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J'aimerais bien que l'on ouvre une section dédiée spécifiquement au patrimoine. En attendant par compromis j'ai mis cet article dans Projets oubliés même si ce n'est pas le cas ...

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/513052/quel-avenir-pour-l-immeuble-a-coupole-des-sourdes-muettes-de-la-rue-saint-denis

Quel avenir pour l’immeuble des sourdes-muettes de la rue Saint-Denis?

Élus locaux, commerçants, groupes sociaux et défenseurs du patrimoine s’inquiètent pour l’imposant édifice de la rue Saint-Denis

Coiffé d’une imposante coupole, l’édifice planté au cœur de la rue Saint-Denis abrite une chapelle ancienne et conserve d’élégantes boiseries. Photo: Jean-François Nadeau Le Devoir Coiffé d’une imposante coupole, l’édifice planté au cœur de la rue Saint-Denis abrite une chapelle ancienne et conserve d’élégantes boiseries.

Plusieurs organismes s’inquiètent de l’avenir de l’immense immeuble de pierres calcaires qui abrita pendant plus d’un siècle, rue Saint-Denis à Montréal, l’Institut des sourdes-muettes et où logea, jusqu’à sa dissolution en 2015, l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Depuis, son avenir apparaît incertain.

 

Coiffé d’une imposante coupole, l’édifice planté au coeur de la rue Saint-Denis abrite une chapelle ancienne et conserve d’élégantes boiseries. Le lieu suscite de vives inquiétudes depuis quelques mois.

 

Pour la Société de développement commercial rue Saint-Denis (SDC), l’enjeu que représente l’avenir de cet immeuble est immense.

 

« C’est un monument architectural et c’est magnifique, dit d’abord Caroline Tessier, la directrice générale de la SDC. Cet immeuble devrait satisfaire des enjeux sociaux et culturels, dans un objectif d’allier les vocations. Il pourrait y avoir des logements sociaux, des créateurs, des artistes… Pour la rue Saint-Denis, ce serait formidable. La hausse de l’achalandage quotidien nous aiderait énormément à créer un commerce de proximité. »

 

Le Comité logement du Plateau Mont-Royal, la mairie d’arrondissement, la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal, la députée Manon Massé, la firme d’architectes Rayside Labossière, l’Atelier habitation Montréal et quelques autres groupes ont tous décrié le silence qui entoure le statut en suspens de cet édifice. Ils souhaitent qu’une réflexion publique sérieuse soit conduite au grand jour afin que cet immeuble majestueux puisse continuer d’être voué à des fonctions sociales en accord avec son passé.

 

L’architecte Ron Rayside insiste pour dire qu’une réflexion urgente s’impose afin de définir « une vision à long terme pour ce grand ensemble » de plus de 27 000 mètres carrés. « Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard », juge-t-il.

 

À la Société québécoise des infrastructures (SQI), le porte-parole Martin Roy affirme qu’aucune décision n’est encore arrêtée pour cet immeuble auquel « on réfléchit ».

 

L’immeuble a pourtant fait l’objet d’une recherche de courtier d’immeuble afin d’être vendu. La démarche a finalement été arrêtée. « On regarde les scénarios pour voir s’il n’y a pas d’autres utilisations pour les ministères, mais notre mandat est de loger des bureaux et des organismes du gouvernement. C’est tout. »

 

Que compte faire la SQI pour favoriser la réappropriation éventuelle par les citoyens de ce colosse ?

 

« On y pense », se contente de répondre le porte-parole.

 

Valeur patrimoniale ?

 

Dans un texte publié dans le Bulletin de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal, le directeur des politiques d’Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, considère que cet immeuble planté au coeur d’une des rues les plus importantes de Montréal a une « valeur patrimoniale exceptionnelle ».

 

Malgré un fort intérêt du milieu pour ce bâtiment et l’avis favorable de plusieurs experts quant à sa valeur culturelle et historique, le gouvernement québécois, propriétaire de l’immeuble, ne souhaite pas le protéger en vertu d’une législation patrimoniale.

 

À la suite d’une demande officielle de classement du bâtiment faite par la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal (SHP) et soutenue par le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, le ministère de la Culture et des Communications a répondu qu’il « ne considère pas que cet ensemble conventuel conçu par l’architecte Joseph Michaud se démarque sur le plan architectural » par rapport à d’autres lieux.

 

La SHP est revenue à la charge, en soulignant la place exceptionnelle qu’a eue ce bâtiment dans l’existence de milliers de jeunes filles d’Amérique du Nord. Une nouvelle lettre du ministère, datée du 9 mars 2017, affirme ne rien pouvoir faire puisque l’intérêt du bâtiment « se situe à l’échelle locale et régionale et non à l’échelle nationale ».

 

Au Devoir, le ministère de la Culture et des Communications explique que « d’autres ensembles conventuels érigés à la même époque et situés à Montréal et ailleurs au Québec se démarquent davantage à l’échelle du Québec ». Pour justifier sa décision, le Ministère ajoute que d’autres ensembles « plus anciens et de plus grande qualité […] ne sont pas protégés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel ».

 

Pourtant, selon l’« énoncé de l’intérêt patrimonial » de la Ville de Montréal consulté par Le Devoir, cet édifice forme « un tout homogène d’une grande qualité de composition ». De plus, « les espaces intérieurs des trois pavillons les plus anciens de l’Institution présentent un état d’authenticité remarquable ». Le site présente en plus aux yeux de la Ville « une grande valeur historique ».

 

Pour la directrice générale d’Action patrimoine, Emilie Vézina-Doré, « l’occasion est belle pour l’État de démontrer son exemplarité dans la préservation du bien commun. Et c’est une belle occasion aussi de se questionner sur la volonté de préservation du bien public en rendant justice au bâtiment et au legs social qu’il incarne ».

 

Selon Vicky Langevin, coordonnatrice du Comité logement du Plateau Mont-Royal, « la vocation de l’immeuble à des fins sociales doit être préservée ».

 

Lieu d’intérêt

 

Le lieu suscite beaucoup d’intérêt. Une assemblée de citoyens tenue le 12 octobre a rassemblé une cinquantaine de personnes représentant divers groupes, dont les sourds-muets, représentants de la longue tradition de services sociaux offerts en ces lieux.

 

L’Institut des sourdes-muettes fut en exploitation de 1864 à 1978. Il y aura là aussi des locataires, dont un des plus illustres fut le poète national Louis Fréchette. L’édifice sera vendu en 1979 à la Corporation d’hébergement du Québec. On y trouve aujourd’hui encore quelques services sociaux, dont une garderie, l’Institut Raymond-Dewar pour les sourds-muets et des services liés à l’accueil des immigrants.

 
 
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A la lecture du texte ci-dessus, je confesse ma perplexité face à l'argument selon lequel « l'intérêt du bâtiment se situe à l'échelle locale ou régionale ou non à l'échelle nationale».

Il se peut que ce jugement découle d'une interprétation correcte de la Loi sur le patrimoine culturel:  pour cette raison, je ne saurais a priori  blâmer le ministère responsable de son application.  

Mais je m'interroge quant à à cet aspect de ladite loi: est-il  concevable qu'un bâtiment qui aurait un intérêt patrimonial «local» pour la Ville de Montréal ne puisse  automatiquement revêtir un intérêt national?   Ceci dit, non pas par excès de nombrilisme montréalais, mais de par la simple constatation et reconnaisance du fait qu'au moins depuis le début du 19 ième siècle (soit plus de 200 ans), l'histoire de tout le Québec est intimement liée à celle de Montréal, et que des Québécois provenant de toutes les régions ont participé activement à l'évolution de cette dernière. 

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  • 1 year later...
 
ACT-Maison-Charbonneau2.jpg.jpg Jean Desautels, président de la Société nationale du Québec à Laval. (Photo 2M.Media - Archives)

Actualités

Appel à l’aide pour sauver la maison Charbonneau

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Publié le 18 décembre 2018
 

Le président de la Société nationale du Québec à Laval (SNQL), Jean Desautels, a envoyé une requête au ministère de la Culture pour la préservation d’un immeuble patrimonial du XVIIIe siècle, la maison Charbonneau, située sur le boulevard des Milles-Îles.

Dans la demande, que le Ministère a confirmé avoir reçue, M. Desautels mentionne un «manque d’entretien évident et un désintérêt marqué de son actuel propriétaire», tel qu’indiqué dans un article du Devoir.

Il souhaite éviter un sort semblable à la maison Boileau, à Chambly, qui a croulé sous la pelle mécanique le mois dernier, étant jugée dangereuse en raison de son état.

Aussi appelée maison Pierre-Thibault, du nom d’un ancien propriétaire, le bâtiment historique de Saint-François est devenu une priorité de la SNQL car son état devient critique. Des fissures dans la brique et du bois brûlé indiquent une détérioration de la structure.

«C’est une urgence, explique le président. Il faut que le ministère intervienne rapidement. La plupart des immeubles patrimoniaux sont la propriété de gens qui s’en occupent, donc nous n’avons généralement pas besoin d’agir.»

Historique

Une inscription sur la pierre devant la maison indique qu’elle aurait été construite en 1736, ce qui en fait vraisemblablement l’un des derniers immeubles datant du régime français à Laval.

«Notre réflexe est de raser et construire du moderne, déplore M. Desautels. Quand on fait cela, Je me souviens ne veut plus rien dire.»

Pour le résident de Sainte-Rose, avec sa forme carrée et sa dimension d’un étage et demi, l’architecture typiquement française est rare sur l’île Jésus.

La préservation d’un tel bien permettrait de développer une fierté lavalloise et un sentiment d’appartenance fort. «Si on détruit les racines à mesure qu’elles poussent, on va être un peuple déraciné», résume-t-il.

Classée immeuble patrimonial depuis 1977 en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, la maison Pierre-Thibault a obtenu une aire de protection deux années plus tard.

Isolée

Une problématique soulevée par le président de la SNQL est la distance de l’immeuble patrimonial avec d’autres sites protégés.

«Si on voulait détruire une maison historique dans Saint-Vincent-de-Paul, les gens lèveraient leur bouclier.»

Solutions

Officiellement, Elena Agostino est propriétaire du lot, mais son père Vincenzo Agostino est celui qui a été rejoint par les médias et le Ministère.

Dans un échange de courriels, ce dernier a affirmé être «intervenu auprès du propriétaire à plusieurs reprises afin de lui rappeler les exigences de la Loi sur le patrimoine culturel à l’égard d’un bien classé et les obligations qui en découlent.»

Selon la porte-parole du ministère de la Culture, Annie LeGruiec, on souhaite minimalement une consolidation de sa structure, se gardant d’«exiger une rénovation complète du bâtiment».

 

ACT-Maison-Charbonneau3.jpg-300x199.jpg

Le bois de la structure est endommagé et des fissures sont présentes dans la pierre. (Photo 2M.Media)

 

Elle ajoute que «le Ministère évalue présentement divers scénarios afin d’assurer la préservation de ce bien classé et qui pourraient notamment mener à des démarches judiciaires.»

Des recours en justice sont possibles, mais non favorisés. Pour le moment, Mme LeGruiec précise que l’approche privilégiée «en est une de sensibilisation dans l’objectif d’encourager le propriétaire à entreprendre les travaux nécessaires».

De son côté, Vincenzo Agostino est réticent à investir pour restaurer l’immeuble.

En 2014, le propriétaire a adressé au Ministère une requête d’autorisation pour sa démolition. À la suite d’une inspection par un ingénieur en structure spécialisé en patrimoine, cette demande a été refusée.

«C’est pas que je veux la démolir parce que je l’aime pas, a-t-il mentionné au Devoir. C’est que je veux pas mettre 300 000 $ ou 400 000 $ là-dedans et juste récupérer 60 % du Ministère.»

Support

Jean Desautels a envoyé la lettre à la Ville de Laval et quelques députés provinciaux et municipaux. Il affirme recevoir du support de chacun.

«Notre but doit être que cette maison puisse avoir son sens dans l’histoire, raconte Francine Charbonneau, députée de Mille-Îles. Éventuellement, des personnes qui font un tour de l’île devraient pouvoir reconnaître des endroits qui témoignent de ses débuts.»

La porte-parole de la Ville de Laval, Sarah Bensadoun, a confirmé la volonté de collaborer pour que «ce bâtiment puisse rester longtemps et être mis en valeur». Elle ajoute cependant que «la première étape doit se faire par le Ministère».

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