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Avenue McGill College - 1972


TomOfBoston
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Actually, in 1972 much of downtown Montreal was quite beautiful. Obviously not McGill College Avenue, nor most of René-Levesque nor the area around Place des Arts. Those areas were a blight on an otherwise attractive downtown.

 

A couple of things have actually deteriorated since 1972. Back then the métro was new and pristine and the notion of a "service delay" was unheard of. Also, there was virtually no graffiti back then.

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:stirthepot: N'oublions pas que la majeure partie du centre-ville d'avant les années 60-70 était un quartier résidentiel, le centre des affaires étant situé plus au sud dans le Vieux-Montréal. C'est donc à coup de démolitions ponctuelles et d'élargissements de rues, notamment du boulevard René-Lévesque (Dorchester à l'époque) que ce secteur de la ville a changé de vocation.

 

Les années 60, particulièrement, ont donc été témoins des plus importantes démolitions d'habitations au profit de la spéculation et du remembrement de terrains en vu de constructions commerciales éventuelles. C'est ce qui explique les innombrables terrains de stationnement qui ont formé l'essentiel du territoire du cv pendant quelques décennies et qui subsistent encore un peu partout.

 

Montréal était toujours la métropole du Canada et se développait rapidement, tous s'attendaient alors que ces immenses no-man's lands deviennent autant de gros projets de construction à l'instar de la Place Ville-Marie et d'autres projets phares de l'époque. Mais cette érosion brutale du tissu urbain n'a pas tenu ses promesses et Toronto a peu à peu ravi à Montréal son titre et ses tours à bureaux, laissant cette dernière avec ses trous béants et son apparence de ville bombardée.

 

Avec le temps on a fini par occuper une grande partie de ces hideux stationnements de surface et appris à mieux respecter, au passage, le patrimoine bâti. On ne pourra plus heureusement refaire les mêmes erreurs douloureuses, mais le mal est fait. Montréal a certainement perdu une partie de son âme, mais aujourd'hui grâce à une meilleure planification et une vision d'ensemble mieux avisée elle se refait lentement une image positive dont on pourra réellement être fier.

 

Ce n'est plus l'esprit de compétition avec Toronto qui anime son nouveau dynamisme, mais plutôt le désir d'exprimer haut et fort, à travers ses projets de construction et ses nouvelles places, sa personnalité originale, sa culture unique et sa joie de vivre exceptionnelle reconnue mondialement.

 

Ironiquement on peut démolir une ville délibérément et elle reparaitra tel un phénix avec la même personnalité renouvelée. Parce qu'en bout de ligne une ville est premièrement un rassemblement de population, qui forme son énergie vitale, dans un contexte culturel donné, sur un territoire circonscrit et aux caractéristiques particulières.

 

Ici le passé semble garant de l'avenir et Montréal, enrichie de ses erreurs dont elle a appris les dures leçons, a sans aucun doute de très belles années devant elle.

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Je peux vivre avec les graffitis : si on met les graffifitis d'un côté d'une balance et le vilain centre-ville des années 1960-1970, on est mieux nantis aujourd'hui.

 

J'ajouterai pour appuyer le commentaire d'acpn que les décénnies 1950/60/70 jusqu'au milieu des années 1970 étaient des années de transition. Tant au niveau urbain qu'au niveau politique et économique pour Montréal.

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Ce n'est plus l'esprit de compétition avec Toronto qui anime son nouveau dynamisme, mais plutôt le désir d'exprimer haut et fort, à travers ses projets de construction et ses nouvelles places, sa personnalité originale, sa culture unique et sa joie de vivre exceptionnelle reconnue mondialement.

 

Ironiquement on peut démolir une ville délibérément et elle reparaitra tel un phénix avec la même personnalité renouvelée. Parce qu'en bout de ligne une ville est premièrement un rassemblement de population, qui forme son énergie vitale, dans un contexte culturel donné, sur un territoire circonscrit et aux caractéristiques particulières.

 

Ici le passé semble garant de l'avenir et Montréal, enrichie de ses erreurs dont elle a appris les dures leçons, a sans aucun doute de très belles années devant elle.

 

Si seulement nos politiciens n'avaient qu'une fraction de ton verbe, on serait déjà tous une peu plus fier de vivre dans cette ville. Tu n'as jamais songé à te lancer en politique ? Je voterais pour toi les yeux fermés !

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