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:eek: Sans vouloir paraphraser le discours de Guy Laliberté et sa fondation One Drop mise en évidence lors de son voyage dans l'espace, nous avons ici un problème et une solution à une partie du budget provincial en sérieux déséquilibre par manque de milliards.

 

L'eau est en train de devenir une ressource de plus en plus rare pour plusieurs pays dans le monde. Tandis qu'ici au Québec, terre d'abondance, certaines compagnies n'hésitent pas à s'approvisionner gratuitement, à même nos réserves municipales, et la vendre à grand profit ici et dans le monde sans aucune véritable retombée positive pour la population locale.

 

C'est une pratique scandaleuse qui doit être fortement encadrée afin premièrement de protéger notre ressource, et ensuite de s'assurer que chaque utilisateur paie le prix réel pour sa consommation ou sa vente.

 

Le gouvernement hésite à demander une taxe directe qui officialiserait l'exploitation de l'eau au même titre qu'une marchandise ou une ressource ordinaire. Pendant ce temps ces compagnies profiteuses engrangent des millions aux dépends des municipalités et des citoyens, qui eux, subventionnent largement le traitement de l'eau potable.

 

En attendant de légiférer sur le phénomène, on pourrait au moins aisément taxer l'eau embouteillée qui est en réalité un produit de luxe que l'on paie des milliers de fois plus cher que la même quantité de cette même eau puisée de notre propre robinet.

 

Cette taxe élevée aurait en même temps le mérite de remplir les coffres de l'état en retournant aux payeurs de taxes une partie des profits que ces compagnies retirent impunément de notre richesse collective. Puisque tout le monde au Québec a accès à une eau municipale de qualité, la consommation d'eau embouteillée devient alors un choix personnel pour lequel il faut payer le prix juste.

 

Il se consomme, au Québec seulement, plus d'un milliard de ces bouteilles par année. On peut alors imaginer les revenus important qu'une taxe sur ce produit apporterait au trésor public. Cette eau ne répond finalement à aucun besoin véritable et peut très facilement être remplacée par la même eau non embouteillée accessible à tous.

 

Bien sûr certaines eaux ont des propriétés particulières et viennent de sources naturelles. Mais elles n'en sont pas moins des produits de luxe, non essentiels, qui doivent donc être taxées pour représenter leur véritable coût de revient pour la société.

 

Cette taxe aurait plusieurs vertus dont la première aiderait à équilibrer le budget provincial, en dangereux manque de ressources, sans toutefois pénaliser la majorité de la population qui continue à avoir accès à une eau de qualité et sans frais supplémentaires.

 

Cette taxe aurait aussi un effet réducteur sur la consommation de ces bouteilles qui pénaliserait les profits de ces compagnies qui abusent d'un système non prévu à cette fin. Un autre avantage viendrait de la réduction considérable de bouteilles de plastique qui entrent dans notre consommation générale de produits fossiles, un sérieux déséquilibre dans notre marché extérieur puisqu'on importe ce pétrole pour fabriquer ces dernières.

 

Et finalement ce serait un grand pas dans la bonne direction pour l'écologie puisqu'encore là on retrouve une grande quantité de ces bouteilles dans la nature parce qu'elles sont consommées partout et jetables après usage. Elles aboutissent donc dans les décharges publiques, dans nos rivières et un peu partout où elles coûtent encore des sommes d'argent pour en disposer.

 

Dans ces années de crise où les budgets gouvernementaux ne suffisent plus à payer les nombreux services à la population, nous avons une option qui ne comporte pratiquement que des avantages. En puisant dans la consommation d'eau embouteillée on évite alors d'augmenter les coûts pour d'autres services essentiels ou même le pétrole pour lequel le gouvernement hésite avec raison à augmenter encore les taxes sans incidence sur l'inflation.

 

Bien sûr en bout de ligne on aura tué la poule aux oeufs d'or, les grosses multinationales risquent de ne plus trouver leur profit et cesseront leur activités abusives. Les revenus du gouvernement provenant de cette filière baisseront et avec un peu de chance la crise se sera aussi résorbée. Quant à Mère Nature, elle, ne s'en portera que mieux.

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Pour ce qui est du reste de ton intervention, elle est bien ciblée, mais simpliste. Il ne faut pas oublier que, si on instaure un régime d'impôt supplémentaire pour l'embouteilleur, il ira ailleurs, il y a d'autre pays avec de l'eau dans le monde, et d'autres provinces dans le même pays que nous d'ailleurs. Ce sera des emplois de bonne qualité perdus au profit d'autres économies.

 

On devrait commencer par mettre une consigne sur ces bouteilles pour encourager la récupération, ça ne pénalise personne, sauf ceux qui ne les rapportent pas.

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Pour ce qui est du reste de ton intervention, elle est bien ciblée, mais simpliste. Il ne faut pas oublier que, si on instaure un régime d'impôt supplémentaire pour l'embouteilleur, il ira ailleurs, il y a d'autre pays avec de l'eau dans le monde, et d'autres provinces dans le même pays que nous d'ailleurs. Ce sera des emplois de bonne qualité perdus au profit d'autres économies.

 

On devrait commencer par mettre une consigne sur ces bouteilles pour encourager la récupération, ça ne pénalise personne, sauf ceux qui ne les rapportent pas.

 

:confused: Je suis suffisamment sorti pour savoir que la nature générale de l'eau potable au Québec est d'excellente qualité, au point que Dasani et autres compagnies du genre la puisent dans notre réseau pour l'embouteiller et la revendre à gros prix sous prétexte qu'ils l'ont améliorée.

 

D'ailleurs ils font la même chose ailleurs au Canada et ne paient aucune royauté ou taxe aux différents gouvernements pour l'usage de cette ressource. Quant aux supposés emplois de bonne qualité, je doute que ces emplois soient vraiment nombreux et plus élevés que le salaire minimum, de toute façon ils se confondent avec l'embouteillage d'autres boissons dans les mêmes usines.

 

Quant à mon intervention, elle est basée sur des rapports d'associations de consommateurs et sur plusieurs articles récents qui dénonçaient le phénomène autant à la télévision que dans les journaux. D'ailleurs l'UMQ a décidé cette année de limiter la consommation d'eau embouteillée dans ses établissements et la même chose se fait à la fédération canadiennes des municipalités (FCM) pour les mêmes raisons que j'ai mentionnées.

 

Au Canada, les normes de qualité qui s'appliquent à l'eau embouteillée et à l'eau municipale sont similaires. Toutefois on vend la première plus cher que le pétrole et mille fois plus cher que la même quantité d'eau provenant de la même source, c'est-à-dire l'aqueduc municipal.

 

Pour ce qui est des analyses de qualité, encore là l'eau municipale est vérifiée beaucoup plus souvent que l'eau embouteillée, jusqu'à 10,000 fois par année dans certains cas et tout le long du trajet jusqu'au robinet. Essaies d'obtenir un résultat d'analyse crédible de Dasani ou Aquafina, tu risques d'attendre très longtemps.

 

Pour revenir à ma suggestion, puisque des compagnies s'enrichissent en puisant gratuitement des ressources naturelles du pays, elles doivent en retour payer une ristourne quelconque aux différents gouvernements, ce qu'elles ne font pas. Et il me semble que la meilleure façon de récupérer une partie de ce droit est de taxer cette eau suffisamment pour pouvoir retourner une bonne partie de ces profits à la société.

 

Et tant pis si ces compagnies quittent le pays, elles auront au moins cessé de s'enrichir sur le dos d'une population crédule qui se fait exploiter en achetant à prix fort la même eau que celle de leur robinet. Ce même argent qui n'enrichira plus ces multinationales véreuses pourra être dépensé ailleurs dans notre économie locale.

 

Quant au fait de mettre une consigne sur les bouteilles, elle ne règle pas le problème à la source et demeure très marginale tout en ajoutant un problème de logistique aux distributeurs qui sont déjà submergés par d'autres contenants. L'eau du robinet embouteillée est une aberration qui doit être dénoncée, non seulement pour son prix exorbitant mais aussi pour les ressources pétrolières qui servent à fabriquer des bouteilles à usage unique qui s'accumulent ensuite honteusement partout sur la planète.

 

Puisque je suis pour la libre entreprise, je ne veux pas interdire ce type de commerce. Mais qu'il soit taxé à sa juste valeur et que la société retire sa part légitime de cette activité qui se doit d'être aussi lucrative que les profits mirobolants que ces multinationales ramènent chez elles en nous revendant notre propre eau.

 

En terminant je crois personnellement que la meilleure eau embouteillée est encore celle que l'on ne consomme pas.

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:confused: Je suis suffisamment sorti pour savoir que la nature générale de l'eau potable au Québec est d'excellente qualité, au point que Dasani et autres compagnies du genre la puisent dans notre réseau pour l'embouteiller et la revendre à gros prix sous prétexte qu'ils l'ont améliorée.

 

Ni Dasani, ni Aquafina qui sont les 2 eaux municipales embouteillées ne le sont au Québec (Dasani est de l'eau de Brampton, On)

 

Quant aux autres majeurs de l'eau, ils utilisent principalement des sources naturelles (Naya) ou des systemes de filtrations naturels de l'eau (Eska) qui au bout du compte est oui l'équivalent de l'eau bue par la population d'amos en Abitibi.

 

Et meme s'ils utilisaient l'eau du réseau municipal, que la ville installe ses fameux compteurs d'eau et ils vont payer pour cette ressource, mais bon ca c'est une autre histoire.

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Si je peut me permetre d'ajouter mon grain de sel...Toute société intelligente de part le monde obtient des redevances pour les ressources naturelles qui sont présentes et exploitées sur son territoire. Pourquoi l'eau échapperait-elle à cette ''loi''? C'est comme si on disait aux Albertain de renoncer au redevances sur le pétrole des sable bitumineux!? C'est carréement du vol à grande échelle qui se produit ici et personne ne semble vouloir le croire! Quand les sources d'eau se seront épuisée, qui paiera pour que la population s'approvisionne? Surment pas les multinationnales qui seront déjà loin d'ici!

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L'eau n'est pas aussi rare que le pétrole, certe, mais l'eau POTABLE quant à elle est beaucoups plus rarissime qu'on peut le penser. Ce que tu dit Malek s'avère être faux car, un litre d'eau de source coûte parfois 2 fois le prix d'un litre d'essence.

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L'eau n'est pas aussi rare que le pétrole, certe, mais l'eau POTABLE quant à elle est beaucoups plus rarissime qu'on peut le penser. Ce que tu dit Malek s'avère être faux car, un litre d'eau de source coûte parfois 2 fois le prix d'un litre d'essence.

 

Le prix de l'eau embouteillée livré au consommateur n'est pas un indicateur précis de sa rareté. Ce que tu paies, quand tu paies cher, pour l'eau en bouteille c'est le nom de marque et le prestige de traîner telle ou telle bouteille. Un cas classique qu'on apprends dans les cours de marketing.

 

On ne trouve pas ce phénomène avec l'essence à la pompe, un litre d'essence est une litre d'essence.

 

P.S. en plus il y a des procédés pour "produire" de l'eau propre à la consommation, ce qui n'est pas le cas du pétrole.

 

Eau = ressource renouvelable

pétrole = ressource non renouvelable.

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