Recommended Posts

Publié le 25 septembre 2008 à 08h15 | Mis à jour le 25 septembre 2008 à 08h18

La Fondation David Suzuki s'implante à Montréal

François Cardinal

La Presse

 

Curieusement absente du Québec depuis sa naissance il y a déjà 18 ans, la Fondation David Suzuki annoncera aujourd'hui qu'elle comble cette lacune en inaugurant sa toute première antenne locale, a appris La Presse.

 

Bien que l'organisation ait crû à un rythme impressionnant au cours des années grâce à la notoriété de son fondateur, le scientifique David Suzuki, il aura fallu qu'un tout nouveau dirigeant francophile en prenne la barre pour que le Québec se retrouve soudainement dans l'écran radar.

 

Nommé au début de l'année, Peter Robinson a en effet placé tout en haut de ses priorités l'implantation de son organisme dans la province. Il a en quelque sorte appliqué la même recette éprouvée lors de son passage à la direction de Mountain Equipment Coop, qui compte grâce à lui deux magasins dans la région (un troisième s'ajoutera bientôt).

 

«C'était une priorité d'avoir une présence formelle au Québec. D'abord parce que l'environnement est au sommet des préoccupations des Québécois. Ensuite parce que la Fondation ne peut se dire nationale tant qu'elle n'est pas implantée au Québec», a-t-il indiqué lors d'une entrevue qui s'est déroulée uniquement en français.

 

Le directeur du bureau québécois est Karel Mayrand, un environnementaliste bien connu qui était jusqu'à récemment directeur d'Unisféra, un centre d'expertise sur le développement durable, et de Planétair, un programme de crédits de compensation de carbone.

 

M. Mayrand aura un titre différent de celui des autres directeurs provinciaux de la Fondation, qui ont leur bureau à Vancouver, au quartier général de l'organisation. Il aura ainsi une plus grande marge de manoeuvre pour implanter des programmes propres au Québec, par exemple, ou mettre sur pied un site internet complètement distinct.

 

«Nous avons adopté le modèle de Mountain Equipment Coop, qui fait sa force au Québec», précise le nouveau directeur.

 

Pourquoi un nouveau groupe au Québec alors que la province en compte déjà beaucoup? «Car chacun a sa spécificité, précise Karel Mayrand. On veut ajouter plus de poids scientifique, faire le lien entre l'environnement, la science et l'éducation. On veut aussi ajouter des ressources en recherche, en communication et en diffusion des solutions.»

 

«Il ne faut pas oublier que les groupes ne sont pas en concurrence, mais bien en partenariat», a renchéri Peter Robinson.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Restore formatting

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

  • Similar Content

    • By FrancSoisD
      www.journaldemontreal.com/2018/12/11/un-investissement-de-100m-pour-ivanhoe-cambridge-et-claridge
       
    • By Nameless_1
      Le réseau routier croule plus vite qu'on ne peut le réparer
       
      Pont fermé sur l'autoroute 20, à Saint-Hyacinthe.
      PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
      BRUNO BISSON
      La Presse   Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET) ne parviendra pas à freiner la détérioration des ponts, des structures et des chaussées de son réseau routier dans les prochaines années, même s'il réalise tous les chantiers prévus jusqu'en 2020, qui totalisent près de 5 milliards.
      Dans un avis transmis au sous-ministre des Transports Marc Lacroix, au début de cette année, un comité formé de trois experts indépendants brosse un portrait préoccupant de la capacité financière et opérationnelle du Ministère à atteindre les cibles fixées pour améliorer l'état de ses ponts et de ses chaussées.
      Ces trois experts étaient appelés à fournir un avis sur la programmation 2018-2020 des travaux routiers du MTMDET, annoncée en mars dernier. Cette programmation prévoit des investissements de 4,8 milliards pour financer la construction ou la réfection de 674 ponts sur le réseau routier supérieur, 263 ponts sur les réseaux municipaux (un total de plus de 2000 chantiers).
      Se réjouissant de l'augmentation prévue du niveau d'activité par rapport à l'exercice précédent, le comité conclut toutefois que «même si tous les travaux programmés étaient pleinement réalisés, le résultat ne permettrait pas d'atteindre les cibles du plan stratégique 2017-2020 à l'égard du pourcentage des structures et des chaussées en bon état. En fait, il y aura une détérioration au cours des prochaines années, selon les prévisions du Ministère».
       
      Des progrès compromis
      Ce comité est formé par Jean Bédard, professeur de comptabilité et gouvernance des sociétés à l'Université Laval, Jacques Girard, ingénieur et expert en travaux routiers et en normalisation, et Louis Lévesque, ancien sous-ministre de Transport et Infrastructure Canada. C'est la deuxième fois que ces experts sont appelés à se pencher sur les travaux du MTMDET.
      «Le volume des travaux réalisés dans les deux dernières années est insuffisant pour maintenir les progrès observés au cours de la dernière décennie au chapitre de l'état des structures et du réseau routier.» - Extrait de l'avis sur la programmation 2018-2020 des travaux routiers du MTMDET
      Ces progrès ont été permis par l'injection de dizaines de milliards de dollars dans un vaste plan de redressement du réseau routier lancé il y a 10 ans «en réponse à l'effondrement du viaduc de la Concorde» à Laval en 2006. L'effondrement avait fait cinq morts et six blessés graves et avait mis en lumière la vulnérabilité d'un réseau routier ayant souffert d'un manque d'entretien flagrant durant des années.
      Les améliorations obtenues au terme de ces investissements colossaux sont toutefois fragiles, disent les experts, comme en témoignent les difficultés rencontrées par le Ministère l'an dernier. Les inondations du printemps 2017 et le conflit de travail dans l'industrie de la construction ont ralenti les chantiers du MTMDET. Ces problèmes étaient largement hors de son contrôle, mais le ralentissement qu'ils ont provoqué ne peut pas être rattrapé.
      «Cette réduction des travaux réalisés en 2017 aura un impact négatif permanent sur l'état du réseau, expliquent-ils, puisque les travaux effectués en 2018, qui auraient dû être effectués en 2017, retarderont d'autres travaux à 2019, et ainsi de suite.»
      Manque de compétence et de main-d'oeuvre
      Pour assurer la réalisation d'un volume de travaux suffisant pour améliorer l'état des ponts et chaussées du Québec, les experts plaident pour «une augmentation de la capacité opérationnelle et des ressources financières du Ministère», tout en identifiant une de ses principales faiblesses : «des carences au niveau des ressources humaines, en nombre ou en compétence, ont un impact important sur la capacité à préparer des projets».
      Le Ministère a de la difficulté à recruter et à retenir sa main-d'oeuvre, particulièrement en région, affirment-ils. Et lorsqu'il arrive à convaincre des professionnels compétents d'y travailler, ceux-ci «se voient convoiter par plusieurs employeurs, dont de grandes sociétés privées offrant des conditions très avantageuses».
      Appelé à commenter cet avis du comité d'experts indépendants, le Ministère, qui est actuellement sans ministre à la suite des élections de lundi dernier, n'a pas répondu hier à l'invitation de La Presse.
      https://www.lapresse.ca/actualites/201810/04/01-5199139-le-reseau-routier-croule-plus-vite-quon-ne-peut-le-reparer.php
       
    • By alihoufani
      Salut à tous, je me demandais s'il y'avais un équivalent d'Info Travaux de la ville de Montréal pour les travaux actuels et futurs du Ministère des Transports?
    • By vivreenrégion
      Lien rapide entre Montréal et Québec
      Discussion sur le projet d'un train rapide Montréal-Québec.
      Actualités:
    • By Marc.PMR
      http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2016/09/06/002-projet-train-passagers-montreal-bromont-sherbrooke-etude.shtml
       
      Ce n'est pas la nouvelle la plus récente, mais je m'étonne qu'elle n'ait pas été reprise et commentée sur ce site.
       
      Avec la collaboration d'une société comme Kéolis ou Transdev (opérateurs de trains pour passagers en Europe et toutes deux bien présentes au Québec), j'aimerais croire que l'exploitation d'un tel service est au moins envisageable. Un train régional entre Montréal et Sherbrooke desservirait un bassin de population non négligeable et offrirait une option de transport pratique aux amateurs de sports d'hiver