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Cinq usines de biométhanisation seront construites d’ici 2014 dans le grand Montréal


monctezuma

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Cinq usines de biométhanisation seront construites d’ici 2014 dans le grand Montréal

 

MARIE-EVE SHAFFER

MÉTRO

01 février 2010 20:36

 

La collecte des matières organiques, ce n’est pas pour demain, mais c’est pour bientôt. Lundi, Québec et Ottawa ont annoncé qu’ils accordaient une aide financière à Montréal, à Laval, à Longueuil et à la couronne sud pour que cinq usines de biométhanisation soient construites d’ici 2014. Les investissements totaliseront 559 M$.

 

«C’est fini le gaspillage, a lancé lundi la ministre de l’Environnement Line Beauchamp. On va arrêter de gaspiller et d’envoyer des matières organiques qui ont une valeur dans des sites d’enfouissement. (…) On va prendre ces matières organiques et on va en faire des biocarburants et un compost utilisable.»

 

Le biocarburant pourra servir à chauffer un bâtiment ou à faire rouler un véhicule automobile. Sinon, il pourra être vendu à Gaz Métro. Québec espère ainsi bannir totalement l’enfouissement des matières organiques d’ici 2020. «C’est un objectif extrêmement ambitieux mais largement endossé», a précisé Line Beauchamp. Pour le moment, seulement 6 % des matières organiques sont traitées.

 

«Le défi, ce sera de convaincre les gens d’utiliser un bac brun, a dit le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Ce n’est pas évident, [mais] nous n’avons pas le choix […] si nous voulons améliorer notre qualité de vie.» Les bacs bruns devraient être remis aux citoyens d’ici 2014 ou 2015, selon les villes. Seulement pour l’île de Montréal, près de 230 000 ton*nes de déchets seront détournées de l’enfouissement grâce aux nouvelles usines vertes.

 

Deux sites de compostage à Montréal

En plus de deux usines de biométhanisation, Montréal aménagera deux sites de compostage, de même qu’un centre pilote de prétraitement. Celui-ci recevra les sacs de déchets traditionnels et s’assurera qu’ils ne contiennent pas de matières organiques ou recyclables. Le cas échéant, ces ma*tières seront envoyées à l’usine de biométhanisation ou au site de compostage afin de réduire l’enfouissement des déchets.

 

Des choix s’imposent

Les emplacements de ces installations vertes à Montréal seront connus d’ici le mois de juin. «Les élus des arrondissements et des villes liées doivent s’entendre sur les meilleurs lieux pour accueillir ces usines, a indiqué Gérald Tremblay. Le pas-dans-ma-cour ne doit plus exister.» À Longueuil et dans la couronne sud, la localisation des usines de biométhanisation n’a pas été décidée. À Laval, l’usine de biométhanisation se trouvera à côté de l’usine d’épuration, dans le quartier Saint-François.

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Des choix s’imposent

Les emplacements de ces installations vertes à Montréal seront connus d’ici le mois de juin. «Les élus des arrondissements et des villes liées doivent s’entendre sur les meilleurs lieux pour accueillir ces usines, a indiqué Gérald Tremblay. Le pas-dans-ma-cour ne doit plus exister.» À Longueuil et dans la couronne sud, la localisation des usines de biométhanisation n’a pas été décidée. À Laval, l’usine de biométhanisation se trouvera à côté de l’usine d’épuration, dans le quartier Saint-François.

 

wow ca va etre dur ca!

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  • 9 years later...

Une autre annonce de la Ville : Construction d'un centre de biométhanisation dans Montréal-Est

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,42657625&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=31891

Objectif Carboneutralité : La Ville de Montréal investit 129,8 M$ pour l'implantation d'un centre de traitement des matières organiques par biométhanisation dans l'est de Montréal

15 août 2019

Montréal, le 15 août 2019 - Le comité exécutif a accordé hier un contrat à l'entreprise SUEZ Canada Waste Services inc. pour les services de conception, de construction, d'exploitation et d'entretien d'un centre de traitement des matières organiques (CTMO) par biométhanisation. La dépense totale pour Montréal sera de 167 037 504 $, taxes incluses, soit 129 803 416 $ pour la conception et la construction du centre à Montréal-Est, ainsi que 37 234 088 $ pour l'exploitation et l'entretien pour une période de 5 ans. Ce dossier sera soumis aux élus du conseil municipal le 19 août 2019. 

Accélérer le développement d'une économie verte dans l'est de Montréal

« La lutte contre les changements climatiques est une priorité pour notre administration. Nous croyons qu'elle va de pair avec un développement économique durable. Investir dans un centre de biométhanisation, c'est détourner 60 000 tonnes de matières organiques de l'enfouissement, les transformer en biométhane, un gaz naturel renouvelable, qui sera ensuite utilisé comme source d'énergie pour les besoins de l'agglomération de Montréal, nous permettant ainsi de réduire notre empreinte écologique. C'est également poser un geste fort pour le développement d'une économie verte dans l'est de Montréal, où le centre s'intégrera au pôle de compétitivité des technologies propres, de la chimie verte, des biocarburants et de la chaîne des polymères et de l'énergie durable », s'est réjouie la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le biométhane, une énergie renouvelable

Le centre de biométhanisation sera construit à Montréal-Est, sur l'ancien site de la carrière Demix, à l'intersection de l'avenue Broadway Nord et de l'autoroute 40.  Il est actuellement prévu que l'agglomération demeure propriétaire du gaz naturel renouvelable (GNR) et de ses crédits-carbone. Le GNR sera donc injecté et transporté dans le réseau sous-terrain d'Énergir jusqu'aux points d'utilisation. 

« La localisation du nouveau centre permettra de réduire les GES. En effet, les distances parcourues par les camions de collecte seront réduites de façon significative et plus de 4 millions de mètres cubes d'énergie renouvelable seront générés annuellement. Au final, le centre permettra de créer une chaîne de valeur qui illustre bien le genre de ville que nous voulons léguer à nos enfants », a expliqué le responsable des services aux citoyens, de l'environnement, de l'approvisionnement et du matériel roulant ainsi que des relations gouvernementales, Jean-François Parenteau. 

Un comité de suivi est mis en place pour assurer la participation des entreprises et des citoyennes et citoyens du secteur.

« Nous nous réjouissons de l'engagement de la Ville de Montréal à contribuer de cette façon à une saine gestion des matières organiques au Québec. Nous continuerons de collaborer avec elle pour finaliser l'analyse de sa demande d'aide financière dans le cadre du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage. Ce projet représente une priorité en raison de son apport incontournable à l'objectif général de doter le territoire québécois d'installations de traitement qui répondent aux attentes élevées des citoyens sur le plan de la protection de l'environnement », a déclaré Benoit Charette, ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatique.

« Nous sommes heureux de cette étape importante en vue de la réalisation d'un centre de biométhanisation à Montréal. Des projets visionnaires et transformateurs comme celui-ci sont essentiels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour bâtir un avenir plus vert pour les générations à venir. Nous continuons de travailler avec les différents paliers de gouvernements en vue de la réalisation de ce projet. Ensemble, continuons de bâtir les infrastructures du 21e siècle, modernes, vertes et résilientes », a affirmé François-Philippe Champagne, ministre de l'Infrastructure et de Collectivités du Canada.

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  • 3 years later...
  • Administrator

Nouveaux retards pour le centre de biométhanisation de Montréal-Est

 

Coralie Hodgson

18 août 2022 à 10h13 - Mis à jour 19 août 2022 à 18h34 3 minutes de lecture

En raison de nouveaux retards dans la mise en service du centre de traitement des matières organiques (CTMO) par biométhanisation de Montréal-Est, le comité exécutif de Montréal recommande l’octroi de cinq contrats d’une valeur totale de 5,4 M$ pour le traitement des matières résiduelles dans plusieurs secteurs de l’est de l’agglomération.

Les cinq contrats seraient octroyés à l’entreprise Recyclage Notre-Dame et entreraient en vigueur au début de 2023. Ils ont été entérinés par le comité exécutif de la Ville de Montréal le 10 août, et devront maintenant être autorisés par le conseil municipal et le conseil d’agglomération.

Cette dépense est justifiée par de nouveaux retards dans la mise en activité du CTMO de Montréal-Est.

En septembre dernier, la Ville prévoyait que le centre situé à l’angle du boulevard Métropolitain et de l’avenue Broadway Nord pourrait être mis en service au début de 2023. 

Or, «considérant le report au 1er août 2023 de la mise en opération […] du CTMO par biométhanisation de Montréal-Est, le Service de l’environnement n’avait d’autre choix que d’octroyer de nouveaux contrats pour assurer le maintien du service d’ici cette date pour les secteurs de l’est de l’île», peut-on lire dans le sommaire décisionnel de la séance du comité exécutif du 10 août.

«Afin de gérer les risques liés à toute autre éventuelle situation de retard, d’imprévus ou de coordination des travaux pour la mise en service du CTMO», les cinq contrats sont d’une durée de quatorze mois, avec deux options de renouvellement de six mois. Les contrats pourraient cependant être résiliés dès le 1er août 2023.

Plusieurs retards

Depuis 2008, l’agglomération de Montréal octroie des contrats à des entreprises exploitant des sites de compostage ou de biométhanisation privés pour la gestion de ses matières résiduelles organiques.

La Ville de Montréal s’était engagée dès 2010 à se doter de deux usines de biométhanisation, en plus de deux sites de compostage et d’un centre de prétraitement. 

Un contrat de 167M$ a notamment été signé en 2019 avec l’entreprise SUEZ pour la construction et l’opération du CTMO de Montréal-Est. La mise en service du centre était alors prévue pour 2022. 

En septembre dernier, la Ville indiquait qu’elle devrait plutôt «s’achever au début de 2023». Elle évoquait notamment des retards liés à la pandémie.

https://journalmetro.com/local/pointe-aux-trembles-montreal-est/2886909/nouveaux-retards-centre-biomethanisation-montreal-est/

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  • 3 weeks later...

Usines de compost à Montréal Les chantiers paralysés depuis deux mois

 

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

Centre de compostage Saint-Laurent, à Montréal

Les chantiers des deux futures usines de traitement du compost de Montréal, d’une valeur totale de 340 millions, sont complètement arrêtés depuis près de deux mois en raison d’un conflit contractuel, a appris La Presse.

Publié à 5h00

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2022-09-10/usines-de-compost-a-montreal/les-chantiers-paralyses-depuis-deux-mois.php

Philippe Teisceira-Lessard La Presse

La Ville de Montréal craint de nouveaux retards dans la mise en marche de ses installations. Elle menace de traîner en justice la multinationale Veolia, qui devait les construire et les exploiter.

Selon nos informations, les ouvriers et la machinerie de la firme de construction EBC ont quitté les deux chantiers (l’un à Montréal-Est, l’autre dans l’arrondissement de Saint-Laurent) le 15 juillet pour ne plus y revenir. EBC était chargée par Veolia de construire les deux usines.

En plus des impacts de la COVID-19, le chantier avait déjà été paralysé pendant deux mois à l’hiver 2021 en raison de conflits entre entreprises.

Montréal fait actuellement transporter le contenu de ses bacs bruns, faute de débouchés à proximité de la métropole. Elle espérait pouvoir commencer à traiter elle-même une partie du compost dès 2021, une échéance repoussée à novembre 2022 et qui devra probablement être revue.

« On prend en otage les Montréalais »

Selon deux sources au cabinet de la mairesse de Montréal, la mésentente à la source de cette désertion touche des demandes de paiement supplémentaires.

« La situation est complètement inacceptable », a affirmé une personne près de Valérie Plante, qui évoque des demandes pécuniaires qui n’étaient pas prévues au contrat, ainsi qu’un conflit entre Veolia et EBC.

On prend en otage les Montréalais et la Ville pour une volonté de faire plus de profits. […] On a une multinationale qui n’est pas capable de s’entendre avec son sous-traitant.

Une personne près de Valérie Plante

En plus d’une mise en demeure envoyée mi-août, la Ville de Montréal s’est tournée vers l’assureur qui avait garanti l’achèvement des travaux au nom de Veolia, sa caution. La Ville exige que les travaux reprennent immédiatement et se concluent le plus promptement possible.

Contactée par La Presse, Veolia s’est faite avare de commentaires. « Compte tenu des discussions commercialement sensibles présentement en cours entre la Ville et les entrepreneurs, il n’est pas approprié pour nous de commenter le dossier en détail pour le moment. », a indiqué par courriel Matt Burgard, chargé des communications pour l’Amérique du Nord. « Nous reconnaissons l’importance de ces projets pour la communauté et continuerons à travailler vers une résolution équitable. »

EBC Construction n’a pas voulu commenter le dossier. Johanne Laurin, coordonnatrice aux communications, a renvoyé La Presse vers la Ville de Montréal.

Retards et factures salées

Ces deux projets de centre de traitement des matières organiques font couler de l’encre depuis des années.

Le premier, situé sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest, près de l’A13, coûtera 175 millions à la métropole, incluant son exploitation sur cinq ans. Selon nos informations, la Ville estime que le chantier est actuellement complété à 90 %. L’usine devrait pouvoir traiter 50 000 tonnes de résidus de table par année pour en faire du compost utilisable en agriculture. La Ville espérait pouvoir l’inaugurer en novembre.

Le second, un centre de biométhanisation, sera situé sur le site de l’ancienne carrière Demix, à l’intersection de l’avenue Broadway Nord et de l’autoroute 40, à Montréal-Est. Sa construction et son exploitation pendant les cinq premières années de sa vie coûteront 167 millions à Montréal. L’installation devrait avaler 60 000 tonnes de compost par année.

Les usines coûteront toutes deux sensiblement plus cher que prévu au départ et seront livrées avec des mois — voire quelques années — de retard.

Les deux contrats de construction et d’exploitation avaient été accordés en 2019 à Suez, une entreprise française dont la filiale nord-américaine a été rachetée l’an dernier par sa compatriote Veolia. C’est ce qui explique que la Ville de Montréal doive maintenant traiter avec Veolia.

En 2021, la vérificatrice générale de Montréal évoquait un « constat global de dépassement de coûts et de non-respect du calendrier » dans le dossier des centres de traitement des matières organiques (CTMO). « Le projet de construction des CTMO ne s’est pas effectué en suivant un processus suffisamment rigoureux auquel on devrait s’attendre pour un projet d’une telle complexité et envergure », écrivait-elle.

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  • 7 months later...

Centres de compostage 32 millions de plus pour débloquer les chantiers

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PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Chantier du futur centre de traitement du compost de Saint-Laurent, en septembre 2022

Montréal met 32 millions supplémentaires sur la table dans l’espoir que reprennent les chantiers de ses futurs centres de traitement du compost, paralysés depuis huit mois.

L’administration de la mairesse Valérie Plante veut mettre un point final à cette saga, qui l’oblige à exporter le contenu des bacs bruns des Montréalais, notamment en Ontario. L’opposition officielle déplore que la Ville accepte de céder devant une entreprise qui choisit de paralyser ses chantiers.

Le comité exécutif a voté vendredi l’augmentation des budgets des deux projets, qui s’élevaient déjà à un total de 340 millions. « La prochaine étape sera de convenir d’une entente avec Veolia », indique la Ville dans les documents remis aux élus. À défaut de quoi « un litige est à appréhender ». Le dossier sera étudié par le conseil municipal la semaine prochaine.

L’entrepreneur EBC avait déserté les chantiers des futurs centres de traitement de Saint-Laurent et de Montréal-Est en juillet 2022, en raison d’un conflit commercial avec le titulaire du contrat municipal, l’entreprise Veolia.

 

À son tour, « Veolia se faisait insistante auprès de la Ville pour réclamer des coûts additionnels sans que Veolia justifie suffisamment le bien-fondé de ces coûts ni ne fournisse les pièces justificatives », indique la Ville dans sa documentation. L’entreprise évoquait notamment les conséquences de la guerre en Ukraine ou de l’inflation pour tenter de faire gonfler la facture. La Ville lui répliquait que les contrats étaient forfaitaires et que la Ville n’avait pas à assumer ces risques.

« On n’acceptera pas d’être pris en otage par un litige commercial entre l’entreprise à qui on a donné un contrat et ses sous-traitants », avait alors déclaré Marie-Andrée Mauger, l’élue responsable de l’environnement au sein de l’administration Plante.

L’administration « fière », l’opposition inquiète

Vendredi, en votant une augmentation de 32 millions des budgets d’imprévus pour les deux projets, la Ville de Montréal a ouvert la porte à des paiements supplémentaires à Veolia. Ceux-ci devront toutefois être liés à des demandes valides.

Les « directives de changement qui améliorent le bâtiment, au-delà des exigences du contrat », les « travaux liés à la gestion pluviale » et les « directives de changement qui améliorent les équipements de procédé » pourraient notamment faire l’objet de chèques supplémentaires, indique le document municipal.

Si les chantiers reprennent, Veolia a indiqué qu’elle prévoyait pouvoir livrer le centre de Saint-Laurent au printemps 2024 et le centre de Montréal-Est début 2025.

« On entre dans le dernier droit vers la finalisation de l’entente, a indiqué le cabinet de Valérie Plante dans une déclaration écrite. On a pris les moyens de régler la situation et on est fiers de l’avoir fait. C’était la chose responsable à faire pour finaliser la construction. »

Veolia « a été en mesure de démontrer à la Ville des justifications solides sur l’augmentation des coûts qu’elle doit assumer pour livrer un projet à la hauteur des standards de qualité de l’industrie. L’autorisation de ces montants va nous permettre de compléter la négociation pour assurer une reprise rapide des travaux », continue la déclaration, qui mentionne une prise de contact directe entre Valérie Plante et Veolia.

L’opposition officielle à l’hôtel de ville n’est pas aussi optimiste.

« La Ville a été prise en otage et on en voit maintenant les effets », a déploré le maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa.

C’est clair, net et précis que dans ce bras de fer entre la Ville et Veolia, le gagnant est Veolia. Les contribuables de Montréal sont les grands perdants.

Alan DeSousa, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent

Selon M. DeSousa, cette situation crée un « précédent très dangereux » dont pourraient s’inspirer d’autres fournisseurs de la Ville : paralysez vos chantiers et vous pourriez obtenir des paiements supplémentaires. « Ça ouvre la porte à d’autres entreprises qui voudraient faire la même chose », a-t-il dit.

« Nous sommes satisfaits de l’augmentation des budgets de contingence par la Ville, a indiqué par courriel Carrie K. Griffiths, responsable des communications de Veolia. Les discussions continuent […] afin de trouver une solution acceptable pour toutes les parties. »

EBC n’a pas voulu faire de commentaires.

110 000 tonnes de résidus à traiter

Les deux projets de centre de traitement des matières organiques font couler de l’encre depuis des années.

L’installation de Saint-Laurent, située sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest, devait coûter 175 millions à la métropole, somme qui inclut son exploitation pendant les cinq premières années. Le chantier est actuellement achevé à 90 %. L’usine devrait pouvoir traiter 50 000 tonnes de résidus de table par année pour en faire du compost utilisable en agriculture.

L’installation de Montréal-Est, un centre de biométhanisation, sera située sur le site de l’ancienne carrière Demix, à l’intersection de l’avenue Broadway Nord et de l’autoroute 40. Sa construction et son exploitation pendant les cinq premières années devaient coûter 167 millions à Montréal. L’installation avalera 60 000 tonnes de compost par année, selon la Ville.

Les deux projets ont souffert de retards et de dépassements de coûts importants.

Les contrats pour leur construction et leur exploitation avaient été accordés en 2019 à Suez, une entreprise française dont la filiale nord-américaine a été rachetée l’an dernier par sa compatriote Veolia. C’est ce qui explique que la Ville de Montréal doive maintenant traiter avec Veolia.

En 2021, la vérificatrice générale de Montréal évoquait un « constat global de dépassement de coûts et de non-respect du calendrier » dans le dossier des centres de traitement des matières organiques (CTMO). « Le projet de construction des CTMO ne s’est pas effectué en suivant un processus suffisamment rigoureux auquel on devrait s’attendre pour un projet d’une telle complexité et envergure », écrivait-elle.

 
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