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La Presse

Le mercredi 25 avril 2007

Québec

 

Le Québec a accueilli 44 686 immigrants en 2006, 1314 de moins que ce qu'avait prévu le gouvernement Charest. Cela s'explique en grande partie par le fait qu'Ottawa n'arrive pas à traiter toutes les demandes, estiment le ministre québécois de l'Immigration et des groupes au service des immigrants.

 

Selon la planification triennale de l'immigration 2005-2007, le gouvernement Charest s'était donné comme objectif d'accueillir 46 000 immigrants en 2006. Il en a accueilli 3 % de moins. En 2005, il souhaitait que 44 400 immigrants s'installent au Québec. Mais ce sont 43 312 personnes qui ont immigré, 1088 de moins que prévu.

 

Si les objectifs n'ont pas été atteints, «c'est parce que le fédéral n'a pas émis tous les visas nécessaires», a expliqué hier le porte-parole du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, Claude Fradette.

 

«Le nombre de visas délivrés à l'étranger par Ottawa n'a pas suivi la même progression que les certificats de sélection que nous avons émis», a-t-il ajouté, soulignant un «manque de ressources» dans l'appareil fédéral.

 

Québec délivre les certificats de sélection aux immigrants, puis Ottawa leur accorde un visa à la suite d'un examen médical et d'une enquête de sécurité.

 

Le ministère de l'Immigration se défend de condamner Ottawa. «On ne monte pas sur nos grands chevaux. On a eu des discussions avec nos homologues fédéraux pour voir comment les choses pourraient s'arranger en 2007. Ils vont apporter des ajustements», a dit Claude Fradette. Le gouvernement Charest a un objectif encore plus ambitieux pour l'année 2007. Il souhaite accueillir 48 000 immigrants.

 

Ottawa, qui accumule les demandes d'immigration, tarde à traiter les dossiers provenant du Québec, confirme le directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, Stéphane Reichold. Selon lui, «c'est un gros facteur» qui explique les difficultés que connaît le Québec à atteindre ses objectifs.

 

Mais le gouvernement québécois a lui aussi une part de responsabilité dans ses échecs. Stéphane Reichold déplore le manque de ressources investies dans la sélection des immigrants.

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La Presse

Le mercredi 25 avril 2007

Ottawa

 

Le Canada est très populaire auprès des immigrants. Tellement qu'on se bouscule au portillon : certains des 800 000 demandeurs actuels de partout dans le monde qui rêvent de s'y installer risquent d'attendre jusqu'à des années avant que leur dossier soit traité. Et la queue s'allonge. Bien des drames humains, bien des espoirs déçus. Et un cauchemar administratif pour le gouvernement fédéral, qui n'avait pas prévu le coup.

 

Les demandes accumulées d'immigration pour le Canada visent actuellement près de 800 000 personnes, un chiffre record qui n'est pas sans causer de violents maux de tête au gouvernement fédéral.

 

Cet embouteillage de demandeurs, toutes catégories confondues, démontre une fois de plus que le Canada est une destination de choix pour les immigrants. Mais il souligne du même coup le cauchemar administratif qu'une telle popularité engendre. En 2007, selon le plan d'immigration du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, le Canada compte accepter entre 240 000 et 265 000 nouveaux résidents permanents. En 2006, quelque 255 000 personnes ont été admises alors qu'en 2005 - une année inhabituelle - Ottawa a ouvert ses portes à 262 236 nouveaux résidents permanents.

 

Selon des notes d'information préparées à l'intention du ministre de l'Immigration, et obtenues par La Presse en vertu de la Loi d'accès à l'information, le gouvernement fédéral reconnaît qu'il fait face à une situation qui dépasse de beaucoup "sa capacité opérationnelle". En d'autres mots, il n'avait pas prévu le coup.

 

"Si rien n'est fait pour combler les retards, si l'on continue à oeuvrer de la même façon qu'on le fait actuellement, soutient Meili Faille, porte-parole du Bloc québécois en matière d'immigration, l'accumulation des demandes va continuer de croître d'année en année."

 

Le système d'immigration universel du Canada, c'est-à-dire un système ouvert à tous, peu importe le pays de résidence, un système qui traite toutes les demandes reçues, aurait-il du plomb dans l'aile?

 

Au début des années 2000, le niveau d'immigration global était fixé entre 200 000 et 225 000 nouveaux arrivants. Ottawa décida à cette époque de privilégier certaines catégories d'immigrants, notamment les travailleurs qualifiés. Or, dans cette seule catégorie en 2000 et 2001, 291 000 demandes ont été reçues, beaucoup plus que prévu. Au cours des cinq dernières années, le nombre de demandes est également monté en flèche dans la catégorie des parents et des grands-parents parrainés (souvent liés aux travailleurs qualifiés), dans celle des personnes protégées au Canada ainsi que dans celle des réfugiés parrainés par le secteur privé.

 

Et ça continue. Depuis le 5 janvier 2007, les demandeurs de la catégorie des travailleurs qualifiés - la plus importante - sont plus de 500 000, ceux de la catégorie des parents et des grands-parents sont plus de 100 000. Dans cette dernière catégorie, révèlent les documents ministériels, l'inventaire représente cinq fois le nombre de demandeurs prévu par Immigration Canada.

 

La Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés prévoit que les demandes d'immigration soient soumises dans l'un des 47 bureaux d'immigration du Canada à l'extérieur du pays. Le volume des demandes est tel dans ces bureaux qu'elles atteignent près des 700 000, selon les données de janvier dernier. Certains bureaux se distinguent également par une affluence spectaculaire, ce qui est le cas de celui de New Delhi où la liste d'attente pour les travailleurs qualifiés est de 130 078 personnes. Or, comme Immigration Canada s'est fixé une cible de 22 380 visas pour cette catégorie à New Delhi pour l'année 2007, selon des documents obtenus par La Presse, il faudra au moins cinq ans pour que toutes ces demandes soient traitées. Pour les nouveaux demandeurs qui s'ajoutent tous les jours à la liste, autant dire que leurs applications sont renvoyées aux calendes grecques.

 

Quant aux demandes soumises à l'intérieur du pays (des cas d'exception), elles se chiffrent quand même à l'heure actuelle à près de 80 000. Au train où vont les choses, il n'est pas irréaliste d'affirmer que les demandeurs de résidence dépasseront bientôt le million.

 

Le gouvernement fédéral tente chaque année de réorganiser ses ressources et son personnel dans ses missions à l'étranger afin de faire face aux embouteillages dans ses services d'immigration. En Inde, par exemple, les agents d'immigration sont passés de 98 à 171 en 2006. En Chine (incluant Hong Kong), le personnel est passé de 138 agents à 190 la même année. De plus, le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration met au point en ce moment une stratégie pour réduire le nombre de demandes accumulées et abréger les longues périodes d'attente. Mais, reconnaît Ottawa dans un document d'information destiné à l'ancien ministre de l'Immigration Monte Solberg, "comme il a fallu beaucoup d'années pour accumuler ces demandes, il faudra aussi du temps pour les traiter".

 

"Ce que l'on reproche au gouvernement dans ce dossier, explique la députée bloquiste Meili Faille, c'est bien sûr que le traitement des demandes ne se fasse pas plus rapidement. Mais c'est aussi que les personnes concernées ne soient pas avisées des délais de traitement des dossiers."

 

Bien souvent, il faut tellement de temps pour qu'un candidat reçoive une réponse, que son examen médical et son enquête de sécurité ne sont plus valables. L'aspirant immigrant doit tout refaire et payer à nouveau une somme de 750 $ non remboursable. Il y a certes des délais moyens affichés sur le site internet d'Immigration Canada, mais ce sont des délais historiques qui n'ont rien à voir avec la réalité d'aujourd'hui. Les services de l'immigration ne disent pas par exemple à un travailleur qualifié accepté qu'il lui faudra huit ou neuf ans avant que ses parents ne viennent le rejoindre au Canada. Si les gens connaissaient les délais réels, les listes d'attente ne seraient certainement pas aussi longues.

 

Provenance des demandes

États-Unis d'Amérique

Demandeurs de visa : 48 689

Nombre de visas projetés par le Canada : 36 075

 

Amérique latine et Caraïbes

Demandeurs de visa : 31 738

Nombre de visas projetés par le Canada : 16 690

 

Europe

Demandeurs de visa : 116 844

Nombre de visas projetés par le Canada : 51 720

 

Afrique et Moyen-Orient

Demandeurs de visa : 105 341

Nombre de visas projetés par le Canada : 28 810

 

Asie-Pacifique

Demandeurs de visa : 381 428

Nombre de visas projetés par le Canada : 92 348

 

Les données datent du 5 janvier 2007

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La Presse

Le mercredi 25 avril 2007

Les cibles d'immigration que le gouvernement canadien se fixe pour chacun de ses 47 bureaux d'immigration dans le monde reflètent les politiques économiques étrangères du Canada et s'élaborent bien souvent au détriment de certains travailleurs hautement qualifiés, en particulier ceux de l'Afrique et de l'Amérique latine.

 

C'est ce que soutient la députée de Vaudreuil-Soulanges et porte-parole du Bloc québécois en matière d'immigration, Meili Faille. «Le ministère de l'Immigration n'a jamais voulu publiciser cela, mais il n'accepte pas toujours les travailleurs qualifiés au mérite», affirme-t-elle.

 

Il n'y a qu'à regarder en ce moment du côté des intentions économiques du Canada vis-à-vis de la Corée du Sud. Ottawa souhaite activement la mise au point d'un traité de libre-échange avec Séoul. Il y a actuellement 9693 demandeurs de résidence sud-coréens sur la liste du bureau de Séoul. Or, Ottawa s'est comme par hasard fixé pour cible en 2007 d'accepter 4545 de ces demandeurs, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2006.

 

Autre exemple : la politique étrangère des conservateurs est plus sympathique à Taiwan que celle des libéraux; les cibles d'immigration pour Taiwan ont augmenté de 33 %.

 

À Accra, au Ghana, il y a 11 000 demandeurs qui attendent une réponse du Canada. La cible fixée par Ottawa pour ce pays est de 2700 visas. «Cela signifie, explique Mme Faille, qu'il faudra cinq ans à Accra avant que tous ces dossiers ne soient traités. Le Canada s'intéresse peu au Ghana du point de vue économique.»

 

«Si la gestion des demandes à traiter est devenue un casse-tête administratif pour les fonctionnaires, affirme la députée de Vaudreuil-Soulanges, c'est parce que le gouvernement a politisé les cibles. Le gouvernement a rattaché l'aspect économique à l'immigration. Les ministres des Affaires étrangères et de l'Immigration rencontrent régulièrement différents ambassadeurs avec qui ils discutent d'échanges économiques. Le mouvement des personnes est rattaché à cela.»

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  • Administrator

hahaha ca me faisait rire, le journaliste devait etre sur un high de coke.

 

gros titre ou le quebec n'atteint pas ses objectifs (par 3%), je m'attendais par 50%... et a la fin la GROSSE ambition d'une couple de milliers de plus d'immigrés... n'importe quoi.

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ce serait la folie dans la Belle Province. je ne crois qu'on pourrais tout les accueillir! Manque de maisons...etc...

 

Non les 800000 sont en attente pour tout le canada et pas seulement pour la province ,et je pense qu on peut les accueillir mais le probléme ca serait plus une immigration selective et ca peut étre méme dangereux puisque les agents d immigration ne feront pas l étude de leur dossier pour savoir s ils sont sécuritaire pour le canada ou non.

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  • 5 months later...
  • Administrator

Il y a 10 000 immigrants de plus mais des coupes au ministère

 

Presse Canadienne (PC)

22/10/2007 07h45 e-pc.gif

 

Le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles fait des compressions importantes de son personnel au moment où il décide d'accueillir 10 000 immigrants de plus par année.

D'après ce qu'a appris Le Devoir, le ministère de l'Immigration voit son équipe de fonctionnaires réduite de 11 pour cent, soit l'équivalent de 114 postes à temps complet.

Des fonctionnaires du conseil du Trésor expliquent que trop d'embauches ont été faites au cours des derniers mois, notamment du côté des programmes de francisation.

Déjà, le ministère a procédé à 32 mises à pied d'employés occasionnels, dont 5 dans la haute direction, 9 dans le secteur de l'intégration et 18 en immigration. Aucun poste permanent n'a été touché.

S'ajoute à ces pertes d'emplois l'application administrative du plan de réduction de la taille de l'État décrété en 2004 par le gouvernement libéral. Ainsi, 51 postes vacants n'ont pas été pourvus cette année, 22 départs à la retraite ont laissé autant de chaises vides et 9 employées en congé de maternité non pas été remplacées.

Malgré ces compressions en plein débat sur les accommodements raisonnables, l'immigration et l'identité québécoise, le cabinet de la ministre de l'Immigration, Yolande James, soutient qu'il n'y a que très peu d'impacts sur les services directs à la clientèle immigrante.

Cependant, Le Devoir écrit que les différents services dont bénéficient les nouveaux arrivants sont dans le collimateur.

Le gouvernement libéral a récemment décidé de hausser annuellement le nombre d'immigrants de 45 000 à 55 000. Chaque année, depuis 1992, le gouvernement du Canada verse au Québec, en vertu de l'Accord Canada-Québec sur l'immigration, une compensation financière qui atteindra 224 millions $ en 2007-2008, mais selon Québec, il s'agit de 189 millions $ en raison de différences sur la période de calcul. Or, une large part de ces sommes n'est jamais utilisée pour l'intégration des immigrants et est donc retournée au Fonds consolidé du revenu du Québec.

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