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Vidéotron et les tours - PKP confirme sa réputation de cowboy


CH4EV
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Je suis tombé sur cet article de La Presse... Pas fort Vidéotron ! Autant je trouve bien qu'ils veuillent se diversifier, il faut le faire selon les règles. Vidéotron n'est pas un petit start-up, ils ont les reins solides et une fois de plus ils pensaient s'en sortir en coupant les coins ronds.

 

Nous, les citoyens, avons notre mot à dire avant que les grosses compagnies nous plantent des antennes dans la jardin. J'ai participè à une consultation pour une tour l'année dernière à Châteauguay et suite à nos commentaires et à notre mobilisation la tour sera finalement construite ailleurs. C'est ça la démocratie!

 

Maintenant pour PKP qui se croit tout permit j'espère que ça lui donnera une bonne leçon. On ne peut pas toujours penser à l'argent sans penser aux gens que ça touche. Ce qui me fâche est que dans ma ville, Carignan, le conseil a secrètement autorisé Vidéotron à construire sans consultter la population. Combien on gage qu'il y a eu des pots de vin dans ce dossier? C'est vraiment frustrant de voir à quel point on se fait avoir desfois! Ils vont m'entendre à la Ville !!!

 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201002/01/01-945305-videotron-compte-installer-des-antennes-sans-consultation.php

 

Vidéotron compte installer des antennes sans consultation

Publié le 01 février 2010 à 23h45 | Mis à jour le 02 février 2010 à 08h55

 

Charles Côté

 

La Presse

 

Pour déployer son futur réseau d'antennes de téléphonie mobile, Vidéotron a fait adopter dans une douzaine de municipalités des résolutions qui l'autorisent à passer outre aux consultations publiques qu'exige le gouvernement fédéral, a pu constater La Presse.

 

Il est possible que cette pratique déroge aux directives d'Industrie Canada. Mais Vidéotron le nie. «C'était très bien expliqué qu'il y avait possibilité d'exemption, mais, dans la grande majorité des cas, on mène des consultations», dit Marc Labelle, porte-parole de Vidéotron. «Nous avons toute la volonté du monde de vivre selon les règles d'Industrie Canada.»Industrie Canada, en réponse à une question écrite de La Presse, affirme : «Les promoteurs sont tenus de respecter les conditions de leurs licences de spectre qui réfèrent aux exigences prescrites (dans la directive) avant la construction de tout nouveau site. Un des éléments essentiels de cette procédure vise à assurer la consultation du public et des autorités responsables de l'utilisation des sols en regard des projets proposés.»

 

Des consultations publiques, «des dizaines ont été lancées et des dizaines sont en préparation», dit M. Labelle. Il y en a eu à Austin, Boisbriand, Boucherville, Contrecoeur, Lachine, Lévis, Saint-Apollinaire, Saint-Hyacinthe et dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville.

 

Règlements d'exception

 

 

Par ailleurs, plusieurs villes ont adopté des résolutions pour «exempter un promoteur de soumettre à la procédure de consultation un projet d'installation d'un système d'antennes (...) qui y serait autrement soumis».

 

C'est le cas de Notre-Dame-de-Bonsecours et Pontiac (Outaouais), de Sainte-Marie (Beauce), Brossard, Chambly et Saint-Rémi (Montérégie), Sainte-Catherine de Hatley et Stanstead (Estrie), Compton (Bois-Francs), Mascouche, Portneuf et Saint-Maurice.

 

Selon un expert du droit municipal, Jean Hétu, professeur à l'Université de Montréal, les villes ont «court-circuité ou mal interprété les directives d'Industrie Canada» en adoptant le texte suggéré par Vidéotron.

 

L'approche de Vidéotron détonne dans l'industrie, qui s'est vu imposer une procédure de consultation dans une circulaire d'Industrie Canada. Entrée en vigueur en janvier 2008, celle-ci a été adoptée après que de nouvelles antennes eurent soulevé la controverse faute de consultation locale.

 

Une consultation est obligatoire pour toute antenne de plus de 15 mètres. L'entreprise doit publier des avis dans les journaux locaux et écrire aux résidants d'un périmètre égal à trois fois la hauteur de l'antenne projetée. Le public a 30 jours pour répondre. En tout, le processus peut prendre jusqu'à 120 jours. Industrie Canada peut être appelée à trancher en cas de différend.

 

Industrie Canada a également publié un guide à l'intention des municipalités, les invitant à adopter un processus d'approbation des projets. Selon Me Hétu, «le processus est plus qu'une simple résolution qui vise un projet particulier. Il doit prévoir une consultation. Il faut que les citoyens aient la chance de se faire entendre. Je ne pense pas qu'Industrie Canada accepte ça».

 

«Nos équipes d'avocats sont d'avis contraire, dit M. Labelle. On est très convaincu des avis qu'on a reçus.»

 

Vidéotron, une filiale de Quebecor Media, veut lancer au plus vite son nouveau service de téléphonie et de communications sans fil. «On a acheté 17 licences au coût de 550 millions de dollars, couvrant la majorité du Québec et la région d'Ottawa», dit M. Labelle. Le déploiement du réseau d'ici à l'été prochain représente un investissement de plus de 800 millions, ajoute-t-il.

 

«On veut dépasser les attentes des consommateurs, dit M. Labelle. Sans compter la création de milliers d'emplois à d'excellents salaires.»

 

Parmi les concurrents de Vidéotron, seul Rogers a installé de nouvelles antennes dernièrement au Québec. «Dans chaque projet, une consultation est faite, dit Sébastien Bouchard, porte-parole de Rogers. On en a fait 26 au Québec en 2009. On est tenu à ce processus démocratique, imposé par Industrie Canada.»

 

Jointes par La Presse, plusieurs villes qui ont exempté Vidéotron affirment que le projet était bienvenu, en particulier quand il promet d'ajouter un service d'internet haute vitesse. Dans plusieurs cas aussi, le projet était loin des quartiers habités.

 

Ailleurs, les projets de Vidéotron ont été moins bien accueillis. À Sainte-Claire, dans la région de Bellechasse, le conseil municipal a exigé une consultation publique. Au lieu de quoi Vidéotron examine un autre terrain dans la même ville, explique Serge Gagnon, directeur général de Sainte-Claire.

 

À L'Islet, en Chaudière-Appalaches, un projet proche de résidences a été contesté et un autre emplacement a été choisi. Dans les deux cas, la municipalité a refusé d'adopter la résolution proposée par Vidéotron. «Ils ne voulaient pas qu'il y ait de consultation, dit le maire André Caron. Nous avons donné l'autorisation sans exclure une consultation. On n'est pas contre le projet, mais c'est la population qui décide.»

 

À Mont-Saint-Hilaire, Vidéotron a obtenu qu'Industrie Canada impose un emplacement qui déplaît à la municipalité, bien qu'il soit éloigné des résidences. «Nous avons fait des suggestions qui ne correspondaient pas à leurs exigences de diffusion», dit le maire Michel Gilbert.

 

À Shefford, après l'élection d'un nouveau conseil municipal, le maire Jean-Marc Desrochers a refusé d'appuyer Vidéotron, qui voulait une dérogation afin d'utiliser une terre agricole. La municipalité a plutôt demandé à Rogers d'accueillir Vidéotron sur une de ses tours. «Même si c'est un service essentiel, personne n'est favorable à la prolifération des antennes», dit le maire Desrochers.

Edited by CH4EV
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Ah ben! Merci d'avoir posté, je l'ai manqué dans La Presse...

 

J'imagine que pour faciliter le manège PKP s'est assuré que ses "médias" si on peut encore les appeler ainsi ne parlent jamais des tours.

 

C'est ça que ça fait la convergence, quand on contrôle les médias ont contrôle pas mal de choses. Heureusement qu'il y a d'autres sources d'information pour quilibrer le tout. Bon travail au journaliste de La Presse !

 

J'espère que Harper et sa gang de redneck vont lui apprendre à vivre... À défaut de savoir dire la vérité ils devraient savoir parler dans le casse à Pierre-Karl;)

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Je ne crois pas que ce soit vraiment de mauvaise foi mais plutôt pour économiser temps et argent. Par ailleurs, ils semblent ouverts.

 

Près d'où j'habitais à Sherbrooke, ils prévoyaient construire leur tour de l'équivalent de 12 étages sur la rue Galt en plein quartier de maisons et blocs appartement car c'est un de leur terrains qu'ils possèdent. La ville ne peut rien contre ça mais ont quand même négocié et fait en sorte que la tour se retrouve dans le quartier industriel adjacent. Je ne sais pas ce qu'ils ont offert en échange, mais on voit bien qu'ils ne sont pas si fermés que ça!

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They're building their own network in Quebec only but when traveling outside the province their phones are gonna work on another company's network. Seemless for the user.

 

They're still bastards with very poor customer service... With an asshole CEO: PKP!

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Bon point jesseps, je me demande vraiment quelles sont les sanctions? Est-ce qu'il y a une genre de "police des antennes"? Il ne faudrait pas que Vidéotron et leurs avocats s'en tirent aussi facilement !

 

Il faut absolument que le gouvernement mette ses culottes et fasse respecter la loi. Ce n'est pas une république de bananes ici quand même...

 

Je me rappel encore que la ministre Clement a réécrit la les lois sur les propriétés étrangères en permettant aux Égyptions de lancer Wind au Canada. Il faut croire que tout le monde est à vendre en politique... Il n'y a que nous, les citoyens, qui n'avons pas les poches assez profondes pour avoir de l'influence.

 

Heureusement que le droit de vote existe encore... Pour l'instant... Si Harper ne décide pas tout bonnement de l'abolir pour mieux passes ses idées d'extrême droite !

 

Ça me rappel même la récente sortie de PKP contre les syndicats au Québec. Je ne suis pas toujours en accord avec eux, mais je dois reconnaître qu'ils ont fait du bon... et du mauvais, mais il ne faut pas oublier le bon.

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De pire en pire... Je me demande bien ce que nous découvrirons de plus. J'ai l'impression qu'un nouveau scandale se prépare... Après le scandale des commandites, le scandale des antennes!

 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201002/05/01-946865-lobbying-videotron-a-enfreint-la-loi.php

 

Publié le 05 février 2010 à 15h36 | Mis à jour à 15h42

 

Lobbying: Vidéotron a enfreint la loi

 

Michel Corbeil

Le Soleil

 

(Québec) Tout indique que Vidéotron a enfreint la loi québécoise sur le lobbying avec ses démarches pour ériger des antennes destinées à son futur réseau de téléphonie mobile.

 

Des vérifications menées auprès des responsables du registre des lobbyistes confirment que l'entreprise n'y est pas inscrite. Selon les informations recueillies au bureau du Commissaire au lobbyisme du Québec, le nom de Vidéotron devrait obligatoirement y apparaître.

 

 

Ces derniers mois, la firme a contacté des municipalités pour les convaincre d'adopter des résolutions lui permettant d'ériger des tours de retransmission sur leur territoire. Cela a été notamment le cas pour Sainte-Marie, en Beauce, et Portneuf, à l'ouest de Québec.

 

 

 

Pour la porte-parole du Commissaire, Louise-Andrée Moisan, le dossier ne prête pas à interprétation. La loi définit les activités d'un lobbyiste comme «toutes les communications orales ou écrites avec un titulaire d'une charge publique en vue d'influencer (...) la prise de décisions», entre autres, «pour l'attribution d'un permis, d'une licence, d'un certificat ou d'une autre autorisation».

 

 

À Sainte-Marie-de-Beauce, la compagnie a contacté, cet automne, les fonctionnaires municipaux en vue d'obtenir une résolution favorable, a indiqué le secrétaire général de l'endroit, Louis Normand. Le dossier a été acheminé au conseil municipal pour sanctionner une proposition.

 

 

«Je ne vois pas ça comme du lobbying, a glissé M. Normand en insistant que les autorités de la ville ont agi de bonne foi. Je vois cela comme une entreprise qui veut s'installer sur un territoire, une entreprise qui a des besoins.»

 

 

Il n'a pas été possible d'obtenir la version de Vidéotron. Pour Louise-Andrée Moisan, «c'est une communication d'influence, de lobbying. C'est clair, à première vue.»

 

 

La conseillère en communications du Commissaire a indiqué que le fait que le projet relève de la compétence du gouvernement fédéral n'exempte pas la firme de l'obligation de s'inscrire au registre québécois. «Cela n'a rien à voir. Cela (les démarches) vise à influencer la décision d'un conseil municipal. On ne cherche pas à influencer le fédéral.»

 

 

Des contraventions à la loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme peuvent entraîner des amendes variant de 500 $ à 25 000 $. «Nous allons effectuer certaines vérifications», a avancé prudemment Mme Moisan.

 

 

La législation donne à une firme 60 jours pour s'inscrire au registre. À Sainte-Marie-de-Beauce, comme à Portneuf, les démarches remontent à l'automne.

 

 

En début de semaine, le quotidien La Presse a écrit que la même compagnie veut implanter son futur réseau d'antennes en esquivant la tenue de consultations publiques. D'après le texte, Vidéotron nie qu'en agissant ainsi, elle déroge à une directive d'Industries Canada.

 

 

Vidéotron est une filiale de Quebecor Medias.

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Plus rien ne m'étonne avec Vidéotron, Quebecor et PKP... Ils sont croches et tout marche tout croche;)

 

Avec les récentes annonces de BCE concernant la fibre optique j'ai bien l'impression que Videotron va en avoir pour son argent... Histoire à suivre !

 

J'ai bien hâte de voir si leur réseau sera lancé comme prévu à l'été... Ils se vantent tellement, faudrait livrer un jour... Walk the talk comme on dit ;)

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