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Montréal est sous le smog depuis quatre jours

 

Le Devoir

Marco Bélair-Cirino

Édition du vendredi 07 novembre 2008

 

Mots clés : Direction de santé publique, qualité de l'air, Smog, Climat, Montréal

 

La Direction de santé publique et le Réseau de surveillance de la qualité de l'air de Montréal ont constaté hier une nouvelle détérioration significative de la qualité de l'air. Les voyants lumineux des stations d'échantillonnage de la qualité de l'air dispersées aux quatre coins de l'île de Montréal avaient frénétiquement passé du vert au rouge plus tôt cette semaine.

 

Située au coeur du centre-ville, la station 61 affichait un indice de 154 microgrammes par mètre cube de particules polluantes à 17 h hier. Située à la croisée des autoroutes Décarie et Métropolitaine, la station 28 affichait pour sa part un indice de 128 microgrammes par mètre cube hier après-midi, soit 77 microgrammes de plus que la limite supérieure du niveau acceptable.

 

«De mémoire, ça fait longtemps qu'on n'a pas eu un indice de mauvaise qualité de l'air aussi élevé. [...] Des indices de qualité de l'air au-dessus de 100 pendant [près de quatre jours], c'est définitivement un épisode majeur», a indiqué le responsable du Réseau de surveillance de la qualité de l'air (RSQA) de la Ville de Montréal, Claude Gagnon.

 

«C'est sûr que c'est tributaire des conditions météo, surtout le fait qu'il n'y ait pas de vents. À ce moment-là, les polluants sont tous emprisonnés dans les basses couches de l'atmosphère», a ajouté le météorologue à Environnement Canada, René Héroux.

 

Dans la région de la Capitale Nationale, l'indice de qualité se situait hier après-midi à 53 microgrammes, alors qu'à Trois-Rivières il s'élevait à 66 microgrammes par mètre cube.

 

«Ça s'améliora pas, c'est sûr. Fort probablement que ça va empirer encore, parce que les concentrations de particules fines montent, a affirmé Claude Gagnon. Il n'y a presque pas de vent à Montréal. C'est très, très calme comme situation météorologique. Il n'y a aucune dispersion des polluants atmosphériques, et les particules s'accumulent.»

 

Le graphique du site Web du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs n'a pu rapporter la situation qui prévalait dans la région de Lanaudière, n'étant pas configuré pour illustrer des situations où il y a plus de 75 microgrammes de particules polluantes par mètre cube dans l'air, et a seulement indiqué que la qualité de l'air était «mauvaise».

 

Le responsable du RSQA se réjouit tout de même que la température clémente des derniers jours à Montréal ait freiné les ardeurs des Montréalais qui utilisent le bois comme combustible de chauffage.

 

L'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal recommande notamment aux personnes âgées et à celles qui souffrent d'asthme, de bronchite ou de problèmes cardiaques de restreindre leurs activités à l'extérieur et d'éviter de faire de l'exercice dehors lorsque la qualité de l'air est mauvaise.

 

http://www.ledevoir.com/2008/11/07/214609.html (7/11/2008 12H05)

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Cela confirme ce que je pensais...je me disait bien qu'il devait bien y avoir quelque chose qui clochait, toute la semaine au Collège Montmorency et encore aujour'dhui, j'ai pu constater qu'on ne pouvais même plus voir Montréal tellement le smog est intense...on dirait que la ville n'existe pas :eek:... C'est dégeulasse

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Smog: Québec et les villes doivent passer à l'action, dit l'AQLPA

 

Le Devoir

Louis-Gilles Francoeur

Édition du samedi 08 et du dimanche 09 novembre 2008

 

Mots clés : Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), smog, Climat, Québec (province)

 

Les programmes destinés à aviser la population de l'existence des épisodes de smog et de leurs dangers ont fait leur temps: il est temps que les grandes villes et le gouvernement québécois «mettent leurs culottes et passent à l'action pour commencer à réduire de façon tangible la gravité de ces épisodes».

 

C'est ce qu'affirmait hier au Devoir le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) en réaction aux quatre jours de smog d'affilée que connaît la métropole, alors qu'aucune des mesures en vigueur n'arrive actuellement à réduire l'ampleur du phénomène.

 

Même l'initiative la plus intéressante, adoptée par Laval -- offrir un accès au métro à 1 $ au lieu de 2,50 $ --, n'est en vigueur qu'en été parce que, selon la définition du smog d'Environnement Canada, le problème serait limité à cette saison, explique le porte-parole de l'AQLPA. Non seulement cette mesure devrait s'appliquer toute l'année, dit-il, mais elle devrait être étendue à l'ensemble du territoire métropolitain.

 

André Bélisle estime que cette mesure serait particulièrement efficace lorsque le smog est principalement attribuable à la circulation automobile locale, comme c'est le cas cette semaine.

 

«Cette fois, dit-il, on ne peut pas invoquer le fait que l'essentiel de notre smog -- plus de la moitié -- nous provient de l'Ontario et du Midwest américain. Il ne ventait pas et la pollution de l'air qui baignait la métropole provenait de son parc roulant. Et on ne peut pas dire non plus que c'était à cause des poêles à bois!»

 

Mais même quand le vent nous apporte un smog généré plus au sud, ajoute-t-il, il est difficile de demander à nos voisins d'en faire davantage car, «contrairement à eux, le Québec n'a pas réalisé la moitié de ses engagements du plan de gestion des oxydes d'azote et des composés organiques volatils de 1998, signé par les provinces canadiennes et plusieurs États américains».

 

Premièrement, explique André Bélisle, Québec doit appliquer sa loi qui rend obligatoire le convertisseur catalytique sur tous les véhicules. Cette vieille loi reste inappliquée, ce qui vaut présentement au Québec d'être poursuivi devant la commission environnementale de l'ALENA à la suite d'une plainte de l'AQLPA.

 

Deuxièmement, ajoute André Bélisle, Québec doit enfin accoucher d'un programme généralisé d'inspection des véhicules automobiles, comme nos voisins en ont institué, et dont l'absence au Québec lui vaut de servir de dépotoir roulant pour les «minounes interdites chez nos voisins». Enfin, le transport en commun gratuit ou à rabais en hiver comme en été en cas d'épisode de smog est un troisième moyen susceptible d'être mis en place rapidement, en prélude aux stratégies plus fermes auxquelles il faudra bien arriver un jour pour que les automobilistes cessent d'imposer cette pollution à toute la population.

 

Des exemples à l'étranger

 

Ailleurs dans le monde, on ferme ainsi des routes complètes ou des voies sur les autoroutes pour les réserver au covoiturage, ce qui existe en principe au Québec sur l'autoroute des Laurentides, mais ce que la police fait rarement respecter, sauf symboliquement, comme lors de la prétendue fermeture du centre-ville de Montréal un jour par année. Cette initiative très médiatisée n'a jamais empêché personne d'aller au bureau au automobile puisque le petit périmètre concerné est mis en place après les heures de pointe.

 

Des villes comme Mexico ont mis au point un système simple et radical: on interdit la présence sur la route des véhicules immatriculés pairs un jour et, le lendemain, c'est au tour des immatriculations impaires, ce qui force la moitié des automobilistes à faire du covoiturage ou à utiliser les transports en commun.

 

http://www.ledevoir.com/2008/11/08/214914.html (8/11/2008 8H46)

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  • 2 weeks later...

Le chauffage au bois banni

 

(Journal de Montréal) Louis-Mathieu Gagné

 

 

 

HAMPSTEAD | La municipalité de Hampstead a créé un précédent sur l'île cette semaine en bannissant les appareils de chauffage au bois. Et la Ville de Montréal n'exclut pas la mise en place de mesures similaires.

 

 

Hampstead, une ville défusionnée de l'île de Montréal, a adopté un règlement des plus sévères.

 

 

Il stipule qu'à l'avenir «personne ne peut installer un appareil de chauffage dans lequel du bois ou toute autre substance solide peut être brûlé et dégager dans l'air des produits de combustion».

 

 

«Le chauffage au bois pollue énormément. Il est en grande partie responsable des épisodes de smog qui sont de plus en plus fréquents et nuisent à la santé des Montréalais», explique William Steinberg, maire de Hampstead.

 

 

À la Ville de Montréal, on affirme travailler à une nouvelle réglementation. «On n'a pas encore pris de position. On attend certaines recommandations avant d'aller plus loin dans ce dossier», dit Bernard Larin, attaché de presse au cabinet du maire.

 

 

Les appareils qui sont visés à Hampstead par l'interdit en vigueur sont les poêles à combustion lente et les foyers encastrés. Les traditionnels foyers de pierre, bien que moins performants que les précédents, sont exclus du règlement.

 

 

Les personnes qui ont déjà ces installations devront se conformer au règlement d'ici sept ans en condamnant leur appareil.

 

 

M. Steinberg espère que ses concitoyens se conformeront sans protestation. Il les invite même à suivre son exemple. «J'ai moi-même un foyer, mais ça fait des années que je ne l'ai pas utilisé», dit-il.

 

 

Que pensent les citoyens de Hampstead de ce règlement, eux qui possèdent presque tous un appareil de chauffage au bois? «Il n'y a pas vraiment eu encore de réaction, mais personne ne peut être contre une mesure antipollution», croit-il.

 

 

Épisodes de smog

 

 

Les polluants relâchés dans l'air par la combustion du bois sont souvent pointés du doigt pour expliquer les épisodes de smog urbain. La région a d'ailleurs vécu cinq jours consécutifs de smog au début du mois de novembre.

 

 

Les foyers polluent l'air et peuvent nuire à la respiration des enfants, des aînés et des gens ayant des troubles respiratoires.

 

 

L'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique qualifie ce règlement de «pas dans la bonne direction».

 

 

«Il faut que ce genre d'initiative s'étende à l'ensemble de l'île, dit son vice-président Pierre Véronneau. C'est une question de santé publique.»

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Que Montreal devrait suivre rapidement et nous foutre la paie avec la paranoia anti-smog... ca leur enleverait une arme de moins contre leur guerre anti-auto.

 

9 heure de chauffage au bois = 1 an de conduite avec une auto.

 

Faites vos calculs.

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