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Le Québec au coeur du succès de la reprise canadienne


ErickMontreal
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Le Québec au coeur du succès de la reprise canadienne

 

Publié le 16 juin 2010 à 06h38 | Mis à jour à 06h43

 

 

Rudy Le Cours

La Presse

 

(Montréal) Même si les risques d'averses abondent, l'horizon économique mondial reste percé de soleil pour plusieurs pays, le Canada en particulier.

 

«Quelle que soit la façon de regarder, le Canada se démarque de la plupart des pays membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique)», a expliqué hier Sherry Cooper, économiste en chef chez BMO Marchés des capitaux et conférencière devant l'Association des femmes en finance du Québec.

 

 

 

Et même si Mme Cooper n'a pas dit l'ombre d'un mot en français durant sa brillante allocution, ni en réponse aux questions qui l'ont suivie, elle a souligné que le Québec joue un rôle important dans la dynamique canadienne, notamment dans la gestion de ses finances publiques. Le Québec est le seul qui a pris des moyens concrets pour revenir à l'équilibre budgétaire d'ici 2014.

 

L'économiste a salué les deux hausses de la taxe de vente provinciale et l'introduction d'un impôt santé (health tax).

 

«Nous sommes passés d'une crise du crédit à une crise d'endettement», a-t-elle expliqué, les États ayant dû ouvrir les vannes pour relancer leurs économies. Ceux qui ne maîtrisaient pas leurs finances publiques font aujourd'hui face à des situations intenables.

 

Mme Cooper a aussi parlé en bien du programme de réfection des infrastructures et des investissements d'Hydro-Québec, où de sociétés comme Osisko sur le point d'exploiter une mine d'or à ciel ouvert à Malartic.

 

Voilà pourquoi le taux de chômage qui s'est installé il y a quelques mois sous la moyenne canadienne pour la première fois depuis 1976 pourra s'y maintenir quelque temps.

 

Il restera aussi forcément plus faible que le taux de chômage américain même si celui-ci est artificiellement diminué grâce à une définition très restrictive d'un demandeur d'emploi.

 

Elle prévoit que la croissance québécoise dépassera les 3% cette année tout, comme l'an prochain, alors que le secteur aéronautique devrait amorcer sa reprise.

 

La croissance canadienne demeurera aussi supérieure à 3%, cette année et l'an prochain, soit au-dessus aussi de celle des autres membres du G7.

 

Le bilan financier des ménages canadiens est beaucoup plus sain que celui des Américains. Le marché de l'habitation n'a pas connu de bulles au Canada, grâce aux critères très prudents d'octroi des prêts hypothécaires de ce côté-ci de la frontière, a-t-elle rappelé.

 

Le Canada fait néanmoins face à au moins trois défis: démographie, productivité et diversification des marchés d'exportation.

 

Le premier enjoint aux entreprises de mieux s'équiper et à trouver des mesures de rétention de leur personnel vieillissant. «Nous avons la plus forte cohorte de baby-bommers au monde et les Canadiennes font maintenant 1,5 enfant en moyenne comparativement à 2,7 pour les Américaines», a-t-elle rappelé.

 

Le second consiste à mieux organiser le travail en recourant à des gestionnaires plus performants.

 

Le troisième suppose que les entreprises se lancent à la conquête des pays émergents qui deviennent la locomotive de la croissance mondiale.

 

Enfin, il ne faut pas oublier l'Ontario qui doit vivre la restructuration du secteur automobile.

 

«Les défis sont là, mais il y a lieu d'être optimiste. Le Canada reste parmi les pays les mieux placés», a-t-elle souligné.

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