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loulou123
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(La Presse 13 avril 2007 )Les universités québécoises crient famine et accumulent les déficits d’opération. Pourtant, elles se lancent allègrement dans d’ambitieux projets immobiliers, pour lesquels le financement et la rentabilité sont loin d’être assurés.

 

Faut-il s’inquiéter de ce qui arrive à l’Université du Québec à Montréal actuellement ? Oui, parce qu’en cas de pépin, ce sont les contribuables vont payer la note.

 

Si les universités peuvent continuer de dépenser sans avoir d’argent, c’est parce qu’elles gèrent deux budgets: un budget de fonctionnement, alimenté par les frais de scolarité et les subventions gouvernementales, et un budget d’investissement, dont les fonds proviennent surtout de dons et d’emprunts sur les marchés financiers.

 

Les deux plus récents projets d’investissement immobiliers de l’Université du Québec à Montréal, le Complexe des sciences et l’Ilôt Voyageur, ont suscité l’inquiétude des firmes comme DBRS et Moody’s, qui évalue le risque des titres émis pour financer ces projets.

 

Le Complexe des sciences, un ensemble de classes et de résidences, a coûté à l’Université 100 millions de plus que prévu. L’Ilôt Voyageur, un mégacomplexe de classes, de résidences et de bureaux, est en train d’être revu parce que la rentabilité escomptée ne sera pas au rendez-vous. En attendant, les travaux se poursuivent sur le chantier.Moody’s a réagi en réduisant par deux fois la cote de crédit des titres émis par l’UQAM pour financer ses projets. Avec ces deux investissements, l’UQAM est devenue l’université la plus endettée au Canada. Sa dette est passée 7397 $ à 17 366 $ par étudiant, ce qui représente 130% de ses revenus.

 

La firme de New York aurait réduit davantage la cote de l’université si ce n’était de la probabilité quasi-certaine que le gouvernement du Québec vole au secours de l’UQAM en faillite.

 

En principe, les titres émis par les universités pour financer leurs projets ne sont pas garantis par le gouvernement du Québec. Les universités sont des entités autonomes, qui ont toute la latitude voulue pour gérer leurs activités, a fait savoir un porte-parole du ministère des Finances, Jacques Delorme.

 

En réalité, comme le croit Moody’s, il est à peu près certain que le gouvernement ne laissera jamais une université québécoise faire faillite et qu’il renflouera les coffres vides si nécessaire.

 

Mais même s’il risque d’hériter de la facture, le gouvernement n’a pas un mot à dire sur les projets entrepris par les universités. La règle, c’est que le gouvernement participe au financement des immeubles qui abritent des salles de cours, mais pas des résidences ou des bureaux, explique Marie-Claude Lavigne, la porte-parole du ministre de l’Éducation.

 

Les universités ne sont pas obligées non plus de soumettre leurs projets au gouvernement pour approbation. «Quand l’Université de Sherbrooke a décidé récemment de construire un nouveau pavillon, on l’a appris dans les journaux», illustre la porte-parole du ministre Jean-marc Fournier.

 

Toutes les universités québécoises importantes ont émis des titres de dettes sur les marchés financiers pour financer des projets d’expansion et sont par le fait même plus ou moins lourdement endettées.

 

L’Université de Montréal, qui pilote un projet d’extension de son campus dans l’ancienne gare de triage du CP, à Outremont, aura aussi recours aux marchés pour financer cet investissement de 1 milliard de dollars.

 

Le président du Syndicat des professeurs, Louis Dumont, s’en est inquiété publiquement. «Ce projet soulève beaucoup de questions, précise-t-il. Quelle est la logique derrière un investissement d’un milliard dans des immeubles alors que l’université n’a même pas les moyens d’assumer ses dépenses de fonctionnement ?», s’interroge-t-il.

 

Selon lui, l’université construit des immeubles et laissent dépérir sur son campus des immeubles qui pourraient être agrandis ou recyclés. «On dirait que les dirigeants ne pensent pas que la population étudiante va bientôt se mettre à diminuer», souligne le professeur.

 

Le projet de l’Université de Montréal à Outremont prévoit la construction de 19 pavillons universitaires, de 800 à 1000 résidences universitaires, des logements et des immeubles locatifs.

 

Même si le financement du projet n’est pas assuré, l’université a déjà acheté le terrain au coût de 18 millions. Une aubaine, selon l’université, qui estime la valeur du terrain sur le marché à 45 millions.

 

Fausse aubaine, estime toutefois Louis Dumont, qui croit que le terrain vaudrait peut-être 45 millions une fois aménagé et décontaminé, et une fois la voie ferrée déplacée, le tout à grands frais. Une dépense qu’aucune entreprise privée ne voudrait faire, dit-il.

 

Le coût du seul aménagement du terrain est estimé à 120 millions. Le gouvernement du Québec a promis 30 millions, le reste devrait venir de la ville de Montréal et du gouvernement fédéral.

 

Si ces fonds sont versés, il restera tout de même près de 900 millions à trouver. Où ? L’Université de Montréal compte sur les deux gouvernements, sur des dons et sur des partenariats avec l’entreprise privée. La recette est toujours la même, c’est le dosage des ingrédients qui varie, aime à dire le responsable du projet, Alexandre Chabot.

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l’UQAM est devenue l’université la plus endettée au Canada. Sa dette est passée 7397 $ à 17 366 $ par étudiant, ce qui représente 130% de ses revenus.

 

Hmmm....ça ressemble énormément à la situation économique du QUébec???

 

PI il y en a qui chialent dans les rues que c'est inacceptable d'augmenter les frais universitaires!! maudite gang de chialeux.

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Hmmm....ça ressemble énormément à la situation économique du QUébec???

 

PI il y en a qui chialent dans les rues que c'est inacceptable d'augmenter les frais universitaires!! maudite gang de chialeux.

 

tout a fait d'accord, ils veulent que tout soit top notch, sans payer... vive le crédit qu'ils disaient

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tout a fait d'accord, ils veulent que tout soit top notch, sans payer... vive le crédit qu'ils disaient

 

c'est dommage qu'ils n'ont pas d'l'air à comprendre que moins quetu paie, moins bon que la qualité de ton éducation sera.

 

Tu réalises, le gouv veut augmenter les frais de 100$ par session et il y en a un paquet qui font une grosse affaire avec ça. 200$ par année...franchement, ça n'a pas d'allure se plaindre, déjà uqe l'univesité coute 2 et même 3 fois moins cher ici. Je trouve que les étudiants sont mal placés pour chialer.

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  • Administrator

Le pire c'est que dans un autre texte une des raisons du bordel c'est la diminution du nombre de parking interieurs qui fout a l'air les premiers calculs de rentabilité.

 

Le recteur a cru bon de changer le nombre sans revoir le projet de fond en comble parceque quelques hippies sont sortis dans les rues se plaignant du " trop grand nombre d'autos au centre ville "...

 

n'importe quoi.

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  • 2 weeks later...

Presse Canadienne

30/04/2007 L'aventure immobilière de l'Université du Québec à Montréal tourne au cauchemar financier, selon Le Devoir.

Après le complexe des sciences qui a creusé un trou de 100 millions $, voilà que s'ajoute l'îlot Voyageur, qui engendre à lui seul un problème pouvant atteindre 200 millions $.

 

Selon diverses sources proches du dossier, l'UQAM se retrouve ainsi sur le bord d'un précipice oscillant entre 200 et 300 millions $ en ce qui concerne ses projets immobiliers.

 

Ces investissements, d'après Le Devoir, font pression sur le budget de fonctionnement de l'institution, qui fait face de surcroît à des déficits accumulés.

 

En février dernier, l'UQAM estimait le déficit budgétaire pour l'année en cours à 28 millions $.

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La Presse Le mardi 01 mai 2007

 

Aux prises avec un gouffre financier qui pourrait atteindre des centaines de millions, l'UQAM a reporté une séance extraordinaire de son conseil d'administration qui devait traiter de ces problèmes pour tenir au préalable une rencontre avec la nouvelle ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.

 

Convoquée à la dernière minute hier, la réunion doit avoir lieu aujourd'hui et permettre à la ministre, nommée à ce poste depuis moins de deux semaines, de «faire la lumière sur le dossier», a expliqué l'attaché de presse de Mme Courchesne, Jean-Pascal Bernier.

 

À Montmagny, où elle était hier en caucus du Parti libéral, la ministre a affirmé qu'elle réservait ses commentaires pour une conférence de presse au sujet de l'UQAM avant la fin de la semaine.

 

Le conseil d'administration de l'UQAM devait se rencontrer hier soir en séance extraordinaire afin de faire le point sur la situation financière, le budget de fonctionnement, les projets d'immobilisation et différentes pistes de solutions.

 

À l'automne, on apprenait que la construction du complexe des sciences de l'établissement avait engendré un trou financier de plus de 100 millions. Après cela, la direction - renouvelée après la démission du recteur Roch Denis - avait promis de surveiller de près les travaux en cours de l'îlot Voyageur, qui doit contenir salles de classe, résidences, espaces de bureau et stationnements.

 

Mais en février dernier, devant la commission permanente de l'éducation de l'Assemblée nationale, à Québec, la rectrice par intérim, Danielle Laberge, révélait que le projet n'est plus jugé rentable et doit être revu.

 

Dans les coulisses, des sources indiquent que le déficit total de l'UQAM pourrait atteindre les 500 millions de dollars si on inclut la note du complexe des sciences et le déficit d'opération au trou causé par l'investissement à l'îlot Voyageur.

 

L'UQAM n'a pas bouclé ses états financiers 2005-2006, étant toujours en négociations avec le ministère de l'Éducation pour le versement d'une subvention de 28,6 millions, conditionnelle à un équilibre budgétaire. Or, l'établissement est en déficit depuis 2004-2005. L'exercice financier de 2006-2007 prendra fin le 30 mai, et rien n'est toujours réglé. En février, Mme Laberge annonçait que le déficit cumulé à cette date atteindrait 45 millions.

 

En décembre et en janvier, les firmes de notation DBRS et Moody's avaient toutes deux baissé la cote de crédit de l'UQAM, vu sa situation financière périlleuse. Récemment, l'UQAM a décidé de se départir de cinq immeubles acquis dans les dernières années. Les coûts de rénovation ou d'exploitation étaient jugés trop élevés.

 

Le réseau de l'UQ refuse de payer

 

Dans le réseau des Universités du Québec, chez le président Pierre Moreau, on indique qu'il est hors de question que l'ensemble des établissements épongent les déficits accumulés par l'UQAM.

 

Déjà en décembre dernier, M. Moreau avait réclamé de l'UQAM un rapport précis sur la situation financière. Le rapport se fait toujours attendre cinq mois plus tard, a dit la directrice des communications du réseau, Valérie Reuillard.

 

«On avait demandé un bilan sur le complexe des sciences, les émissions d'obligation, le financement, la marge de crédit» résume-t-elle.

 

En décembre «on entendait que la mise en tutelle était hors de question» soulignait hier Mme Reuillard. Hier, elle était bien moins catégorique. «Il faut avoir un état de situation réelle, on l'attend pour savoir à quel niveau est le déficit appréhendé, après on pourra réagir», résume-t-elle.

 

Le président du syndicat des professeurs de l'UQAM, Gaétan Breton, s'est dit soulagé hier de voir le ministère de l'Éducation s'intéresser au dossier. «Il était temps, a-t-il soufflé. Il faut que le gouvernement nous débarrasse de l'épée de Damoclès (l'îlot Voyageur) qui se trouve au-dessus de nos têtes.»

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