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Des concessionnaires ferment aux États-Unis... et à Montréal


ErickMontreal
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Des concessionnaires ferment aux États-Unis... et à Montréal

 

15 octobre 2008 - 06h27

La Presse

Laurier Cloutier

 

Le plus gros concessionnaire Chevrolet des États-Unis vient de fermer et à Montréal, des détaillants Chrysler font de même. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg, puisque d'autres fermetures sont à prévoir des deux côtés de la frontière l'hiver prochain.

 

Des experts n'écartent plus en effet un ménage chez les concessionnaires, aux États-Unis en particulier, dans la foulée de la crise financière et de la récession qui menacent l'économie et les ventes d'autos.

 

«L'association des concessionnaires des États-Unis s'attend à la fermeture de 500 à 700 de ses 20 000 membres d'ici la fin de 2008», souligne à La Presse Affaires Christian Navarre, professeur spécialisé de l'Université d'Ottawa.

 

«Jusqu'à 20% (soit 4000) des concessionnaires des États-Unis sont en difficulté», renchérit George Iny, président de l'Association de protection des automobilistes (APA). Ça ne débouche «pas toujours sur des faillites, mais sur des fermetures ou des fusions«, note-t-il. Selon Automotive News, septembre a été affreux et 2009 sera laid.

 

«On ne peut pas toutefois extrapoler ça au Canada... mais des rumeurs circulent sur Chrysler Canada depuis bien avant la crise financière«, déclare Christian Navarre.

 

Bill Heard Enterprises, leader des concessionnaires Chevrolet des États-Unis, a fermé à la fin du mois dernier. Le groupe d'une douzaine de concessions de Columbus, en Géorgie, invoque la baisse des ventes et la fin des locations. En affaires depuis 1919 et en dépit de ventes de 2,5 milliards US à son sommet, Bill Heard dit accuser des déficits mensuels depuis l'été 2007. (La Géorgie lui reproche aussi certaines pratiques commerciales.)

 

À Montréal, Concordia Auto Chrysler a déjà vidé ses locaux, boulevard Henri-Bourassa Est. Touchette Auto, Avenue Papineau, abandonnera de son côté sa concession Chrysler à la fin d'octobre, après 75 ans, mais continuera à vendre des véhicules d'occasion et à offrir du service. Jean Touchette explique que ce n'est plus payant et qu'il discute d'une fusion ou d'une vente.

Deux fermetures imminentes

Le président de la Corporation des concessionnaires du Québec, Jacques Béchard, s'attend à deux autres fermetures d'ici peu et à une «certaine rationalisation» par la suite. Les ventes ont augmenté en septembre de 1,7% au Canada, par rapport à 2007, dit-il, après avoir baissé de 2,3% en août dernier, par rapport au mois précédent, selon Statistique Canada. C'était avant la tempête financière.

 

Les «baisses sont dramatiques aux États-Unis», souligne Michel Rousseau, concessionnaire Sherbrooke Toyota et ex-président de la Corporation des concessionnaires du Québec. «Les concessionnaires canadiens ne font pas beaucoup de profits depuis des années», dit pour sa part George Iny, de l'APA.

 

Les 3000 concessionnaires du Canada, dont 840 au Québec, seront moins touchés parce qu'ils vendent moins de gros véhicules énergivores et souffrent moins de la fin de la location, souligne Christian Navarre. Le ménage sera plus sélectif et ordonné au Canada, selon lui.

 

Par contre, le constructeur Chrysler n'est pas très fort au Québec parce qu'il a peu de petites voitures à offrir, dit-il. Plusieurs s'interrogent sur l'avenir de Chrysler au Canada et même sur son démantèlement, avec la crise aux États-Unis. «Il y a trop de concessionnaires Chrysler à Montréal», fait valoir un directeur.

 

À capital fermé, Chrysler perdrait toujours de l'argent, croient des experts comme Christian Navarre. Son propriétaire, Cerberus, négocie avec GM et Renault-Nissan. Le constructeur pourrait vendre ses marques Jeep et Dodge, son leadership avec les Caravan, son savoir-faire et ses usines.

 

Des détaillants Chrysler sont plus fragiles depuis cinq ou six ans, selon George Iny.

 

«Il faut surveiller des concessionnaires moins rentables qui seraient touchés éventuellement par une baisse importante des ventes en 2009, sans avoir beaucoup de souplesse pour réagir», dit-il.

 

Les concessionnaires de GM Canada sont plus solides parce que le constructeur travaille en partenariat avec eux, déclare Jean-Claude Gravel, président de Gravel Auto. Certains GM ferment, mais souvent après des offres alléchantes pour leurs terrains, avance-t-il.

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