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Publié le 10 août 2009 à 23h45 | Mis à jour le 10 août 2009 à 23h45

 

Les Québécois favorables à l'euthanasie

 

Catherine Handfield

La Presse

 

Un peu plus de trois Québécois sur quatre sont d'accord pour que l'euthanasie soit légalisée au Québec, révèle un sondage Angus Reid-La Presse. Un droit qui devrait toutefois être limité aux grands malades, selon

une majorité de répondants.

 

Jaideep Mukerji, vice-président aux affaires publiques d'Angus Reid Strategies, avoue avoir été surpris par les résultats du coup de sonde mené les 4 et 5 août auprès de 800 adultes québécois. La marge d'erreur du sondage, fait en ligne, est de 3,5%.

 

«Il est surprenant de voir à quel point les Québécois sont en faveur de l'euthanasie et que leur opinion sur le sujet est claire», observe M. Mukerji.

 

Parmi les répondants, 31% se disent «fortement d'accord» avec la légalisation de l'euthanasie et 46% se disent «modérément d'accord». À l'opposé, 8% sont «fortement en désaccord» et 9% sont «modérément en désaccord».

 

Le débat sur l'euthanasie a refait surface cet été. À la mi-juillet, le Collège des médecins du Québec a annoncé qu'il envisageait de recommander la décriminalisation de l'euthanasie dans des circonstances précises.

 

Le Groupe de travail en éthique clinique publiera un document de réflexion à la mi-octobre, a révélé le

 

quotidien The Globe and Mail. Cette prise de position viserait à faire pression sur le gouvernement fédéral afin qu'il modifie le Code criminel.

 

Si on se fie aux résultats du sondage, le Collège des médecins du Québec aura l'appui de la population dans sa démarche. Trois Québécois sur quatre estiment que rouvrir le débat sur l'euthanasie est une bonne idée.

 

Et les appuis se trouvent dans toutes les sphères de la société, note Jaideep Mukerji. «Les réponses des Québécois sont constantes, peu importe le sexe, le revenu ou le lieu de résidence», souligne-t-il.

 

Le seul groupe qui a fourni une réponse légèrement différente est celui des 55 ans et plus : 71% sont en faveur de la légalisation, soit 6% de moins que la moyenne.

 

Par ailleurs, près de 50% des répondants estiment que les provinces devraient avoir le droit de déterminer si l'euthanasie est permise ou non. Trente pour cent souhaitent que la question demeure de compétence fédérale.

 

Limité aux grands malades

 

Si les Québécois sont d'accord avec la légalisation de l'euthanasie, ce droit devrait toutefois être limité aux gens atteints de graves maladies, révèlent les résultats du sondage.

 

Quelque 85% des Québécois sont d'accord pour permettre au médecin d'aider un malade à mettre fin à ses jours quand ce dernier est en phase terminale et qu'il éprouve d'intenses douleurs. La majorité des répondants sont en faveur de l'euthanasie pour les gens atteints d'une maladie incurable qui les laissent tétraplégiques (58%) ou encore pour les malades dans le coma qui ont déjà

 

précisé qu'ils souhaitaient mourir s'ils se retrouvaient dans

 

une telle situation (86%).

 

À l'opposé, les trois quarts des répondants s'opposent à l'euthanasie d'un malade qui désire mourir en même temps que son conjoint. Dans le même ordre d'idée, près de 50% s'opposent à ce qu'un parent puisse demander la mort d'un enfant qui souffre d'une forme grave d'une maladie comme la paralysie cérébrale.

 

«On peut déduire que les Québécois ont besoin d'une justification morale pour permettre l'euthanasie et qu'une souffrance terrible peut en être une pour eux», analyse Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de médecine, éthique et droit de McGill.

 

Mme Somerville attribue en partie au déclin de la religion le fait que les Québécois se montrent si favorables à l'euthanasie. «C'est difficile d'argumenter contre l'euthanasie si on n'a aucune croyance religieuse...» note-t-elle.

 

Suzanne Philips-Nootens, professeure à la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, appelle pour sa part à la prudence dans l'analyse des résultats du sondage.

 

«Les répondants se sont prononcés sur une situation abstraite, dit-elle. Mais le jour où les gens deviennent réellement malades, les études démontrent que leur opinion sur l'euthanasie a tendance à changer.»

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    • By mtlurb
      Boxe
       
      Ring compare Montréal à... Las Vegas
       

      Daniel Cloutier
      Le Journal de Montréal
      28/04/2007 07h41
      Le magazine Ring, la bible de la boxe, considère Montréal comme l'un des marchés les plus importants de la planète dans le domaine de la boxe professionnelle.
       
      En Amérique du Nord, affirme le magazine, les deux principaux chapiteaux de la boxe professionnelle sont à Montréal au nord et à Las Vegas au sud.
      Le magazine fait remarquer que 34 galas de boxe professionnelle ont été présentés sur le territoire québécois (principalement à Montréal) depuis un an, un seul de moins qu'à Las Vegas.
       
      Gatti affrontera Gomez
       
      Les dirigeants du réseau de télé HBO confirmeront la semaine prochaine que le boxeur montréalais Arturo Gatti (40-8-0) disputera son prochain combat le 14 juillet à Atlantic City, face au Mexicain Alphonso Gomez (16-3-2).
       
      Dans le cadre de ce «programme double», le Portoricain Kermit Cintron (27-1-0) risquera son titre mondial des poids mi-moyens (147 livres) de l'IBF, face à l'Argentin Walter Matthysse (26-1-0).
       
      HBO n'écarterait pas l'idée d'opposer Gatti à Cintron, si les deux l'emportent.
       
      Ward entraînera Gatti
       
      Mickey Ward, cet ancien boxeur de Boston qui avait livré trois combats à Arturo Gatti en 2002 et 2003, est devenu son entraîneur.
       
      Tout le monde croyait que l'ancien champion du monde Pernell Whitaker s'apprêtait à remplacer Buddy McGirt comme entraîneur de Gatti, mais Arturo a choisi Ward, qui était l'un de ses hommes de coin depuis deux ans.
       
      Hamel défie Décarie
       
      Le champion québécois des poids super-légers (140 livres), Sébastien Hamel (6-9-1), lance un défi au champion canadien, Antonin Décarie (14-0-0).
       
      «Antonin est disposé à affronter Hamel, mais Sébastien aura cette chance de disputer un combat de championnat canadien s'il réalise une défense victorieuse de sa ceinture québécoise le 8 juin au parc Jarry, face à Dierry Jean (4-0-0)», affirme Yvon Michel.
    • By mtlurb
      Montréal fait peau neuve
       
      07/05/2007 17:00
      La grande métropole du Québec sort de sa léthargie pour vivre une petite révolution : la modernité. A découvrir le temps d'un long week-end d'été.
      Ma spécialité ? Le foie gras frais soufflé au CO2, puis délicatement travaillé au jus de poire pour qu'il soit plus léger. C'est fun, non ? » Souriez, vous êtes à Montréal, dans les cuisines de la Loïe, en compagnie de David Caron, l'un des chefs qui montent. Voilà une quinzaine d'années que la tradition gastronomique montréalaise revisite cuisine moléculaire et world food à sa manière. Même la redoutable « poutine » n'y échappe pas. Cette platée de frites nappée de fromage se sert actuellement au foie gras dans les meilleurs restaurants de Montréal. Un symbole du vent de modernité qui décoiffe cette ville longtemps endormie sur son passé. On s'en souvient : il y a encore dix ans, la cité jadis fondée par de hardis séminaristes français somnolait entre ses quartiers à l'abandon. Aujourd'hui, les boutiques aux airs d'après-guerre un peu tristounettes se sont muées en laboratoires de design et de création. Les anciens bâtiments ont été rénovés. Sur les terrains vagues qui ourlaient le Vieux Montréal et les zones industrielles ont poussé des quartiers modernes et futuristes. L'ex-Ville-Marie a quitté ses habits du Vieux Continent et endossé ceux de l'Amérique.
       
      Si, sur le Vieux-Port, à l'endroit précis où les premiers conquérants accostèrent en 1642, on trouve encore d'anciennes maisons qui mêlent, depuis trois cents ans, leurs façades grises aux tours de la basilique Notre-Dame, quelques mètres plus loin, le XXIe siècle vous saute aux yeux. Passé la rue Saint-François-Xavier surgit une explosion de couleurs, un empilement de verres étincelants : le palais des congrès. Tout autour de ce Beaubourg canadien (œuvre des architectes Tétreault, Parent, Languedoc et associés), né en 2003, est sorti de terre le Quartier international. Il abrite déjà la meilleure table de cuisine inventive de la ville, le restaurant Toqué !, et l'hôtel W, un des fleurons du design montréalais.
       
      Design, le mot est ici dans toutes les bouches. « Cet essor est générationnel : les trentenaires montréalais sont les premiers de l'Histoire à n'avoir ni parents ni proches nés à la campagne. C'est la première génération vraiment urbaine. D'où un design très jeune, économe, qui n'hésite pas à recycler, se servant de l'histoire du lieu où il est né. C'est le cas par exemple de la boutique du créateur de mode Philippe Dubuc et du bar Pullman, nouveaux primés du concours Créativité Montréal, qui récompense chaque année un lieu design », indique Sylvie Bercovitz, directrice du concours.
       
      Rendez-vous donc au bar Pullman, où le lustre aux airs châtelains dissimule un montage de verres à pied et de racks. Le designer Bruno Braën sourit : « En cabochons de cristal, il m'aurait coûté une fortune. Là, j'ai acheté pour 200 dollars de verres dans un supermarché. Quand on n'a pas de gros moyens, il faut être inventif. » Pull chiffonné, tignasse poussiéreuse et souliers grisonnants, Bruno Braën ressemble au lieu qu'il a imaginé : beau et brut de décoffrage. « Pour moi, l'esthétique n'est pas un critère en soi. Ce qui compte, c'est que les choses soient indémodables. Et que les lieux respirent l'approximation, l'à-peu-près qui montre d'où viennent les choses. » La surprise la plus troublante est au bout de la salle : derrière un rideau tiré, une large vitre ouvre sur le fond du local à l'abandon, immense, faiblement éclairé par des ampoules nues. Dehors, ce quartier ordinaire, avec sa supérette et ses trottoirs un peu défoncés, fait aussi partie du décor.
       
      Quittons les abords du port et aventurons-nous à Saint-Denis, le cœur du Quartier latin. Longtemps dévolue aux bars étudiants et aux kitscheries indiennes, la rue la plus sympathique de Montréal bourgeonne de francs-tireurs. Philippe Dubuc, le créateur de mode le plus en vue du Québec, est de ceux-là. « Je suis dans la modernité, je ne fais pas dans la nostalgie. Mes collections sont équitables, graphiques, monochromes. Mais je ne suis pas un cas isolé : à Montréal, il y a tout un « gang » de gens de goût. » Les révolutionnaires continuent quand même leur patiente conquête, parsemant les anciens entrepôts de Mile End, longtemps en friche, de boutiques et de restaurants d'avant-garde. Quelques grands de la mode - surtout des femmes, comme Marie Saint-Pierre et Kaliyana - fraient avec de petits nouveaux dont les noms sont déjà dans toutes les bouches. Le magasin les Commissaires, notamment : dans cette boutique-galerie, les objets décoiffants précèdent et inventent l'air du temps.
       
      Le public, c'est vrai, se presse toujours le long de l'incontournable rue Sainte-Catherine, avec ses labyrinthes de galeries où les Québécois s'adonnent à leur loisir favori : le magasinage. Font une halte chez Reuben's pour déguster un sandwich au bœuf fumé, poussent jusqu'au quartier de Saint-Viateur pour se régaler de bagels cuits au feu de bois, grimpent le week-end les 322 mètres du mont Royal. De là-haut, la vue sur les buildings hétéroclites rappelle ces paroles de Bruno Braën : « Montréal n'est pas une belle ville. Ce sont les gens et les lieux qui sont beaux. » Des gens et des lieux design ou non, mais très attachants.
       
      Nathalie Chahine
       
      http://www.levif.be/weekend/fr/lifestyle/voyage/Montreal-fait-peau-neuve/a2530-article.jsp?listPage=1
    • By mtlurb
      Maxim couronne Montréal
       
      Dominique Fugère
      Le Journal de Montréal
      08/07/2007 09h16
       
       
      DAYTONA BEACH | En offrant un «ménage à trois de filles francophones, de bière et de course automobile», Montréal a obtenu le titre de destinationparty numéro un en Amérique du Nord, selon le magazine Maxim.
      Dans son style irrévérencieux, le magazine masculin Maxim suggère à ses lecteurs de venir à Montréal afin de faire la fête lors de deux événements cet été: au Festival international de reggae de Montréal, le week-end prochain (symbolisé dans l'article par une feuille de cannabis), ainsi qu'à la course de série Busch qui se déroulera le 4 août prochain.
       
      Montréal est suivie, dans le classement, par la Nouvelle-Orléans, la péninsule de Basse-Californie au Mexique (Baja California) et le lac des Ozarks au Missouri, un paradis pour la plaisance et les casinos.
       
      D'ailleurs, la proximité du circuit Gilles-Villeneuve et du Casino de Montréal est mise en valeur comme l'une des raisons pour lesquelles Montréal est une bonne destination festive. Dans l'illustration, une paire de dés est installée au milieu de la piste de course qui est pourtant ovale... Et on mentionne que le circuit Gilles-Villeneuve est une «ancienne piste de F-1».
       
      Le casino a attiré l'attention des rédacteurs car «les gains n'y sont pas imposables, une bonne raison pour jouer à l'une des 115 tables chanceuses».
       
      On explique aussi qu'il y a quatre bars dans le casino, sans pour autant mentionner qu'il y est interdit de se faire servir pendant qu'on joue. Dur, dur de faire le party quand tu essaies de jouer aux dés en ne buvant que du café!
      Les danseuses dans le palmarès
      Bien entendu, un club de danseuses, le Super Contact, fait partie de la liste d'adresses suggérées par le magazine Maxim.
       
      «Comme le nom le suggère, c'est ici que les clients viennent pour combattre la politique fasciste du »pas touche«, qui est en vigueur dans les établissements plus sains tels que le Club Wanda's».
       
      D'autres points d'intérêts montréalais, comme la Biosphère, la basilique Notre-Dame et le Mont-Royal, sont aussi représentés.
       
      «Grimpez vers le point le plus élevé de Montréal pour profiter d'incroyables panoramas. (Vous devez bien faire quelque chose avant que le soleil se couche!)», suggère la légende en parlant du Mont-Royal.
       
      Étonnamment, l'article suggère aussi un terrain de camping, le Koa Montreal-South de Saint-Philippe-de-Laprairie, où planter une tente ou installer un «motorisé » pendant le séjour. Peut-être que les pilotes de NASCAR profiteront de la suggestion, car le site Web d'information aux compétiteurs est très clair: «Les motorisés ne seront pas permis pour cet événement.»
       
      Quand on sait à quel point les pilotes sont attachés à leurs palaces roulants, il risque d'y avoir des grincements de dents... ou bien des clients pour le KOA Montreal-South!
       
      Quelsques suggestions de Maxim
      Voici quelques suggestions de choses à faire à Montréal, selon le magazine Maxim qui considère la métropole comme étant la destination de party par excellence en Amérique du Nord.
       
      Globe
      «Partagez la grosse assiette de fruits de mer, aussi grosse qu'un enjoliveur (145 $) avec vos potes pendant qu'un DJ fait tourner les platines. Eh, oui, c'est bien De Niro qui est assis à côté de vous.» Surprenant qu'ils ne suggèrent pas plutôt la fameuse poutine du Globe.
      Lounge À Gogo
      «La clientèle et le personnel le plus hot au nord de Miami Beach - si vous pouvez y entrer.» C'est sans ajouter que la majorité de la faune de Saint-Laurent préférerait justement être à Miami Beach!
      Schwartz Delicatessen
      «Une assiette costaude de viande fumée au coût de 8,50$ en argent de clown canadien. »Avec le taux de change à moins de 1,05$, disons juste que l'argent US est aussi de plus en plus clownesque!
      Le pub Winston Churchill
      «Les French femmes de ce bar plaisant meurent d'envie de vous faire subir leur rage anti-américaine à votre hôtel.» Les French femmes sont habituellement rares sur Crescent, mais bon...
      Rue Prince (on pense qu'il manque «Arthur» dans l'article...)
      «À peu près tous les restaurants sur cette rue historique (sic) vous laissent apporter votre propre bouteille de vino, sans frais de débouchage. Votre toast aura autant de classe.»
    • By mtlurb
      Le vendredi 20 juillet 2007
       
      L'Impact en route vers la MLS?

      Patrick Leduc.
      Photo François Roy, La Presse
       
       
       
      Jean-François Bégin
      La Presse
      En embauchant hier l'ex-ministre Richard Legendre à titre de vice-président principal, l'Impact de Montréal a franchi une étape importante sur la route qui pourrait le conduire vers la Major League Soccer.
       
      Taille du texteImprimerEnvoyer

      La nomination de Legendre, qui a présidé à l'agrandissement du stade du parc Jarry à l'époque où il était à la tête de Tennis Canada, est une prise de taille pour l'Impact, dont le nouveau stade est présentement en construction.


       
      «Ma priorité sera de mener à bon port la construction du stade et surtout de faire en sorte de le remplir jusqu'à ce qu'il devienne trop petit et qu'il faille l'agrandir de nouveau», a dit M. Legendre lors d'une conférence téléphonique, hier après-midi.
       
      L'ancien joueur de tennis referme la parenthèse politique ouverte en 2001. Il avait alors été élu sous la bannière péquiste, lors d'une élection partielle dans la circonscription de Blainville. Candidat malheureux lors la course à la direction du PQ qui avait couronné André Boisclair, il a été défait aux élections provinciales, le printemps dernier.
       
      «Je suis content de ce que j'ai fait au cours des six dernières années, mais le 26 mars, la population m'a dit de faire autre chose. Je suis content de revenir dans le sport, car c'était mon premier choix», a dit M. Legendre.
       
      Comme ministre responsable du Loisir et du Sport dans le cabinet de Bernard Landry, Legendre avait participé au sauvetage et à la relance de l'Impact à titre d'organisme sans but lucratif, en 2002. «J'ai vu la façon dont il a mené le dossier de l'Impact et les dossiers de sport en général, a dit le président de l'Impact, Joey Saputo. Il va aider l'Impact et le soccer. C'est la personne idéale pour mener notre sport et notre équipe au prochain niveau.»
       
       
      La tentation de la MLS
       
       
      À en juger par les propos tenus hier par M. Saputo, le prochain niveau, ça risque fort d'être la MLS. La ligue née en 1996 offre le meilleur calibre de soccer professionnel en Amérique du Nord. Elle vient d'accueillir en grande pompe sa première authentique super-star, David Beckham, qui fera demain ses débuts dans l'uniforme du Galaxy de Los Angeles, si sa blessure à une cheville est suffisamment guérie.
       
      «Dans le passé, je disais non à la MLS, parce que je n'aimais pas la structure de la ligue. Mais celle-ci est en train de changer et mon opinion change aussi», a indiqué Saputo.
       
      Tant mieux. Le succès phénoménal de la Coupe du monde U-20, qui a attiré 240 000 spectateurs au Stade olympique, a prouvé hors de tout doute l'appétit des Montréalais pour du soccer de qualité. Or, disons-le franchement, la première division de l'USL, dont fait partie l'Impact, n'offre pas toujours du soccer de haut vol. Les accros de foot européen diront que la MLS non plus, mais ce serait quand même un net progrès.
       
      La MLS compte présentement 13 équipes, dont le Toronto FC. L'équipe de la Ville reine a fait ses débuts cette saison et détient l'exclusivité sur le marché canadien pendant trois saisons. Après cela, tout est possible. «Je ne veux pas dire qu'on va être dans la MLS dans deux, trois ou quatre ans, dit Saputo. Mais on va examiner cette possibilité si c'est intéressant. C'est quelque chose qu'on regarde.»
       
      La MLS s'est développée en fonctionnant de manière très centralisée, mais elle offre de plus en plus d'autonomie à ses franchises, selon Saputo. «Si ça continue dans cette direction et que le propriétaire peut plus ou moins décider de la direction de son équipe, on est ouvert.»
       
      Cette ouverture nouvelle explique sans doute l'optimisme affiché par un haut gradé de l'Association canadienne de soccer, qui me confiait récemment sa conviction que l'Impact se joindrait à la MLS en 2010.
       
      Une conviction renforcée par la construction, à l'ombre de la tour olympique, du stade Saputo, qui doit ouvrir ses portes à temps pour la saison 2008 de l'Impact. Le nouvel amphithéâtre pourra accueillir 13 000 spectateurs, mais il sera possible de faire passer sa capacité à 18 000 sièges, de manière temporaire ou permanente. «À 18 000 sièges, ce serait accepté par la MLS», dit Joey Saputo. À titre de comparaison, le BMO Field, domicile du Toronto FC, compte 20 000 places.
       
      Il y a encore beaucoup de fils à attacher avant que la MLS débarque à Montréal. Le succès de foule de l'Impact repose en bonne partie sur des billets peu coûteux qui permettent aux familles d'assister aux matchs. Il faudrait maintenir le plus possible cette accessibilité. Mais ce serait une progression logique pour l'Impact que de passer dans les grandes ligues. Les Raging Rhinos de Rochester ou le Battery de Charleston, c'est bien beau, mais Montréal mérite mieux.
       
       
      Impact international
       
       
      Le succès de la Coupe du monde U-20 a convaincu Joey Saputo qu'il serait viable pour l'Impact de disputer des matchs internationaux pendant la saison morte, à l'automne ou au printemps, contre des clubs mexicains ou sud-américains.
       
      Mais pour jouer en avril ou en novembre, il faut jouer à l'intérieur, au Stade olympique. Et pour jouer au Stade, il faut une surface artificielle. L'Impact examine présentement la possibilité d'investir pour garder au Parc olympique la surface synthétique amovible acquise par la Fédération de soccer du Québec en prévision de la Coupe du monde U-20. Cette surface fait présentement l'objet d'un appel d'offres et pourrait être vendue à une municipalité si une entente n'est pas conclue pour qu'elle reste au Stade.
       
      La faisabilité d'une telle entente serait plus forte si l'Association canadienne de soccer donnait des garanties que l'équipe nationale disputera plus souvent des matchs à Montréal. «L'Association canadienne a vu qu'un match international à Montréal peut avoir du succès et qu'il n'y a pas qu'Edmonton ou Toronto», dit Joey Saputo. Une histoire à suivre.
    • By mtlurb
      Le soccer international reviendra à Montréal

      Photo Reuters
       
      Jean-François Bégin
      La Presse
      Toronto
      Le succès populaire de la Coupe du monde U-20 à Montréal laisse présager des visites plus fréquentes des équipes nationales dans la métropole.
       
      C'est ce qu'a indiqué le président de l'Association canadienne de soccer, Colin Linford, en marge de la conférence de presse bilan du tournoi.
       
      Au total, 2 413 171 spectateurs ont assisté aux rencontres disputées à Montréal, pour une moyenne de plus de 39 000 personnes par jour de match. Le duel entre le Chili et le Nigeria, dimanche dernier, a attiré à lui seul 46 252 spectateurs, le troisième total de l'histoire de la Coupe du monde U-20 pour un match de quart de finale. Quant au programme inaugural, qui mettait notamment en vedette les États-Unis et le Brésil, il a fait salle comble: 55 800 personnes.
       
      «Compte tenu du succès que nous avons connu au Stade olympique, j'ai envoyé un courriel aux membres du comité organisateur local pour leur dire que le soccer international reviendrait à Montréal, a dit M. Linford. Nous croyons maintenant qu'il y a un besoin et un amour pour notre sport à Montréal.»
       
      Dans le passé, les équipes nationales, et en particulier l'équipe nationale masculine, ne sont venues que rarement à Montréal. Mais ça risque de changer. «Avec ce qui vient de se passer, il n'y a pas de raison qui empêcherait qu'il y ait des matchs dans le futur», a ajouté le président de l'ACS.
       
      Reste à voir si ce sera au Stade olympique, où l'on n'est toujours pas certain de pouvoir compter sur une surface synthétique. Les deux surfaces achetées pour le tournoi, l'une par l'ACS, l'autre par la Fédération de soccer du Québec, risquent en effet d'être revendues, comme La Presse l'expliquait la semaine dernière.
       
      Montréal a contribué largement à la réussite du tournoi, qui a attiré une foule record de 1 195 239 spectateurs. C'est environ 40 000 de plus qu'au Mexique en 1983 (le tournoi comptait toutefois moins de matchs à l'époque). Trente et une des 52 rencontres ont été disputées à guichets fermés et 73% des billets disponibles dans les six villes hôtes ont été vendus.
       
      «Sur tous les plans, l'Association canadienne de soccer a surpassé nos attentes les plus folles», a dit hier le vice-président de la FIFA, Jack Warner. «Le Canada n'est pas reconnu comme une nation de soccer, mais le comité organisateur a défié les probabilités pour faire de cette compétition le succès qu'elle a été.»
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