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il y a 9 minutes, Normand Hamel a dit :

C'est que les résultats du dernier trimestre étaient nettement plus mauvais que ce qui était attendu et par mesure préventive on a décidé de parer le coup en annonçant des mises à pied massives (5 000 à travers le monde).

Il s'agit d'une pratique standard dans l'industrie afin de rassurer les marchés, l'opinion desquels compte davantage pour eux que celle des employés ou du public.

Merci pour l'explication.  Dans le cas de Bombardier, il y a toutefois un aspect qui n'est pas «standard».  Il s'agit de l'exceptionnelle dépendance (dans le passé à tout le moins) de cette entreprise envers les gouvernements (alias les pouvoirs publics).  Dès lors, l'opinion publique compte, car elle peut influencer les décisions des gouvernements dans l'éventualité d'une future demande de soutien.  Ainsi, indirectement, les marchés seront moins «rassurés» s'ils sentent que l'entreprise a perdu le soutien populaire.

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il y a 1 minute, Né entre les rapides a dit :

Dans le cas de Bombardier, il y a toutefois un aspect qui n'est pas «standard».  Il s'agit de l'exceptionnelle dépendance (dans le passé à tout le moins) de cette entreprise envers les gouvernements (alias les pouvoirs publics).

Bien au contraire. Dans l'industrie aéronautique il est tout à fait standard à travers le monde de dépendre de l'aide gouvernementale. Aucun pays impliqué dans ce domaine n'y échappe. C'est que le capital requis pour développer de nouveaux appareils est hors de porté des entreprises les plus puissantes du monde, y compris Boeing  et Airbus.

il y a 4 minutes, Né entre les rapides a dit :

Dès lors, l'opinion publique compte, car elle peut influencer les décisions des gouvernements dans l'éventualité d'une future demande de soutien.

Ce qui peut le plus influencer le gouvernement ce sont les mises à pied présentes ou à venir. Si le gouvernement a investi dans le C Series c'était pour sauver le programme, la compagnie Bombardier (dont la faillite était imminente), ainsi que l'industrie aéronautique du Québec dont Bombardier est la locomotive (c'est le cas de le dire).

il y a 8 minutes, Né entre les rapides a dit :

Ainsi, indirectement, les marchés seront moins «rassurés» s'ils sentent que l'entreprise a perdu le soutien populaire.

Les marchés ont les yeux rivés sur le bottom line et se fout complètement de ce que pense la populace. Sauf pour les cas où le gouvernement refuserait d'aider la compagnie si elle en avait besoin. Mais le gouvernement le ferait de toute manière afin de sauver les emplois. 

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il y a 14 minutes, Normand Hamel a dit :

Bien au contraire. Dans l'industrie aéronautique il est tout à fait standard à travers le monde de dépendre de l'aide gouvernementale. Aucun pays impliqué dans ce domaine n'y échappe. C'est que le capital requis pour développer de nouveaux appareils est hors de porté des entreprises les plus puissantes du monde, y compris Boeing  et Airbus

Cela je sais.  Ce qui est différent, ce sont les moyens utilisés pour soutenir l'industrie.  Aux USA en particulier, les contrats militaires accordés à Boeing constituent un apport très important qui rejaillit sur l'ensemble des activités de l'entreprise et leur rentabilité.  Bombardier pour sa part est confiné au secteur civil.  L'aide gouvernementale est beaucoup plus visible, sans être nécessairement plus importante toutes proportions gardées.

 

il y a 24 minutes, Normand Hamel a dit :

Ce qui peut le plus influencer le gouvernement ce sont les mises à pied présentes ou à venir.

J'en conviens.  Mais logiquement, ça implique d'exiger des garanties plus solides que ce qui a été obtenu dans le passé.

 

il y a 26 minutes, Normand Hamel a dit :

Les marchés ont les yeux rivés sur le bottom line et se fout complètement de ce que pense la populace.

Bien sûr.   Remarque quand même que la «mesure préventive» visant à «parer le coup» provoqué par l'annonce de  «résultats nettement plus mauvais que ce qui était attendu» n'a pas suffi à enrayer la baisse du cours de l'action.  Le nouveau (=actuel) cours de l'action est censé réfléter les perspectives de l'entreprise tenant compte des mises à pied qui ont été décidées/annoncées.

 

il y a 30 minutes, Normand Hamel a dit :

Sauf pour les cas où le gouvernement refuserait d'aider la compagnie si elle en avait besoin. Mais le gouvernement le ferait de toute manière afin de sauver les emplois. 

Que ce soit au Canada, aux USA, en France, Au Royaume-Uni ou en Allemagne etc., les gouvernements se sont souvent résignés à subir des pertes d'emplois par suite de la fermeture d'usines devenues non concurrentielles et non rentables.  Je ne dis pas que c'est le sort qui attend Bombardier, mais je ne crois pas non plus que la sauvegarde d'emplois chez Bombardier constitue un impératif absolu.  

Ceci dit, je ne crois pas qu'on en soit rendu à ce point où Bombardier doive solliciter une (autre) assistance gouvernementale.  De ce que j'observe, l'emphase au gouvernement semble porter davantage sur la sauvegarde des emplois dans l'industrie aéronautique québécoise dans son ensemble.  Je pense qu'il en est très bien ainsi.  Si d'une part le nombre d'emplois dans l'industrie est maintenu, et que d'autre part Bombardier demeure financièrement solvable, ce sera un succès sur toute la ligne.  Vaut mieux un Bombardier lean and mean qu'un Bombardier souffrant d'embonpoint et voué à la faillite. 

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il y a 22 minutes, Né entre les rapides a dit :

la «mesure préventive» visant à «parer le coup» provoqué par l'annonce de  «résultats nettement plus mauvais que ce qui était attendu» n'a pas suffi à enrayer la baisse du cours de l'action.

Le problème c'est que le marché a des craintes concernant l'épuisement des liquidités de l'entreprise.

D'une part personne n'avait anticipé une telle baisse des liquidités et d'autre part personne, incluant la direction de Bombardier, n'avait anticipé une telle réaction de la part des marchés. Mais cela ne m'étonne pas car les marchés sont très nerveux en ce moment et dans l'ensemble plutôt pessimistes je dirais.

il y a 22 minutes, Né entre les rapides a dit :

Que ce soit au Canada, aux USA, en France, Au Royaume-Uni ou en Allemagne etc., les gouvernements se sont souvent résignés à subir des pertes d'emplois par suite de la fermeture d'usines devenues non concurrentielles et non rentables.

Oui en effet, mais pas dans l'aéronautique, à l'exception de la Grande-Bretagne et de la Hollande notamment.

il y a 22 minutes, Né entre les rapides a dit :

je ne crois pas non plus que la sauvegarde d'emplois chez Bombardier constitue un impératif absolu.  

L'impératif absolu est de sauvegarder le secteur aéronautique. Et comme Bombardier en est la locomotive l'autre impératif est de sauvegarder Bombardier. Puis ensuite viennent les emplois, qui cependant dépendent des deux premiers.

il y a 22 minutes, Né entre les rapides a dit :

De ce que j'observe, l'emphase au gouvernement semble porter davantage sur la sauvegarde des emplois dans l'industrie aéronautique québécoise dans son ensemble.

J'ai observé la même chose. Et les événements des derniers jours auront sans doute pour effet d'accélérer le processus.

Modifié par Normand Hamel

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https://www.lapresse.ca/affaires/economie/transports/201902/01/01-5213257-retard-dans-la-livraison-de-trains-legers-metrolinx-veut-sanctionner-bombardier.php

Publié le 01 février 2019 à 15h51 | Mis à jour à 17h04

Retard dans la livraison de trains légers: Metrolinx veut sanctionner Bombardier

Un porte-parole de l'agence de transport régional n'a... (Photo Randy Risling, ARCHIVES Toronto Star)

Un porte-parole de l'agence de transport régional n'a pas voulu préciser l'ampleur des sanctions qui seront imposées dans le cadre de ce contrat de 392 millions signé avec Bombardier en 2017.

PHOTO RANDY RISLING, ARCHIVES TORONTO STAR

JULIEN ARSENAULT
La Presse canadienne
Montréal

Les tuiles s'accumulent pour Bombardier Transport, qui s'expose à des sanctions financières pour avoir raté un échéancier de livraison dans le cadre d'un contrat avec l'agence ontarienne de transport Metrolinx.

L'entreprise québécoise avait jusqu'au 1er février pour remettre à son client six des 76 voitures de trains légers destinées à la ligne ferroviaire Eglinton Crosstown, à Toronto. Or, dans une déclaration, le président et chef de la direction de Metrolinx, Phil Verster, a souligné que Bombardier avait seulement livré trois véhicules en date de vendredi.

« Notre contrat définit clairement les sanctions financières pour Bombardier en cas de livraison tardive de véhicules, écrit-il. Metrolinx appliquera les modalités du contrat et des sanctions seront imposées. »

Toutefois, un porte-parole de l'agence de transport régional n'a pas voulu préciser l'ampleur des sanctions qui seront imposées dans le cadre de ce contrat de 392 millions signé avec l'entreprise québécoise en 2017.

Ce nouveau problème s'ajoute à ceux rencontrés par Bombardier Transport en lien avec d'importants contrats en Suisse, à New York, et plus récemment, en France.

Dans sa déclaration, M. Verster souligne avoir noté des améliorations de la part de Bombardier au chapitre des livraisons, ajoutant que les trois prochains véhicules devraient être livrés au cours des prochaines semaines.

« Nous allons toutefois exiger des comptes dans le but de protéger les intérêts des clients et des contribuables », souligne-t-il.

Bombardier n'a pas commenté la situation immédiatement.

La commande de véhicules liée au projet de ligne ferroviaire Eglinton Crosstown - estimé à 5,9 milliards - à Toronto a été marquée par les retards. Metrolinx a tenté d'annuler un contrat plus important en 2017, mais un juge avait opposé son veto.

L'entente initiale, qui remonte en 2010, prévoyait 182 voitures et était évaluée à 770 millions.

Bombardier Transport traverse une période difficile, puisque depuis un peu plus d'une semaine, l'entreprise a vu trois clients refuser tout à tour de recevoir du matériel roulant en raison de différents problèmes.

Citant notamment des pépins entourant la fermeture des portes, les Chemins de fer fédéraux suisses ont récemment demandé une pause en lien avec son contrat de 1,9 milliard pour 62 trains avec l'entreprise québécoise.

Le patron de la Société de transport de New York, Andy Byford, et ancien chef de la direction de la Commission de transport de Toronto (TTC) a affirmé le mois dernier avoir un sentiment de « déjà vu » à cause de problèmes avec les trains de Bombardier. Les livraisons avaient brièvement cessé avant de reprendre cette semaine.

Puis, jeudi, en France, la Société nationale des chemins de fer de la France a déploré une « situation de non-qualité inacceptable » en lien avec 32 rames de trains Regio 2N, ajoutant que 42 autres auraient dû être livrées depuis le début de l'année.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier a clôturé vendredi à 1,97 $, en recul de 2 cents.

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1153000/economie-bombardier-attentes-transport-caisse-depot

Bombardier dépasse les attentes, mais cède une part de ses activités à la Caisse de dépôt

Publié aujourd'hui à 14 h 01

La Presse canadienne

Bombardier a dépassé les attentes au quatrième trimestre, ce qui faisait décoller son action en Bourse, mais des défis au sein de sa division ferroviaire l'obligent à céder du terrain à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Les cibles fixées – qui ne sont pas dévoilées publiquement – n'ayant pas été atteintes, la participation de l'institution dans Bombardier Transport a grimpé de 2,5 points de pourcentage pour s'établir à 30 %, soit le seuil original dans le cadre de son investissement de 1,5 milliard de dollars américains effectué en 2015.

L'accord prévoit que la participation des deux parties est ajustée en fonction de la performance de cette division.

Ce pas de recul pourrait vraisemblablement inciter l'entreprise québécoise à jouer de patience avant de décider de racheter la participation de la CDPQ, ce qu'elle peut désormais faire, dans Bombardier Transport.

« Nous continuons d'évaluer nos options, a dit son chef de la direction financière, John Di Bert, au cours d'une conférence téléphonique, jeudi. Il n'y a pas d'urgence dans l'immédiat. »

Alors que Bombardier entre dans la dernière année de son plan de redressement, qui doit culminer en 2020, elle tente de surmonter une série de problèmes découlant de projets de grande envergure en France, en Suisse, à Toronto et à New York.

Dans le but d'accélérer la production, l'entreprise a déployé beaucoup plus de ressources dans ses usines, ce qui avait plombé ses flux de trésorerie.

Son président et chef de la direction, Alain Bellemare, a voulu calmer le jeu en ce qui à trait à la demi-douzaine de projets jugés problématiques, affirmant qu'ils ne témoignaient pas d'un problème « systémique ».

Je comprends que cela crée une déception.
- Alain Bellemare, chef de la direction de Bombardier

En janvier, citant des problèmes de qualité, les Chemins de fer fédéraux suisses avaient notamment décidé de cesser d'accepter des trains livrés par Bombardier dans le cadre d'un contrat de 1,9 milliard de dollars.

Bombardier a néanmoins semblé calmer certaines inquiétudes en affichant des flux de trésorerie de 1,04 milliard de dollars américains au quatrième trimestre. Les analystes tablaient sur une cible d'environ 896 millions de dollars.

Selon Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, le constructeur d'avions et de trains a été en mesure de calmer certaines craintes entourant sa division ferroviaire.

« La direction prévoit récupérer intégralement le montant de 300 à 400 millions de dollars affecté à son fonds de roulement (lié aux contrats problématiques) pendant la deuxième moitié de l'année », a écrit l'analyste dans un rapport.

La semaine dernière, Bombardier a également procédé à un autre changement à la tête de sa division ferroviaire en confiant les commandes à Danny Di Perna, qui prend la relève de Laurent Troger, après plus de trois ans en poste.

Des profits

En plus de réitérer ses prévisions pour l'exercice 2019, Bombardier a renoué avec la rentabilité au quatrième trimestre, affichant un profit net de 55 millions de dollars, ou 2 cents par action, par rapport à une perte nette de 188 millions de dollars, ou neuf cents par action, il y a un an.

Le chiffre d'affaires a reculé de 7 %, à 4,3 milliards de dollars. Du côté de Bombardier Transport, les revenus ont été de 2,16 milliards de dollars, en baisse de 10 %, ce que la société a attribué à une baisse de la production liée à certains contrats.

En excluant les éléments non récurrents, le profit ajusté s'est établi à 149 millions de dollars, ou 5 cents par action, soit 3 cents de plus que ce qui était anticipé par les analystes sondés par Thomson Reuters Eikon.

Cette performance trimestrielle a fait décoller l'action de l'entreprise à la Bourse de Toronto, où elle prenait 18,63 %, ou 38 cents, jeudi après-midi, pour se négocier à 2,42 $.

« L'entreprise garde le cap sur ses cibles en 2019 et 2020, a souligné l'analyste Fadi Chamoun, dans un rapport. Les investisseurs étaient prudents et les nous nous attendons à ce que ces résultats soient bien reçus. »

Bombardier est également sortie du rouge au terme de l'exercice 2018 en affichant un bénéfice net de 318 millions de dollars, ou 9 cents par action, par rapport à une perte nette de 525 millions, ou 24 cents par action, en 2017.

C'est la première fois depuis 2013 que la société termine l'année en dégageant un profit net.

Le chiffre d'affaires – qui doit être d'environ 20 milliards de dollars en 2020 – a progressé de 3 %, à 16,2 milliards de dollars.

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