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Crachons notre venin : banlieue versus ville-centre !!


loulou123
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Le jeudi 03 mai 2007 La Presse

 

Jean habite près du centre-ville de Montréal. Il va travailler à vélo et fait ses courses à pied. Quant à Paul, il vit dans le nouveau quartier 10-30, à Brossard. Pour aller au boulot ou au supermarché, il prend sa voiture. Deux modes de vie distincts.

 

Pour la première fois, une étude lie l'étalement urbain des grandes villes canadiennes au surplus de poids. «Le fait d'habiter dans une région métropolitaine très étendue a une incidence supplémentaire sur la masse corporelle», surtout chez les hommes, a-t-on appris hier.

 

D'autres études avaient auparavant démontré que vivre à la campagne augmente le risque d'embonpoint. «La littérature indique que l'utilisation de la voiture est associée à une baisse de l'exercice physique. En banlieue, les gens ont moins à marcher par nécessité», explique Nancy Ross, qui figure parmi les auteurs de l'étude publiée récemment dans l'American Journal of Public Health.

 

Les chercheurs ont analysé les données des 27 régions métropolitaines de recensement (RMR) les plus importantes du Canada, à partir du Recensement de 2001 et de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Entre 1981 et 1996, la prévalence au Canada de l'obésité et de l'embonpoint combinés est passée de 48 % à 57 % chez les hommes et de 30 % à 35 % chez les femmes. Les taux ont augmenté dans toutes les provinces.

 

Chez les hommes, l'indice de masse corporelle (IMC) moyen est de 26,1, franchissant le niveau d'«excès de poids». Chez la femme, l'IMC moyen est de 24,7. L'IMC moyen est plus bas dans sept régions métropolitaines au pays, dont quatre au Québec : Montréal, Québec, Sherbrooke, Chicoutimi, Toronto, Vancouver et Victoria.

 

L'étalement urbain demeure un facteur d'embonpoint parmi d'autres. Plusieurs études ont démontré que le revenu, la scolarité, le stress, les connaissances culinaires et le statut d'immigrant influencent les habitudes alimentaires. Par exemple, «les femmes à plus faible revenu ont un IMC plus important. Mais au Canada, c'est renversé chez les hommes», souligne Nancy Ross. Dans les quartiers où on trouve beaucoup d'immigrants, l'IMC est moins élevé que la moyenne. Mais il est plus élevé là où les gens sont moins scolarisés. «C'est peut-être lié à des questions de sécurité. Est-ce que les gens peuvent marcher tranquillement sur des trottoirs ? Est-ce qu'ils ont des parcs ?»

 

Les Québécoises plus minces

 

L'étude révèle par ailleurs que les femmes vivant dans les régions métropolitaines du Québec sont plus minces que dans les autres provinces. Une des hypothèses des chercheurs ? La prédisposition génétique des francophones. " La culture a peut-être aussi un rôle à jouer ", ajoute Nancy Ross.

 

De plus, Montréal est la grande ville canadienne où l'indice d'étalement urbain est le plus faible. La géographe avance deux raisons : l'urbanisme de Montréal et le fait qu'elle soit bâtie dans une île.

 

Claude Marois, de l'Université de Montréal, souligne que la croissance démographique est plus faible à Montréal. " Mais il y a quand même de l'étalement urbain. " Selon lui, ce n'est pas tant la banlieue qui influe sur le poids des gens, mais " la façon dont est aménagé l'espace ". " C'est ce qui oblige une personne à prendre sa voiture pour aller chercher un litre de lait. Dans les banlieues traditionnelles, la vie sociale est basée sur le terrain à l'arrière de la maison, avec la piscine et les jouets pour les enfants. Des rues sont aménagées sans trottoir. Les gens n'ont pas l'idée spontanée de faire une promenade. " Toutefois, la tendance s'inverse. Désireuses d'attirer les familles, les municipalités créent des espaces de convivialité, selon M. Marois.

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Pour faire suite à la réaction (probablement justifiée) de Malek exprimée sur le fil du prolongement du métro à Longueuil j'ouvre ce nouveau sujet dans lequel nous pourrons tous jeter notre fiel les uns sur les autres, les uns prônant sans nuances qu'en dehors de la ville-centre il n'y a pas de salut pendant que les autres mettrons en avant les vertus de la al vie en banlieue.

 

Je suggère que chaque fois qu'un membre tentera dans tout autre fil de jeter de l'huile sur le feu en glissant innocement (ou pas) une réflexion tentant de provoquer l'autre camp que nous glissions dans la conversion le lien vers ce sujet-çi pour toute réponse.

 

Allez-y : défoulez-vous mais dans le respect SVP !!

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  • 2 weeks later...

Il y a de la place et un besoin pour les deux. Il y a sans doute non seulement pas assez d'autoroutes mais en plus le réseau n'a jamais été terminé. Il faut le terminer et en même temps continuer d'étendre et de renforcer les fonctions des transports en commun. Ce sont des milliards qu'il faut investir -milliards que nos gouvernements n'ont tout simplement pas. Il y aura des choix à faire et ça fera des insatisfaits de part et d'autre.

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En me promenant sur le site metrodemontreal.com tout à l'heure j'ai vu une image qui m'a fait bien rire:

 

"Réseau de métro prévu pour l'an 2000 par la ville de Montréal en 1967"

 

 

On s'entend qu'on est pas là du tout. ;)

 

Comme on le dit et le répète souvent ici pour expliquer le crash de Montréal, dans les années 60, les perspectives démographiques donnaient 3 millions d'habitant à Montréal seulement en 2000.

 

On est loin, très loin de ca... Alors ça justifie le fait que tout nos projets d'autoroutes et de métro n'aient plus se réaliser.

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La tendance que les gens recherche plus d'espace dans leur habitation n'est pas nouvelle et n'est pas typiquement nord-américaine.

 

En fait, la ville qu'elle soit conçue pour l'automobile ou pas, ne changera pas la recherche d'une meilleure qualité de vie de ses concitoyens.

 

Voilà un graphique intéressant pour Paris, modèle de tous les urbaneux, population qui décline dans le centre... même à Paris, qui perds presqu'un million dans le centre.:rolleyes: avec les meilleurs métro, rér, tramways et j'en passe.

 

Croissance_population_Paris.PNG

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