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La cenne noire n'est plus nécessaire


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La cenne noire n'est plus nécessaire

 

12 juillet 2007 - 06h20

La Presse

Vincent Brousseau-Pouliot

 

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Un grand ménage s'impose, estime la Banque du Canada.

 

 

 

Il est grand temps de faire le ménage dans le portefeuille des Canadiens, croit la Banque du Canada.

 

Selon la banque centrale du pays, les «cennes noires» ne sont plus nécessaires car leur pouvoir d'achat est devenu trop faible.

 

Par contre, les Canadiens ont besoin de nouveaux billets de 200$ et de 500$, selon une étude de la Banque du Canada obtenue par La Presse Affaires grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

 

«Les gens se sont enrichis et il leur faut des billets de banque plus pratiques, dit François Dupuis, économiste en chef du Mouvement Desjardins. Avec le pouvoir d'achat des Canadiens qui augmente, c'est normal d'ajouter des billets vers le haut et d'enlever des pièces vers le bas.»

 

La Banque du Canada a retiré son billet de 1000$ en 2000 afin de lutter contre le blanchiment d'argent et le crime organisé. Le billet de 100$ est ainsi devenu le billet de banque dont la valeur est la plus élevée.

 

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La banque centrale du pays n'a imprimé des billets de 500$ qu'à une seule reprise au cours de son histoire, en 1935.

 

La pièce d'un cent, elle, a été introduite en 1908. Mais selon le Mouvement Desjardins, elle a fait son temps. En 2006, elle aurait coûté au moins 150 millions de dollars aux Canadiens.

 

«Elle ne vaut plus rien, dit François Dupuis. Les commerçants en demandent parce que la loi les oblige à en avoir. Quand ils les remettent aux consommateurs, ceux-ci les gardent chez eux. Ça crée une fausse demande car la Monnaie royale canadienne doit en produire d'autres.»

 

Sans la pièce d'un cent, les prix seraient arrondis aux cinq cents. Dans son étude, la Banque du Canada conclut que l'abolition de la pièce d'un cent ne stimulerait pas l'inflation.

 

«L'expérience dans d'autres pays a prouvé que l'abolition de la pièce d'un cent n'amène pas d'inflation, dit François Dupuis, du Mouvement Desjardins. Ça peut même être à l'avantage des consommateurs en raison de la concurrence dans le commerce au détail. Mais plusieurs personnes ont peur d'abolir la pièce d'un cent en raison de leurs liens sentimentaux avec cette pièce.»

 

En plus des changements proposés par la Banque du Canada, François Dupuis estime que le gouvernement fédéral devrait abolir la pièce de cinq cents et remplacer le billet de cinq dollars par une pièce de la même valeur.

 

«Les billets de 5$ circulent trop et ils reviennent rapidement à la Banque du Canada, dit-il. La durée de vie des pièces de monnaie est plus longue.»

 

Malgré les conclusions de la Banque du Canada, le gouvernement Harper n'a pas l'intention d'ajouter de nouveaux billets de banque ni d'abolir la pièce d'un cent.

 

«Nous n'avons pas de plan à cet effet», dit Chisholm Pothier, attaché de presse du ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty.

 

Les conservateurs et les libéraux veulent tous deux conserver la pièce d'un cent tandis que le Nouveau Parti démocratique étudie toujours la question.

 

Seul le Bloc québécois est en faveur de l'abolition de la pièce d'un cent. En 1999, le Bloc en avait même fait la demande à Paul Martin, alors ministre des Finances.

 

L'Australie, la Nouvelle-Zélande, la France, la Norvège et le Royaume-Uni ont déjà éliminé leur pièce d'un cent. La Nouvelle-Zélande a même éliminé sa pièce de cinq cents en juillet dernier.

 

Depuis 1989, le Congrès américain a étudié la possibilité d'abolir sa pièce d'un cent à quatre reprises, mais la pièce à l'effigie du président Abraham Lincoln est toujours en circulation aux États-Unis.

 

Les conclusions de la Banque du Canada, qui datent de 2005, ont été tirées du modèle économique D-Metro, qui détermine les pièces de monnaie et les billets de banque nécessaires dans un pays en se basant sur le revenu net de sa population.

 

La Banque n'a pas voulu commenter les conclusions de son étude, qui a aussi été obtenue par le Globe and Mail.

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