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La Presse Le mardi 01 mai 2007

 

Non, ce n'est pas une impression. Il y a beaucoup de graffitis à Montréal. En fait, la métropole québécoise est devenue un royaume pour les graffiteurs et les taggeurs. Elle surpasse même New York. Alors que le beau temps marque le retour des graffiteurs, réflexion sur ce moyen d'expression perçu comme une véritable tare par une majorité de citoyens.

 

Depuis quelques jours, les graffiteurs ont repris du service. Les murs de la ville sont «enrichis» de nouveaux tags. Tout cela au grand dam des autorités et de nombreux Montréalais.

 

«Montréal est maintenant une ville reconnue pour ses graffitis, dit le cinéaste Pablo Aravena. Elle côtoie Berlin et São Paulo.» Celui qui donne ce nouveau titre à la métropole québécoise a visité 10 grandes villes pour réaliser Next : À Primer on Urban Painting, un documentaire sur le phénomène des graffitis.

 

«Les jeunes ont besoin d'un espace pour s'exprimer, reprend-il. S'ils ne l'ont pas, ils s'arrangent pour le trouver. Cette recherche de l'espace public est intimement liée à la démarche du taggeur.»

 

À la lumière de ces propos, difficile de voir comment les autorités arriveront un jour à freiner la multiplication des graffitis, considérés par plusieurs comme une véritable pollution visuelle. Pourtant, la Ville de Montréal ne lâche pas prise. L'an dernier, l'enlèvement des graffitis a coûté pas moins de 10 millions de dollars.

 

«À elle seule, la Ville a dépensé 6,5 millions de dollars pour nettoyer les propriétés publiques, explique Marcel Tremblay, responsable de la propreté au Comité exécutif de la Ville de Montréal. Le reste est assumé par le secteur public. Ça représente 140 000 mètres carrés, c'est-à-dire l'équivalent de 26 terrains de football. C'est scandaleux», ajoute-t-il, visiblement ulcéré par cette situation.

 

Marcel Tremblay n'en démord pas, les graffitis ne doivent pas être tolérés. «On n'est plus capables de contrôler les choses, dit-il. On est en train de détruire les équipements. On a un sérieux problème. Et quelle est la solution? Je ne sais plus.»

 

Selon Pablo Aravena, les efforts de la Ville ne servent à rien. «Il y a un climat répressif très fort ici, mais il est inutile. Tout le monde donne l'exemple de New York et du maire Rudolph Giuliani pour parler d'un cas de réussite. Mais à New York, il y avait des escouades anti-graffitis. Ils sont allés très loin.»

 

Le courant ne passe plus entre la Ville de Montréal et les adeptes du graffiti. Les tentatives des élus pour se rapprocher des jeunes graffiteurs ne semblent pas porter leurs fruits. «M. Tremblay ne connaît rien là-dedans, dit Sterling Downey, l'un des responsables de l'événement Under Pressure, qui rassemble chaque année à Montréal des centaines de graffiteurs. Il va chercher son information sur l'Internet.»

 

Sous la pression des citoyens qui souhaitent voir les graffitis disparaître du décor urbain, les élus se font plus sévères. «Un responsable de la Ville m'a téléphoné pour me dire que le nettoyage des graffitis sur le site de notre événement avait coûté l'an dernier 10 000 $, raconte Sterling Downey. Je lui ai demandé de me dire combien coûtait l'opération de nettoyage après le Festival de jazz de Montréal.»

 

Sterling Downey reconnaît que pendant quelques années, la Ville a démontré une certaine volonté à vouloir comprendre la démarche des graffiteurs. Mais ce dialogue n'existe plus. «Pour la Ville, comprendre veut dire être de notre bord. Donc, ils ont remplacé quelqu'un qui était ouvert à notre démarche pour le remplacer par un fonctionnaire qui ne comprend rien aux graffitis.»

 

«Je suis d'accord pour qu'on donne aux gens des moyens pour s'exprimer, réplique Marcel Tremblay, mais pas sur les propriétés privées. C'est du vandalisme, un point c'est tout.»

 

Parmi les nombreuses mesures proposées par la Ville pour combattre les graffitis, il y a celle de contrôler la vente de peintures en aérosol dans les magasins. Cette idée, empruntée à la Ville de Chicago, qui a adopté un règlement dans ce sens, a été mise en veilleuse l'automne dernier.

 

En attendant, la présence des graffitis à Montréal continue d'enrager une majorité de citoyens. «Ceux qui disent que c'est beau n'en n'ont jamais eu chez eux», dit Philippe Raymond, un propriétaire du Plateau.

 

Quatre fois l'été dernier, ce résidant a dû faire nettoyer sa propriété pour la débarrasser de graffitis indésirables. «Chaque fois, j'ai été insulté, dit-il. C'est une agression visuelle. Le problème, c'est que tu as beau nettoyer ta maison, les autres propriétaires endurent les leurs. Donc, ça encourage les graffiteurs à revenir.»

 

Même découragé, Marcel Tremblay ne baisse pas les bras. Selon lui, il faut que la Ville exerce un partage de répression et d'éducation. «Il faudrait que les parents des graffiteurs pris en défaut payent les frais de nettoyage, dit-il. Quant aux graffiteurs, quelques heures de travaux communautaires ne leur feraient pas de tort.»

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Oui en effet il ya certains grafftis qui sont beau ,il ya méme des commercants qui amenent ces artistes et les invitent pour qu ils leur fassent des graffitus sur leur commerces pour que ca se soit un décord ou pour que ca se soit comme une graffitus sous forme de publicité ,mais il y on a aussi qui subit ca sur leur commerce sans auqu une autorisation ,il y ona parfois des graffitis sous forme de signe d un gang de rue qu on comprend rien et ca sert a rien pour nous a part gacher le décord ,et en plus de ca ils le fonts partout , sur le métro que sa soit la station ou le vagon .

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La Presse Le mercredi 02 mai 2007

 

Transports Québec ne réserve que des miettes pour effacer les graffitis sur ses structures montréalaises. Le Ministère octroie 20 000 $ par année, soit 20 fois moins que la somme consacrée par l'arrondissement de Ville-Marie pour enrayer le fléau.

 

«On ne fait pas grand-chose pour effacer les graffitis, admet Maria Sotériadès, de la direction des communications de Transports Québec. C'est trop coûteux. Sauf s'il s'agit de blasphème religieux. Dans ces cas-là, on agit très vite.»

 

La responsable des communications explique que le Ministère préfère peinturer par-dessus les graffitis afin de ne pas abîmer ses structures. Elle ajoute que le Ministère suit la tendance qui consiste à planter des herbes grimpantes le long des murs, ce qui complique le travail des graffiteurs.

 

«Nous avons des priorités, dit Mme Sotériadès. Il faut choisir entre les graffitis et boucher les trous. Mais il faut également mentionner que nous consacrons 1 million de dollars par année, juste à Montréal, à la propreté de notre réseau.»

 

Graffitis coûteux

 

Un graffiti coûte cher à effacer. «Entre 7 et 15 $ le mètre carré, et il faut compter entre 5 et 30 minutes pour l'opération», affirme Benoît Jobin, propriétaire de la compagnie Avnet, qui détient depuis 1999 le contrat d'enlever les graffitis au centre-ville. Une vingtaine d'employés de son entreprise sont affectés à l'opération.

Dans Ville-Marie, 33 000 mètres carrés de graffitis, c'est-à-dire presque deux fois la façade d'Hydro-Québec, ont été enlevés l'an dernier. Afin d'y parvenir, l'arrondissement travaille de concert avec les sociétés de développement, qui bénéficient d'une subvention à l'intérieur du budget de 400 000 $.

 

André Poulin, dirigeant de Destination Centre-Ville, explique qu'une personne sillonne les rues à pied ou à vélo pour identifier les graffitis. Elle se charge ensuite d'obtenir le consentement écrit du propriétaire avant de dépêcher les «dégraffiteurs» sur les lieux.

 

«Les graffitis ne constituent pas de l'art pour les petits commerçants, explique M. Poulin. C'est un fléau qui coûte cher. Nous essayons de les enlever aussitôt qu'ils réapparaissent afin de décourager les graffiteurs à l'usure.»

 

À Longueuil, les élus ont favorisé une tout autre approche, en 2005, en lançant l'opération «Attention, les murs ont des yeux».

 

La première année, une centaine de personnes ont appelé une ligne téléphonique pour dénoncer des graffitis. Le nombre d'appels est passé à 20, en 2006. Tant et si bien que le budget consacré aux opérations d'enlèvement, qui était de 20 0000 $ en 2005, se chiffre maintenant à 40 000 $. «L'opération a fonctionné», assure François Larramée, directeur des communications à Longueuil.

 

Les cibles préférées des graffiteurs

 

1- Commerces et écoles

2- Boîtes de Postes Canada

3- Boîtiers de commandes des feux de circulation

4- Distributrices de journaux

5- Cabines téléphoniques

6- Plaques de rue

7- Boîtiers d'Hydro-Québec

8- Parcomètres

9- Lampadaires

10- Bornes d'incendie

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  • 2 months later...

Mardi 17 Juillet 2007 Le phénomène des graffitis prend de plus en plus d'ampleur. Les taggueurs laissent leur signature autant sur les édifices publics que les bâtiments privés voire même les portes de garage d'édifices à logements. Cette sorte de vandalisme coûte très cher à la Ville et aux propriétaires. Voilà que les instances municipales sont aux prises avec un autre problème soit la prolifération des graffitis et des scratchitis sur les wagons de métro et les autobus de la Société de transport de Montréal.

 

Le nettoyage de ces symboles vaporisés sur le matériel roulant de la STM et ses bâtiments coûte près de 6,5 millions $ par année à la Ville. Presque toutes les stations de métro ont été la cible des tagueurs. Les murs et les fenêtres de plusieurs stations sont marqués à jamais.

 

Si le phénomène des graffitis semble être hors du contrôle des autorités, celui du scratchiti cause des maux de tête. Cette forme de graffiti est faite avec une clé ou encore un couteau et devient quasi impossible à nettoyer ou à réparer. Dans plusieurs cas, il faut carrément remplacer la vitre ou la porte. Pour changer une vitre abîmée, le prix de la facture peut facilement s'élever à près de 1400 $. Chaque jour, les employés d'entretien remplacent cinq ou six vitres. Devant la gravité du problème, la STM a triplé le nombre du personnel affecté à cette tâche.

 

L'arrondissement Ville-Marie prend les grands moyens pour mettre un terme à cette vague de vandalisme en augmentant les amendes. Un tagueur qui sera pris en défaut devra débourser 2000 $, au lieu de 500 $.

 

STL

 

De l'autre côté de la Rivière-des- Prairies, la Société de transport de Laval est aux prises avec la même problématique. Afin de prendre les fautifs sur le fait, des caméras de surveillance seront installées à bord de chaque autobus.

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  • 2 weeks later...

c'est rendu ridicule...ils détruisent même la propiété privée...j'en ai pogné un justement mercredi en allant travailler...il était monter sur un banc et faissait des graffitis partout sur l'abribus.....j'étais peut être à 200m ,je commencais a sortir mes clefs pour lui foutre une volée quand le bus est arriver, il est embarquer et est parti....en chemin vers le bureau je regardait pour voir si une voiture de police passait pour qu'il rattrape le bus...mais rien....

 

c'est enrageant, ils détruisent tout..

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Le graffiti est dans un sens de l'art, qui prend de l'espace oui, mais reste de l'art. Je crois que la meilleur solution serait de faire des pants de murs réservé a cela. Les auteurs de ces dessins et autres tags veulent une reconnaissance publique, c'est pourquoi je crois que les stations de metro et les abris-bus serait les meilleurs encdroit pour installer ces infrastructures.

 

Je parle de murs fait spécialement a cet effet, pas simplement mettre sur la vitre "Graffiti Permis" mais de murs opaques. Si éventuellement on considèrerait un motif comme exceptionnel on pourait le protéger avec un élément de matière plastique.

 

Voila

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