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Innovation Construction : Petite révolution laser sur les chantiers

 

PHOTO FOURNIE PAR MECHASYS

Développé par l’entreprise Mechasys, le système de projection FramR permet d’accélérer le processus de la pose des murs sur les grands chantiers de construction en projetant des lignes laser directement sur le sol.

Une PME montréalaise veut chambouler le milieu de la construction avec son projecteur laser qui permet de visualiser le plan de construction directement sur le sol d’un chantier.

Publié le 9 novembre 2021 à 14h00

https://www.lapresse.ca/affaires/portfolio/2021-11-09/innovation/construction-petite-revolution-laser-sur-les-chantiers.php

Antoine Trussart Collaboration spéciale

Développé par l’entreprise Mechasys, le système de projection FramR permet d’accélérer le processus de la pose des murs sur les grands chantiers de construction en projetant des lignes laser directement sur le sol. Les charpentiers n’ont plus qu’à tracer leurs lignes le long des lasers et n’ont plus besoin dès lors de traduire un plan papier ou en version PDF.

« Ça permet de créer un “super-charpentier”, explique Christophe Roy, directeur du marketing de Mechasys. Ça ne remplace pas la personne, mais ça l’aide à faire beaucoup plus et simplifier son travail. »

Décupler la productivité

Dans des conditions contrôlées, les tests menés par l’entreprise montrent une productivité multipliée par 10 lors du traçage, l’étape cruciale qui précède la pose des murs, de la plomberie, de l’électricité et la ventilation.

« C’est toujours la personne la plus expérimentée qui fait ça, et donc quelqu’un qui est payé très cher, poursuit M. Roy. Nous, on veut que cette personne-là puisse faire le plus de travail possible. »

 

PHOTO FOURNIE PAR MECHASYS

Le projecteur a été utilisé entre autres dans la construction de projets de condos à Mirabel et à Mascouche, ainsi que sur le chantier du nouveau pavillon de HEC Montréal au centre-ville.

L’entrepreneur doit avoir des plans de son chantier en format AutoCAD pour les importer dans le système de projection. Le positionnement de la machine prend environ cinq minutes et peut projeter ses lasers à 360 degrés dans un rayon de 10 m.

Mechasys a été fondée à Montréal en 2018 par trois anciens étudiants en génie de l’École de technologie supérieure, William St-Pierre, Jonathan Lefebvre et Charles Ha. Après avoir été incubée au Centech, elle s’est établie depuis un an dans de nouveaux bureaux dans le secteur Chabanel.

« La R&D est faite ici, la majorité des pièces est faite ici et l’assemblage est fait ici, c’est vraiment un produit local », dit M. Roy.

Les trois ingénieurs avaient d’abord en tête de produire des murs préfabriqués avant de se faire rabrouer par des clients potentiels qui leur ont dit qu’ils avaient davantage besoin d’un système plus précis de mesure au sol.

Si le prototype du projecteur est apparu rapidement, son développement se raffine encore, en collaboration avec des clients fidèles, près de trois ans plus tard. Le projecteur a été utilisé entre autres dans la construction de projets de condos à Mirabel et à Mascouche, ainsi que sur le chantier du nouveau pavillon de HEC Montréal au centre-ville.

Croissance en vue

 

PHOTO FOURNIE PAR MECHASYS

Pour le moment, le projecteur intéresse surtout de grandes entreprises qui utilisent déjà des plans numériques pour leurs chantiers.

Le système FramR n’en est qu’à ses débuts et l’entreprise montréalaise de 18 employés cherche toujours à élargir son champ d’action.

On peut projeter n’importe quoi. Les systèmes intérieurs, c’est une première étape et un marché qu’on peut servir assez rapidement. Après ça, on peut projeter au plafond, on peut projeter la ventilation, l’électricité ou le carrelage au plancher. C’est illimité, les possibilités qu’on a avec ça.

Christophe Roy, directeur du marketing de Mechasys

Pour le moment, le projecteur intéresse surtout de grandes entreprises qui utilisent déjà des plans numériques pour leurs chantiers. Les quatre machines FramR sont offertes à l’achat ou en location, avec ou sans employé de Mechasys pour les opérer.

Si la majorité des clients de Mechasys sont québécois, l’entreprise est déjà présente sur le marché des États-Unis et du Japon, où la numérisation des plans de construction est plus avancée qu’ici.

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  • 1 month later...

I am sure the technology is better these days. But, we did employ this technology when we were surveying the Grey Nun Mother's House for Concordia University - I guess that was almost 10 years ago - right before the renovation. But, omg - it gave us a good idea of the floor plans, but it became a mess when we tried to integrate it into revit. What we found is that the drawing was off by a few mm here, and another mm there - but those little discrepancies added up .. all this to say, we had to go back and manual survey the building again! 

 

I would say though, since Covid, we have been using drones for site-visits and those work wonders!

 

 

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  • 4 months later...

Imprimer une maison? C’est une réalité!

Chris Morin, opérateur d'imprimante de maison en 3D, se tient devant l'imprimante de maison en 3D à Leamington.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Gabriel Nikundana (accéder à la page de l'auteur)Gabriel Nikundana

à 6 h 10

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1884230/maison-imprimee-nidus-leamington-habitat-humanite-ontario

La première maison créée à partir d'une imprimante 3D au Canada est en construction à Leamington.

Habitat pour l'humanité Windsor-Essex en partenariat avec l'Université de Windsor et le centre de ressources pour les jeunes de Leamington, The Bridge, sont derrière le projet.

Le but est d'être moins cher, plus rapide et plus efficace. Je pense que cette technologie a le potentiel de contribuer à atténuer la crise du logement, explique la directrice générale d'Habitat pour l’humanité Windsor-Essex, Fiona Caughlin.

Trois à quatre jours suffisent pour construire une maison imprimée. Dans le futur ça prendra moins de temps, selon Chris Marin, chef opérateur d’imprimante de maisons en 3D.

Le premier lot de quatre maisons de trois chambres chacune à usage résidentiel sera livré avant la fin de l’année 2022.

Fiona Caughlin est la directrice générale d'Habitat pour l’humanité-Windsor-Essex.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

La valeur des quatre premières unités est estimée à 600 000 $. L’objectif du projet est d'en constuitre 42 d'ici 2025.

Le coût de la technologie devrait diminuer avec son avancement, explique le président de l'entreprise Nidus 3D.

De plus, le contrôle de la qualité reste un enjeu, selon deux doctorants de l'Université.

Baisse des coûts en perspective

Selon Ian Arthur, président de l'entreprise Nidus 3D responsable du projet pilote, il est trop tôt pour fournir des données chiffrées du coût total du projet initial.

Ian Arthur, président de l'entreprise Nidus 3D, sur le chantier de la maison imprimée en 3D à Leamington.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Il s’agit d’un projet de recherche et de test. C'est la première fois qu'on y pense au Canada, explique-t-il.

Nous nous attendons à ce que, dans le futur, il y ait beaucoup plus d'efficacité, ce qui pourrait sensiblement réduire les coûts.

Les premières maisons imprimées en 3D sont construites sur le site du centre de ressources pour les jeunes de Leamington, The Bridge.

Selon Krista Rempel, la directrice de centre, les premiers logements seront en priorité destinés aux jeunes du centre et aux membres de la communauté de Leamington.

Krista Rempel, est la directrice générale du centre de ressources pour les jeunes The Bridge à Leamington.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Les jeunes qui vivent avec nous auront la possibilité d'accéder à la vie indépendante lorsqu'ils auront terminé leur programme avec nous tandis que huit autres unités seront attribuées aux membres de la communauté, précise-t-elle.

Deux doctorants de l'Université supervisent le projet

L'Université de Windsor dispose d’un grand laboratoire pour tester la conformité aux normes de tout le matériel de construction des maisons imprimées en 3D.

Marcos Silveira, doctorant en ingénierie civile et environnementale à l'Université de Windsor, est content de faire partie du projet.

Il a la tâche de superviser la construction des quatre unités, dans le cadre de ses recherches doctorales.

Quant à Bruno Paini, lui aussi doctorant au même département, il se dit heureux de participer dans un tout nouveau type de construction.

À lire aussi :

Un premier village de logements abordables imprimé en 3D pourrait voir le jour en C.-B.

L’impression 3D pourrait-elle aider à résoudre les problèmes d’itinérance?

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  • 3 weeks later...

Sorel-Tracy

PME : un broyeur portatif unique

 

PHOTO FOURNIE PAR GSR CONSTRUCTION

Angélique Salvas et Martin Robichaud posent devant la Salvas Machine.

GSR Construction a récemment lancé la Salvas Machine, un broyeur portatif ayant la capacité de pulvériser jusqu’à 1,7 tonne de déchets par heure. Avec cette innovation, les entrepreneurs Angélique Salvas et Martin Robichaud souhaitent simplifier le travail de décontamination et de démolition.

Publié le 6 juin

https://www.lapresse.ca/affaires/portfolio/2022-06-06/sorel-tracy/pme-un-broyeur-portatif-unique.php

Samuel Larochelle Collaboration spéciale

L’invention

Leur machine peut traiter divers matériaux : chape de béton, céramique, tuile de vinyle, gypse, panneaux de béton léger, bloc de béton, bitume, tuile de plafond, verre, crépis, bloc de terracotta, etc.

Elle permet de remplacer les nombreux sacs de déchets à remplir quand une entreprise est appelée à décontaminer. « Pour un quatre et demie, ça nous prend environ 1000 sacs, explique M. Robichaud. À l’inverse, notre système broie les déchets afin qu’ils soient assez fins pour être aspirés directement dans le conteneur. »

L’origine

Gestionnaire de projet, Angélique Salvas a constaté que ses employés manquaient souvent à l’appel pour nettoyer un chantier, après la démolition. « J’ai compris pourquoi les gars ne venaient pas : faire des sacs, c’est aberrant comme c’est plate, dit-elle. Tu as chaud ou froid. Ça ne sent pas bon, et tu es entouré de poussière. »

Souvent appelée à se salir les mains pour aider les employés, l’idéatrice ajoute que son physique l’a poussée à faire les choses autrement. « Je ne mesure pas 6 pieds. Je ne pèse pas 200 livres et je n’ai pas les muscles d’un homme dans la jeune vingtaine. Il fallait que je trouve un moyen pour être aussi performante qu’eux. »

Le développement

Elle ajoute ne pas être du genre à se laisser freiner par la nature conservatrice de l’industrie de la construction.

J’ai commencé à 20 ans dans un monde d’hommes et je me suis fait dire tellement souvent : “Ça fait 30 ans que je travaille de même, alors tu ne viendras pas me dire comment travailler.” Ça m’a encouragée à faire les choses autrement.

Angélique Salvas

Cherchant un moyen pour économiser temps, énergie et main-d’œuvre, elle a pensé à la Salvas Machine en 2017. Puis, son associé et elle ont mis cinq ans pour la peaufiner. « On a fait le design à l’interne, avant de faire appel à un organisme en développement de nouvelles idées, qui nous a aidés à faire des tests, explique M. Robichaud. On a trouvé plein de petites choses qui ne fonctionnaient pas pour arriver à un prototype fiable. »

La mise en chantier

Depuis la fin de mars, GSR Construction utilise sa machine sur les chantiers. « Les réactions sont tellement bonnes que ça nous donne un élan pour continuer, dit Mme Salvas. Après cinq ans à travailler sur le projet sans rétroaction, on se disait qu’on était peut-être les seuls à y voir un intérêt, mais non. Les gens veulent faire appel à nos services. »

Prochaine étape : trouver un partenaire pour fabriquer et distribuer la machine. « On est en pourparlers avec quelques entreprises. L’objectif est de nous associer avec une organisation qui a un réseau mondial. »

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