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Le plan Carbonneau pour ruiner le Québec

 

Permalink 09/12/09 13:52, Pierre Duhamel / Général, 682 mots

 

Pour la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, les choses sont claires et simples. Les contribuables québécois doivent payer plus d’impôts pour payer les augmentations de salaires des employés de l’État. Ses propositions sur les finances publiques du Québec seraient désastreuses pour les Québécois et leur économie. Voici pourquoi.

 

 

Hausser les impôts

 

Claudette Carbonneau veut reprendre les baisses d’impôts de 950 millions de dollars accordées aux Québécois en janvier 2008. Ces baisses réduisaient de 40 % l’écart entre les Québécois et les autres Canadiens. Je fais remarquer à la présidente de la CSN qu’il subsiste un écart de 60 % et que seules trois provinces sont plus imposées que le Québec. Sa proposition ne vise qu’à nous redonner le titre de contribuables les plus imposés en Amérique du Nord, un championnat auquel je ne tiens pas particulièrement.

 

Quant aux entreprises, soulignons que le Québec est la seule province à avoir augmenter l’impôt des entreprises depuis 2001. Les juridictions concurrentes cherchent à diminuer le fardeau fiscal des entreprises pour qu’elles puissent prospérer, investir et embaucher sur leur territoire. Pour rester concurrentiel, le Québec a entrepris d’éliminer la taxe sur le capital, une mesure qui a permis aux sociétés d’abaisser leur fardeau fiscal de 20 % depuis 2002.

Non à la compression des dépenses

 

Le gouvernement Charest veut limiter la croissance des dépenses à 3,2 % par année. On ne parle pas ici de diminution des dépenses, mais d’un ralentissement de leur augmentation. De plus, cette hausse de 3,2% reste un peu plus élevée que la croissance anticipée de l’économie au cours des prochaines années.

 

Ce n’est pas comme si le Québec avait du rattrapage à faire au niveau des dépenses publiques, bien au contraire. Les dépenses de programmes – les services de l’État à la population – représentaient en moyenne 26 % du PIB québécois entre 1989 et 2009, contre 17 % pour l’Ontario et 20,3 % pour la moyenne des provinces canadiennes.

 

Surtout pas de hausse de la TVQ

 

L’idée de Madame Carbonneau, c’est de faire payer toute la facture par les 58,6 % des contribuables qui paient de l’impôt et d’épargner tous les autres. Elle fait partie d’une école où vaut mieux taxer la production, plutôt que la consommation. Pour elle, une hausse d’un point de la TVQ serait évidemment «régressive», puisqu’elle avantagerait les mieux nantis.

 

Je lui ferait néanmoins remarquer que les Québécois de la classe moyenne sont déjà lourdement imposés et que les mieux nantis seraient les premières cibles d’une hausse de la TVQ, parce qu’ils consomment davantage. De plus, les plus démunis sont compensés par le gouvernement pour la TVQ et il en serait varisemblablement ainsi si le gouvernement voulait hausser les tarifs d’électricité.

Sept ans pour rétablir l’équilibre budgétaire

 

Le gouvernement Charest prévoit des déficits cumulés de 13,2 milliards de dollars d’ici 2013-2014. 13 milliards qui s’ajoutent à la dette déjà considérable du Québec.

 

En ne limitant pas la croissance des dépenses et en refusant l’augmentation de la TVQ, le déficit atteindrait 26,9 milliards de dollars, soit plus du double. Même en ajoutant la ponction fiscale de 3,6 milliards de dollars en quatre ans favorisée par la CSN, on arrive avec 10 milliards de dollars supplémentaires à ajouter à la dette du Québec. En ajoutant deux autres années de déficit au niveau de 2013-2014, on parle de plus de 30 milliards de dollars.

 

Ces dizaines de milliards participeront à la croissance du service de la dette, déjà le troisième poste budgétaire après la santé et l’éducation.

 

Les propositions de Claudette Carbonneau sont injustes pour les contribuables Québécois et ruineuses pour les finances publiques. C’est bête et c’est cher et cela rendra le financement des services de l’État encore plus difficile.

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Le gouvernement est pour hausser généralement ses revenus par une hausse de taxe pour combler son déficit. Pourquoi privilégier une hausse de la TVQ au lieu de hausser les impôts à la place? Le montant recueilli est le même au final, que ce soit par une taxe directe ou indirecte, la seule différence c'est qui paiera et quel impact ce paiement aura sur celui qui paie.

 

Hausser la TVQ, c'est faire payer le même pourcentage de taxe à tout le monde. Intéressant en soit, mais ça fait en sorte que cette hausse de taxe pourrait décourager la consommation tout en étant un fardeau plus important qu'une hausse d'impôt sur les ménages à faible revenu qui ne peuvent éviter les dépenses de bases qui constituent l'ensemble de leurs dépenses.

 

Hausser d'un certain pourcentage les tranches d'imposition, c'est faire en sorte que la hausse d'impôt est répartie plus équitablement entre ceux qui paient des taxes. Ceux qui sont le plus affectés par une taxe le sont moins par l'impôt parce que ça leur laisse plus de discrétion sur leur budget.

 

Pourquoi s'opposer systématiquement à une hausse d'impôt et encourager une hausse des taxes indirectes et tarifs dans ce cas?

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Le gouvernement est pour hausser généralement ses revenus par une hausse de taxe pour combler son déficit. Pourquoi privilégier une hausse de la TVQ au lieu de hausser les impôts à la place? Le montant recueilli est le même au final, que ce soit par une taxe directe ou indirecte, la seule différence c'est qui paiera et quel impact ce paiement aura sur celui qui paie.

 

(...)

 

Pourquoi s'opposer systématiquement à une hausse d'impôt et encourager une hausse des taxes indirectes et tarifs dans ce cas?

 

Si l'impot est progressif, il n'y a rien qui empeche une taxe a la consommation d'avoir des mecanismes semblables pour empecher la taxations des plus demunis pour les produits de consommation de base.

 

D'autre part, comme je l'ai dit ailleurs, la taxe a la consommation est preferable puisque qu'elle introduit moins de distortions economique. Elle offre aussi plus de liberte a tous puisque que le dollar impose a la source va directement dans les coffres de l'etat et n'offre aucune option pour le salarie, alors qu'une taxe a la consommation laisse toujours la possibilite au salarie de consommer, ou d'epargner.

Le taux d'epargne est faible en amerique du Nord et une hausse de taxe a la consommation associee d'une baisse equivalente de l'impot serait une mesure preferable.

 

Bien sur, il y en toujours pour dire "on est trop taxe et toute baisse est bonne, d'ou elle vienne", mais c'est un argument a courte vue.

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Le gouvernement est pour hausser généralement ses revenus par une hausse de taxe pour combler son déficit. Pourquoi privilégier une hausse de la TVQ au lieu de hausser les impôts à la place? Le montant recueilli est le même au final, que ce soit par une taxe directe ou indirecte, la seule différence c'est qui paiera et quel impact ce paiement aura sur celui qui paie.

 

Hausser la TVQ, c'est faire payer le même pourcentage de taxe à tout le monde. Intéressant en soit, mais ça fait en sorte que cette hausse de taxe pourrait décourager la consommation tout en étant un fardeau plus important qu'une hausse d'impôt sur les ménages à faible revenu qui ne peuvent éviter les dépenses de bases qui constituent l'ensemble de leurs dépenses.

 

Hausser d'un certain pourcentage les tranches d'imposition, c'est faire en sorte que la hausse d'impôt est répartie plus équitablement entre ceux qui paient des taxes. Ceux qui sont le plus affectés par une taxe le sont moins par l'impôt parce que ça leur laisse plus de discrétion sur leur budget.

 

Pourquoi s'opposer systématiquement à une hausse d'impôt et encourager une hausse des taxes indirectes et tarifs dans ce cas?

 

Les plus démunis reçoivent un chèque trimestriel de remboursement de TVQ et TPS... et ça qu'ils consomment peu ou pas.

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:shhh: Je ne cracherai jamais sur les syndicats car ils font partie des rouages d'une société plus juste, c'est grâce à eux que les conditions de travail se sont humanisées et on ne doit jamais l'oublier.

 

Cela dit, comme tous les organismes, ils sont sujets à de possibles dérapages et doivent nécessairement être ramenés à la raison à l'occasion, afin de s'assurer d'un juste rapport de force.

 

Il est alors inacceptable de capitaliser sur une augmentation de salaire chez les fonctionnaires pendant que toute la société, gouvernements en premiers, s'appauvrit et s'endette pour plusieurs années.

 

Une hausse de salaire est normalement justifiée avec l'augmentation de la richesse que l'on cherche légitimement à partager. Si on appliquait à la lettre ce principe ne faudrait-il pas couper dans les salaires quand la société s'appauvrit?

 

Je ne suis pas un "ayatollah", je répondrai donc non. Mais il est évident et il serait même indécent d'insister, de la part des syndicats, pour augmenter le revenu d'une certaine classe de travailleurs déjà favorisés, pour la majorité, par une garanti d'emploi et des conditions de travail en "béton".

 

Tout le monde doit supporter une part du fardeau fiscal, et dans ce cas pour les fonctionnaires du gouvernement, cela se résume à un gel de salaire ou au maximum une augmentation symbolique limitée en fonction des capacités réelles de payer de l'Etat.

 

La précarité des finances publiques additionnée aux énormes pertes de la Caisse de Dépot (responsable des rentes notamment) exige une rigueur indéfectible afin de limiter l'endettement et de nouveaux emprunts. N'oublions pas non plus que si l'Etat ne tient pas compte de ce danger, les agences de cotation n'hésiteront pas à le lui rappeler durement par une décote. Donc un taux d'intérêt plus élevé appliqué sur l'ensemble de la dette totale qui se traduirait par des centaines de millions additionnels en paiement et ce durant plusieurs années.

 

Il est impératif de vivre selon nos moyens, sinon ce sont les générations futures, tout comme nos rentes, qui subiront les dommages causés par nos excès récurrents. Je dis donc pas d'augmentation de salaire, sinon symbolique pour la paix sociale, pas de nouveaux programmes, rigueur budgétaire dans tous les ministères, appliquer le principe de l'utilisateur-payeur quand le service n'est pas universel et s'il y a besoin de nouveaux revenus, qu'ils proviennent d'Hydro et de la TVQ en occupant le champ libre laissé par le fédéral.

 

Les taxes à la consommation ne peuvent pas être contournées et sont appliquées à tout le monde. Réduire sa consommation, surtout pour le superflu, égale donc réduire son compte de taxe global en attendant des jours meilleurs.

 

Sans verser dans la philosophie un peu extrémiste de la simplicité volontaire, une dose de ce principe ne fera certainement pas de tort et serait en parfait accord avec l'esprit de Copenhage et du développement durable.

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Il est impératif de vivre selon nos moyens

 

Avec ces 8 petits mots, tu as très bien résumé ma philosophie. Il est claire qu'au Québec depuis 40 ans, nous vivons au dessus de nos moyens. Je dirais que cette façon de vivre est pire aujourd'hui que dans les années 70.

 

Ça fait 6 ans que je milite en faveur d'une réduction de nos dépenses. JE comprends que les gens aiment avoir des garderies à 7$, je comprends que c'est agréable pouvoir aller à l'Université pour moins de 1500$ par session, trouvez vous ça normal que seulement 58% de la population québecois paie de l'impôts? Est ce normale que 42% des Québecois ne paient aucun impôt...c'est pas normal...c'est malsain! Il faut se réaliser que tout ces services et ces "avantages" vont revenir nous mordre dans le derrière.

 

J'ai lu hier que le financement de notre dette est la 3ième plus grosse dépense du Gouv't Provincial(après la Santé et l'éducation) et ce chiffre de ne fait qu'augmenter à chaque année! 7 milliards$, 8 milliards$, 10 milliards$ et qui sait, probablement 15 milliards$ par année d'ici 5 ou 10 ans. C'est énorme pour notre petite société. Il faut dire assez c'est assez. Demander à nos politiciens d'arrêter de dépenser comme des malades.

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