Recommended Posts

Publié le 08 avril 2009 à 07h19 | Mis à jour à 07h24

Le centre-ville nouveau

 

62122.jpg

 

Marie-Claude Lortie

La Presse

 

Juste avant Noël, trois institutions du centre-ville de Montréal ont fermé. Guy et Dodo, la Rapière, les Chenets. Trois restaurants français qui ont connu de très beaux jours à une autre époque mais qui, pour des raisons incluant les piètres pronostics économiques, ont préféré mettre la clé sous la porte.

 

Au même moment, ou à peu près, la Montée de lait a décidé de devenir La Montée, en quittant son Plateau pour déménager rue Bishop. Et Myriade, un minuscule café parti de rien mais dédié aux connaisseurs, a ouvert parmi la faune de Starbucks, Nespresso et autres points de vente de multinationales aux reins plus que solides.

 

Bref, le centre-ville change.

 

Il évolue. Il s'adapte.

 

Il se tasse autour de Concordia, où circulent des milliers d'étudiants chaque jour grâce aux nouveaux pavillons. Il se transforme autour du Centre Bell, où les foules demandent à boire et à manger et pas juste des ailes de poulet dans les bars sportifs. Il accueille des jeunes professionnels qui aiment cuisiner, manger sainement, découvrir, goûter.

 

Bref, les bars à sushis se multiplient et les adresses qui ont connu leur apogée à l'époque où les hommes d'affaires, avocats et autres courtiers allaient luncher avec leurs clients pour enfiler deux martinis, du vin et trois grappas à la fin du repas, façon Mad Men, elles, cherchent une raison d'être.

 

«Les jeunes sont tough», résume le chef Daren Bergeron du Decca 77, à l'angle de la rue Drummond et du boulevard René-Lévesque, une des adresses qui illustrent le mieux le visage de ce centre-ville nouveau. Gourmet et moderne, soucieux de l'environnement, ayant beaucoup voyagé, ce nouveau monde apprécie les prix raisonnables de la cuisine recherchée qui met en vedette les produits régionaux offerte par le restaurant. «Et même dans les cinq à sept, c'est rare qu'ils prennent plus que deux verres», ajoute M. Bergeron.

 

Le nouveau défi des restaurants du centre-ville est donc de suivre la modernité des autres villes d'Amérique du Nord et d'offrir une cuisine à la fois légère et raffinée qui ne coûtera pas une fortune et qui se démarquera des ersatz de restaurants fusion si communs dans les années 90 et connus pour leurs ridicules portions d'oiseaux.

 

62124.jpg

 

Avec son rapport qualité-prix spectaculaire et son allure à la fois sophistiquée et décontractée, pas trop «nappe-blanche-coincée», La Montée, nouvellement installée rue Bishop, répond tout à fait à ce genre de demande.

 

Mais si l'équipe formée par le chef Martin Juneau et par Hugo Duchesne a déménagé au centre-ville, c'est aussi un peu par hasard. Ils ont aimé la maison qu'ils ont trouvée près de Concordia, avec ses hauts plafonds et son style brownstone new-yorkais. «Pour le moment, on a surtout des clients qui nous ont suivis du Plateau, explique Juneau, qui s'attendait d'entrée de jeu à voir plus d'anglophones. «Mais ce que je découvre surtout, c'est que le centre-ville, ce ne sont pas juste des gens de passage, des touristes ou des gens qui magasinent. Il y a aussi une vraie vie de quartier.»

 

Le nouveau centre-ville, c'est aussi le Laurie Raphaël, à l'hôtel Germain, rue Mansfield, avec sa cuisine haut de gamme offerte le midi à un prix qui en fait l'une des meilleures affaires en ville.

 

C'est M: BRGR, rue Drummond, le restaurant de hamburgers ouvert par des gens de chez Moishe's, où on sert des hamburgers de qualité, apprêtés au goût du jour, fût-ce avec des poivrons grillés ou des asperges, du boeuf de Kobé ou une mayonnaise à la truffe.

 

C'est le café Holt, avec ses tartines de chez Poilâne et ses salades créatives et fraîches, servies dans un décor hyper moderne. C'est aussi Vasco da Gamma et ses sandwichs de grande qualité, c'est la Brasserie Brunoise, rue de la Montagne, version montréalaise avec télés accrochées aux murs d'une brasserie à la française, et c'est le café Myriade, rue MacKay, qui nargue les grandes chaînes avec son café provenant de petites plantations, dont on sait presque qui en a cueilli les grains.

 

Ce qui demeure difficile, toutefois, au centre-ville, c'est de trouver la perle parmi les tonnes de restaurants pas chers. Pour la cuisine coréenne, il y Manna, rue Bishop, ou alors Towa, sur Sainte-Catherine. Pour la cuisine de Hong Kong, plusieurs ne jurent que par Prêt-à-manger, sur Sainte-Catherine, où la platitude du décor n'a d'égal que la qualité des nouilles. Les gars de La Montée, eux, aiment bien aller manger parfois le midi chez Ferrari, en face de chez eux, rue Bishop, où la cuisine italienne est souvent très bonne, familiale. Et Hugo Duchesne est aussi un amateur des caris de la Maison du cari, rue Bishop.

 

Et que fait-on si on a une envie de bavette ou de cassoulet comme en faisaient tous ces restaurants d'une autre époque qui ferment les uns après les autres?

 

On va au très vénérable, classique et intact Paris, rue Sainte-Catherine, qui a fermé, puis a été racheté et est maintenant rouvert, géré par de plus jeunes!Quelques adresses

 

Quelques adresses:

 

> Decca 77

 

1077 Drummond

 

Montréal

 

514 934 1077

 

http://www.decca77.com

 

> La montée

 

1424 Bishop

 

Montréal

 

514 289 9921

 

http://www.lamontee.ca

 

> Brasserie Brunoise

 

1012 rue de la Montagne

 

Montréal

 

514 933 3885

 

http://www.brunoise.ca

 

> Café Myriade

 

1432 McKay

 

Montréal

 

514 939 1717

 

> M :BRGR

 

2025 Drummond

 

Montréal

 

906 2747

 

http://www.mbrgr.com

 

> Café Holt

 

Sous-sol du Holt Renfrew

 

1300 rue Sherbrooke ouest

 

Montréal

 

514 842 5111

 

http://www.holtrenfrew.com

Share this post


Link to post
Share on other sites

I've tried M: BRGR. I am not a fan of their Kobe burger. I found it to cooked and way to salty. The fries on the other hand, one of the best things on the menu.

 

If you have space for dessert try out their baked cookie with icecream. You will for sure not have any space left in your stomach and you will probably not be able to walk properly for a good 10 mins :P

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
Sign in to follow this  

  • Similar Content

    • By mtlurb
      Prolongement de la ligne bleue vers l'est

      Prolongement de la ligne bleue vers l'est. La mise en chantier est prévue en 2022, pour une livraison en 2026. Connexion avec le SRB Pie-IX, stationnement de 1200 places aux Galeries d'Anjou. Coût évalué à 3.9 milliards de dollars.
      Le projet en chiffres 
      5 nouvelles stations de métro accessibles, pour une longueur de tunnel de 5,8 km 2 terminus d’autobus et 1 stationnement incitatif de 1 200 places 1 tunnel piétonnier souterrain assurant le lien avec le futur SRB Pie-IX Plusieurs infrastructures opérationnelles : 6 structures auxiliaires renfermant des équipements nécessaires à l’exploitation, 1 poste de district, 1 garage de métro, 1 centre d’attachement hébergeant des véhicules d’entretien des voies et 1 centre de service pour l’entretien des infrastructures Budget estimé de 3,9 G$ Échéancier préliminaire
      Début 2019 : début de la conception des plans et devis.  Printemps 2019 : approbation du mode de réalisation, du plan budgétaire et de l’envergure du projet. Fin 2019 : début de travaux préparatoires sur certains sites. Début 2020 : démarrage des processus de changement de zonage et de consultations publiques.   2021 : dépôt du dossier d’affaires, lancement de la construction des nouvelles infrastructures. 2026 : inauguration du nouveau tronçon. Information : http://www.stm.info/fr/a-propos/grands-projets/grands-projets-metro/prolongement-ligne-bleue
      Consultations publiques : http://www.stm.info/fr/consultations/prolongement-de-la-ligne-bleue
        
       
    • By SkahHigh
      Fil de discussion sur les travaux du tunnel Mont-Royal dans le cadre du REM.

    • By ScarletCoral
      Discussion générale sur l'illumination des édifices et infrastructures de Montréal 
      En passant, Montréal n'a pas de plan lumière à l'exception du Quartier des spectacles et du Vieux-Montréal

      Voir ici un reportage au Téléjournal 18h  de Nabi-Alexandre Chartier (Ça fait toujours drôle de voir à Radio-Canada depuis ses débuts à Musique Plus!!)
       
       
    • By ScarletCoral
      Valérie Mahaut et son équipe de l'Université de Montréal ont recensé tous les anciens cours d'eau et plans d 'eau de l'île de Montréal. 
      On peut consulter les cartes ici : https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/16311 

      Très intéressant pour expliquer pourquoi les fondations de certains projets prennent du temps à construire.
    • By IluvMTL
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1136958/parc-automobile-agglomeration-voitures-vehicules?fbclid=IwAR1o1mYJdYbsfGoomVM14xorfEMiTzviEr1O11iNk3Oa5hTX4A43c05_w98
      En route vers le million de véhicules immatriculés sur l'île de Montréal
      Publié aujourd'hui à 11 h 53Mis à jour à 12 h 24 Congestion routière sur le pont Jacques-Cartier, à l'heure de pointe matinale à Montréal. Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron
        L'île de Montréal comptera bientôt plus d'un million de voitures, à en croire les plus récentes statistiques de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
      Un texte de Jérôme Labbé
      Les chiffres relayés lundi par le bulletin Montréal en statistiques indiquent que le parc automobile de la métropole continue de croître, et non l'inverse.
      Ainsi, l'île de Montréal comptait 968 466 véhicules immatriculés en 2017, en hausse de 1,64 % par rapport à 2016. C'est la plus forte augmentation enregistrée depuis 2004, alors que le même territoire comptait 115 000 véhicules en moins.
      Depuis 13 ans, près de 9000 véhicules s'ajoutent au parc automobile montréalais chaque année, calcule la SAAQ.
      Cette hausse provient surtout des véhicules de promenade. Car si le nombre d'automobiles décroît un peu chaque année depuis le début des années 2010, celui des camions légers – une catégorie qui englobe notamment les véhicules utilitaires sport (VUS) – a plus que doublé depuis 2004.
      En fait, il y a maintenant un camion léger pour deux automobiles à Montréal.
      Quant aux véhicules institutionnels, professionnels ou commerciaux, ils connaissent sensiblement le même phénomène – réduction des automobiles et augmentation des camions légers – avec comme résultat un nombre total relativement stable, autour de 150 000.
      À noter que le nombre de taxis, lui, a légèrement diminué au fil des ans, passant de 3489 en 2004 à 3190 l'an dernier.
      La faute à la croissance
      La SAAQ remarque que la fluctuation du prix de l'essence influence généralement le nombre de véhicules immatriculés à Montréal : plus les prix à la pompe augmentent, plus la croissance du parc automobile ralentit.
      « Par contre, après 2016, la conjoncture économique favorable à Montréal fait en sorte que même avec une hausse des prix de l'essence, peu d'impacts sont ressentis sur l'achat de véhicules », observe-t-elle.
      Et la croissance démographique n'explique pas à elle seule la croissance du parc automobile, puisque le nombre de véhicules de promenade par habitant a augmenté, passant de 0,365 à 0,392 entre 2004 et 2017.
      Enfin, la Société affirme que 5323 véhicules électriques étaient enregistrés sur l'île de Montréal en septembre dernier, alors qu'elle n'en comptait que 652 en août 2004.
      Ces nouvelles données sont publiées alors que le conseil municipal de Montréal, à l'instar de la Communauté métropolitaine, a adopté lundi une « déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique » sur la nécessité de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre.
      Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine