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Bankers damned if they do, damned if they don't

 

Ian McGugan, Financial Post

 

Spare a moment this holiday season to pity "fat-cat bankers."

 

After pinning the disparaging label on Wall Street in a weekend interview, Barack Obama, the U.S. President, devoted part of Monday to lecturing a dozen of the fat cats on the need to open their wallets and lend, lend, lend to get the economy moving again.

 

U.S. bankers now have their marching orders. They're supposed to fight a recession caused by lax lending with even more lax lending.

 

If that sounds odd to you, join the club. Bankers seem to be risking scorn no matter what they do. Lend money to anyone who asks? You're a villain preying on gullible consumers. Lend money only to the best credit risks? You're a greedy no-good who is delaying the economic recovery.

 

The conflicting signals aren't just a U.S. phenomenon. Closer to home, the Bank of Canada has been expressing a viewpoint toward lending that is nearly the opposite of the U.S. attitude.

 

In its recent review of the financial system, the central bank said that rising levels of household debt are increasing the possibility of defaults. While Obama is encouraging banks to lend, the Bank of Canada is warning Canadian households of the dangers of borrowing.

 

It's not at all clear what a bank in either country is supposed to do in this environment - lend liberally to give the economy a boost or sit on its cash to prevent losses.

 

The level of household debt to income is higher in the United States than in Canada, yet U.S. banks are being scourged for being too tight with their lending policies, while Canadian banks are being implicitly cautioned for being too loose.

 

David Rosenberg, chief economist at Gluskin Sheff and Associates Inc., a Toronto money manager, is furious at the way in which he believes U.S. politicians and the U.S. media are scapegoating their banks. "This backlash against the banks, whose behavior was condoned by the government when the credit and housing bubble was in full swing, is surreal," he writes in a research report.

 

Rosenberg rips into the media for "running articles that complain about the lack of credit being extended by the evil banks, even though it was excess debt taken on by a profligate consumer that got us into this mess to begin with."

 

As he points out, U.S. banks were slammed a year ago for lending too much when times are good. Now they're being told that the solution is to go back to reckless lending. "We have news for the President," Rosenberg concludes. "Being public companies, the lenders' fiduciary responsibility, first and foremost, is to their shareholders, not deadbeat debtors."

 

You can take issue with Rosenberg's sense of fairness - aren't many of those deadbeat U.S. debtors paying taxes to support the bailout of the banks? - but he does pinpoint one of the core problems in resuscitating the U.S. economy.

 

A U.S. banker who puts his shareholders first is going to be wary of lending money at a time like this, when the economy is reeling from 10% unemployment and excess manufacturing capacity abounds. But until lending resumes, the U.S. economy will stutter.

 

Monday's meeting of Obama and top U.S. bankers, including Jamie Dimon of JPMorgan Chase & Co., John Stumpf of Wells Fargo & Co. and Ken Lewis of Bank of America Corp., did not result in any immediate action, other than bland statements in favour of regulatory reform.

 

Meanwhile, many forms of credit continue to contract in the U.S. economy. Business lending fell to US$1.35-trillion this month from US$1.65-trillion in October 2008. Consumer credit tumbled at an annual rate of 3.25% in the third quarter.

 

Meredith Whitney, the U.S. banking analyst who warned of the current crisis, estimates that U.S. banks have cut US$1.5-trillion from credit-card lines. She predicts millions of U.S. consumers will effectively be kicked out of the financial system in 2010 as credit dries up.

 

But while U.S. consumers are facing a credit drought, Canadian consumers are swimming in the stuff. The Bank of Canada reports that consumer debt grew at an annual rate of 8.2% in the third quarter, while mortgage debt expanded 7.7%.

 

As U.S. credit contracts and Canadian credit expands, the traditional image of Canada as a nation of cautious savers is taking a beating. Statistics Canada reported Monday our ratio of household debt to disposable income now stands at 1.45 - not much below the 1.6 level in the United States. Another year could close the gap.

 

If the day comes when Canadian and U.S consumers are equally indebted, U.S. politicians will no doubt attack banks for lending too little, while Canadian regulators will probably criticize our financial sector for lending too much. The one thing you can count on is that public perception in both countries will put the fat cats in the wrong.

 

Freelance business journalist Ian McGugan writes for the Financial Post

http://www.financialpost.com/story.html?id=2340011

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:confused: Tout le système bancaire est vicié parce que le premier objectif est l'enrichissement à tout prix plutôt qu'un véritable service adapté aux besoins de la société. Il faudrait retourner au principe de leur raison d'être: soit celui de recevoir les sommes des déposants et de les prêter aux emprunteurs à des taux raisonnables tout en dégageant un profit qui n'est pas usuraire.

 

Malheureusement la cupidité extrême a envahi le milieu depuis quelques décennies déjà et elle a pris la place du pragmatisme qui devrait prévaloir dans toute société qui a à coeur le bien-être de son économie et de sa population.

 

Les affaires ne sont pas de nature très humaines et les sentiments ne figurent pas dans leur code d'éthique, mais là on est rendu à l'autre bout du balancier et il faut sonner la fin de la récréation.

 

Déjà en Europe on a commencé à instaurer des règles qui a défaut de contrôler directement les activités des banques, les taxera suffisamment pour retourner à la société une partie de leur profits faramineux. Ce sera une façon d'encadrer leur action en réduisant au passage les scandaleux bonus qui ressemblent davantage à de l'extorsion qu'à une saine gestion.

 

N'oublions pas que l'argent des banques est notre argent à prime abord, et que le déposant a droit lui aussi à un retour raisonnable. Ce n'est plus le cas depuis un bon moment, tandis que l'actionnaire, pour un risque minimum, retire des bénéfices démesurés.

 

Les hauts dirigeants, devenus avec l'évolution de la rémunération (pas toujours transparente au passage), des actionnaires grassement payés en options, faussent les règles du jeu en favorisant ce groupes d'investisseurs propriétaires d'actions dont ils bénéficient eux-mêmes directement. En d'autres mots ils sont devenus juges et parties et plus l'action monte plus ils s'enrichissent en bout de ligne, leur salaire officiel n'étant devenu qu'une petite partie de leur rémunération totale.

 

Quant à la société de consommation, elle nourrit l'ogre bancaire qui lentement bouffe les clients les uns après les autres après les avoir encouragés à surconsommer en s'endettant déraisonnablement. Le tableau est assez épouvantable pour se demander où nous finirons un jour? Sommes-nous en train de bêtement creuser notre propre fosse ou y a-t-il espoir de revenir à un juste équilibre?

 

Je crois personnellement que l'intervention franco-britannique et bientôt allemande sont la voie à suivre et qu'il faudra beaucoup de courage au président américain pour imposer des règles sévères. Sinon c'est la première économie mondiale qui replongera dans des abîmes plus profondes, entrainant au passage une partie du monde, dans une crise de confiance qui risque de devenir un nouveau chapitre inédit de l'histoire moderne.

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:confused: Tout le système bancaire est vicié parce que le premier objectif est l'enrichissement à tout prix plutôt qu'un véritable service adapté aux besoins de la société. Il faudrait retourner au principe de leur raison d'être: soit celui de recevoir les sommes des déposants et de les prêter aux emprunteurs à des taux raisonnables tout en dégageant un profit qui n'est pas usuraire.

 

Et en quoi c'est mauvais l'enrichissement? La base d'un banque c'est de prendre les dépôts, donner un intérêt et ensuite prêter cet argent à un taux plus élevé à ceux qui en ont besoin. À ce que je sache, les banques suivent encore ce modèle. Et à plus forte raison, avec les taux de la banque du Canada qui sont presque à zéro, il est normal de n'avoir presque rien comme retour en intérêt sur un simple compte chèque. Les taux disponibles pour les prêts sont un marché comme un autre ou un consommateur a un choix et c'est à lui de magasiner sont taux. En quoi est-ce qu'une hypothèque à 3% est déraisonnable pour qqn qui finance 85-90% d'un propriété?

 

Là ou je suis d'accord qu'il y a de l'abus, c'est du coté des frais de service, et une légifération devrait intervenir à ce sujet afin d'éviter les doubles frais par exemple lorsque l'on retire dans une banque qui n'est pas celle ou l'on fait affaire.

 

Il faut également prendre en considération la nature intégrée des grande banques, les divisions de courtage, investment banking, advisory, assurance, investissements... et bien souvent ce sont ces secteurs qui sont les plus rentable, ou ceux qui ont causé la crise que l'on connait maintenant.

 

Même les institutions à la Desjardins qui se disent plus près des besoins de la communauté, modèle social et tout la tralala dont ils font étalages dans leurs pubs, encaissent des profits (des excédents comme ils disent) records... mais ils sont encore pire que bien d'autres avec leurs frais élevés, leur services qui sont jamais ouvert...

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:confused: Tout le système bancaire est vicié parce que le premier objectif est l'enrichissement à tout prix plutôt qu'un véritable service adapté aux besoins de la société. Il faudrait retourner au principe de leur raison d'être: soit celui de recevoir les sommes des déposants et de les prêter aux emprunteurs à des taux raisonnables tout en dégageant un profit qui n'est pas usuraire.

 

Malheureusement la cupidité extrême a envahi le milieu depuis quelques décennies déjà et elle a pris la place du pragmatisme qui devrait prévaloir dans toute société qui a à coeur le bien-être de son économie et de sa population.

 

Les affaires ne sont pas de nature très humaines et les sentiments ne figurent pas dans leur code d'éthique, mais là on est rendu à l'autre bout du balancier et il faut sonner la fin de la récréation.

 

Déjà en Europe on a commencé à instaurer des règles qui a défaut de contrôler directement les activités des banques, les taxera suffisamment pour retourner à la société une partie de leur profits faramineux. Ce sera une façon d'encadrer leur action en réduisant au passage les scandaleux bonus qui ressemblent davantage à de l'extorsion qu'à une saine gestion.

 

N'oublions pas que l'argent des banques est notre argent à prime abord, et que le déposant a droit lui aussi à un retour raisonnable. Ce n'est plus le cas depuis un bon moment, tandis que l'actionnaire, pour un risque minimum, retire des bénéfices démesurés.

 

Les hauts dirigeants, devenus avec l'évolution de la rémunération (pas toujours transparente au passage), des actionnaires grassement payés en options, faussent les règles du jeu en favorisant ce groupes d'investisseurs propriétaires d'actions dont ils bénéficient eux-mêmes directement. En d'autres mots ils sont devenus juges et parties et plus l'action monte plus ils s'enrichissent en bout de ligne, leur salaire officiel n'étant devenu qu'une petite partie de leur rémunération totale.

 

Quant à la société de consommation, elle nourrit l'ogre bancaire qui lentement bouffe les clients les uns après les autres après les avoir encouragés à surconsommer en s'endettant déraisonnablement. Le tableau est assez épouvantable pour se demander où nous finirons un jour? Sommes-nous en train de bêtement creuser notre propre fosse ou y a-t-il espoir de revenir à un juste équilibre?

 

Je crois personnellement que l'intervention franco-britannique et bientôt allemande sont la voie à suivre et qu'il faudra beaucoup de courage au président américain pour imposer des règles sévères. Sinon c'est la première économie mondiale qui replongera dans des abîmes plus profondes, entrainant au passage une partie du monde, dans une crise de confiance qui risque de devenir un nouveau chapitre inédit de l'histoire moderne.

 

Wow, t'es plein de contradiction!

 

Tu dis que tu veux plus d'intervention du gouvernement après avoir dis que la société de consommation est la source du problème. Tu penses que le gouvernement fais quoi quand ils s'en mêle? Tu penses que le gouvernement rend les compagnies sage? Et bien regarde les nouvelles, aujourd'hui même! Obama a demander au banques de relâcher le crédit. Ça, ça veut dire qu'il veut que les banques prêtent à ceux qui ne sont pas normalement accepté. Le gouvernement est celui qui a forcer les banques à faire ce qu'ils ont fait dans les dernières années. Prêter de l'argent sans s'attendre à la recevoir n'est pas un très bon modèle d'affaire mais quand le gouvernement te force de le faire, t'as pas bien le choix.

 

Si un clochard m'approche sur la rue et veux m'emprunter 100,000$, je vais lui poser plein de question pour m'assurer qu'il soit vraiment capable de me repayer. Finalement, je vais surement pas lui prêter. Par contre, les banques (aux USA) n'ont pas le droit de forcer leur client de répondre sur le statut de leurs avoirs et leurs emplois. Ils sont donc forcer à prêter même si le client n'est aucunement capable de faire les paiements. C'est sûre qu'ils ont besoin d'un bailout du gouvernement parce que c'est le gouvernement qui leurs à forcer de faire ces conneries.

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:) Messieurs je ne fais qu'exprimer et résumer des perceptions et des informations crédibles lues et entendues dans les médias, depuis le début de la crise et ce des deux côtés de l'Atlantique d'où je prend mes sources.

 

Il n'y a certainement pas de problème à s'enrichir, tout est dans la méthode et les moyens. Ce que je dénonce ce sont les abus et on sait qu'il y en a beaucoup, on a qu'à regarder notamment la croisade de notre "robin des banques" M. Michaud qui a soulevé, dans un passé pas très lointain, plusieurs questions fort pertinentes sur le sujet.

 

Quand on dit que rien n'a été réglé dans les méthodes de gestion des banques c'est que rien n'a vraiment été abordé de façon sérieuse et que la plupart retournent à leurs pratiques classiques qui ont justement créé cette crise. Demandez à M. Obama s'il est satisfait de la situation actuelle, sa sortie des derniers jours est symptomatique d'une attitude de totale résistance de la part des hauts dirigeants, qui n'ont pas l'intention de s'ajuster à la difficile réalité de l'économie.

 

Les interventions des gouvernements français et britannique sont un autre exemple que rien ne va plus dans le beau monde de la finance qui agit comme s'il n'était redevable à personne.

 

Je n'entrerai donc pas dans les détails, le dossier étant trop complexe, je laisserai donc aux experts le soin d'éclaircir ce qui fait problème. Mais je peux certainement m'indigner, ce que je fais d'ailleurs, face à ces pratiques abusives qui caractérisent l'attitude désinvolte et irresponsable de ceux qui s'enrichissent odieusement pendant que l'extrême majorité s'appauvrit tout aussi rapidement.

 

Je ne citerai qu'un seul exemple pour démontrer la mauvaise foi de ces organismes dit respectables. Pendant que les taux sont à leur plus bas historiquement, les taux appliqués sur les cartes de crédit sont demeurés à leur plus haut et n'ont jamais diminué malgré le mouvement à la baisse généralisé.

 

Les banques ont encouragé l'endettement à outrance et maintenant elle appliquent une injustice flagrante par des taux presqu'usuriers en rapport aux véritables taux en vigueur partout qui sont de presque zéro. Avant, les taux des cartes s'ajustaient aux autres taux, étonnamment ont a abandonné cette pratique et ce sont les banques qui récoltent le pactole sans dire un mot, profitant de l'ignorance et de la vulnérabilité de la majorité des consommateurs sous-informés.

 

Ce n'est pas parce que les gens sont dupes que nous sommes justifiés d'en abuser. Jamais je n'approuverai ce genre de pratique et je déplore au passage l'absence totale de respect et le profond mépris dont les banques font preuve vis à vis de leur propres clients.

 

On dit que les requins, comme plusieurs espèces sont en danger d'extinction. Mais ici les requins de la finance sont en pleine expansion et c'est leur vorace prédation qui menace la survie d'une foule d'honnêtes gens qui ont eu le malheur de succomber à leur chant des sirènes.

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