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Catherine Handfield

La Presse

 

Pendant les trois premiers mois de 2009, le marché de l'emploi a connu une période difficile dans l'île de Montréal. Le taux de chômage désaisonnalisé est passé de 8,6% à 10,5%, selon les données comptabilisées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à l'aide des chiffres de Statistique Canada.

 

«Près de 2%, c'est un bond énorme», constate Maxime Trottier, conseiller en recherche à la CMM. Le taux de chômage a beaucoup moins augmenté en banlieue : à Laval, il est passé de 7,2% à 7,9%. Et pour l'ensemble composé de Longueuil et des couronnes, de 6,2% à 6,4%.

 

La récente baisse de l'emploi dans l'île de Montréal est encore plus surprenante si on la compare avec l'an dernier. Alors que le taux d'emploi chutait tranquillement à Laval, à Longueuil et dans les couronnes, les indicateurs demeuraient relativement stables dans l'île.

 

Comment analyser ce changement ? Selon Maxime Trottier, cela s'explique en partie par les récentes pertes d'emplois dans les secteurs publics et parapublics, qui regroupent les fonctionnaires de même que les employés des hôpitaux et des universités.

 

«En 2008, les pertes d'emplois touchaient surtout l'industrie manufacturière et les services aux citoyens. Les travailleurs des couronnes ont écopé puisque leur économie locale est essentiellement axée sur ces deux secteurs», explique Maxime Trottier.

 

Or, lors du premier trimestre de 2009, Statistique Canada a révélé un nouvel affaiblissement lié à la crise économique : celui des secteurs public et parapublic. Et ces emplois se concentrent généralement dans le centre des agglomérations, explique M. Trottier.

 

Les résidants de l'île ont également été touchés par la baisse de l'emploi dans les secteurs de la finance, des assurances et de l'immobilier, qui montrent des signes de faiblesse depuis la fin de 2007, estime M. Trottier.

Résultat : dans l'île, le nombre de bénéficiaires de l'assurance emploi a bondi. En mars, on y recensait 38 640 bénéficiaires, selon les données comptabilisés par La Presse à l'aide de résultats fournis par Statistique Canada. C'est 22% de plus qu'en janvier, et 40% de plus qu'à pareille date l'an dernier.

 

Les banlieues écopent aussi

 

Statistique Canada ne comptabilise pas les taux de chômage dans les villes sur une base mensuelle. Pour les plus petites unités de recensement, l'organisme fédéral calcule toutefois le nombre de bénéficiaires de l'assurance emploi.

 

Bien que le taux de chômage y soit moins élevé que dans l'île, les banlieues ont également vu le nombre de bénéficiaires augmenter au cours des derniers mois.

 

En mars dernier, Laval comptait 2400 bénéficiaires de plus qu'en mars 2008, une hausse de 39%. Laval a également été touché par la baisse des emplois dans les secteurs public et parapublic, estime Maxime Trottier.

 

La hausse est légèrement moindre dans l'agglomération de Longueuil (38%) : les villes qui la constituent ont été touchées notamment par les mises à pied à l'usine Pratt & Withney de Longueuil, analyse M. Trottier.

 

Du côté des couronnes, le sud écope également un peu moins que le nord, révèlent les données. La couronne Nord comptait un total de 15 000 bénéficiaires en mars dernier, une augmentation de 38% par rapport à l'an dernier. La couronne Sud en comptait pour sa part 11 000, en hausse de 34% par rapport à l'an dernier.

 

Pourquoi le nord est-il plus touché que le sud ? La Rive-Sud est probablement moins tributaire du secteur manufacturier, fortement touché par la crise économique actuelle, estime Maxime Trottier.

 

D'ailleurs, les villes situées à proximité des industries semblent plus touchées que la moyenne. Par exemple, les bénéficiaires sont en hausse importante à Montréal-Nord (+44%), Terrebonne (+43%), Verdun (+49%) et Montréal-Est (+44%).

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    • By LeTravailleur
      Un nouveau projet locatif vient d'apparaître sur Curé-Labelle au coin du boulevard Lévesque, dans le quartier Chomedey. C'est directement le long de l'entrée de ville par le sud via la 117. 
      C'est dans la même veine que la plupart des low-rises locatifs qui poussent un peu partout à Laval ces temps-ci, surtout le long des grands boulevards et près de la rivière. Le design est banal et le bloc semble isolé de la rue, mais les touches de bois sur les rendus sont intéressantes!
      Je ne crois pas que les travaux soient déjà amorcés, mais si quelqu'un passe par là, n'hésitez pas à me contredire!
      Site web du projet
      Les rendus tirés de leur page Facebook : 


    • By SkahHigh
      Fil de discussion sur la station Sainte-Dorothée du REM.

      https://rem.info/fr/stations/sainte-dorothee
       
    • By LeTravailleur
      Je suis tombé sur cette proposition envisagée sur ce que je crois bien être le parking au coin nord-ouest de l'intersection Daniel-Johnson/Du Souvenir, dans le secteur sud-ouest du centre-ville de Laval. Il y a peu d'info sur le site, à part que ça serait un projet de 209 unités. 
      Ça serait donc un rare nouveau projet à proximité de l'hôtel de ville, pas loin du Carré Laval non plus, et un lot de stationnement abandonné qui serait requalifié. Très intéressant. Par contre, le design a l'air banal, et on a pas encore le réflexe d'intégrer un rez-de-chaussée commercial. 

    • By CFurtado
      Les entrepreneurs Kurt D. Lynn et Mohamed Hage proposent une petite révolution dans l'industrie montréalaise des légumes. Avec l'aide de Google Earth, ils ont répertorié les plus grands toits plats des bâtiments industriels de Montréal et proposent d'y faire pousser des produits potagers à longueur d'année. À commencer par le toit de cette bâtisse sans nom en périphérie du Marché central qui nourrira 2000 personnes.
       
      Ils sont de ces êtres qu'on appelle des entrepreneurs en série. Mohamed Hage et Kurt D. Lynn se sont d'ailleurs rencontrés il y a quatre ans, alors que le plus âgé aidait le plus jeune à mettre une entreprise sur pied. Ce sont des férus de technologies.
       
      Ils transposent aujourd'hui leur passion des gadgets au potager avec leur nouveau projet: les Fermes Lufa. L'inspiration? «En fait, on tripe tous les deux sur la nourriture», dit simplement le Montréalais à temps partiel, M. Lynn, qui vit l'autre moitié du temps à Toronto. À force d'en discuter ensemble, ils ont voulu changer leur façon de se nourrir en créant leur propre ferme sans pesticides ni OGM. Mais pas question de faire ça en dehors de la ville. «Plus la nourriture s'éloigne d'où elle a été cultivée, plus elle perd sa saveur et sa valeur nutritive. Et plus elle pollue en raison du transport.» Ça, on l'a dit souvent, d'où la tendance au locavorisme, une alimentation qui s'en tient aux produits locaux.
       
      Mais les terres cultivables sont rares sur l'île... Les deux gourmets se sont donc tournés vers les toits des immeubles commerciaux pour élever la première serre commerciale sur un toit d'envergure au Québec, présentement en construction dans le quartier Ahuntsic. «On a fait des recherches et on pense être la première au monde, si on exclut les petits jardins sur des toits qui fournissent des herbes ou certains légumes à quelques restaurants aux États-Unis», dit Kurt D. Lynn. Il y a toutefois déjà quelques jardins collectifs sur les toitures et balcons du Québec et le premier toit vert remonterait aux années 1970 à Montréal, selon le Centre d'écologie urbaine.
       
      Le iPod de l'agriculture
       
      Avec une équipe d'architectes, d'ingénieurs, de scientifiques et d'agents immobiliers, les deux hommes d'affaires ont prévu tous les détails de cette première serre de 31 000 pieds carrés qui offrira ses récoltes, dès le mois de mars, par la vente de paniers. L'équipe a déjà établi que l'eau de la pluie sera recueillie pour arroser les plants, que les coccinelles remplaceront les pesticides et que la distribution, locale, se fera à partir de points de chute pour éviter des trajets en camions. «C'est ça qu'on veut éviter!» dit M. Lynn en pointant un camion qui sort d'un entrepôt, chargé de légumes, qu'un autre camion est venu y déposer... Au total, la serre d'Ahuntsic pourra nourrir 2000 personnes toute l'année.
       
      Mohamed Hage, en bon amateur de technologies, compare les Fermes Lufa au iPod. «Apple a été le premier à mettre ensemble autant de fonctions dans un même objet d'une façon efficace.» Idem pour sa ferme de la rue Antonin-Barbeau, qui réunira la serre, le toit vert, le concept de panier santé et une façon écologique de cultiver. «Ce n'est rien de nouveau, c'est juste une nouvelle combinaison», selon Kurt D. Lynn. Et ce n'est qu'un début: d'autres projets, dont un autre cinq fois plus grand à Montréal, sont prévus dans la province et en Ontario.
       
      L'invitation est lancée à tous les Home Dépôt et Costco de ce monde qui voudraient louer cet espace perdu. Une bonne façon pour ces monstres de béton de faire leur part pour la communauté, croient les deux hommes. «Les gens les détestent lorsqu'ils sont construits. Mais si au moins leurs toits pouvaient nourrir 12 000 personnes...» dit Mohamed Hage. Ces bâtisses sont idéales parce que leurs toits sont plats et solides. Car si la culture hydroponique, donc sans terre, en fait une ferme assez légère, tous les toits ne sont tout de même pas admissibles au royaume des légumes en altitude. Les immeubles coiffés d'une ferme gagnent en échange une isolation totale du côté du toit, puisque la serre permet d'éviter toute perte de chaleur.
       
      10 % des toits de Montréal?
       
      Les deux entrepreneurs de la pousse écolo ont fait appel à une équipe scientifique multidisciplinaire de l'Université McGill pour choisir les produits qui pousseront sur ce toit d'un immeuble sans nom en périphérie du Marché central. Ils recherchent les variétés les plus nutritives et les plus savoureuses. «Ce n'est pas un projet commun: généralement, c'est le fermier qui décide ce que les gens mangent, selon ce qui se conserve le plus longtemps, dit la phytologue Danielle Donnelly, qui étudie en ce moment les concombres et les tomates. Avec ces deux gars, ce sont les nutritionnistes qui décident!»
       
      Le fondateur de Green Roofs for Healthy Cities, une association basée à Toronto qui regroupe l'industrie des toits verts de l'Amérique du Nord, estime qu'environ 10 % des toits des villes canadiennes peuvent accueillir un potager. «À Toronto, ça représente 500 millions de pieds carrés, dit Steven Peck. Ça donne une idée des opportunités. Ce sont des idées encore très nouvelles, émergentes, mais une serre comme ça aura beaucoup de bénéfices sociaux et économiques.»
       
      Le président du Centre d'écologie urbaine de Montréal, Owen Rose, se réjouit qu'une entreprise s'installe ainsi sur un toit. «Le privé aussi a son rôle à jouer pour l'environnement. Et c'est un bon moyen de valoriser l'agriculture urbaine.»
       
      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/310328/une-ferme-sur-le-toit-sans-pesticides-ni-ogm
    • By Franks
      8 étages (Phase 1), 13 étages (Phase 2)
       
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      À PROPOS DE FLO CONDOMINIUMS
       
      Flo est la réconciliation entre la tranquillité de la rive et la vitalité des zones urbaines. Offrant une vue imprenable sur la ville de Montréal, les condominiums Flo vous permettront d’avoir une cité bourdonnante au bout des doigts tout en bénéficiant d’un environnement paisible.
       
      Les berges de la rivière des Prairies, le panorama à couper le souffle, le jardin luxuriant et la marina ne sont que quelques-uns des attraits qui font de Flo un projet unique. Laissez-vous inspirer par le style et le raffinement des bâtiments ainsi que par la vue imprenable.
       
      Oser Flo, c’est choisir de vivre sur un site enchanteur et de bénéficier du luxe et du calme du bord de l’eau.
       
      LES AVANTAGES
      - Vue panoramique imprenable pour chaque unité
      - Unités spacieuses et climatisées
      - 116 stationnements intérieurs et 21 extérieurs
      - Structure de béton qui assure la tranquillité
      - Accès à l'eau et aux 78 quais privés
      - Gymnase et salle communautaire
      - Unités en coin disponible pour un maximum de lumière et de tranquillité
      - Gaz naturel disponible
      - Balcons surdimensionnés
      - Situé à seulement 3 km du pont de la 25
      - Sentiers paysagés privés et piste cyclable à proximité du projet
      - Garantie GMN de l'APCHQ
      - Plancher en lattes de bois et en céramique
      - Marina située sur le site
      - Plafonds à 9 pi au salon et à la salle à manger
      - Projet intégré
      - 2 salles de bain contemporaines par unité
       
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      http://flo-condos.com/galerie.html
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