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Lancer 10 chantiers pour dynamiser Montréal


monctezuma
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L'avenir passe par les villes

Lancer 10 chantiers pour dynamiser Montréal

9 juin 2009 - 17h12

 

Michel Munger

Argent

 

Il est temps de rendre Montréal plus concurrentielle car les métropoles sont devenues le moteur de la croissance économique dans le monde. Et le succès passe par dix grands chantiers dont le premier est l'éducation.

 

Cela résume les grandes lignes des positions que défendent Claude Séguin et Marcel Côté. Ils sont respectivement vice-président au développement de l'entreprise et investissement stratégique au Groupe CGI (GIB.A) et associé fondateur de la firme conseil Secor.

 

En entrevue chez Argent, M. Séguin a expliqué qu'il faisait la présentation des dix chantiers auprès des différents paliers de gouvernement après avoir passé au peigne fin les conclusions du congrès annuel de l'Association des économistes québécois (ASDEQ) le mois dernier.

 

En premier lieu, il veut que Montréal devienne une ville créative, efficace et ouverte pour que l'économie du Québec puisse croître avec vigueur.

 

«Quelles sont les villes qui drivent le monde ?, demande M. Séguin Est-ce que c'est Cleveland ou Boston ? Londres ou la Nouvelle-Orléans ? Les villes deviennent de plus en plus grandes et riches.»

 

«Le cœur de cette transformation, ajoute ce dirigeant de CGI, ce sont les gens. Ce ne sont pas des usines qui viennent s'établir mais le regroupement et l'interaction de ceux qui innovent et entreprennent. C'est ce que nous voulons. La nouvelle richesse, c'est-ce que les gens ont dans la tête et une ville doit les attirer.»

 

Le plus grand problème à régler à Montréal se trouve du côté de l'éducation. «Nous avons un gros déficit, dénonce Claude Séguin. La proportion de la main d'œuvre montréalaise qui a un diplôme universitaire est de seulement 21%. À Boston, c'est 45%. À Toronto, c'est 33%. Un diplômé gagne plus cher qu'un autre travailleur. Il faut produire plus de diplômes universitaires… ce qui veut dire qu'il faut que les gens finissent au moins leur secondaire. Ça prend aussi plus de ressources pour les universités afin de former les étudiants.»

 

«Si les gouvernements ne sont pas capables d'en donner plus, ajoute notre interlocuteur, il faudra augmenter les frais de scolarité. Ailleurs dans le monde, plus les frais de scolarité montent, plus les jeunes vont à l'université. Les universités américaines sont bien équipées et elles ont des places à offrir. Nous aussi, ça nous prend des universités extraordinaires.»

 

Cela veut dire hausser les frais qui sont d'environ 1800 $ par année pour les étudiants. Ces derniers contribuent à seulement 11,8% des revenus des établissements, contre 22,7% ailleurs au Canada.

 

Une autre grande question à régler, poursuit Claude Séguin, c'est qu'«il nous faut des entrepreneurs. Notre taux d'entrepreneurship est moins élevé qu'à Toronto et tout le monde est surpris d'entendre cela. Mais pour y arriver, il faut plus que le lancement de fonds de capital de risque. Ça prend des mentors et du coaching.»

 

Parmi les grands chantiers qu'il propose, Claude Séguin souligne que les villes sont mal financées. Leur principale source de revenus, l'impôt foncier, ne progresse pas assez vite pour financer des infrastructures et services de qualité.

 

De plus, les projets qui s'étirent dans le temps comme celui du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) démontrent un besoin de dynamisme. «Il ne faut pas que le promoteur soit vu comme quelqu'un qui dérange mais comme quelqu'un qui contribue», résume M. Séguin.

 

Parmi ses demandes, Claude Séguin donne une grande importance à l'immigration et à l'utilisation du bilinguisme montréalais comme catalyseur. «Le travail dans les deux langues, ça vaut de l'or. Des gens peuvent venir s'établir à Montréal sans se sentir trop étrangers… malgré notre hiver !»

 

De plus, il souhaite voir un grand ménage au sein la gouvernance de la Ville, où la mairie, les arrondissements et les élus se disputent le pouvoir.

 

Il reste encore à voir comment lancer des chantiers si imposants qui nécessitent l'intervention des gouvernements, d'agences, d'institutions universitaires et d'une foule d'autres intervenants économiques.

 

M. Séguin suggère que des groupes de travail se penchent sur les problèmes et proposent des plans d'action, tout en effectuant un suivi. «Si l'on veut que ces questions prennent leur place dans les discussions populaires, dit-il, quelqu'un doit veiller au grain.»

 

Le vice-président de CGI estime qu'il est possible d'y arriver, toutefois. Il estime que Montréal excellent dans les arts, les technologies de l'information et le jeu vidéo. «Le Cirque du Soleil, c'est culturel mais c'est aussi une grosse business», illustre-t-il.

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Beaucoup de "Y a qu'à faire ceci", "faut faire cela". Réforme de l'Education, réforme de l'entrepreneuriat, réforme des municipalités. Manque plus que la santé et CGI n'a plus qu'à former une équipe pour les prochaines élections provinciales!

 

Et puis le concept de "10 chantiers" fait tellement planification. Une ville se construit au gré des mutations, des populations, pas en lançant 10 chantiers technocratiquement.

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Tout à fait en accord !!!
.

 

 

Secondé !

 

Danoc : Vaut mieux planifier, avoir des bonnes idées et des bonnes tactiques faire pour stimuler la croissance que de rien faire.

 

Mais bon. Ce qui nous touche le plus c'est la partie en caractère gras... et c'est un point fort important!

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