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Gratte-ciel : Londres tombe de haut

Des dizaines d'immeubles doivent, dans les années à venir, tutoyer le ciel londonien. Crise financière oblige, ces projets sont revus à la baisse, voire menacés d'abandon, explique The Independent on Sunday.

 

Dessin de Falco, Cuba

©[email protected]

 

Les projets de construction de tours qui devaient transfigurer la capitale britannique tombent à l'eau les uns après les autres. Etranglement du crédit, récession et arguments politiques forcent en effet les promoteurs à faire marche arrière.

 

Au mois d'août, la société British Land a annoncé que la tour de 224 mètres qu'elle comptait bâtir dans Leadenhall Street – surnommée "Cheesegrater" [râpe à fromage] en raison de sa forme – pourrait ne jamais voir le jour, bien que le bâtiment qu'elle doit remplacer soit en cours de démolition. Ailleurs dans la capitale, le projet de gratte-ciel de 600 millions de livres [755 millions d'euros] est gelé depuis que la banque d'investissement JP Morgan a déclaré qu'elle ne s'y installerait finalement pas. Elle menait pourtant des négociations exclusives depuis le mois de mai de l'année passée. Même si les promoteurs peuvent lever les fonds nécessaires à la construction de ces bâtiments, l'étranglement du crédit pèse sur les banques susceptibles de les occuper. Les établissements financiers réduisent leurs coûts et ont plutôt tendance à se séparer de leurs locaux qu'à en acquérir de nouveaux.

 

Outre la morosité économique, le renouvellement du paysage politique n'est pas propice à l'apparition de tels projets immobiliers. Ken Livingstone, l'ancien maire de Londres, s'impliquait activement dans leur élaboration, mais depuis que Boris Johnson l'a remplacé à la mairie, l'ambiance est tout autre. Johnson, qui a le pouvoir d'interdire la construction d'un bâtiment avant que celui-ci ne reçoive un permis de construire, a été élu en mai en promettant de s'opposer aux projets qui boucheraient la vue sur les sites historiques de la capitale.

 

Les tours de bureaux censées pousser aux quatre coins de Londres ont été affublées de sobriquets pour le moins exotiques. La tour de 55 000 mètres carrés, dont le sort dépend encore de la décision que prendra la société British Securities au printemps prochain, a été surnommée "Walkie Talkie" du fait de sa forme. Si elle est construite, elle se trouvera à proximité du Cheesegrater et du Gherkin [cornichon ; ouvert en avril 2004, ce building de 180 mètres a été construit par Norman Foster pour la Swiss Reinsurance Company]. Ces surnoms traduisent la volonté de rendre ces gratte-ciel plus séduisants. Peu importe que ces constructions hors normes soient controversées, leurs occupants attachent avant tout de l'importance à leur envergure et à leur prestige.

 

Cela étant, les critiques ne manquent pas. Certains détracteurs affirment que ces édifices ne seraient que l'expression d'ego démesurés. Leurs formes, qui défient les lois de la gravité, relèvent selon eux davantage du désir d'innovation technique que du souci du bien-être de leurs occupants. Boris Johnson souhaite que les projets monumentaux reflètent plus les besoins des Londoniens que les caprices de leurs architectes. Et aussi sympathiques que soient leurs surnoms, ils risquent de se transformer en véritables gouffres financiers.

 

Ils arrivent sur le marché précisément au moment où la demande s'essouffle. Les locations se sont en effet effondrées de 50 % entre le premier et le deuxième trimestre 2008. Aucune demande de location n'excède 3 600 mètres carrés, mais certains projets en cours font dix fois cette superficie. Quatorze de ces édifices dépassent 9 000 mètres carrés, cinq atteignent même deux fois cette surface, créant un risque de suroffre qui aggravera encore la baisse des locations. Déblayer un espace pour y construire un Cheesegrater ou un Walkie Talkie coûte cher, le laisser ensuite à l'abandon encore plus. Mais, comparé aux coûts d'un gratte-ciel inoccupé, renoncer suffisamment tôt à un chantier est une sage décision. Un parc immobilier de luxe ne trouvant pas preneur souffre vite d'une mauvaise réputation et sa location devient difficile.

 

Après avoir passé des années dans une ville envahie par les grues, les Londoniens s'apprêtent à vivre au milieu des annonces de location. Mettre un terme à cette éruption de gratte-ciel tous azimuts diminuera les surfaces immobilières libres et permettra d'accélérer le rééquilibrage de l'offre et de la demande.

 

________

REPÈRES

Quelques projets de gratte-ciel londoniens controversés

 

 

• The Shard of Glass [Tesson de verre]. L'investisseur Stellar Property espère que cette tour culminera à 300 mètres de haut dès 2012. Elle deviendrait alors la plus haute d'Europe.

 

 

• Le Pinnacle [sommet]. Depuis l'acquisition du terrain par Arab Investments en 2007, le déblaiement est retardé par des conflits d'intérêts. Le building de 286 mètres était initialement prévu pour 2012.

 

 

• Le Cheesegrater [Râpe à fromage]. La construction de cette tour de 47 étages [224 mètres] ne débutera que si un locataire manifeste son intérêt.

 

 

• L'ouverture du Walkie Talkie pour 2011 est également controversée. Même si l'architecte, Rafael Vinoly, a prévu de réduire sa taille de 36 mètres, la construction de la tour de 160 mètres dépendra également de la demande.

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  • 6 months later...

Published on 16-03-2009 by Skyscrapernews.com

 

 

Life in London carries on regardless but today something important happened that most of the capital's residents will be unaware of until they see it emerging on the skyline - the official start of construction of the Shard.

 

46TheShard_pic1.jpg

 

40% of the Shard is already let to Transport For London, and no matter what the economy is doing, a prestigious building like this is bound to be a draw. Despite the gloom and doom, things are currently looking pretty good for foreign investors eager to build skyscrapers in London as evidenced by both the Shard and Pinnacle.

 

For example, the pound has fallen in value from about 7.3 to 5.5 Qatari Rial since the beginning of the year making it cheaper for the investors in the scheme.

 

 

46TheShard_pic5.jpg

 

The top-spec grade A office rents in central London may have fallen a peak from £58.50 per square metre in 2008 to £47.50 today, but when viewed in the context of the current currency changes where the Shard's Qatari investors can get almost a quarter more for their money, this means the tower could actually be more profitable than at the peak of the office London market as their costs have fallen faster than expected revenue.

 

46TheShard_pic4.jpg

 

In addition, near zero percent interest rates allows the owner to discount for future income forcing up the value of the scheme and the on going recession has increased unemployment depressing wages in the construction sector and falling demand has reduced the cost of commodities such as steel which are vital materials for the Shard.

 

Indeed, the Shard uses so much steel, some 12,000 tonnes in all, there will be more used for the structure of the building than the entire 2012 Olympic site. The size of the project is such that the total £2 billion worth of expected contracts for London Bridge Quarter of which the Shard is a leading part, are worth as much as the total amount of non-residential contracts that went through the construction industry in the first quarter of 2009.

 

46TheShard_pic10.jpg

 

Once completed in the first half of 2012, the building will be comfortably the tallest in Western Europe at almost 310 metres high with a mixture of office space, a luxury hotel occupied by Shangri La and the highest apartments in London, some of which take up two whole floors each.

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