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La chaîne de dépanneurs Alimentation Couche-Tard (ATD.B) a reconnu lundi que sa volonté d'accroître sa présence aux États-Unis pourrait se réaliser par l'acquisition de certaines des 2000 stations-service dont Shell prévoit se départir au cours des prochaines années.

 

«Nous sommes toujours intéressés par n'importe quel actif disponible aux États-Unis pouvant s'intégrer dans notre réseau déjà existant», a indiqué le directeur financier de l'entreprise, Richard Fortin. «Si Shell est vraiment intéressée à vendre certains actifs et nous les offre, nous pourrions être intéressés.»

 

M. Fortin a ajouté que plusieurs publications avaient rapporté que Shell, le troisième plus important exploitant de stations-service et de dépanneurs aux Etats-Unis, voulait se départir de certains de ses éléments situés dans des marchés importants.

 

Jessy Hayem, de Valeurs mobilières Desjardins, a indiqué dans une note de recherche que Couche-Tard entretenait une relation solide avec Shell et occupait une position favorable afin de faire une offre pour certains des actifs de la société pétrolière.

 

Selon elle, l'entreprise pourrait s'intéresser à des stations situées dans des marchés de Houston, Dallas, Portland et Sacramento.

 

Shell entend compléter la vente d'ici au troisième trimestre de 2009.

 

M. Fortin a affirmé n'avoir reçu aucune nouvelle de Shell à propos des ventes projetées et ne peut dire si son entreprise a l'intention de présenter une offre dès la première occasion. Il a ajouté que sa stratégie était d'ajouter des stations dans des marchés où son entreprise est déjà présente.

 

«Nous n'achèterons pas 50 stations-service qui seraient perdues dans des marchés où nous sommes inexistants», a-t-il dit.

 

Alimentation Couche-Tard, dont le siège est à Laval, a fait l'acquisition de 286 points de vente de Shell dans le cadre de trois différentes transactions, en 2004 et 2006.

 

La chaîne prévoit acheter 250 magasins durant l'exercice fiscal 2008, un chiffre largement inférieur à celui des 413 acquisitions effectuées en 2007, l'entreprise préférant concentrer son attention sur l'intégration des quelque 200 magasins acquis de Shell en décembre dernier.

 

M. Fortin a indiqué que son entreprise pouvait utiliser ses marges de crédit et des excédents de trésorerie pour faire des acquisitions.

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  • 3 months later...
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Couche-Tard et Jean Coutu dans le top 5 mondial

 

Mise en ligne 15/01/2008 04h00

 

 

20080114-221430-g.jpg

Photo © Corbis

 

Marie-Eve Fournier

 

Le Journal de Montréal

 

NEW YORK | Alimentation Couche-Tard et Jean Coutu font partie du top 5 des détaillants dans le monde ayant connu la plus forte croissance de leurs ventes depuis 5 ans, selon le cabinet comptable Deloitte.

 

Les dépanneurs Couche-Tard se trouvent au quatrième rang de ce palmarès annuel dévoilé au congrès de la National Retail Federation (NRF). Deloitte y indique que la croissance des ventes de l’entreprise basée à Laval a atteint 51,2 % entre 2001 et 2006.

 

De son côté, le Groupe Jean Coutu occupe le 5e rang grâce à l’acquisition de 1 800 pharmacies américaines Brooks et Eckerd, ce qui a gonflé les ventes. Entre 2001 et 2006, les revenus ont crû de 49,3 %.

 

C’est un détaillant d’électronique russe qui occupe la première place. Euroset Group a augmenté ses ventes de 137 % en 5 ans.

 

L’entreprise islandaise Baugur Group (vêtements, pharmacies, supermarchés, etc.) suit, avec un bond de 112 % de son chiffre d’affaires.

La position numéro trois appartient à un détaillant chinois, GOME Electrical Appliances, qui vend de l’électronique (+65,8 %).

 

« C’est la première fois que des détaillants russes et chinois font partie de ce palmarès », a souligné Ira Kalish, directeur de Deloitte Research.

 

Wal-Mart domine encore

 

Dans le palmarès global de Deloitte, qui fait état des 250 détaillants ayant réalisé les plus importantes ventes en 2006, Couche-Tard se trouve au 59e rang avec ses 12,087 G$ US.

 

Les établissements du plus célèbre des pharmaciens québécois se situent au 76e rang, avec des ventes de 9,786 G$ US.

 

Sans surprise, Wal-Mart continue d’occuper la première position de la compilation avec un chiffre d’affaires de 349 G$ US, de loin supérieur à celui de son plus proche rival, la française Carrefour (98 G$ US).

 

Les rangs suivants sont occupés par The Home Depot (91 G$ US), la britannique Tesco (80 G$ US) et l’allemande Metro AG (75 G$ US).

 

Parmi les dix détaillants les plus importants du monde, six sont américains, et sept vendent de la nourriture.

 

Deux nouvelles entrées canadiennes

 

Fait intéressant, Rona et la LCBO (l’équivalent de la SAQ en Ontario) ont fait leur entrée dans le prestigieux palmarès.

 

Rona occupe le 225e rang du classement (ventes de 4 G$ US), tandis que la LCBO y est de justesse, en dernière position (ventes de 3,4 G$ US). Parmi les autres nouveaux venus, on note des détaillants chinois (4), russes (2), brésilien (1), hongrois (1), turc (1) et néerlandais (1).

 

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/01/20080114-221430.html

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  • 3 months later...

Couche-Tard accentue sa présence dans l'Est

 

photo-acc.jpg

 

René Vézina, Journal Les Affaires

8 mai 2008

 

L'entente avec Irving signale un nouveau modèle de partenariat avec les pétrolières

 

Imaginez une sorte de tente couverte installée au milieu d’un immense entrepôt qui fourmille d’activité… C’est là, à Laval, que la haute direction d’Alimentation Couche-Tard a choisi de rencontrer quelques journalistes des États-Unis, de l’Ontario et du Québec (dont le représentant de lesaffaires.com) pour expliquer le détail de la toute dernière transaction de l’entreprise, de même que la stratégie qu’elle entend suivre.

 

Alimentation Couche-Tard vient donc de franchir le cap des 6 000 dépanneurs avec l’addition de 252 magasins, autrefois exploités par Irving.

 

L’annonce en a été faite par le président directeur général de l’entreprise, Alain Bouchard. Couche-Tard ajoute ainsi 252 magasins à son réseau, mais ne les achète pas en propre. Irving demeure propriétaire des bâtiments, continue de fournir l’essence, mais cède les équipements. Couche-Tard signe aussi une entente à long terme pour l’exploitation des commerces.

 

« Pour une mise de fonds d’à peine 20 millions de dollars, nous renforçons notre présence dans le Nord-est du continent, a dit le chef de la direction financière, Richard Fortin, qui s’attend à un retour sur l’investissement de 20 à 25 %.

 

Un peu plus de la moitié des dépanneurs touchés par cette transaction se trouvent dans les provinces de l’Atlantique. Les autres sont situés en Nouvelle-Angleterre. L’accord prévoit que les deux parties se partagent les revenus nets d’exploitation.

 

Pour Alain Bouchard, il faut s’attendre à ce que les pétrolières qui possèdent de tels magasins d’accommodation se retirent de plus en plus du commerce de détail pour ne conserver que l’approvisionnement en carburant. Couche-Tard est évidemment intéressé à conclure d’autres ententes de la sorte. Par ailleurs, M. Bouchard a indiqué qu’il serait preneur des quelques centaines de dépanneurs que l’américaine ConocoPhillips entend mettre en vente d’ici l’été… si le prix demandé lui convient. Il entend suivre son plan de match qui prévoit l’addition de 200 à 300 dépanneurs par année.

 

Cette annonce survient quelques jours après qu’on ait appris que Couche-Tard se soit entendu avec un partenaire du Viet Nam pour y déployer sa bannière Circle K. L’entreprise est déjà présente en Asie, notamment en Chine et en Indonésie.

 

Malgré cet essor, le titre de Couche-Tard a été mis à mal depuis un an. L’action de catégorie B a perdu plus de 33 % de sa valeur, passant de 24 $ à moins de 15 $ cette semaine. Richard Fortin attribue une partie de cette dégringolade à l’entaille faite par le taux de change défavorable (Couche-Tard publie maintenant ses résultats en dollars américains), mais il soutient que la marge bénéficiaire sur l’essence n’est pas en cause, puisque les variations à la hausse ou à la baisse ont tendance à se neutraliser, selon lui.

 

En tout cas, l’annonce de jeudi semble avoir été bien reçue par les marchés, puisque l’action de catégorie B a terminé la journée en hausse de 0,59 $, ou 4 %, à 15,60 $.

 

http://www.lesaffaires.com/article/0/commerce-et-produits-de-consommation/2008-05-08/477784/couchetard-accentue-sa-presence-dans-lest.fr.html

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  • 2 months later...
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Les vents américains balaient le profit de Couche-Tard

 

15 juillet 2008 - 12h45

 

LaPresseAffaires.com

 

Olivier Bourque

 

Les vents américains balaient le profit de Couche-Tard.

C’est Alain Bouchard, PDG de Couche-Tard (ATD.B), qui le dit.

 

Son entreprise a eu à affronter «plusieurs vents contraires» lors du quatrième trimestre avec comme résultat un bénéfice en forte baisse.

 

Les vents en question sont le ralentissement américain marqué dans les divisions du sud et la marge d’essence «en-deçà des moyennes historiques».

 

Les frais de paiements électroniques ont également fait mal.

 

Dans la colonne des profits, le résultat est sans appel. Le profit a chuté de moitié à se chiffre à 15,5 M$, soit huit cents par action sur une base diluée.

 

Pour la période correspondante, l’an passé, le géant québécois avait dégagé des profits de 33,4 M$ ou 16 cents par action.

 

Du côté des revenus, les résultats ont été beaucoup mieux.

 

Le chiffre d'affaires a affiché une importante croissance de 24,7 %, atteignant 3,7 G$, soit une hausse de 733,2 M$ dont 475,5 M$ résultent de la flambée des prix du carburant.

 

D’ailleurs, la croissance des ventes de marchandises par magasin comparable s'est établie à 0,1 % aux États-Unis tandis qu'elle s'est élevée à 2,2 % au Canada.

 

Alain Bouchard confiant

 

Dixit Alain Bouchard, avec les difficultés à la pompe, l’important était de se concentrer sur les activités dans le magasin.

 

«Dans un tel contexte, nos équipes opérationnelles ont centré leurs efforts sur l'exécution en magasin et le maintien de nos parts de marché», a-t-il souligné.

 

M. Bouchard se dit toutefois confiant de la santé financière de l’entreprise.

 

«Nous disposons d'un bilan et d'une situation financière très sains et comptons bien nous en servir lorsque les opportunités de croissance se présenteront».

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  • 1 month later...

Couche-Tard ne comprend pas les accusations de collusion

 

3 septembre 2008 - 16h44

Presse Canadienne

 

Comme les prix de l'essence sont clairement affichés à la vue de tous, il faut être «naïf» pour croire que les détaillants ont besoin de recourir à la collusion, a lancé mardi le président et chef de la direction d'Alimentation Couche-Tard (ATD.B), Alain Bouchard.

 

En juin, le Bureau de la concurrence a porté des accusations criminelles contre 11 entreprises et 13 individus dans ce qu'on soupçonne être des complots en vue de fixer les prix de l'essence dans les régions de Sherbrooke, Magog, Thetford Mines et Victoriaville.

 

Couche-Tard et deux de ses employés, Richard Bédard et Céline Bonin, ont été accusés.

 

L'un des deux employés travaille toujours chez Couche-Tard mais a été muté à un autre poste, a indiqué M. Bouchard, en précisant que la direction avait accepté les explications de l'accusé. L'autre employé est parti à la retraite.

 

Click here to find out more!

 

Ces accusations se sont ajoutées ont nombreux problèmes qu'a connus Couche-Tard au cours de la dernière année.

 

L'entreprise lavalloise, qui exploite des dépanneurs et des stations-service au Canada et aux États-Unis, a vu ses marges bénéficiaires fondre au sud de la frontière à cause de la flambée des prix du pétrole, en plus de pâtir sérieusement du ralentissement américain.

 

Dans l'espoir de renverser la vapeur, Couche-Tard a annoncé mardi qu'elle allait mettre en oeuvre dès maintenant un nouveau programme de réduction des coûts, soit un an plus tôt que prévu.

 

L'entreprise entend par ailleurs accroître ses pressions sur les gouvernements afin qu'ils déploient plus d'efforts pour lutter contre la contrebande de cigarettes.

 

L'action de Couche-Tard a clôturé mardi à 13,98 $, en hausse de 2,4%, à la Bourse de Toronto.

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  • 4 months later...

Couche-Tard achète 13 magasins au Québec

 

Publié le 02 février 2009 à 10h03 | Mis à jour à 11h36

Michel Munger

lapresseaffaires.com

 

(Montréal) La chaîne de dépanneurs Couche-Tard (T.ATD.B) continue son expansion au Québec en faisant main basse sur 13 magasins de bannière Pétro-T.

 

En effet, l'empire dirigé par Alain Bouchard annonce qu'il fait cet achat auprès de Exploitation Quali-T Inc., filiale du Groupe Therrien. Le prix payé n'est pas dévoilé en raison de la signature d'une entente de confidentialité.Pétro-T demeurera propriétaire des sites où se trouvent les dépanneurs, ce qui fera de Couche-Tard un locataire «au prix du marché pour les prochains 40 ans».

 

Tous les emplacements visés par cette acquisition comprennent une station service de bannière Pétro-T ou Esso. Quatre offrent la restauration rapide et trois offrent le lave-auto. Couche-Tard s'attend à ce que les dépanneurs génèrent des revenus comparables à ceux du reste de son réseau.

 

«Les 13 magasins sont situés sur des artères des plus fréquentées et occupent des emplacements stratégiques dans leurs marchés respectifs» déclare Michel Bernard, vice-président à l'exploitation pour l'est du Canada chez Couche-Tard.

 

«Stratégiquement, ajoute-t-il, ces acquisitions s'intègrent bien à notre réseau actuel et cadrent avec nos projets d'expansion et de croissance de notre unité d'affaires.»

Des départs

 

Une source familière avec la compagnie a affirmé à LaPresseAffaires.com que des mises à pied ont été effectuées dans le cadre de cette acquisition.

 

Raymond Paré, vice-président et chef des finances chez Couche-Tard, confirme cette information, sans préciser le nombre de personnes qui ne restent pas.

 

«La seule chose qui peut arriver, c'est que des gens ne pas correspondraient pas à nos critères, a dit M. Paré. Quand nous faisons une acquisition, nous faisons une évaluation du personnel de magasin, incluant le gérant. C'est malheureux [...] mais nous avons une culture et cherchons certains traits [au sein du personnel]. Nous laissons partir ceux qui n'ont pas les traits recherchés. La majorité des gérants ont fait le transfert.»

 

«Nous n'avons pas eu à embaucher de coordonnateurs et directeurs car nous avons déjà une structure en place», ajoute le chef des finances.

 

Le titre de Couche-Tard gagnait 1,7% à 14,44 $ en avand-midi lundi à la Bourse de Toronto.

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  • 2 months later...

Couche-tard achète près de 500 dépanneurs aux États-Unis

Publié le 28 avril 2009 à 11h19 | Mis à jour à 11h22

André Simard

lapresseaffaires.com[/size]

 

(Montréal) Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) s'est engagée mardi à acquérir d'ExxonMobil son réseau de magasins d'accommodation On the Run et 43 sites exploités dans le marché de Phoenix en Arizona.

 

Ce réseau qu'acquiert Couche-Tard compte environ 450 magasins exploités sous la bannière On the Run par des franchisés et concessionnaires d'ExxonMobil.

 

Les magasins situés dans 28 États, surtout à l'est du fleuve Mississippi, continueraient d'être exploités par les franchisés et concessionnaires.

 

Alain Bouchard, PDG de Couche-Tard, a vanté par voie de communiqué «la qualité hors pair» des franchisés On the Run et s'est dit «très heureux de les accueillir à se joindre au groupe Couche-Tard».

 

En vertu de l'entente, Couche-Tard achèterait aussi les terrains et bâtisses de 33 sites et assumerait les contrats de location ou louerait d'une tierce partie pour les dix autres sites.

 

Les 43 magasins situés à Phoenix seraient exploités sous la marque Circle K et offriraient du carburant sous la marque appartenant à Circle K.

 

Selon le communiqué, ces magasins de Phoenix «sont situés sur des artères des plus fréquentées et occupent des emplacements stratégiques dans leurs marchés respectifs».

 

La transaction, dont la valeur n'a pas été dévoilée, devrait être conclue à la fin mai et sera effectuée en utilisant les liquidités disponibles.

 

Vers 11h20, le titre de Couche-Tard était stable à 13,12$ à la Bourse de Toronto.

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  • 6 months later...

Bravo Couche-Tard!

 

Couche-Tard: «pire que McDonald's et Wal-Mart», dit la CSNPublié le 11 novembre 2009 à 09h51 | Mis à jour à 09h55

 

Karim Benessaieh

 

La Presse

(Montréal) En fermant son premier dépanneur en voie d'être syndiqué, Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) a agi comme «un employeur pire que McDonald's et Wal-Mart», a accusé hier la CSN.

 

Soulignant le fait que la fermeture a eu lieu avant même le dépôt de la demande d'accréditation, vendredi dernier, la centrale syndicale demande l'intervention du ministre du Travail, Sam Hamad. «C'est du jamais vu, ça n'a pas de maudit bon sens, fulmine Roger Valois, vice-président de la CSN. Leur riposte n'a pas été cinglante, elle a été sanglante! C'est la méthode McDonald's et Wal-Mart, mais intensifiée.»

 

Alimentation Couche-Tard, qui compte 575 dépanneurs au Québec dont aucun n'est syndiqué, allègue de son côté avoir pris une stricte décision d'affaires. «Chaque trimestre, et ce, au cours d'un exercice de revue de performance par régions, nous évaluons la rentabilité de chacun de nos sites. Suite à cette évaluation, et dans un objectif d'optimisation du réseau, certains sites, dont celui de Beloeil, sont fermés», a expliqué par courriel Chantal Sajo, directrice communications-marketing de Couche-Tard. Il a été impossible de lui parler de vive voix.

 

L'entreprise reconnaît avoir félicité les employés de Beloeil quelques jours avant la fermeture «pour le volume de ventes». «Par contre, ce n'est pas parce qu'un magasin connaît de bonnes ventes à une période précise qu'il est rentable. Après cinq années d'efforts et d'initiatives, nous en sommes venus à la conclusion que nous devions fermer les portes de celui de Beloeil», précise Mme Sajo.

 

 

Vendredi dernier, les employés de la succursale de la rue Bernard-Pilon, à Beloeil, ont eu la mauvaise surprise de se heurter à des portes et fenêtres barricadées.

 

Les pompes à essence ont été retirées le même jour. Depuis l'été dernier, un employé de 19 ans, Étienne Béland, tentait de convaincre ses 25 collègues de se syndiquer.

 

«Je ne suis pas entré là avec l'idée de fonder un syndicat, mais quand j'ai vu les conditions de travail, le fait qu'il n'y avait aucun respect pour les employés, j'ai communiqué avec la CSN», explique l'étudiant au cégep de Saint-Hyacinthe, qui se décrit comme un «militant dans l'âme».

 

Il s'est dit convaincu qu'une écrasante majorité des employés de la succursale appuyaient la syndicalisation. Il a été congédié le 2 octobre dernier pour avoir fait de la sollicitation «pour de la syndicalisation sur les heures d'affaires».

 

«C'est un acte tout à fait illégal, mais Couche-Tard a décidé de le faire pour provoquer la crainte, pour mettre sur la défensive les travailleurs qui voudraient se syndiquer», affirme Roger Valois. La semaine dernière, cinq employés ont tout de même signé leur carte d'adhésion.

 

«(Étienne Béland) n'a pas été congédié parce qu'il a fait de la sollicitation dans un but de syndicalisation, mais plutôt parce qu'il a enfreint les paramètres de la loi en le faisant sur les heures de travail et qu'il a agi en mettant en danger la sécurité de ses collègues», assure Chantal Sajo.

 

La CSN demande au ministre Hamad de «jeter un coup d'oeil» à ce dossier. S'il est démontré que la fermeture de la succursale de Beloeil est liée à la syndicalisation, il faut que l'employeur soit rappelé à l'ordre, estime M. Valois. «Le droit de se syndiquer existe. Quand on le bafoue, il faut des sanctions qui fassent mal, sinon on envoie un message aux autres employeurs qu'ils peuvent faire la même chose et qu'il n'arrivera rien.»

 

Au cabinet du ministre du Travail, on a plutôt invité la CSN à porter plainte à la Commission des relations du travail. «S'il y a une partie qui se sent lésée, c'est la meilleure façon de régler le différend, dit Alexandre Boucher, attaché de presse du ministre Hamad. C'est expressément dans son mandat de se pencher sur des questions d'accréditation. Mais c'est important que le ministre reste neutre dans tout ça.»

 

Étienne Béland, quant à lui, retrouvera justement son ex-employeur devant la CRT le 18 décembre prochain, lorsque sa plainte sera étudiée.

 

En attendant, il touche 70% de son ancien salaire à même le Fonds de défense professionnelle de la CSN, qui a justifié cette aide exceptionnelle par le fait qu'elle n'avait «pas l'intention de laisser tomber» les jeunes employés licenciés.

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    • By Né entre les rapides
      On entend et on lit que le taux d'inoccupation des logements locatifs est extrêmement bas,  que de nombreux ménages sont contraints de consacrer une part excessive de leurs revenus au logement, que d'autres ne parviennent pas à se trouver un toit, etc.  Tout cela est bien réel, et je n'ai nulle intention de le mettre en doute. Mon propos est autre, et porte sur un point qu'on prend pour acquis, soit le prix moyen observé (ou médian, c'est différent, mais ça ne va pas davantage au coeur de la question).  Deux catégories d'information supplémentaire seraient très utiles:
      1) Isoler (considérer séparément) les prix des logements qui sont disponibles sur le marché.  Actuellement, on fait une agrégation (on rassemble des éléments) des loyers payés par des locataires qui occupent des logements depuis longtemps, avec les loyers demandés aux nouveaux-venus (sans égard à leur origine/provenance, ce n'est pas la question).  Par exemple, des jeunes qui habitaient chez leurs parents et qui recherchent leur premier logement sont des "nouveaux-venus" sur le marché.  Or, on sait que les loyers des logements occupés de longue date sont "contrôlés", et qu'ils sont (presque) toujours moins chers que les nouveaux logements (ou les anciens logements remis sur le marché suite au départ des précédents locataires).  Nos nouveaux-venus n'ont pas accès, par définition, à ces logements dont le loyer est contrôlé.  Les données qui sont pertinentes pour eux concernent exclusivement les logements présentement disponibles.  Il est à peu près certain que leur prix moyen/médian est sensiblement supérieur: quel est-il? --C'est ce que j'aimerais savoir.
      2) Ni la moyenne ni la médiane ne peuvent pleinement rendre compte de la gamme des prix demandés.  Au minimum, j'aimerais voir voir la distribution en déciles.  
      Dans une ville ou une région stagnante, il y a de fortes chances que le loyer moyen/médian observé soit assez proche du loyer demandé pour les logements disponibles.  Le contraire est intuitivement vrai pour une ville ou une région dynamique.  Dans ce cas, le problème des logements trop chers pour les nouveaux-venus serait plus grave qu'il n'y paraît.  L'attention des autorités gouvernementales (et des médias) porte presque exclusivement sur les difficultés vécues par les personnes à faible revenu: d'accord que c'est la priorité. 
      Mais il faut aussi s'intéresser au cas des personnes (surtout les nouveaux-venus) disposant d'un revenu moyen mais qui ne trouvent pas à se loger en fonction de leurs attentes "moyennes"  -- un phénomène très visible dans Silicon Valley, et qu'on voit aussi à Vancouver et Toronto; à Montréal, la situation est comparativement  bénigne  --ce qui en fait un facteur attractif -- et il faut s'assurer que cet avantage demeure.  Pour moi, ça ne veut pas dire contrôler les loyers;  de préférence, il s'agirait plutôt d'éviter les erreurs qui ont conduit à une explosion des prix ailleurs  --spécifiquement des freins (zonage, frais excessifs) à l'expansion de l'offre.  
       
    • By Fortier
      Je ne sais pas s'il y a déjà un fil pour ce projet, mais bref je trouve ça vraiment intéressant comme idée. Le Québec aurait vraiment l'occasion de se démarquer internationalement et d'être un pionnier (enfin). Nous avons l'électricité, nous avons les matériaux et nous avons les wagons. Manque juste un petit peu de volonté...

    • By iamthewalrus
      voici quelques fotos du village de longue pointe qui fut détruit pour permettre la construction du tunnel louis hyppolite lafontaine. J'ai posté un article de La Presse à propos du tunnel sur SSP, vous pouvez aller y jeter un coup d'oeil si ce n'est déjà fait. regarder la dernière en particulier, regarder la date, c'est fou ! voici le site pour voir les autres photos: http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/massic/ml2197.htm
       

       

       

       

       

       

    • By loulou123
      13/08/2007 Un nouveau lien routier entre Montréal et Laval pourrait être construit grâce au prolongement de l'autoroute 440.
      Le tracé passerait par Sainte-Dorothée, traverserait la rivière des Prairies et se rendrait à l'autoroute 40 via l'Île-Bizard, Pierrefonds et Kirkland.
       
      Ce sont les travaux de prolongement des autoroutes 25 et 30 qui ont ravivé cette vieille idée. Le projet avait déjà été présenté une première fois il y a 35 ans, mais il avait été mis sur la glace après le moratoire de 1977.
       
      Les maires de l'ouest de l'île préfèreraient un boulevard urbain, mais le maire de Laval Gilles Vaillancourt croit qu'une autoroute est la seule solution pour régler les problèmes de circulation.
       
       




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