The Rock

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À propos de The Rock

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    Junior Member

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  • Biography
    Citoyen engagé de Sherbrooke
  • Location
    Sherbrooke
  • Intérêts
    urbanisme
  • Occupation
    Étudiant
  1. Personnellement, je n’ai jamais compris la pertinence de cette idée de promettre deux mandats. Certes, plusieurs pointent du doigt « l’usure du pouvoir » pour justifier ce choix, mais je trouve qu’une société qui en est au point d’institutionnaliser une telle pratique est une société malade. Ça signifie que les gens sont assez peu intéressés par la chose politique pour qu’implicitement, on laisse un tyran prendre la place. J’espère qu’on ne se rendra jamais là. Si Sévigny a fait une erreur, c’est bien d'avoir fait référence a cette idée en 2009. Combien de projets n’auraient pas été réalisés ici et ailleurs si tous les politiciens avaient pris un tel engagement? Jean-Paul L’allier a passé 16 ans à la mairie de Québec. C’est grâce à sa vision et à son travail que le quartier Saint-Roch a connu une telle transformation. Pourtant, ce n’est qu’à la 11ème année de son règne qu’on a démoli le mail Saint-Roch, ce qui a ensuite donné au quartier l’impulsion dont il avait besoin. Luc Ferrandez a promis qu’il ne dépasserait pas deux mandats à la mairie du Plateau-Mont-Royal. Suite au travail accompli pour améliorer la qualité de vie des citoyens, il a décidé de solliciter un 3ème mandat cette année avec Projet Montréal. Si on va plus loin, on peut penser à de grands personnages qui chacun à leur façon, ont marqué l’histoire en dépit d’un règne de plus de deux mandats (Churchill, Thatcher, DeGaule, Roosevelt – 4 mandats, etc). Qui de mieux que le peuple pour décider ? Sinon, c’est évident que Well inc, c’est la ballot question. Est-ce que c’est le cas parce que le projet a été présenté un an avant l’élection, ou parce que certains élus traditionnellement opposés à Sévigny ont décidé d’en faire un enjeu politique dès la présentation ? On peut spéculer longtemps, mais on ne le saura jamais… Il faudrait toutefois ajouter dans la balance que la revitalisation du centre-ville était dans la plateforme électorale de 2013 de Sévigny. On peut donc tout autant spéculer que Well inc. est la forme qu’a pris cet engagement. Cette théorie serait tout à fait plausible, considérant qu’il avait promis en 2013 de créer une maison du développement économique et d’y réunir tous les organismes paramunicipaux. Ça ressemble drôlement a Well inc tout à coup !
  2. Tu aurais tout intérêt a diversifier tes sources d'information. Va plutôt voir cette entrevue qu'il a mené le lendemain au 107.7. Il répond a cette question. En gros, il dit que le montant de 50M$ inclut celui du stationnement. L'info était connue depuis le dévoilement du projet au conseil. Il a eu un blanc durant le débat. Ca fait pas winner tu vas me dire, et tu as bien raison ! Néanmoins, c'est plutôt faible comme argumentaire pour discréditer le projet et/ou le maire. Sévigny a un traitement médiatique ''particulier''. À titre de maire sortant, chacun de ses faits et geste est scruté et la portée de ce genre d'erreur est décuplée. On en dira pas autant des autres candidats. Exemple :Steve Lussier promet 2000 emplois durant les 4 prochaines années. Il précise : 800 emplois directs issus du privé et 1200 emplois indirects. Il spécifie que les 1200 emplois indirects seront comptabilisés selon la formule mathématique connue que 1 emploi direct donne 1.5 emplois indirects. Or, selon les données de Sherbrooke Innopole, il s'est créé 1316 emplois direct dans le secteur privé des 5 filières-clés au cours des 4 dernières années. Selon la règle du 1.5 pour 1, il s'est donc créé près de 3300 emplois à Sherbrooke. Ca, c'est sans compter le secteur public ! Autrement dit, Steve Lussier fait amateur pas à peu près de promettre 40% moins que ce qu’on fait déjà ! Est-ce que Sévigny (ou même Pigot) ont vargé sur le candidat pour ca ? Sévigny aurait très bien pu sortir une phrare choc du genre ''Lussier est bon pour enfoncer les portes ouverte ; il promet moins d'emplois que ce qu'on fait''. Au lieu de lâcher une telle contre-attaque partisanne, il s'en est plutôt remis aux chiffres et a spécifié qu'il préferait travailler sur les facteurs qui créent de la richesse et des emplois. As-tu vu ensuite un tollé médiatique dénonçant le ridicule de la bourde de Lussier ? Bref, tout ca pour dire que si tu comptes également te servir du blanc de mémoire de Sévigny pour disqualifier le projet et/ou la personne, c'est que manifestement, ou bien tu as de la difficulté a faire la part des choses, ou bien tu es clairement en opposition au projet/maire et que toutes les raisons sont bonnes pour les discréditer. Dans un tel cas, je respecte ta position politique, même si je ne la partage pas. Reste que je trouve triste que des opposants politiques du maire prennent Well inc. comme prétexte pour démolir sa candidature.
  3. C'est certain que le projet aura a faire ses preuves. Mais pour l'instant, si on parle d'un point de vue urbanitique, il a tout pour devenir LE projet de revitalisation urbaine des 50 dernières années à Sherbrooke. Il faut quand même faire la part des choses. C'est un projet avec : Un volet communautaire (l'incubateur social du CIUSSS) Un volet artistique (l'incubateur de Sporobole et du conseil de la culture) Un volet « santé » (avec le Croquarium qui va s'y installer) Un volet Innovation (le Cégep y installe son entreprise-école, l'UdeS et Bishops sont aussi là pour offir des services Un volet développement économique (Quartier Général avec les organismes paramunicipaux) Un volet commercial (des espaces commerciaux aux rez-de-chausser) Un volet résidentiel (60 unités de logement) Un partenaire de taille (Sherweb) Et c'est sans compter que Well inc, ce n'est pas qu'un bâtiment. C'est tout un quartier ! Le groupe Royer va construire son centre d'innovation juste en face, là ou il y a le Maysen. L'ancien Écobeat a été racheté pour être transformé en logement, bureaux et resto. Je sais que l'équipe traite également avec d'autres projets. Bref, nomme moi UNE initiative qui a ratissé aussi large et ou il y avait autant d'investissements privés de prévus ? Les gens chialent pour le prix du parking... oui mais si on voulait étirer sa vie utile, on gagnerait 15 ans seulement et ca couterait pas en bas de 2M$. Pourquoi passer à coté de cette occasion ? Et il ne faut pas oublier non plus que le cout de ce stationnement sera récupéré au fil des ans avec la tarrification. Oui, il y a beaucoup de variables inconnues et il y a des points que je critique moi aussi, comme l'absence de lien direct entre la place de 30 000 pieds carrés et la rue du Dépot. Mais delà a jeter le bébé avec l'eau du bain, il y a une marge.
  4. Personnellement, ça fait près de 12 ans que je vais aux séances du conseil de temps à autre et il faut souligner deux choses : 1. Qu’on aime ou pas la formule, il ne s’agit pas d’une assemblée délibérative, d’une période de débats, mais bien d’une période de question, tel que prévue dans le Code municipal (art. 150). Certaines personnes n’ont manifestement pas compris cette nuance. Il faut également reconnaitre que le pallier municipal est le seul ou le citoyen peut poser directement une question aux élus. Par opposions, à l’Assemblée nationale, ce privilège est réservé aux députés (et là, les réponses sont pas mal plus virulentes). En ce sens, il est justifié selon moi qu’un cadre soit déterminé pour cette période de question (les séances du conseil peuvent parfois durer 3-4 heures !). La Loi indique également que le conseil peut prescrire la durée de la période de question… Chose que nous ne faisons pas à Sherbrooke. En revanche, l’idée de limiter la période à cinq minutes par intervenant, même si elle peut être critiquable dans la mesure où ce n’est pas prévu dans la loi, permet une équité entre les intervenants. On sait que certains avaient tendance à monopoliser cette période dans le passé. L’idée aussi de l’inscription sur la liste pour poser une question permet de prioriser les citoyens ayant de « vrais » questions plutôt que les habitués qui ont constamment un projet politique en tête (Pellerin, Cyr, etc) et qui tentent de tourner la période de question en période de débats. Il faut parfois se rappeler qu’on est dans une démocratie représentative et non pas dans une démocratie directe. 2. Il faut reconnaitre que les citoyens désirent de plus en plus être au fait des dossiers et impliqués dans les débats. Il faut bien entendu donner suite à cette demande citoyenne. Au-delà du bureau de consultation publique que Sévigny propose en amont des projets et des consultations pré-budgétaires, je trouve qu’on oublie souvent que durant l’ère Perrault, il n’y avait pas rediffusion du conseil municipal. On critique le format d’une heure, mais on oublie également que le conseil est présenté dans sa totalité en format audio sur le site de la ville. Il est également divisé en section, ce qui permet de mieux s’y retrouver. Personnellement, je dois demeurer au courant de l'actualité municipal dans mon travail et j’utilise très souvent cet outil (pas mal plus que la vidéo en fait). Bref, critiquer la place qui est faite au citoyen sans tenir compte des changements positifs (même s'ils sont plutôt incomplet par rapport a ce qui se fait ailleurs) qui ont été apportés au cours des 8 dernières années, c’est être soit ignorant du contexte, soit de mauvaise foi. Encore une fois ici, certains trafiquent la réalité en vue d’en retirer un certain capital politique. Et on s’étonne du cynisme ? Et pour en revenir à Well inc. : je suis bien d’accord avec toi, c’est la première perception qui domine. Mais cette première perception a été fortement teinté par l’opposion politique qui je le rappel, critique sans nuance le projet, en faisant comme si l'approche de la stratégie émergente n'existait pas, ignorant de surcroît que c'est celle-ci qu'on utilise dans tous les projets de revitalisation urbaine ou il y a autant de partenaires impliqués et d'impératifs a tenir en compte. La seule chose qu’on pourra reprocher a Sévigny là-dedans, c’est de ne pas avoir été en mesure de donner une réponse satisfaisante pour démontrer le sérieux de la démarche, en dépit de l’absence de plan d’affaire, et enfin faire taire les ragots de ceux qui sont prêts à user d’autant de démagogie pour réaliser leur projet politique (geler les taxes et recadrer le rôle de la Ville sur les services à la propriété). On peut aussi souligner la méconnaissance des certains journaliste/leaders d’opinion qui manifestement, n’ont pas davantage saisi la subtilité de l’approche de la stratégie émergente afin de pouvoir donner un portait plus scientifique, et donc « neutre » de la situation. Mais bon, ca c'est un autre sujet...
  5. Justement. Je fais ici référence au modèle de la planif. stratégique, qui est en opposition à celui de la stratégie émergente. J'ai tenté de brièvement décrire ce qui les distingue.
  6. Il semble que tu n'as manifestement pas compris le coeur de mon argumentaire. Le modèle de la stratégie émergente est un modèle de gestion tout à fait crédible en management, au même titre que la stratégie planifié (d'ailleurs, tu m'as mal compris, puisqu'il n'est pas hautement hiérarchisé... c'est plutôt le contraire). Tu trouves que le terme est mal choisi, que ca te fait penser à l'expression "flying by the seat of your pants" ? Soit... J'imagine que tu as en poche des arguments assez solides qui dépassent largement le stade des ''a priori'' et des ''ca donne l'impression'' que tu as avancé jusqu’à maintenant pour appuyer ce que tu dis ? Si tel n'est pas le cas, je t'invite a étudier davantage ce modèle avant de te lancer sur une pente aussi glissante. Tu vas découvrir qu'il y a des nuances. Par ailleurs, au delà de la perception du moment, ce sont les résultats qui comptent. Et pour avoir les bons résultats, il faut la bonne approche. Pas une approche électoraliste. Pas une approche pour tomber dans le piège de ses opposants. Tu trouves qu'il y a beaucoup de vides entre le point A et le point Z ? C'est normal quand on a un projet sur 10 ans avec 15 partenaires indépendants et qu'on évolue dans un cadre urbain, sociologique et économique en constante mutation. C'est justement la force de la stratégie émergente que de pouvoir combler ces vides en fonction de la réalité du moment. Sinon, je souligne que Sévigny a un doctorat en administration des affaires en développement local. Il a aussi une maîtrise en gestion du développement des coopératives et des collectivités. Les méthodes de management, il les connait, il les maîtrise. Son plus grand défaut réside peut-être (et là on va se rejoindre) dans sa difficulté a vulgariser et à vendre ses projets auprès des ''non initiés''. Si tu as l'occasion de le rencontrer, je te suggère de t'entretenir avec lui de ces sujets là... Il peut certainement te l'expliquer de façon plus clair que je ne le fais. Néanmoins, au risque de me répéter, je pense qu'il faut faire attention. Le débat n'avance pas si on tombe dans l'argumentaire fallacieux de certains pour qui tout les moyens sont bons pour détruire le projet et imposer leur propre vision politique. Est-ce toi qui a dit que ce thread n'était pas dédié a la politique, mais aux projets ? N'utilisons pas d'arguments politiques de bas étages pour juger de ce projet. Parlons plutôt du projet lui-même (son look, la place qu'il donne aux piétons, a la verdure, etc) et laissons les querelles aux politiciens.
  7. Je considère que l'argument voulant que la non existance d'un plan d'affaires pour Well inc a ce moment ci de son développement est extrêmement fallacieux. Well inc est un projet calqué sur le modèle de la ''stratégie émergente''. Dans la littérature scientifique, celui-ci est opposé au modèle traditionnel de ''planification stratégique''. Le modèle de planification stratégique est une démarche ou l'entreprise prévoit dans les détails l'avenir de son cheminement. La démarche est adoptée par un CA et ensuite, c'est tout le monde dans l'entreprise qui travaille vers cet objectif. C'est hyper hiérarchisé. Bref, le modèle de la planification stratégique est excellent dans une entreprise ou les activités sont stables, contrôlés et ou tout est relativement prévisible. Le modèle de la stratégie émergente en revanche signifie que la stratégie évolue et s'adapte au jour le jour. C'est une stratégie qui est plus pragmatique, puisqu'elle est en temps réel. Elle performe bien dans un contexte ou l'information est limité et ou on doit constamment s'adapter. Dans le cas de Well inc, on a un projet sur 10 ans qui implique une quizaine de partenaires. En ce sens : Il est vulnérable aux fluctuations économiques Il est tributaire des décisions politiques / changements de gouvernement Il est tributaire des partenaires publics, privés, et de leur stratégie respective qui est elle-même changeante Il doit pouvoir être flexible en fonction des besoins évolutifs de la population et des gens d'affaire. Il doit pouvoir être flexible en fonction de l'ajout ou du retraits de partenaires éventuels Bref, la stratégie émergente, c'est pas de la bullshit. C'est une démarche sérieuse et c'est systématiquement celle qui est utilisé dans les projets de revitalisation urbaine de cet ampleur. Ca a été le cas du quartier des spectacles à Montréal et du quartier Saint-Roch a Québec. Ca ne veut pas dire qu'on a pas de plan ! Ca veut juste dire de demeurer flexible en fonction des changements de paramètres qui seront inévitables. Il est bien entendu qu'on va finir par avoir des chiffres concrets (c'est ca qui semble énerver le monde), mais ca ne sert a rien de soumettre des chiffres aujourd'hui. D'une part, on est loin d'avoir toute l'info necessaire et ensuite, même si on fait avec ce qu'on a là, ils ne seront plus vrais lorsqu'ils seront soumis au prochain conseil. C'est de l'énergie dépensé pour rien. C'est un show de boucanne. C'est donner des munitions a l'opposition politique qui pourra critiquer un plan d'affaire forcément incomplet. Évidemment les deux approches ont leur points positifs et leur éceuils. Mais quand on dit que l'absence de plan d'affaire est une aberration, on le dit soit parce qu'on ne connait pas la réalité des deux approches, soit parce qu'on fait de la politique partisanne avec un enjeu économique. On veut discréditer un projet avec des arguments fallacieux. Personnellement, je suggère aux gens de ne pas embarquer la dedans... Ca ne fait en rien évoluer le débat. Il faut apppeler un chat un chat. Il y a des gens pour qui l'interventionnisme municipal est une erreur. Il pensent que la Ville devrait se limiter aux services à la propriété (poubelles, asphalte). Leur but premier est que le compte de taxe soit le plus bas possible. Ceux qui sont contre Well inc, comme Dauphinais, ils se classent de ce côté selon moi. Et si c'est vraiment le cas, et bien qu'ils le disent clairement.
  8. Sérieusement, je ne pense pas que le nombre de j'aime et d'interaction sur une page soit un indicateur fiable. Tu parlais de sondage justement ; et bien si à Montréal, PJ obtient deux fois plus de mentions j'aime et d'interaction que Denis Coderre sur facebook, il n'en demeure pas moins qu'ils sont deuxième dans le dernier sondage. Ce qu'il faut savoir par rapport aux médias sociaux, c'est qu'il s'agit de la tribune la plus accessible pour le commun des mortels pour s'exprimer dans l'espace public. Et on sait qu'en politique, les gens préfèrent davantage s'exprimer quand ils sont mécontents que pour féliciter leurs élus. Il y a donc un effet d'entrainement populiste en lien avec les médias sociaux; c'est relativement bien documenté dans la littérature scientifique. Delà a extrapoler et dire que c'est signe d'une tendance à l'échelle de la société, il y a une marge... Je ne m'aventurerais pas la dessus. Il ne faut pas oublier non plus que les médias sociaux, c'est un outils de communication principalement utilisé par les jeunes. En tenant également compte du fait que le discours de SC citoyen est plus suceptible de faire du chemin chez les jeunes, on peu s'imaginer sans trop se tromper à mon avis que la moyenne d'age des membres de la page facebok de SC est probablement plus basse que celle du RS. Sauf qu'il y a une réalité à laquelle on échappe pas : les jeunes ne votent pas. SC va avoir beaucoup de difficulté a faire sortir le vote des jeunes. Pour ce qui est des sondages, ca peut être un outil d'aide à la décision super important entre les campagnes. Mais c'est plutôt pernitieux en pleine campagne. Ca peut engendrer une « spirale du silence » (effet sociologique qui fait en sorte que les gens sont influencés dans leur actions et décisions par le résultat d'un sondage ou d'une nouvelle). Quand on a un tel phénomène, les campagnes électorales se transforment davantage en course de chevaux qu'en véritable débats d'idée et bientôt, ca prend toute la place dans les médias. Mais bref, on verra le 5 novembre !
  9. Je pense que cette issue est heureusement hautement improbable. La politique, c'est d'abord une question d'image. Denis Pellerin a beau être un loup relativement habile dans sa capacité a se faire passer pour un mouton auprès de celles et ceux qui ne le connaissent pas, sa candidature n'est que très peu médiatisé (aucune pancarte électorale) et sans vouloir parraitre supperficiel, je pense que sa barbe est une nuisance pour son image. Comme je disais plus tôt, en 2013, il n'a rassemblé que 14% des votes. Comme il est arrivé premier dans l'arrondissement de Brompton uniquement (ou il y avait un fort sentiment anti-Sévigny a cause de la disparition de l'arrondissement), il s'agissait fort probablement d'un vote de contestation. Je pense que cette fois-ci le vote de contestation va aller vers le candidat qui a l'air le plus sérieux : Lussier. En fait, ironiquement, je pense que la candidature de Lussier va probablement être affaiblit par celle de Pellerin, qui risque de quand même ramasser peut-être 10-15% des voix. L'arrivée de Pellerin dans la course pourrait donc être très bonne pour l'avenir de Well inc ! Sinon, tes exemples concernant les agissements de Pellerin étaient excellents. Ils démontrent bien a quel genre de personnage on a à faire ici.
  10. Denis Pellerin est sans conteste une personne très au fait des dossiers municipaux. Néanmoins, je ne crois pas qu'il soit un réaliste. Je crois plutôt que c'est un homme aux idées bien arrêtés et que celles-ci sont teintés d'une idéologie très évidente en défaveur de l'interventionnisme municipal. On ne se surprendra pas ici qu'il soit contre Well inc. Mais au delà de ses idées, c'est surtout sa façon d'être qui détonne, et qui le rend marginal. On a qu'a observer, sur le MSD, a quel point il peut être mielleux envers ceux qui pensent comme lui, et insultant, voire injurieux à l'endroit de ses adversaires. Il est passé maître dans l'art d'émettre des commentaires diffamatoires, de faire des amalgames douteux et de troller sur toutes les tribunes ou il a l'occasion de s’exprimer sur le monde municipal. Bref, selon son idéologie, on peu comprendre qu'il soit exaspéré de la manière dont la ville est géré, mais selon moi, ca n'excuse pas son attitude insidieuse. Cet homme est douteux, voire dangereux pour la démocratie municipale. En ce qui concerne ta lecture de ce qui se passe à l'hôtel de Ville, plus précisément lorsque tu dis que le maire « impose sa vision », je me demande comment tu peux en arriver a cette conclusion ? D'une part, Sévigny n'est pas le président du conseil, c'est Serge Paquin qui l'est. Deuxièmement, en dépit de l'image que certaines personnes peuvent imaginer du maire quant a son attitude pseudo dictatoriale, il ne faut pas oublier que même s'il avait l'opportunité de ne nommer qu'exclusivement des membres de sa formation politique au sein de comité clefs, il n'en a rien fait. On a qu'a penser au comité exécutif, ou deux élus sur cinq sont indépendants. Troisièmement, l'idée reçu qu'une ligne de parti guide tous les faits et gestes des membres du RS est nettement exagérée. Dans les faits, il n'y a que dans les engagements électoraux que la ligne de parti s'applique (c'est la moindre des choses!). Dans tous les autres cas, les élus du RS sont libres de voter comme ils l'entendent. Le plus ironique dans ce cas ci, c'est que lorsqu'on fait le décompte des votes, on réalise que Rémi Demers, élu indépendant, enregistre un plus grand nombre de votes favorables que n'importe quel élus du RS. Bien entendu, on peu cependant questionner la crédibilité du maire lorsqu'il ramène sa promesse de 2009 sur le fameux bureau de consultation citoyenne. Par contre, il est difficile de réaliser un programme politique quand on ne fait élire que 3 candidats comme en 2009. À l'époque, l'idée de ce bureau ne faisait pas l'unanimité au conseil. On ne peut pas dire dans ce cas ci non plus que Sévigny « impose sa vision ». Il faut donc mettre les choses en perspective. Malgré la minorité d'élus du RS au conseil à l'époque, certaines promesses ont été tenues (création du bureau de l'Ombudsman, diffusion des séances du conseil... en bloc d'une heure en format vidéo en et en totalité en audio sur le site de la Ville, etc). Au scrutin suivant, en 2013, Sévigny n'a fait aucune promesse en lien avec la participation citoyenne. Néanmoins fort d'une majorité ''fonctionnelle'' au conseil, force est de constater qu'il a un bon bilan : L’engagement de bonifier de 50% l’enveloppe consacrée à la construction de nouveaux trottoirs a été tenue (on l’a vue dans les budgets successifs) Celui de la tarrification modulée à la STS pour les personnes âgées qui prennent l’autobus a l’extérieur des heures de pointe n’est pas encore réalité. Mais c’est en cours d’étude à la STS (faudrait vérifier ou ils en sont) L’engagement de doter Sherbrooke d’une roulotte théâtre destiné au jeune public a atteint son objectif, même s’il a été modifié. Après analyse, la Ville a plutôt choisi de procéder à un appel d'offres de service en vue d'attribuer à une compagnie de théâtre professionnelle un mandat pour produire des spectacles à l’attention des jeunes dans les parcs. En ce qui concerne l’engagement de bonnifier les enveloppes pour les organismes communautaires et la construction de logements sociaux, tout ça a été tenu : on l’a vu dans les budgets successifs) Pour l’engagement auprès des organismes sportifs, la réorganisation annoncée a eu lieu. En ce qui concerne la réduction du nombre d’élus, pas besoin de le mentionner mais… c’est fait ! Pour ce qui est de l’engagement de revitaliser le centre-ville : on a Well inc, le plus gros projet de revitalisation du centro des 30 dernières années. Pour l’engagement pour ce qui est des infrastructures routières, ca s’est réalisé aussi… grace a une surtaxe qui sert spécialement à ca. La ville a investi 43 millions en 3 ans dans l’asphalte, alors que l’engagement était de 40 pour 4 ans. La promesse de créer une maison du développement économique et d’y réunir tous les organismes de la ville est en train de prendre forme avec Well inc. Celle de mettre un incubateur d’entreprises au centre-ville a également été tenue avec espace-inc. En ce qui concerne finalement les engagements pour le commerce de proximité, le Service de la planification et du développement urbain travaillait il y a un an à la rédaction du programme de développement commercial qui avait été promis. Faudrait voir ou ils en sont en ce moment. Bref, si ce n’est certes pas un sans-faute, j'ai bon espoir qu'avec une majorité, le RS réalisera sa promesse en ce qui concerne le Bureau de consultation. C'est clair que de toute facon, avec la pression qu'il a, s'il a réitéré cette promesse, il voudra la réaliser et léguer quelque chose de positif à la fin de ses trois mandats. D'ailleurs, la loi 13 (qui s'en vient) est une belle opportunité pour le faire !
  11. Quand je dis que le RS est de centre-gauche, je me base sur certaines de leurs réalisations au cours des dernières années. Certains éléments (leur engagement en 2013 sur le nombre de logements sociaux par exemple), relèvent davantage de l'aspect communautaire. D'autres éléments (comme Espace inc, la concentration des espaces a bureaux au centre-ville dans le règlement 1200, ou le programme pour acquérir une propriété au centre-ville par exemple), sont clairements une forme d'interventionnisme sur le plan économique. En somme, ca va bien bien au delà d'un certain conservatisme économique comme a connu la Ville de Québec, par exemple, sous le règne d'Andrée Boucher. On se souviendra d'ailleurs que des conseillers de « droite » ont souvent critiqué Sévigny pour son interventionnisme. D'un autre côté, la réforme de la gouvernance, qui vise a alléger l'appareil politique, est clairement une position plus a droite. Au final, le RS, c'est du pragmatisme de centre-gauche. Cela dit, je pense que tu es dans le vrai lorsque tu dis que les gens sont marqués par le refus du maire de débattre en 2013. Mais encore là, il n'est pas necessaire d'être un fin stratège politique pour comprendre pourquoi. Je pense que c'était un risque calculé puisqu'il n'y avait aucun gain à s'exposer dans un débat contre un candidat aussi polémique que peut l'être Denis Pellerin, dans la mesure ou ce dernier représentait plus une menace pour l'image de Sévigny qu'un véritable adversaire politique. Au final, Denis Pellerin n'aura remporté que 14% des voix... et ce n'est certainement pas pour la qualité de sa candidature, mais plutôt parce qu'il s'agissait l'opposant le moins pire ! D'ailleurs, il est arrivé premier dans un seul arrondissement : Brompton... de quelques poussières ! C'est dire que le sentiment anti-Sévigny avait trouvé en Denis Pellerin l'avatar du moins pire des opposants... Quant a Sherbrooke Citoyen, je pense qu'ils tombent un peu des nues en voyant les promesses de Sévigny jusqu'a maintenant : consultations pré-budgétaires, révision du transport en commum... ca ressemble pas mal a ce qu'eux-mêmes proposent... mais en moins radical. Même si ca demeure très peu comme comparaison, ces deux partis on plus en commun que Lussier en a avec Sévigny. Quant aux districts, les seuls qui seront chauds seront ceux ou deux candidats sortants vont s'affronter selon moi (sauf peut-être Ascot). Sinon, le nombre important de candidats favorisera les sortants presque partout ailleurs. Pour Lennox, je suis pas mal sur que Linda ou Charron a le soutien de Price... ce qui fait que ca va être presque gagné. Les candidats de SC, quant a eux, n'ont aucune notoriété pour la plupart. Leur seule chance de faire des gains, c'est le porte-à-porte (c'est le nerfs de la guerre en politique municipal) et je doute qu'ils soient autant en mesure d'en faire que certains vétérans (comme Mariette Fugère qui fait un retour en politique pour le RS et qui est déjà connue dans son milieu, ou Nicole Gagnon, pour le RS, qui est une retraité active ayant toujours baigné dans un milieu communautaire dont le taux de participation aux élection est élevé.... prendre note ici que ces deux districts sont facilement prenables pour le RS, maintenant que des géants comme Dauphinais ou Rouleau vont quitter). Donc je ne dis pas que le RS aura necessairement une majorité, mais je dis que c'est tout a fait possible... et le parti pourrait avoir une majorité « fonctionnelle », c'est-a-dire 6 conseillers du RS et 8 indépendants.... dont deux qui penchent souvent du côté du RS (comme Demers et l'Espérance par exemple). Bref, on ne fait que spéculer. Tout est possible ! Mais mon guess : 35% Sévigny, 30% Lussier, 20% Pigot, 10% Pellerin et 5 % Tétreault. 6 conseillers du RS, 7 indépendants, 1 SC (prendre note que je ne compte pas les districts d'arrondissement dans Lennox, puisqu'ils ne siègent pas a l'hôtel de Ville)
  12. Sévigny ne fait certainement pas l'unanimité. Ca ne veut pas dire qu'il est un mauvais - ou bon - maire, mais il est certain qu'au niveau de l'image, il a du travail a faire. Par contre, si on considère les autres candidatures, j'ai l'impression qu'il pourrait passer. Je pense aussi qu'une majorité est à la portée du Renouveau sherbrookois depuis l'annonce du départ de J-F Rouleau et H. Dauphinais. Si Steve Lussier est certainement une menace sérieuse à la réélection du maire, je ne pense pas qu'il soit en mesure de rassembler tous les mécontents. Si on reste dans le specte politique de la « droite » (dans lequel s'insère Steve Lussier), il y a la candidature de Denis Pellerin, qui devrait gruger quelques votes a Lussier, dans la mesure ou ils s'adressent tous les deux au même type d'électeurs (populisme fiscal... ou électeurs pour qui le rôle de la municipalité devrait se limiter aux services à la propriété, comme les poubelles et l'asphalte). A gauche du spectre, il est probable que Sherbrooke Citoyen soit en mesure de gruger quelques votes au Renouveau sherbrookois ; l'un étant a gauche et l'autre, au centre-gauche. Quant au candidat Tétreault, je serais surpris qu'il récolte plus de 5% des votes. Ce gars là est un genre de libertarien de gauche : une bête rare ! Mais c'est certain que si on veut que Well inc. soit poussé a son max, Sévigny doit non seulement l'emporter, mais le conseil devrait également avoir une majorité fonctionnelle en faveur du RS (genre élire des indépendants comme Rémi Demers ou Chantal lL'Espérance). Je ne pense pas cependant (du moins, je l'espère), qu'il y aura une vague en faveur des indépendants. Le discours affirmant qu'on est toujours mieux servit par des indépendants est tout simplement simpliste, voire grotesque. J'ose croire qu'une majorité de gens ne sera pas bernée par ca.
  13. Je ne pense pas qu'on va créer un changement culturel d'importance à Sherbrooke dès l'an un de la création de Well inc. En ce sens, le stationnement, je trouve qu'il est un mal necessaire. Si au bout de 20 ans, on se rend compte qu'il est sous-utilisé, bien tant mieux : on aura qu'a diminuer leur nombre ailleurs sur le territoire du centre-ville de facon à densifier le cadre bâti. Par contre, je suis d'accord que la connectivité est plutôt mauvaise. Comme on l'a déjà tous dit, j'aurais aimé un lien direct entre la gare et la rue Wellington via la place publique. Comme c'est là, on va se ramasser avec une place publique de 30 000 pieds carrés qui sera un véritable cul-de-sac pour la mobilité active. Mais bon.... il faut se rappeler que ce qui a été présenté est un rapport d'étape. J'ai bon espoir que le projet pourrait être bonifié.
  14. On est d'accord sur pas mal de choses tout compte fait. Je pense aussi que Sherbrooke a un potentiel sous exploité. Les jeunes travailleurs créatifs, comme dirait Richard Florida, sont friands du mode de vie « work, live, and play ». Il n'y a que le centre-ville qui a du potentiel pour ca. Je pense que le « village vertical » de Well inc pourrait bien répondre a leurs attentes. Tout le concept de Well inc d'ailleurs est construit la dessus et c'est manifestement ca qui a convaincu Royer d'y installer son centre d'innovation : « Il est important pour nous d'être attrayants pour des jeunes qui sortent de l'université. Les milléniaux recherchent surtout un milieu de vie, alors nous ne voulions pas vraiment nous installer dans un parc industriel. Il était important de rester près du coeur de la Ville. Well inc. a été une belle surprise. La vision était totalement alignée avec celle du centre d'innovation », explique Simon Larochelle, président de l'entreprise. Well inc est le premier projet structurant pour la revitalisation du centre-ville depuis au moins 30 ans. Près de 20 partenaires issus des milieux culturels, institutionnels et privés participent a sa réalisation. Quant au changement de mentalité, je pense qu'il est (enfin) amorcé depuis quelques années à Sherbrooke. On va bientôt élire un nouveau conseil municipal. On aura le choix de poursuivre sur cette timide mais essentielle lancée, ou d'élire à la mairie un candidat dont la mentalité est issue du populisme fiscal des années 1990, ou d'élire une progressiste plus ou moins ancrée dans la réalité, ou deux marginaux aux déclarations douteuses... mais bon... je parle politique... je suis en train d'errer là
  15. Statistiquement, le centre-ville continue de perdre ses résidents depuis les années 70, nous confirme le dernier recensement. Il n'a pas bénéficié de l'engouement résidentiel qu'on observe dans d'autres centre-villes. Ca fait 10 ans au moins que je maintien le même discours : l'avenir du centro passe entre autres par la diversification de l'offre de logements. Quand j'étais au comité consultatif centre-ville 2020, on a d'ailleurs pas mal parlé de cet enjeu. On a ciblé que 5% du développement résidentiel de Sherbrooke devrait se faire au centro. C'est déjà un bon départ si on réussi a atteindre cette cible. Tout dernièrement, le conseil municipal a adopté de nouveaux règlements qui ont pour objectif de nous aider a atteindre ce 5% (évidemment, des idéologues au conseil ont voté contre ca). Mais on est encore loin de la coupe aux lèvres. Malgré Well inc, je pense que l'avenir du développement résidentiel au centro va davantage se faire avec de petits ou moyens projets comme ceux de Must Urbain. Il faut aussi considéré qu'on est loin de vivre une crise du logement en ce moment à Sherbrooke. A part les foyers de personnes âgées (ce qui n'est d'ailleurs pas ce qu'on vise ici), il y aura peu de chances pour que de grands ensembles locatifs ou des condos soient construits sur le territoire. Mais bon.... je peux me tromper.