de Lachine entre le mois de mai et d’octobre 2019" J'imagine donc que la jetée sud va être démantelée pour le mois de mai. Merci pour tes photos en passant!
  10. jerry

    Agrandissement du Palais des congrès

    L’expansion du Palais des congrès est essentielle Le projet sur les rails d’ici 2 ans, promet le nouveau PDG PHILIPPE ORFALI Samedi, 8 décembre 2018 00:00MISE à JOUR Samedi, 8 décembre 2018 00:00 En poste depuis trois mois, le nouveau président-directeur général du Palais des congrès de Montréal, Robert Mercure, tient mordicus au projet d’expansion de l’établissement. Et ce, même si Québec ne s’est toujours pas engagé à financer les travaux. Dès votre arrivée, vous avez mis l’expansion du Palais des congrès de Montréal à l’ordre du jour de votre mandat. Où en est le projet ? On est en discussion avec le gouvernement. Le dossier avance bien, les gens sont très compréhensifs sur l’importance de faire grandir le Palais. On a eu des discussions avec le nouveau gouvernement du Québec, Ottawa et la mairesse de Montréal. Ce n’est pas approuvé, mais ça avance bien. Les libéraux de Philippe Couillard avaient promis « au moins » 350 millions $ pour rénover le Palais des congrès, lors des dernières élections. Vous n’avez pas eu ce même appui de la part de la CAQ. Bien, j’ai eu de très bonnes discussions avec la CAQ, et il y a un grand intérêt. On veut faire approuver le projet par toutes les parties prenantes dès l’an prochain. On veut que le nouveau Palais 2.0 soit inauguré d’ici 2024. Inaugurer votre Palais rénové en 2024, dans moins de six ans, n’est-ce pas un peu ambitieux ? Oui. Mais pour rester concurrentiel et tenir compte du fait que les congrès sont de plus en plus grands, il faut aller de l’avant. Le Palais est relativement petit pour une ville de la taille de Montréal. On veut attirer des grands congrès internationaux, et même tenir deux congrès au même moment. On ne peut faire ça en ce moment. La demande est là, notre taux d’occupation annuel est d’environ 70 %, ce qui est très élevé. Notre « core business », notre activité principale, ce sont les marchés internationaux, mais plus particulièrement américains. Environ de 75 % à 80 % de nos congrès proviennent de l’étranger. Il faut pouvoir s’adapter aux besoins et aux désirs de ces organisations-là. Votre Palais des congrès 2.0, il ressemblerait à quoi ? On veut agrandir vers l’est, sur l’autoroute Ville-Marie. C’est le côté le plus logique pour nous pour prendre de l’envergure. Nous ne sommes pas rendus à l’étape des dessins, aux plans. Mais l’idée générale, la vision est là. Notre ambition est de devenir l’un des plus grands centres de congrès au Canada et d’être concurrentiel partout en Amérique du Nord. On envisage de presque doubler la taille du Palais. On voit le potentiel. Et qu’arriverait-il si on n’allait pas de l’avant avec un tel projet ? La réalité, c’est qu’on ne peut pas continuer à tomber en arrière par rapport à la concurrence d’autres centres de congrès et d’autres villes. Ce n’est pas une question de pieds carrés, c’est une question de poursuivre notre rôle de moteur économique pour Montréal. Ailleurs, les autres centres de congrès continuent de prendre de l’expansion. Il faut rester dans les ligues majeures. Et sans expansion, on va perdre cette position-là. Le Palais des congrès de Montréal 1983 : Inauguration du Palais des congrès de Montréal 1999-2002 : Travaux d’expansion visant à doubler sa superficie. 2005 : Accueil de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP11), événement-phare de l’histoire du Palais 2018 : Entrée en poste de Robert Mercure Plus de 7600 événements depuis son ouverture https://www.journaldemontreal.com/2018/12/08/lexpansion-du-palais-des-congres-est-essentielle
  11. jerry

    REM - Prolongement vers Chambly

    La Caisse va faire ses devoirs et prendre la décision la plus rationnelle. À première vue, Laval et l'est de Montréal me semblent avoir une meilleure chance que Chambly, de par leur densité. Bien hâte de voir leur réponse, sûrement encore quelques mois! Bien hâte de voir les recommandations de l'ARTM aussi, mais ça risque d'être encore plus long!
  12. jerry

    1000 de la Montagne (Centra) - 45 étages

    Le pire est que souvent ça n'indique même pas l'emplacement... pas toujours évident! Il me semble que ça devrait être le premier réflexe des modérateurs de mettre cette info, ainsi que le début et la fin de la construction dès qu'on le sait. My two cents!
  13. Ils font la file pour venir au Québec Des milliers de Français se sont déplacés pour rencontrer des employeurs de chez nous à Paris JEAN-LUC LAVALLÉE Lundi, 3 décembre 2018 00:00MISE à JOUR Lundi, 3 décembre 2018 00:00 PARIS | Des milliers de Français, qui rêvent de s’établir au Québec, ont fait la file samedi et dimanche à Paris pour rencontrer des employeurs québécois dans l’espoir d’être recrutés pour refaire leur vie. Il fallait voir la file d’attente impressionnante, en matinée, à l’extérieur du Marriott Rive Gauche dans le 13e arrondissement pour constater — une fois de plus — à quel point la Belle Province est attractive dans l’Hexagone. «Je viens tenter ma chance. J’ai déjà un bon emploi, mais j’ai vraiment envie de développer mes compétences, d’aller plus loin dans ma carrière. Je me sens bloquée ici. Je suis allée plusieurs fois au Québec et c’est vraiment un environnement de vie qui m’attire», a confié une chercheuse d’emploi dans le domaine informatique. Certains, comme Nadège Viguier et son conjoint, veulent vivre une «aventure», une expérience de vie outre-mer, et n’entretiennent aucune rancœur envers la France. D’autres s’identifient sans détour au mouvement des «gilets jaunes» et n’hésitent pas à partager leur ras-le-bol. «Moi, je suis au-dessus de la classe moyenne. Je gagne entre 2500 et 3000 euros par mois, mais aujourd’hui, quand on finit de payer toutes les taxes, on survit. C’est ce que tout le monde dit aujourd’hui. Personnellement, j’ai eu un divorce, alors c’est la catastrophe, on ne s’en sort plus», a confié un Parisien qui a préféré ne pas être identifié dans le reportage. Québec jugée «très sécuritaire» L’ingénieur Naofel Aboufadl, lui, avait ciblé la région de Québec qu’il a déjà visitée à plusieurs reprises, disant s’y être senti très en sécurité, un «facteur très important» pour lui. «Québec, c’est très sécuritaire. Je me suis rendu sur place, j’ai vu par moi-même.» L’attentat de janvier 2017 à la Grande Mosquée de Québec, un incident isolé, n’a pas teinté son opinion de la capitale. «On ne peut pas avoir le risque zéro. Ce qui est important, c’est de voir ce que les autorités font derrière. En France, on a le sentiment qu’il y a un peu de laisser-aller, il y a moins de fermeté», a-t-il déploré, en évoquant un sentiment d’insécurité qui est toujours présent. Labeaume satisfait de ce qu’il a vu Les missions de recrutement baptisées «Journées Québec» à Paris ont lieu deux fois par an. Le maire de Québec, Régis Labeaume, qui clame sur toutes les tribunes que la pénurie de main-d’œuvre est le problème no 1 de la région de Québec actuellement, croit même que ce genre d’événement à Paris devrait se répéter plus souvent. J’adore ce que j’ai vu ici, ça m’a permis de parler à beaucoup de monde. Les employeurs nous disent qu’ils ont de bons CV. Ils sont contents.» Le PDG de Montréal International, Hubert Bolduc, a également quitté Paris avec le sourire aux lèvres. «Ça a été une mission record. Quand on va voir les résultats, c’est là qu’on va déterminer si ça a été une bonne mission ou pas, mais c’est de bon augure. La formule fonctionne, ça permet d’attirer des gens qui sont qualifiés et qui ont été présélectionnés. Ce sont les entreprises qui nous demandent de faire ces missions d’attraction de talents.» 19e édition des Journées Québec à Paris 24 000 candidats avaient soumis leur curriculum vitæ avant l’événement 12 900 ont été présélectionnés et invités à se présenter sur les lieux 113 employeurs de Montréal, Québec et de plusieurs autres régions 2252 postes à pourvoir dans une quinzaine de domaines (génie mécanique, jeu vidéo, aérospatial, comptabilité, restauration, santé, usinage, etc.) Pénurie de main-d’œuvre : les villes pressent le gouvernement Legault Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) Alexandre Cusson et le maire de Québec pressent le gouvernement Legault d’attaquer de front la problématique de la pénurie de main-d’œuvre. PHOTO JEAN-LUC LAVALLÉE Alexandre Cusson Président de l'UMQ Tous deux réunis à Paris, en marge des «Journées Québec» visant à recruter des travailleurs français, les deux politiciens ont tenu le même discours. Le gouvernement du Québec et celui du Canada doivent s’atteler à la tâche pour simplifier le processus d’immigration qui constitue encore, à l’heure actuelle, une barrière à l’entrée. «C’est une priorité, le gouvernement le sait. On était en conseil d’administration vendredi (à l’UMQ) et on a réitéré notre demande de tenir le plus rapidement possible une grande rencontre nationale avec les partenaires syndicaux, patronaux, municipaux, gouvernementaux», a confié M. Cusson de l’UMQ, qui est aussi maire de Drummondville. «Pour une ville comme la nôtre, c’est extrêmement important. La pénurie de main-d’œuvre est assez comparable à ce qui se passe à Québec, en termes de ratio. Chez nous, les statistiques démontrent qu’il y aura bientôt 10 000 à 13 000 emplois à combler. C’est énorme dans une MRC de 100 000 personnes. C’est tout un défi». «Récemment, il y a une entreprise qui magasinait et qui regardait le Québec puis finalement, elle a décidé d’aller en Ontario. J’ai quasiment fait : “Ouf !” C’est épouvantable de dire ça...», reconnaît celui qui entend régulièrement les entrepreneurs se plaindre d’avoir peur de se faire «voler» leurs employés, dans ce contexte de rareté. Un sommet à Québec La Ville de Québec, où le taux de chômage se situe sous la barre des 4 %, prépare aussi son propre sommet en février pour tenter de trouver des solutions. https://www.journaldemontreal.com/2018/12/03/ils-font-la-file-pour-venir-au-quebec