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L'économie américaine renaît

 

28 août 2008 - 09h39

Agence France-Presse

 

Les dépenses de consommation, moteur habituel de la croissance, sont restées déprimées. Et ce malgré une petite réévaluation à +1,7% (au lieu de +1,5%), les ménages achetant un peu plus de biens de consommation courante et de services que prévu.

 

La croissance américaine a été révisée en nette hausse au deuxième trimestre, à 3,3% (rythme annuel) au lieu de 1,9% annoncé initialement, du fait notamment d'une balance commerciale meilleure que prévu.

 

C'est ce qu'a indiqué jeudi le département du Commerce.

 

Les analystes tablaient sur une hausse de 2,7% du produit intérieur brut (PIB).

 

C'est la croissance la plus forte enregistrée depuis le troisième trimestre 2007. Au premier trimestre, le PIB n'avait progressé que de 0,9%.

 

Les analystes s'attendaient à une forte révision compte tenu de l'amélioration de la balance commerciale qui apporté à elle seule 3,1 points de croissance au PIB.

 

Profitant enfin de la dépréciation du billet vert engagée depuis plusieurs années, les exportations ont en effet progressé de 13,2% (et non pas de 9,2% comme annoncé précédemment), tandis que les importations affichaient leur plus fort recul depuis 2001 à -7,6% (au lieu de -6,6%).

 

Les analystes redoutent toutefois que cette embellie ne soit que de courte durée, du fait du ralentissement de la demande mondiale et, dans une moindre mesure, de l'appréciation récente du dollar.

 

La banque centrale a revu à la baisse en août ses prévisions de croissance pour le second semestre, sans donner de chiffres précis. Ce ralentissement de la conjoncture devrait l'inciter à maintenir son taux directeur à 2% jusqu'en 2009, estiment les analystes.

 

Autre facteur ayant contribué à la révision de la croissance, les entreprises ont moins puisé dans leurs stocks que prévu, les dégarnissant de 49,4 G$ US seulement. Cela a amputé la croissance de 1,44 point (au lieu de 1,92).

 

Ainsi la demande finale (le PIB moins les stocks) a bondi de 4,8%, au lieu de +3,9%, ce qui constitue la progression la plus forte depuis le premier trimestre 2006.

 

Les dépenses de consommation sont restées déprimées, malgré une petite réévaluation à +1,7% (au lieu de +1,5%), les ménages achetant un peu plus de biens de consommation courante et de services que prévu.

 

Cette faiblesse des dépenses des ménages inquiète aussi les analystes qui espéraient un coup de fouet des chèques de remise d'impôt envoyés au titre du plan de relance budgétaire.

 

La consommation est déterminante car c'est traditionnellement elle qui tire la croissance, mais ce moteur menace de caler depuis le début de la crise de l'immobilier.

 

Sans surprise, l'investissement dans l'immobilier est resté le gros point noir au deuxième trimestre avec un recul de 15,7%, ce qui marque le dixième trimestre de baisse consécutif.

 

Du côté des entreprises, l'investissement a progressé de 2,2% (au lieu de 2,3%), tiré par les infrastructures (+13,7%).

 

Enfin, les dépenses publiques ont augmenté de 6,8% (au lieu de +6,7%), dopées par la défense.

 

L'indice des prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a pour sa part été laissé inchangé à +4,2%, de même que la version de cet indice calculé hors énergie et alimentation qui reste à +2,1%. Ces indices sont suivis attentivement par la banque centrale pour jauger l'inflation.

 

Le rapport final sur le PIB sera publié le 26 septembre.

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