Jump to content

Travaux routiers à Montréal et à Québec


Né entre les rapides
 Share

Recommended Posts

Pinned posts

Je crois remarquer une différence; après m'être longuement abstenu de commentaires sur le sujet, "je n'en peux plus".  Cela concerne la rapidité d'exécution, l'ampleur des moyens mis en oeuvre ainsi que les mesures d'atténuation pendant les travaux.   Commençons par un modeste exemple: ce soir, le chantier de l'échangeur Charest/Henri IV est en pleine action, tandis que je ne vois rien dans des bretelles (encore une fois) fermées de l'échangeur Turcot.

Il est vrai que le Projet Turcot est beaucoup plus complexe, et qu'il y a eu des moments dans le passé où l'activité était très intense à plusieurs endroits à la fois.  Mais cette année, alors que le projet est presque terminé, l'activité est plutôt faiblarde, de sorte que des "travaux de finition" que j'imaginais être complétés sur quelques fins de semaines (de fermeture), ne le sont pas encore.  Je veux bien croire que l'échéancier est respecté, mais cela implique que celui-ci était passablement généreux/relax (à la différence notable de l'échéancier très serré pour le projet du pont Samuel-de-Champlain).  

Deux autres exemples à Montréal: 1) La reconstruction partielle de l'échangeur A-13/A-40 s'étire sur quatre ans, alors que le résultat final ne comportera même pas d'améliorations significatives, comme l'auraient été la suppression de l'entrecroisement entre l'entrée de l'A-13 sud vers l'A-40 ouest et la voie de desserte de l'A-40, ni encore la construction d'une bretelle semi-directionnelle de l'A-40 est vers l'A-13 nord.  2) Les travaux de pavage sur la portion surélevée de la Métropolitaine entraînent des fermetures sur de longues distances, mais il n'y a pas suffisamment d'équipes (main-d'oeuvre et équipements) pour entreprendre simultanément plusieurs tronçons distincts.  On est très loin d'avoir la capacité de tout repaver en une fin de semaine!  (Il y aurait bien d'autres exemples encore, pas seulement sur les projets pilotés par le MTQ, mais aussi ceux des villes de la région)

A Québec, le plus important projet en cours porte sur l'élargissement de l'autoroute Henri IV (A-73) entre l'autoroute Charest et l'autoroute Félix-Leclerc (A-40).  Mais il ne s'agit pas d'un simple élargissement des voies: on reconstruit en béton, et surtout, on reconstruit les viaducs des échangeurs avec les deux autouroutes sus-mentionnées, en plus d'une nouvelle bretelle pour A-73 sud vers A-40 ouest (Montréal) qui évite un entrecroisement avec la rue John-Molson.  Au nord de l'A-40, l'autoroute Henri-IV devient l'A-573, aussi en voie d'être reconstruite à l'approche de l'échangeur; à cet endroit, une importante mesure d'atténuation a été mise en place, sous la forme d'une toute nouvelle voie temporaire en direction sud, à l'ouest du chantier principal. Et j'en passe.  Or il faut savoir aussi que pendant ces travaux sur Henri IV, deux autres autoroutes quasi parallèles dans l'axe nord-sud  constituent des alternatives viables: principalement l'autoroute Robert-Bourassa (A-740) du côté est, et secondairement l'autoroute Duplessis (A-540) en direction nord-ouest de Laurier à Charest.   Et puis, dans un passé pas si lointain, on a reconstruit l'échangeur Félix-Leclerc/Laurentienne, en prenant soin d'y ajouter deux bretelles semidirectionnelles qui évitent désormais les entrecroisements; de mémoire, tout cela s'est fait rapidement.

Que dire?  -- Je trouve que la façon de faire à Québec est correcte, "normale".  A Montréal, on dirait qu'on est habitué  à la lenteur.  Et ce n'est pas fini!  -- Le pont Pie IX, le tunnel du P-T Lafontaine qui s'en vient, encore les tunnels Ville-Marie et Viger, un de ces jours le pont Gédéon-Ouimet et la partie provinciale du pont Mercier, le pont de l'Île-aux-Tourtes, la Métropolitaine, quoi d'autres!  Diable, ça me rappelle Denis Coderre quand il s'était exclamé "ça va être écoeurant" (au sens de magnifique), en évoquant le moment alors proche où le nouveau pont S-D -Champlain allait être complété:  c'était vrai, mais en oubliant le reste. Au moins si ça coûtait moins cher à Montréal, mais j'en doute.  Une chance qu'on a le métro, et bientôt le REM pour se déplacer.  L'auto, c'est pour l'éloge de la lenteur.  Le camionnage, c'est pour l'apprentissage du calvaire.  Quand tu habites au coeur de Montréal, tu peux dire who cares?  Ailleurs, je ne saurais dire.

On me demandera: as-tu déjà conduit à Toronto? -- Oui.  A New York? -- Oui.  A Los Angeles? --Oui.  etc.   En fait, ce n'est pas tellement la conduite automobile à Montréal qui me frustre, mais la lenteur d'exécution des travaux, de même que les maillons faibles du réseau.  Et ne vous méprenez pas: je n'aime pas les automobiles dans les centres-villes, peut-être même moins que Valérie.  Mais je reconnais l'importance d'un réseau efficace de voies routières pour une grande région urbaine; et n'allez pas me dire que les "villes européennes s'en passent très bien merci", car même des villes fétiches comme Amsterdam dans le cadre plus vaste de la conurbation de la Randstad  (Amsterdam, Utrecht, Rotterdam, La Haye) en est très bien pourvue, bien mieux que la région de Montréal.  Idem pour Copenhague à plus petite échelle, et Paris à plus grande échelle.  Mais ce soir/cette nuit, c'est à la Ville de Québec que je pensais.😔

Link to comment
Share on other sites

Il y a 14 heures, Né entre les rapides a dit :

Je crois remarquer une différence; après m'être longuement abstenu de commentaires sur le sujet, "je n'en peux plus".  Cela concerne la rapidité d'exécution, l'ampleur des moyens mis en oeuvre ainsi que les mesures d'atténuation pendant les travaux.   Commençons par un modeste exemple: ce soir, le chantier de l'échangeur Charest/Henri IV est en pleine action, tandis que je ne vois rien dans des bretelles (encore une fois) fermées de l'échangeur Turcot.

Il est vrai que le Projet Turcot est beaucoup plus complexe, et qu'il y a eu des moments dans le passé où l'activité était très intense à plusieurs endroits à la fois.  Mais cette année, alors que le projet est presque terminé, l'activité est plutôt faiblarde, de sorte que des "travaux de finition" que j'imaginais être complétés sur quelques fins de semaines (de fermeture), ne le sont pas encore.  Je veux bien croire que l'échéancier est respecté, mais cela implique que celui-ci était passablement généreux/relax (à la différence notable de l'échéancier très serré pour le projet du pont Samuel-de-Champlain).  

Deux autres exemples à Montréal: 1) La reconstruction partielle de l'échangeur A-13/A-40 s'étire sur quatre ans, alors que le résultat final ne comportera même pas d'améliorations significatives, comme l'auraient été la suppression de l'entrecroisement entre l'entrée de l'A-13 sud vers l'A-40 ouest et la voie de desserte de l'A-40, ni encore la construction d'une bretelle semi-directionnelle de l'A-40 est vers l'A-13 nord.  2) Les travaux de pavage sur la portion surélevée de la Métropolitaine entraînent des fermetures sur de longues distances, mais il n'y a pas suffisamment d'équipes (main-d'oeuvre et équipements) pour entreprendre simultanément plusieurs tronçons distincts.  On est très loin d'avoir la capacité de tout repaver en une fin de semaine!  (Il y aurait bien d'autres exemples encore, pas seulement sur les projets pilotés par le MTQ, mais aussi ceux des villes de la région)

A Québec, le plus important projet en cours porte sur l'élargissement de l'autoroute Henri IV (A-73) entre l'autoroute Charest et l'autoroute Félix-Leclerc (A-40).  Mais il ne s'agit pas d'un simple élargissement des voies: on reconstruit en béton, et surtout, on reconstruit les viaducs des échangeurs avec les deux autouroutes sus-mentionnées, en plus d'une nouvelle bretelle pour A-73 sud vers A-40 ouest (Montréal) qui évite un entrecroisement avec la rue John-Molson.  Au nord de l'A-40, l'autoroute Henri-IV devient l'A-573, aussi en voie d'être reconstruite à l'approche de l'échangeur; à cet endroit, une importante mesure d'atténuation a été mise en place, sous la forme d'une toute nouvelle voie temporaire en direction sud, à l'ouest du chantier principal. Et j'en passe.  Or il faut savoir aussi que pendant ces travaux sur Henri IV, deux autres autoroutes quasi parallèles dans l'axe nord-sud  constituent des alternatives viables: principalement l'autoroute Robert-Bourassa (A-740) du côté est, et secondairement l'autoroute Duplessis (A-540) en direction nord-ouest de Laurier à Charest.   Et puis, dans un passé pas si lointain, on a reconstruit l'échangeur Félix-Leclerc/Laurentienne, en prenant soin d'y ajouter deux bretelles semidirectionnelles qui évitent désormais les entrecroisements; de mémoire, tout cela s'est fait rapidement.

Que dire?  -- Je trouve que la façon de faire à Québec est correcte, "normale".  A Montréal, on dirait qu'on est habitué  à la lenteur.  Et ce n'est pas fini!  -- Le pont Pie IX, le tunnel du P-T Lafontaine qui s'en vient, encore les tunnels Ville-Marie et Viger, un de ces jours le pont Gédéon-Ouimet et la partie provinciale du pont Mercier, le pont de l'Île-aux-Tourtes, la Métropolitaine, quoi d'autres!  Diable, ça me rappelle Denis Coderre quand il s'était exclamé "ça va être écoeurant" (au sens de magnifique), en évoquant le moment alors proche où le nouveau pont S-D -Champlain allait être complété:  c'était vrai, mais en oubliant le reste. Au moins si ça coûtait moins cher à Montréal, mais j'en doute.  Une chance qu'on a le métro, et bientôt le REM pour se déplacer.  L'auto, c'est pour l'éloge de la lenteur.  Le camionnage, c'est pour l'apprentissage du calvaire.  Quand tu habites au coeur de Montréal, tu peux dire who cares?  Ailleurs, je ne saurais dire.

On me demandera: as-tu déjà conduit à Toronto? -- Oui.  A New York? -- Oui.  A Los Angeles? --Oui.  etc.   En fait, ce n'est pas tellement la conduite automobile à Montréal qui me frustre, mais la lenteur d'exécution des travaux, de même que les maillons faibles du réseau.  Et ne vous méprenez pas: je n'aime pas les automobiles dans les centres-villes, peut-être même moins que Valérie.  Mais je reconnais l'importance d'un réseau efficace de voies routières pour une grande région urbaine; et n'allez pas me dire que les "villes européennes s'en passent très bien merci", car même des villes fétiches comme Amsterdam dans le cadre plus vaste de la conurbation de la Randstad  (Amsterdam, Utrecht, Rotterdam, La Haye) en est très bien pourvue, bien mieux que la région de Montréal.  Idem pour Copenhague à plus petite échelle, et Paris à plus grande échelle.  Mais ce soir/cette nuit, c'est à la Ville de Québec que je pensais.😔

Moi aussi j'ai remarqué la lenteur de certains travaux, ou encore leur fréquence. Je veux bien comprendre que le pont Mercier est vieux, mais à chaque été, l'un des pont est fermé pour des réparations et ce, depuis plus de dix ans, c'est devenu la normale.

Par contre, je dois l'avouer, la construction du pont SdC est vraiment une fierté.

Link to comment
Share on other sites

La seule chose qui me vient en tête c'est justement l'existence de l'A-540 et de l'A-740 à Québec. Ce sont des alternatives viables pour faire des fermetures et travailler plus rapidement. À Montréal, on a pas vraiment ça, surtout quand des travaux se font sur des échangeurs (Turcot, 13/40, etc.). Surtout, les routes alternatives de Montréal sont déjà saturées.

Je suis d'accord avec vous aussi au sujet du réseau routier. Je pense que j'ai démontré assez clairement ma position concernant la voiture en ville, mais ça ne diminue en aucun cas le besoin d'avoir un réseau routier efficace pour le bénéfice de Montréal, du Québec et même de tout l'est du Canada. Je pense qu'il serait important justement d'avoir un vrai contournement de l'île, afin de décharger l'A-25, l'A-13 et le Métropolitain.

 

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...
adblock_message_value
adblock_accept_btn_value