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je vous suggère fortement de lire cet article...C'est triste pour notre ville. Une autre preuve que tout nest pas rose ici!!!

 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200910/20/01-912912-adieu-sieges-sociaux.php

 

Adieu, sièges sociaux

Publié le 20 octobre 2009 à 06h27 | Mis à jour à 06h28

 

Claude Picher

La Presse

 

(Montréal) Alors que Montréal est plongé en pleine campagne électorale au milieu des parfums de scandales que l'on sait, la ville continue de se vider de ses sièges sociaux.

 

C'est bien connu, il y a des décennies que Toronto a supplanté Montréal pour ce qui est du nombre de grands sièges sociaux. Jusqu'à tout récemment, Montréal pouvait cependant se consoler en se disant qu'il arrivait bon deuxième au Canada, derrière Toronto certes, mais loin devant Calgary et Vancouver.

 

Triste nouvelle: ce n'est plus vrai. Depuis huit ans, presque imperceptiblement, Montréal a été victime d'une véritable érosion de ses sièges sociaux, essentiellement au profit de Calgary.

 

Voici des chiffres qui font peur:

 

 

> En 2000, Toronto comptait 190 grands sièges sociaux, contre 92 à Montréal, 50 à Calgary et 41 à Vancouver.

 

> Huit ans plus tard, en 2008, Toronto domine toujours le classement avec 176, mais Calgary arrive maintenant en deuxième place avec 79, suivi de Montréal avec 76. Vancouver est resté exactement au même point avec 41. C'est la première fois que Montréal glisse en troisième position.

Ces statistiques proviennent de l'étude annuelle de l'Institut Fraser sur les sièges sociaux, qui vient d'être publiée.

 

Les auteurs du document basent leurs calculs sur le classement du Financial Post 500, qui énumère, comme son nom l'indique, les 500 plus grandes entreprises au Canada.

 

Pour donner un ordre de grandeur, disons que le groupe de services financiers Optimum (500 employés, 400 millions de dollars de revenus, 2,3 milliards d'actifs sous gestion) arrive au 500e rang, juste derrière Van Houtte, le plus vaste réseau de services de café en Amérique du Nord. Ça, ce sont les deux plus petits. On ne parle pas ici de bineries.

 

Les quatre villes que nous venons de nommer abritent à elles seules les trois quarts des 500 plus grands sièges sociaux au Canada.

 

Aux fins de l'étude, les sièges sociaux sont attribués à la région métropolitaine de recensement. Par exemple, le siège social d'Alimentation Couche-Tard est situé à Laval, mais est comptabilisé comme un siège social montréalais.

 

La présence de grands sièges sociaux représente un atout économique de taille pour n'importe quelle ville. En plus de fournir des milliers d'emplois directs, les grands sièges sociaux entraînent des retombées importantes. Ils font appel à un vaste éventail de fournisseurs locaux: informaticiens, avocats, comptables, publicitaires, ingénieurs. Ils constituent des centres de décision stratégiques. Ils ont tendance, dans leurs contrats internationaux, à favoriser les sous-traitants locaux parce qu'ils les connaissent bien. Il existe bien sûr quelques exceptions, un des cas les plus connus étant celui de la Banque de Montréal, dont le siège social, officiellement, est bel et bien situé à Montréal alors que l'institution, dans les faits, est dirigée de Toronto (c'est la même chose pour la Banque de Nouvelle-Écosse, dont le siège social est toujours officiellement à Halifax). Mais dans la vaste majorité des cas, il est clair que les grands sièges sociaux contribuent grandement à stimuler l'économie des villes qui les abritent.

 

Ce n'est pas tout. Le nombre de sièges sociaux ne fournit qu'une partie du portrait.

 

Pour avoir une idée plus juste de l'impact des sièges sociaux sur l'économie locale, il faut aussi tenir compte de la taille des villes qui les abritent.

 

Prenons une ville de 500 000 habitants, et une autre d'un million, chacune abritant le même nombre de grands sièges sociaux. Il saute aux yeux que c'est la plus petite des deux villes qui profitera le plus de leur présence.

 

Pour mesurer la concentration des sièges sociaux, les chercheurs de Fraser calculent le nombre de sièges sociaux par tranche de 100 000 habitants. Selon cette mesure, Montréal n'est tout simplement plus dans la course.

 

Ainsi, Calgary domine le classement avec 6,7 sièges par tranche de 100 000 habitants, contre 3,2 pour Toronto et seulement deux pour Montréal. Autrement dit, toutes proportions gardées, Calgary abrite trois fois plus de sièges sociaux que Montréal. Vancouver ferme la marche avec 1,8 mais, contrairement à Montréal, Vancouver n'a jamais été reconnue pour son grand nombre de sièges sociaux.

 

Surtout, ce que ces chiffres nous disent, c'est que depuis huit ans, la perte des sièges sociaux montréalais s'est faite avec une brutalité sans précédent. En effet, entre 1990 et 2000, le nombre de grands sièges sociaux montréalais est passé de 96 à 92. On est loin de l'hémorragie. Pendant ce temps, Toronto en gagnait quatre, Calgary six et Vancouver en perdait quatre. Or, comme on vient de le voir, Montréal n'en conservait plus que 76 l'an dernier. Cet effondrement peut s'expliquer de plusieurs façons: départs, fermetures, ou tout simplement baisse du chiffre d'affaires. C'est notamment le cas de VIA Rail, qui apparait parmi les 500 l'an dernier, mais qui a été éjecté de la liste en 2008 à cause de la baisse de ses revenus. Sur papier, c'est une perte pour Montréal, même si la ville conserve le siège social de VIA Rail. Le problème, c'est que cette société n'est plus considérée parmi les plus grandes. En revanche, Van Houtte, qui n'apparaissait pas au classement de 2007, figure sur la liste cette année (de justesse, au 499e rang) en raison de la hausse de son volume d'affaires. C'est normal: chaque année, des entreprises apparaissent au classement, d'autres en disparaissent.

 

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'en considérant les sièges sociaux des plus grandes entreprises canadiennes, Montréal n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été.

 

 

 

LES DIX PLUS IMPORTANTS SIÈGES SOCIAUX À MONTRÉAL, 2008

 

Revenus

 

1 POWER CORP 37,1 milliards

 

2 BOMBARDIER 21,4 milliards

 

3 BANQUE DE MONTRÉAL 19,9 milliards

 

4 BCE 17,7 milliards

 

5 ALIMENTATION COUCHE-TARD 15,7 milliards

 

6 HYDRO-QUÉBEC 12,7 milliards

 

7 ULTRAMAR 11,1 milliards

 

8 ACE AVIATION (Air Canada) 11,1 milliards

 

9 MARCHÉS METRO 10,7 milliards

 

10 CANADIEN NATIONAL 8,5 milliards

 

Source: Financial Post 500

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toronto en a perdu 14...

Montreal en a perdu 13...

 

Les deux on de la misere? ou seulement montreal???

 

92 -76 = 16 et non 13.

 

14 SS sur 190 c'est 7.3%

 

16 SS sur 92 c'est 17.4% une grosse différence entre 7% et 17%!

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Rio Tinto Alcan doesnt show in this list.

 

Neither do any of the INGO and NGO such as IATA/ICAO/SITA etc that deal with billions in volume.

 

Can they really be considered as HQ's? Are they big enough to be part of the 500 largest corporations in Canada??

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Canada is a commodity-driven economy. Simple as that. Hence, Calgary. If Toronto had not consolidated high finance in the late 1970's, early 1980's, they would be in the same boat as Montreal. Banking and by extension the stock exchange, will always be a high-profile, glamorous industry and certainly the blood line of the economy. So Toronto is a beacon.

 

That said, Montreal is at the very least 10 years ahead of all other Canadian cities in terms of re-positioning as knowledge-based economy going forward.

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That said, Montreal is at the very least 10 years ahead of all other Canadian cities in terms of re-positioning as knowledge-based economy going forward.

 

I really hope you are right about that. Can't wait to see the benefits of this in the not to distant future! (10-15 years)

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92 -76 = 16 et non 13.

 

14 SS sur 190 c'est 7.3%

 

16 SS sur 92 c'est 17.4% une grosse différence entre 7% et 17%!

 

I suck at math... :(

 

i guess counting as percentage is a better idea....

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This is just what a head office is on paper, the reality is very different. Its not only the number of head offices, but also the variety of different industries and of course, the actually number of head office employees. I mean can you really compare a company like Pembina Pipeline Income Fund in Calgary with 20 head office employees to a company like Caisse Central Desjardins with 200 head office employees. Revenue is not proportional to head office employees.

 

Secondly, there is the issue of foreign shell corporations like Ultramar in Montreal - its just a bunch of middle management in a small office on McGill College, everything is run by Valero out of Houston, but it ranks as Montreal's 7th largest company, but do you really think that it is more important to the economy of Montreal then Air Canada or SNC-Lavalin?

 

Thirdly, it all depends on where we decide to stop counting. If it stopped at 100, we have more, 200 - we have more, 300 - we have more, 400 - we have more 600 - we have more. Companies over a billion dollars - we have more.

 

This is not the say that Calgary has no gained in importance but at the end of the day, its still a one trick pony.

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