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Haro sur le fleurdelisé à Pékin

 

Jean-François Bégin

La Presse

Envoyé spécial

Pékin

 

Une chance que Jennifer Carroll ne participe pas aux Jeux olympiques de Pékin. La nageuse, qui avait suscité l'ire de Natation Canada en montant sur le podium avec un drapeau du Québec lors des Jeux du Commonwealth, en 2002, n'aurait même pas le droit de se présenter au Cube d'eau de Pékin avec un étendard fleurdelisé dans son sac.

 

En fait, même les parents présents à Pékin, qui souhaiteraient agiter le drapeau du Québec pour encourager leur enfant lors d'une compétition au cours de la quinzaine olympique, ne pourront le faire.

 

Les organisateurs des Jeux, soucieux d'éviter toute forme de propagande politique - à commencer, selon toute vraisemblance, par les gestes pro-tibétains -, l'ont formellement interdit.

 

Seuls les drapeaux des 205 pays membres du mouvement olympique seront admis sur les sites de compétition.

 

«Ça a été discuté et nos athlètes et leurs parents et amis sont au courant, a indiqué hier la chef de mission du Canada, Sylvie Bernier. Ça fait partie des lois chinoises. Ils ne peuvent pas connaître les drapeaux de partout dans le monde entier. Ils connaissent les drapeaux de chaque pays, ils ne peuvent pas savoir de quoi il s'agit quand quelqu'un sort un drapeau du Québec ou de la Colombie-Britannique. Pour eux, ça peut être une forme de manifestation, de propagande. Alors la consigne est de limiter uniquement au drapeau du pays représenté.»

 

«L'équipe canadienne»

 

Règlement ou non, la chef de mission doute que des athlètes québécois auraient sorti leur drapeau de la province. «On est une équipe, l'équipe canadienne, et on est tous fiers de ça. On est ici pour trois semaines ou un mois et des liens se créent. Je suis fière Québécoise, mais ici, dans le contexte des Jeux olympiques, on est représentant de l'équipe canadienne.»

 

L'interdit a été critiqué au Royaume-Uni, où il n'est pas rare que les fans d'athlètes originaires d'Angleterre, du Pays de Galles ou de l'Écosse (comme ceux du tennisman Andy Murray, par exemple) agitent des drapeaux de ces régions du pays plutôt que l'Union Jack.

 

«Le droit d'agiter votre drapeau national a toujours été un aspect essentiel de l'expérience d'être un spectateur aux Jeux olympiques. Que ce droit soit bafoué maintenant pour des raisons de politique interne va à l'encontre () de la liberté d'expression», a dit au Daily Telegraph de Londres le critique conservateur en matière de sports, Hugh Robertson.

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    • By Rantanplan
      J'ai remarqué qu'on voit Montréal sur le menu du nouveau remake de Resident Evil 2. C'est un pur hasard parce que le jeu est fait au Japon et il ne se passe pas à Montréal, mais j'aime bien le background. 

    • By fmfranck
      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40709569&_dad=portal&_schema=PORTAL

      Publié le 13 septembre 2017 à 08h39 | Mis à jour à 09h58
       
      Montréal ajoute un symbole autochtone à ses emblèmes
      RE-ANDRÉ NORMANDIN
      La Presse   C'est maintenant officiel, la Ville de Montréal a ajouté un symbole autochtone à ses emblèmes pour marquer la contribution des Premières nations dans la fondation de la métropole québécoise.
      Le drapeau à la croix héraldique sera ainsi modifié pour ajouter un pin blanc dans un cercle rouge au centre. Il s'ajoutera ainsi aux quatre symboles floraux qui illustrent les communautés françaises, anglaises, écossaises et irlandaises.
      Le pin blanc est un symbole de paix chez les peuples autochtones. Il a été inscrit en doré pour marquer son importance. Il a été placé au centre d'un cercle rouge pour symboliser le grand feu autour duquel le conseil autochtone se réunissait autrefois, comme l'a décrit Jacques Cartier.
      Cette modification est faite dans un processus de réconciliation avec les premières nations en cette année de célébrations du 375e anniversaire de fondation de Montréal.
       
      Geste symbolique, ce sont trois employés autochtones de Montréal de hisser pour la première fois le nouveau drapeau de la métropole, qui flotte devant l'hôtel de ville.
      «Pour des gens qui ont été si longtemps oubliés, vous ne pouvez pas savoir comment ça fait du bien de se sentir soutenu comme cela», a dit la chef mohawk de Kahnawake, Christine Zachary-Deom, qui a participé à la sélection du symbole du pin blanc.
        La chef mohawk s'est dite fort émue de voir une ville de l'importance de Montréal modifier ainsi ses emblèmes pour faire une place à ses premières nations, espérant que d'autres lui emboîtent le pas. «Il n'y a pas tant de symboles de réconciliation au Canada. Ç'en est un qui se rend jusqu'aux racines», s'est-elle réjouie.
      Les membres du comité ayant choisi le pin blanc ne dévoileront pas les autres symboles ayant été envisagés. «Chaque proposition a bien été étudiée et nous nous sommes entendus sur celui-ci. Ça ne nous tente pas de refaire le débat. Mais je peux vous dire qu'on n'a pas envisagé de mettre une tête d'indien, ça, je peux vous le confirmer», a dit la chef Zachary-Deom. Elle faisait ainsi référence à plusieurs controverses, notamment autour de logos d'équipes sportives jugés offensants par plusieurs nations autochtones.
      La chef Zachary-Deom estime aussi que l'ajout du pin blanc parlera à tous les Montréalais. «Montréal est un conglomérat de plusieurs nations venues trouver la paix et c'est le symbole idéal pour ça.»
      Plus tard aujourd'hui, Montréal doit confirmer son intention de retirer le nom du général britannique Amherst de ses rues en raison de ses actes controversés auprès des premières nations, retrait envisagé depuis plusieurs mois.
    • By loulou123
      BLADES OF GLORY
      Le STADE COMME DÉCOR. Qui eût cru qu'en 2007 le Stade olympique de Montréal serait en vedette dans un film hollywoodien! C'est le cas dans Blades of Glory, une nouvelle comédie avec Will Ferrell où Montréal est à l'honneur.
       
      «On a eu tellement de plaisir à tourner à Montréal qu'on aurait aimé y tourner tout le film», dit le plus sérieusement du monde Will Ferrell, en entrevue à Los Angeles la semaine dernière.
       
      Blades of Glory est une satire du milieu du patinage artistique dans laquelle Will Ferrell campe un champion déchu.
       
      Ceux qui iront au cinéma à partir du 30 mars n'auront pas qu'un air de déjà-vu, le film est une vraie carte postale touristique de la ville !
      Tournées l'hiver dernier pendant deux semaines, les scènes du film ont comme décors le Vieux-Montréal, le canal de Lachine, l'Usine Five Roses, l'intérieur et l'extérieur du Palais des congrès et, bien sûr, le Stade olympique où se déroule la finale de patinage artistique.
       
      «C'est assez rare que Montréal fasse partie du scénario. Ça ne s'est fait qu'à deux ou trois reprises, comme dans The Score, avec De Niro (2001), et Taking Lives, avec Angelina Jolie (2003)», précise Adrian Knight, directeur montréalais des lieux de tournage.
       
      Mis à part le facteur économique, ce qui a séduit les deux réalisateurs du film est l'architecture des années 70.
       
      «On aime Montréal, on est fans de l'architecture de la période olympique avec le Stade et Habitat 67, même s'il y en a plusieurs là-bas qui détestent ça !» ont déclaré Josh Gordon et Will Speck, également en entrevue la semaine dernière à Los Angeles.
       
      Ces derniers ont aussi été attirés par les canaux fluviaux de la ville où ils ont pu tourner une course en patins.
       
      Ils ont toutefois eu des petits pépins avec le bassin Bonsecours qui n'était pas tout à fait gelé en mars, ce qui a eu pour effet de repousser les délais de tournage de deux semaines.
       
      Non seulement ils ont tourné une partie du film dans la métropole, mais les spectateurs seront surpris d'entendre quelques figurants s'exprimer en «québécois».
       
      Rémy Girard
       
      Il y a même Rémy Girard qui fait une courte apparition en homme d'Église au début du film.
       
      «Normalement, les équipes qui tournent dans une ville font semblant que ça se déroule ailleurs. Nous, on a mis Montréal partout: sur les sacs, les chaussures, les manteaux», ajoute un des réalisateurs.
       
      De fait, sur les objets promotionnels et affiches du film, le nom de Montréal est bien en évidence.
       
      À Montréal, on se réjouit d'une telle visibilité.
       
      «Ce film sera vu par des millions de personnes dans une soixantaine de pays. Aucune campagne de pub ne peut acheter ce niveau d'exposure», dit Hans Fraikin, du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec.
       
      «Les retombées économiques d'un tel tournage sont importantes», affirme Adrian Knight, directeur des lieux de tournage, précisant que chaque lieu de tournage bénéficie par le fait même d'un cachet.
       
      Blades of Glory (Les Rois du patin) sort en salle le 30 mars.
       
      Le film 300, qui bat des records au box-office en ce moment, a été entièrement tourné à Montréal dans les studios Mel's, et ce sont trois sociétés montréalaises qui ont produit les effets visuels.
    • By loulou123
      13/08/2007 Un nouveau lien routier entre Montréal et Laval pourrait être construit grâce au prolongement de l'autoroute 440.
      Le tracé passerait par Sainte-Dorothée, traverserait la rivière des Prairies et se rendrait à l'autoroute 40 via l'Île-Bizard, Pierrefonds et Kirkland.
       
      Ce sont les travaux de prolongement des autoroutes 25 et 30 qui ont ravivé cette vieille idée. Le projet avait déjà été présenté une première fois il y a 35 ans, mais il avait été mis sur la glace après le moratoire de 1977.
       
      Les maires de l'ouest de l'île préfèreraient un boulevard urbain, mais le maire de Laval Gilles Vaillancourt croit qu'une autoroute est la seule solution pour régler les problèmes de circulation.