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Le «BS», un piège?

 

Ariane Krol

La presse

 

Je viens de terminer la lecture du rapport sur les prestataires de l’aide sociale, révélé récemment par notre collègue Denis Lessard. Et franchement, je suis perplexe. Ramener les prestataires sur le marché du travail a l’air d’une entreprise tellement complexe qu’on s’interroge sur le taux de succès auquel nous sommes, collectivement, en droit de nous attendre.

 

Le document résume les échanges recueillis auprès de huit groupes de discussion dans trois régions (Montréal, Québec, Trois-Rivières), soit 67 personnes en tout. Il est réjouissant de voir que la majorité des prestataires croient en la possibilité de revenir sur le marché du travail à court ou moyen terme. Les obstacles qu’ils évoquent, par contre, sont proprement décourageants.

 

La grande majorité des répondants refuseraient un emploi au salaire minimum parce que, estiment-ils, ils perdraient au change – en encourant des dépenses supplémentaires et en perdant certains avantages offerts par l’aide sociale. Personne ne peut nier la difficulté de joindre les deux bouts avec un emploi au salaire minimum. Mais qu’est-ce qu’on dit à tous ceux qui le font quand même? Qu’ils sont des imbéciles qui ne savent pas compter, et qu’ils devraient s’inscrire à l’aide sociale?

 

Plusieurs répondants ont formulé des remarques très pertinentes sur les programmes qui ne débouchent pas sur des emplois, et sur leurs besoins de soutien et d’accompagnement .

 

 

Il est évident qu’une partie des prestataires ne pourra jamais réintégrer le marché du travail, en particulier pour des raisons de santé. Mais les autres? Avons-nous créé un système plus nuisible qu’autre chose, qui pousse les individus dans un univers parallèle tellement déconnecté de la société qu’il leur faut ensuite faire des efforts extraordinaire pour en sortir?

________________________________________________________________________________________________

 

Publié le 25 avril 2009 à 04h35 | Mis à jour le 25 avril 2009 à 14h16

 

Un rapport embarrassant pour Emploi-Québec

 

Denis Lessard

La Presse

 

(Québec) La plupart des bénéficiaires de l'aide sociale refuseraient un emploi au salaire minimum à cause des avantages qu'ils perdraient, constate une vaste enquête menée par Emploi-Québec.

 

Le rapport de Léger Marketing, produit en février 2008, propose le résumé des observations faites deux mois auparavant dans des groupes types d'assistés sociaux qui ont des problèmes à réintégrer la population active. Les échanges avec près de 70 bénéficiaires, qui perçoivent de l'aide directe depuis plus de deux ans, ont eu lieu à Montréal, à Québec et en Mauricie.

 

Obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l'accès à l'information gouvernementale, le rapport observe que «la grande majorité des répondants refuseraient une telle offre », un emploi au salaire minimum, qui sera augmenté à 9 $ l'heure à compter du 1er mai. «Pour eux le calcul est simple: la perte des avantages financiers offerts par l'aide sociale combinée à un revenu presque équivalent aux prestations supplémentaires (transport, garderie, etc.) ne permet pas d'envisager une emploi à ces conditions. »

 

Dans l'ensemble, le rapport est embarrassant pour le Ministère qui a tenté, dans un premier temps, d'en interdire l'accès public. Appelé à commenter, le ministre Sam Hamad a relevé que depuis cette enquête, le salaire minimum avait été haussé à deux reprises, pour un total de 1$ l'heure. De plus, le Pacte pour l'emploi accorde maintenant 2400$ de plus sur un an aux prestataires qui participent aux mesures pour améliorer leur employabilité. Ceux qui réintègrent le marché du travail après trois ans d'inactivité reçoivent aussi 2400$ de plus que leur salaire la première année. Pour M. Hamad, ces mesures ont contribué au fait que le nombre des prestataires a reculé de 64 000 depuis cinq ans - on compte actuellement 350 000 bénéficiaires.

 

Mais selon le rapport de Léger Marketing, les prestataires d'aide sociale craignent qu'une mise à pied éventuelle ne les place dans une situation pire que l'aide sociale, qu'elle «ne les fasse retourner en arrière ».

 

Seuls «quelques répondants»dans tous les groupes interviewés affirment que «si l'emploi correspondait à leurs compétence et à leurs champs d'intérêt, ils accepteraient volontiers un emploi au salaire minimum ». De la même manière, «certains seraient prêts à travailler au salaire minimum si on leur laissait entrevoir des possibilités d'avancement ».

 

Des bénéficiaires de l'aide sociale qui ont des «limitations physiques»qui les empêchent de retourner occuper le même genre d'emploi qu'ils ont perdu «n'envisagent pas vraiment un retour dans d'autres types d'emploi, un peu comme si le marché du travail leur était maintenant complètement fermé ».

 

«Plusieurs répondants»expriment que «sans un salaire décent, des conditions de travail respectables (horaire de travail convenable et sécurité au travail) et un travail intéressant, il leur est difficile d'imaginer un retour à l'emploi ».

 

Fait étonnant, souligne Léger Marketing, alors que des parents d'enfants en bas âge ne voient pas de contrainte à leur retour au travail, certains prestataires soulèvent que le fait de devoir s'occuper d'un adolescent ou de leurs parents les empêcherait de travailler.

 

«Dans la majorité des cas», une compensation financière versée par Emploi-Québec «comme une prime quelques fois par année»contribuerait à convaincre les prestataires de retourner au travail, au salaire minimum.

 

Les gens évaluent plutôt négativement leurs chances de revenir au travail, en particulier dans la région de Trois-Rivières où la situation est pire qu'il y a deux ans, selon les membres du groupe type.

 

Les programmes de réinsertion d'Emploi-Québec sont souvent critiqués. Pour les bénéficiaires, ces mesures «ne permettent pas de retourner sur le marché du travail et d'y rester». «Plusieurs répondants avaient la conviction que les employeurs engageaient des participants aux mesures uniquement pour la durée de leur stage.»Les prestataires soulignent que la rémunération ne permet pas de se déplacer, de se nourrir et d'avoir une tenue vestimentaire adéquate pour occuper l'emploi. Une fois le stage terminé, les prestataires s'estiment laissés à eux-mêmes. Les assistés sociaux «de façon générale n'ont pas refusé de participer à une mesure». Certains relèvent qu'on ne leur a rien proposé, d'autres expriment que les stage suggérés «leur paraissaient inappropriés».

 

«Les commentaires que certains ont émis à l'égard des programmes sont très négatifs », les mesures sont considérées «inefficaces pour la réinsertion au marché du travail».

 

Beaucoup de prestataires «échangent généralement plus avec les agents (d'aide sociale) que par téléphone». «Ils ont l'impression d'être traités comme des numéros de dossier et les agents semblent décourager fortement ce type de clientèle souvent très démunie.»D'autres prestataires ont une opinion plus positive des agents d'aide sociale et plusieurs considèrent que ces fonctionnaires «sont débordés de travail».

 

Avec la participation de William Leclerc

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J'ai de la difficulté à accepter que des gens restent sur l'aide sociale plutôt que d'accepter un travail au salaire minimum. Je peux à la limite le comprendre, mais je n'accepte pas cela du tout.

 

Quand je suis sortie de l'université il y a plusieurs années déjà, la crise économique sévissait. Je n'avais pas en plus beaucoup d'expérience et je n'arrivait pas à me trouver un emploi digne de mes études et de ma formation. Ça fut une année très difficile. Mais j'appellais moi-même plusieurs fois par semaine mon agent d'aide sociale pour qu'il me déniche un emploi subventionné pour les assistés sociaux qui s'appellait le programme Paie à l'époque.

 

Vous vous rendez compte? Un bénéficiaire d'aide sociale avec un diplôme universiatire qui harcelait son agent d'aide sociale pour qu'il se bouge le cul pour y trouver un emploi au salaire minimum. J'ai finit par trouver l'emploi subventionné moi-même. J'ai été plus rapide et plus zélé que mon propre agent d'aide social.

 

Pourquoi j'ai fait cela? Pour me sentir digne. Pour montrer que je n'allais pas me laisser abattre. Pour éviter un trou dans mon cv. Pour me faire des contacts.

 

Et les contactes sont venus. J'ai pu rencontrer des gens qui connaissaient des gens qui ont pris note de mon courage et de ma détermination et j'ai depuis un bon travail assez bien rémunéré.

 

Il ne faut PAS accepter ce défaitiste. Je répète que je comprends que des gens découragés puissent en arriver à penser comme cela. Mais comme société, il faut des mécanismes pour à la limite dissuader les gens qui tombent dans ce raisonnement. Cela sera aussi profitable à ces gens qu'au reste de la société.

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Vous vous rendez compte? Un bénéficiaire d'aide sociale avec un diplôme universiatire qui harcelait son agent d'aide sociale pour qu'il se bouge le cul pour y trouver un emploi au salaire minimum. J'ai finit par trouver l'emploi subventionné moi-même. J'ai été plus rapide et plus zélé que mon propre agent d'aide social.

 

Pourquoi j'ai fait cela? Pour me sentir digne. Pour montrer que je n'allais pas me laisser abattre. Pour éviter un trou dans mon cv. Pour me faire des contacts.

 

Et les contactes sont venus. J'ai pu rencontrer des gens qui connaissaient des gens qui ont pris note de mon courage et de ma détermination et j'ai depuis un bon travail assez bien rémunéré.

 

Il ne faut PAS accepter ce défaitiste.

 

BRAVO!!! :applause: :applause:

 

C'est en plein cette mentalité qu'il faut propager à travers la province. Il y a trop de paresseux qui ne cherchent qu'a fourrer le système!!

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Et en augmentant le salaire minimum il y a des entreprises qui devront fermer parce que les salaires à verser seront trop importants. Et puis plus de chômage.. etc. Ce n'est pas vraiment intéressant.

Par contre on pourrait diminuer le montant de l'aide sociale et le salaire minimum paraitra soudainement intéressant.

 

Le programme d'aide social est mal construit. C'est illogique que de ne rien faire soit plus avantageux que de travailler. Pourquoi existe-t-il un programme encourageant la paresse??

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Oui c'est facile moi aussi je suis finissant et j'ai beaucoup moins de contraintes qu'une famille sans étude sur l'aide sociale.

 

Mentalité de paresseux... c'est pas mal plus difficile à changer qu'un programme illogique. Et puis ils ne fourrent pas le système.. c'est le système qui est con.

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mais si on monte le salaire minimum...les produits vont aussi monte.... s'est une roue! Le cout de vie va continuer a monter.

 

excellent point.

 

Le BS doit être réformé, et la réforme appliqué seulement aux nouveaux entrants dans le système.

 

Par exemple, enlever la couverture médicale serait un bon départ.

 

Obliger les gens à se montrer la face à chaque mois au bureau de BS serait un autre exemple...

 

Un bureau pan-canadien pour partager les infos sur les bénéficiaires... il y a des gens qui font le tour du canada et qui ramassent un chèque dans chaque province:rolleyes:

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      Up the hill, in the Plateau area, we photograph the escaliers - the outdoor staircases that are a feature of the century-old duplex townhouses. Some insist that the curved steps reduced building costs; others say they created space for a front garden. Local lore suggests otherwise. “We are very Catholic,” a friend explains. “To ensure propriety, the church insisted on exterior entrances so everyone on the street could always see who was going in and out of each apartment.”
       
      Many Montrealers still live downtown, so the urban bustle continues after work and at weekends. Thanks to a passion for the arts, there is always plenty going on. Over the years, we have been to the Montreal Symphony Orchestra and the Grands Ballets Canadiens, enjoyed jazz and comedy at small clubs.
       
      And we have always eaten well. Like their cousins in the Old World, Montrealers love good food. As well as four busy, European-style markets, piled high with local produce, there is a huge range of well-priced restaurants. Some offer hearty Québec favourites such as smoked meat, tourtière (meat pie) and, thanks to the Jewish community, arguably the best bagels in North America. My favourite restaurants are those offering a modern take on traditional recipes; the most famous is Toqué!, whose chef, Normand Laprise, was in the vanguard of the foodie revolution. Still others reflect the influx of immigrants from Italy and Greece, Spain and China.
       
      These newcomers have spiced up the pot-au-feu that is Montreal: Vietnamese-run flower stalls look like mini-garden centres and red-shirted Benfica supporters celebrate the Portuguese club’s victory. Although locals still talk about the “French” and the “English”, meaning Francophone and Anglophone, Montreal today embraces so much more than just these two cultures. It all adds up to a city that is vibrant, confident and forward-looking, with a joie de vivre that is impossible to resist. As the franglais slogan for a local radio station puts it: “Plus de hits! Plus de fun!”
       
      Essentials
      Montreal is five hours behind UK time; the international dialling code for Canada is 001; the current exchange rate is C$1.88 to the pound.
       
      Where to stay
      Luxury
       
      The city is dotted with designer-cool hotels, such as the 30-room Hotel Gault at 449 rue Sainte-Hélène (514 904 1616, http://www.hotelgault.com; from £90), on the edge of Vieux-Montreal. Behind its elegant 1871 façade are bare brick and modern art.
       
      Traditionalists should opt for the Auberge Bonaparte at 447 rue Saint-François-Xavier (514 844 1448, http://www.bonaparte.com; £80), with its romantic ambience, excellent restaurant and 30 comfortable rooms. In fine weather, take in the views over Vieux-Montreal from the sixth-floor roof terrace.
       
      Mid-range
       
      The 60-room Hôtel XIXe Siècle at 262 rue St-Jacques Ouest (877 553 0019, http://www.hotelxixsiecle.com; from £70) scores for price and location – on the edge of Vieux-Montreal and an easy walk from downtown. The lobby and bar still have the high ceilings from the building’s origins as a 19th-century bank.
       
      Budget
       
      When the Auberge Les Passants du Sans Soucy at 171 rue St-Paul Ouest (514 842 2634, http://www.lesanssoucy.com) opened as an art gallery-cum-b&b some 15 years ago, Vieux-Montreal had yet to be revived. Today, guests staying in this 1723 stone house are steps away from galleries, shops and restaurants. Nine rooms only, so book early; Daniel Soucy’s breakfasts are lavish.
       
      What to see
      Museums
       
      For a quick history lesson, visit Pointe-à-Callière, built right on top of the city’s first Catholic cemetery (1643-1654). Look down through glass to the graves of Iroquois Indians buried near people named Tessier, Thibault and Hébert, family names that are still in the local phone book. On the top floor, L’Arrivage restaurant has great views over the port (514 872 9150, http://www.pacmusee.qc.ca).
       
      As well as the obvious European Old Masters, the Musée des Beaux-Arts (514 285 2000, http://www.mbam.qc.ca) has fine Canadian works. Paintings by the renowned Group of Seven capture the ruggedness of the country in the early 20th century; more contemporary are Quebecois talents such as Jean-Paul Riopelle and Serge Lemoyne .
       
      The Olympic Park
       
      From the 1976 Olympic Stadium, the Montreal Tower rises 537 feet (164m) - at an incline of 45 degrees. Take the funicular up to the Observatory for spectacular views across the city. Another legacy of the Games is the pool. For £2, you can swim where David Wilkie of Scotland took gold in the 200m breaststroke, breaking the world record in the process (514 252 4737, http://www.rio.gouv.qc.ca).
       
      Then there is the velodrome, recycled as the Biodôme. Under a vast roof, this space is divided into four eco-systems, which are always in season. Sloths hide in the Tropical Rainforest, cod and salmon swim in the St Lawrence Marine Eco-system, beavers build dams in the Laurentian Forest, but the biggest crowd-pleasers are the penguins, which torpedo into the icy waters of the Antarctic (514 868 3000, http://www.biodome.qc.ca).
       
      Montreal Botanical Garden
       
      An easy walk from the Olympic Park is the city’s answer to Kew Gardens (514 872 1400, www2.ville.montreal.qc.ca/jardin). Within its 180 acres are 10 giant greenhouses and 30 themed gardens. Learn all about toxic and medicinal plants; compare Chinese and Japanese horticultural styles.
       
      Montreal Insectarium
       
      Across from the Botanical Garden is the Insectarium (514 872 1400, www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium), a must for children. This is a world of creepy-crawlies, with dung beetles, stick insects, cochineals, bees and more. There is even a set of scales that registers your weight, not in pounds or kilos but in ants. A 10-year-old weighs in at about 1.5 million.
       
      What to buy
      Shopping
       
      With sterling riding high, shopping is a pleasure. All the international brand names are here, but most fun are the boutiques featuring the work of stylish local designers. Downtown, head for rue de la Montagne, between Boulevard de Maisonneuve and rue Sherbrooke; up on the Plateau, check out rue Saint-Denis, chock-a-block with shops, and the funky boulevard Saint-Laurent. The three big department stores are Holt Renfrew, La Baie (Hudson’s Bay Company) and La Maison Ogilvy, where noon is still marked by a kilted piper playing the bagpipes.
       
      Markets
       
      Join locals shopping for produits du terroir at the art deco Marché Atwater, with its cheeses and maple syrup, and, next to Little Italy, the Marché Jean-Talon, ringed with busy bistro tables. The Marché Bonsecours in Vieux-Montreal no longer sells fruit and veg: the handsome 1847 building is now devoted to arts and crafts.
       
      Where to eat
      Toqué!
       
      Back in the early 1990s, Normand Laprise startled locals with his flavour combinations and the dramatic look of his dishes. As inventive as ever, his seven-course, £45 “mystery menu” could include scallops marinated in strawberry and bell pepper jus and suckling pig with a curry glaze (900 Place Jean-Paul-Riopelle; 514 499 2084, http://www.restaurant-toque.com).
       
      La Porte
       
      At this family-run operation, Pascale Rouyé looks after front of house while her husband, Thierry, and their son cook. They do what the French do best (local ingredients, classic techniques), and the five-course, £22 menu would be hard to beat in their native Brittany (3627 Boulevard Saint-Laurent; 514 282 4996) .
       
      Olive + Gourmando
       
      Wood floors and chairs and young, cheerful staff make this a pleasant place to start the day with steaming café au lait and a blueberry brioche (351 rue Saint-Paul Ouest; 514 350 1083, http://www.oliveetgourmando.com).
       
      Garde-Manger
       
      The disco beat gets louder as the evening progresses in this brick-walled restaurant. Get stuck in to ribs and platters piled with crabs, mussels and shrimp from Québec’s Iles de la Madeleine. Finish with maple-pecan pie (408 rue Saint-François-Xavier; 514 678 5044).
       
      Aszú
       
      In this basement oenothèque, David Couture’s modern cuisine is matched with 50 wines by the glass (212 rue Notre-Dame Ouest; 514 845 5436).
       
      Night owls
       
      During Prohibition, Americans escaped to Montreal for whisky and jazz. There is still no shortage of clubs and bars. Join the fun on rue Crescent, boulevard Saint-Laurent and rue Saint-Denis in the Quartier Latin. One of the best jazz clubs is The Upstairs (1254 rue MacKay; 514 931 6808, http://www.upstairsjazz.com).
       
      Getting there
      Canadian Affair has return flights from London Gatwick and Manchester to Montreal Trudeau International from £198; flights and six nights’ three-star accommodation from £396, based on two sharing (020 7616 9184 or 0141 223 7517, http://www.canadianaffair.com).
       
      Getting about
      No car is needed. The STM three-day tourist pass (£9) offers unlimited travel on the fast, safe metro and bus system. Metro stops are part of RÉSO, the network of cheerful, brightly lit underground walkways that stretches for some 20 miles, linking shops and apartment blocks, restaurants and museums.
       
      Getting in
      The Montreal Museums Pass gets you in to the 30 principal museums, and includes the three-day travel pass (£23, http://www.museesmontreal.org).
       
      More information
      Tourism Montreal: http://www.tourisme-montreal.org. At Tourism Québec, talk to a real person on 0800 051 7055 (http://www.bonjourquebec.com/uk).
       
      In the know
      Three of the best events on the city’s calendar include:
       
      Canadian Grand Prix, June 6-8 (http://www.grandprix.ca).
      International Jazz Festival, June 26-July 6 (http://www.montrealjazzfest.com).
      Just for Laughs Comedy Festival, July 10-20 (http://www.hahaha.com).
    • By Philippe
      Toutes ces photos appartiennent a Grant Elliot et proviennent de son site: http://grantalias.vox.com/
       

       

       

       

       

       

       
      BONUS
       
      Ou ce trouve cette photo? (INDICE: la route a droite est maintenant un boulevard de banlieue très connu)
       

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