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Le Journal de Montréal

16/04/2007

 

En 2005, la Ville de Montréal a adopté sa politique de développement Montréal, métropole culturelle. Dix-huit mois plus tard, c'est un bilan des réalisations «bien modeste» que dépose l'administration municipale.

 

«Mise en place d'un chantier de réflexion», «politique en cours d'élaboration», «adoption d'une stratégie» et «lancement du processus», voilà autant d'expressions qui parsèment le bilan de la mise en oeuvre de la politique culturelle de Montréal.

 

«Quand tu regardes les résultats concrets, c'est vraiment modeste. Une série d'engagements éparpillés et à la pièce n'égale pas un plan d'action», affirme le président de Culture Montréal, Simon Brault.

 

Celui-ci salue tout de même l'initiative de la Ville de Montréal de déposer un rapport témoignant de ses actions. «Ça rappelle les engagements des élus et c'est une boussole pour s'orienter au quotidien», dit-il.

 

Le dépôt de ce bilan constitue d'ailleurs un des engagements de la politique culturelle de Montréal. Culture Montréal aurait toutefois aimé y voir apparaître plus de réalisations. En un an et demi, la situation à la Ville en est visiblement une de démarrage.

 

«On est beaucoup en train de planifier et on n'est pas encore en train de faire quelque chose», indique Simon Brault.

 

Manque de moyens et de vision

 

Selon lui, les moyens financiers manquent pour que Montréal, métropole culturelle se réalise pleinement.

 

«Par elle-même, la Ville n'arrive pas à concrétiser les engagements pris pour la politique culturelle», dit-il.

 

Pour atteindre ses objectifs, Montréal aura donc besoin de l'appui des gouvernements fédéral et provincial, une collaboration étroite qui n'est «pas encore acquise», selon le président de Culture Montréal.

 

L'action des trois paliers de gouvernement pour la culture doit également suivre une vision commune, c'est pourquoi il propose de revoir la gouvernance culturelle de la métropole.

 

«Il y a un manque de moyens, mais aussi un manque de travail d'équipe, un manque de gouvernance. Eux-mêmes (la Ville) l'admettent et ils le disent dans leur rapport», remarque Simon Brault.

 

Culture Montréal a soumis l'idée d'une Agence métropolitaine qui regrouperait les acteurs culturels afin que tout le monde marche dans la même direction. Une idée qui a plu au responsable de la culture à la Ville de Montréal, Benoît Labonté.

 

La consultation publique pour le bilan culturel de Montréal se tiendra ce soir à l'hôtel de ville à compter de 19 h.

 

Le bilan complet est disponible dans le site Internet de la Ville.

 

Le bulletin culturel

 

Comme à la petite école, un bulletin d'étape s'impose pour ce premier bilan de la mise en oeuvre de Montréal, métropole culturelle. Nous avons donc demandé au président de Culture Montréal et au responsable de la culture de la Ville de Montréal de donner une note sur 100 aux réalisations des élus. Voici ce qu'ils nous ont répondu.

 

Simon Brault, président de Culture Montréal :

 

Entre 60 et 70 %. Il hésite entre la note de passage et un peu mieux. Mais si la Ville n'avait pas admis que le Rendez-vous Montréal novembre 2007 prend une importance capitale pour activer les réalisations, il aurait été fort découragé de ce bilan.

 

Benoît Labonté, responsable de la culture à la Ville de Montréal :

 

Visiblement au fait de la réforme scolaire, Benoît Labonté préfère noter les compétences transversales... «100 % d'effort et 100 % d'intérêt», répond-il tout en laissant le soin à d'autres d'évaluer les élus sur leurs réalisations.

 

À la défense de la Ville

 

Sans toutefois crier victoire, le responsable de la culture à la Ville de Montréal, Benoît Labonté, défend le bilan «positif» de l'administration Tremblay en matière de culture.

 

«Pour une première année, je pense que c'est extrêmement intéressant et ça envoie le signal qu'on était sérieux», affirme le maire de Ville-Marie et membre du comité exécutif de Montréal, Benoît Labonté.

 

«Il y a énormément de mesures entreprises ou réalisées.»

 

Parmi les meilleurs coups, il note la nomination de Montréal comme ville Unesco de design, «une des trois villes dans le monde avec Berlin et Buenos Aires».

 

Modernisation et part du privé

 

La technologie wi-fi installée dans toutes les bibliothèques et lieux culturels montréalais de même que l'augmentation du nombre d'heures d'ouverture des bibliothèques en font également partie.

 

Et Benoît Labonté est particulièrement fier de la création du réseau des élus pour la culture.

 

«C'est très important, 19 personnes, un élu par arrondissement, qui se réunissent pour discuter de la chose culturelle. Et la particularité, c'est qu'il est non partisan», dit-il.

 

Pour les prochaines années, le responsable de la culture estime que Montréal aura besoin d'aide pour poursuivre le développement de la métropole culturelle.

 

«Un des grands enjeux va être la participation du privé», indique Benoît Labonté. De ce côté, la relance du prix Arts-Affaires jouera un rôle significatif selon lui.

 

«Le privé doit comprendre que mettre de l'argent dans la culture à Montréal, ce n'est pas de faire du mécénat, c'est d'investir dans le développement et l'avenir de sa ville», souligne-t-il.

 

Malgré tout, il demeure conscient que beaucoup reste à faire pour la mise en oeuvre de Montréal, métropole culturelle.

 

Benoît Labonté, tout comme Simon Brault d'ailleurs, fonde beaucoup d'espoir dans le Montréal, métropole culturelle, Rendez-vous novembre 2007.

 

«Si le rendez-vous peut accroître l'intérêt de tous les milieux pour la culture et servir d'effet de levier, ce sera tant mieux», conclut-il.

 

Un Rendez-vous très attendu

 

Les espoirs sont grands envers le Rendez-vous de novembre 2007. L'événement, considéré par beaucoup comme une véritable bouée de sauvetage pour la culture montréalaise, sera-t-il à la hauteur des attentes ?

 

«On aura simplement réponse à cette question en novembre prochain», admet Simon Brault.

 

Le Rendez-vous de novembre 2007 émane justement de l'organisme qu'il préside. L'idée a été lancée aux élus lors des dernières élections municipales et Gérald Tremblay s'est engagé à la mettre en oeuvre.

 

À l'automne, des représentants de la Ville de Montréal, du gouvernement du Québec, du gouvernement fédéral, du milieu des affaires et du milieu culturel se réuniront à la même table pour parler de culture.

 

Déjà, des comités de travail sont à préparer le terrain. Simon Brault se dit conscient que le danger est grand de se fier sur ce sommet pour régler tous les problèmes de Montréal quant à la culture.

 

Lui-même serait «découragé» en regardant le bilan des premiers 18 mois de politique culturelle si ce n'était de l'espoir du Rendez-vous novembre 2007.

 

Pas une thérapie de groupe

 

Du côté de la Ville de Montréal, Benoît Labonté assure qu'il n'«attend pas au Rendez-vous 2007 pour faire des actions».

 

Encore la semaine dernière, la Ville a adopté un budget de 700 000 $ pour compléter l'identification lumineuse des salles situées dans le Quartier des spectacles.

 

«Néanmoins, le fait que le Rendez-vous 2007 se produise et qu'on puisse asseoir tout le monde à la même table, ce n'est pas un geste qui est innocent», rappelle Benoît Labonté.

 

Lui aussi mise sur le sommet pour que les choses passent à la vitesse supérieure. Quant à Simon Brault, il met toute sa confiance dans les décideurs pour que ce sommet marque un virage important pour le Montréal culturel.

 

«Tout le monde s'est engagé pour que ce ne soit pas du parlage et de la thérapie de groupe, mais un sommet où on fait des annonces», conclut-il.

 

Les principales réalisations de Montréal

 

 

Lancement du processus menant à Montréal, métropole culturelle, rendez-vous novembre 2007.

Gratuité de l'abonnement dans toutes les bibliothèques de la Ville et prolongement des heures d'ouverture.

Rendre disponible Internet sans fil dans les bibliothèques d'ici l'été 2007.

Annonce de la mise sur pied de la Vitrine culturelle, une billetterie de dernière minute qui permettra l'achat de billets de spectacle à rabais et qui doit ouvrir ses portes à l'été 2007.

Augmentation de la contribution de la Ville pour les musées.

Augmentation récurrente du budget du Conseil des arts de Montréal, qui passe de 9,5 M$ à 10 M$.

Relance du prix Arts-Affaires pour stimuler l'implication du privé dans la culture.

Adoption d'un budget d'immobilisation de 5,5 M$ pour la réalisation du Quartier des spectacles et mise en branle d'un plan de développement.

Désignation de Montréal comme «ville Unesco de design» en mai 2006.

Sans oublier la réalisation du rapport sur la mise en oeuvre de la politique culturelle.

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Le Journal de Montréal

17/04/2007

 

Beaucoup reste à faire pour réaliser l'ambitieux projet de Montréal, métropole culturelle. Mais les représentants de citoyens ont rappelé hier soir aux élus l'importance que doit prendre l'inclusion de la diversité montréalaise dans ses grands objectifs de développement.

 

Un peu moins d'une centaine de personnes étaient rassemblées hier soir à la Commission du conseil municipal sur le développement culturel pour discuter du bilan des premiers 18 mois de la politique culturelle de la Ville de Montréal.

Le responsable de la culture de Montréal et maire de Ville-Marie, Benoît Labonté, a salué la présence des citoyens d'un clin d'oeil.

 

«Je pense qu'il y a plus de monde qu'à une réunion du conseil de Ville, ça témoigne de la vitalité culturelle de la métropole», a-t-il lancé.

 

Venus s'exprimer sur le rapport de mise en oeuvre de Montréal, métropole culturelle, les citoyens ont surtout rappelé l'importance d'inclure tout le monde, à commencer par les communautés culturelles, dans ce projet d'envergure.

 

En ces temps d'accommodements raisonnables, Benjamin Franz, du Conseil interculturel de Montréal, a souligné l'importance de la culture dans les relations entre citoyens de diverses origines ethniques.

 

Le programme De la culture à loisir, sacrifié à l'autel des restrictions budgétaires, a également fait parler de lui.

 

Destiné à faire la promotion du loisir culturel et de la pratique artistique amateur, le programme jouait pourtant un rôle important que reconnaît la Ville de Montréal.

 

«Il ne faut pas subventionner l'offre culturelle seulement, il faut également développer la demande», a rappelé le président de Culture Montréal, Simon Brault.

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