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Montréal: enfin, le vent tourne

11 avril 2007 - 14h59

La Presse

Claude Picher

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Après six longues années de déprime, le secteur manufacturier à Montréal est sur le point de renaître de ses cendres.

 

Et le redressement sera d'une ampleur telle que Montréal connaîtra, en 2007 et en 2008, un des taux de croissance économique les plus rapides parmi les villes canadiennes situées à l'est du Manitoba.

 

Le Conference Board émet des prévisions complètes pour les 20 principales régions métropolitaines de recensement au Canada. Ainsi, pour chaque ville, on passe en revue une foule d'indicateurs: marché du travail, investissement, prix à la consommation, revenu personnel, mises en chantier, valeur des permis de bâtir, taux d'inoccupation dans l'immobilier, faillites, démographie, investissement, entre autres.

 

Ces prévisions sont mises à jour tous les trois mois et font autorité. Or, les plus récentes prévisions de l'organisme de recherche économique, publiées hier, confirment que le vent est bel et bien en train de tourner en faveur de Montréal.

 

La crise du secteur manufacturier touche toutes les sociétés industrialisées, en bonne partie parce qu'il était mal préparé à affronter la concurrence de nouveaux acteurs comme la Chine, l'Inde ou le Brésil, pour ne nommer que ces trois-là.

 

Pour les entreprises manufacturières du Canada est venu s'ajouter une condition aggravante: la force du dollar canadien. Fin 2001, à son plus bas, le huard s'échangeait à 62 cents américains; cinq ans plus tard, il valait 86 cents US.

 

En clair, cela signifie que les clients américains doivent payer 39 % plus cher pour leurs importations en provenance du Canada. Comme les États-Unis achètent 84 % des exportations canadiennes, on voit l'ampleur de la catastrophe.

 

Ce n'est pas tout. Les manufacturiers canadiens auraient pu compenser l'impact du dollar fort en réalisant des gains de productivité, ce qui aurait atténué les hausses de prix sur le marché américain. Mais pour réaliser des gains de productivité, il faut moderniser, acheter des équipements à la fine pointe de la technologie, investir dans l'outillage et l'équipement.

 

Et c'est là que la force du dollar a joué contre les manufacturiers canadiens, en propulsant les prix de l'outillage et de l'équipement (importés principalement des États-Unis) à des niveaux prohibitifs.

 

Les provinces qui ont le plus souffert de cela sont l'Ontario et le Québec, qui abritent la majorité des entreprises manufacturières. Montréal est une des grandes victimes. Depuis cinq ans, Montréal (l'étude ne porte pas seulement sur la ville elle-même, mais sur la grande région métropolitaine, incluant la Rive-Sud, Laval et la couronne nord) perd 14 000 emplois par année dans le secteur manufacturier.

 

Certes, d'autres emplois sont créés ailleurs, notamment dans la construction et les services, mais n'empêche: la diminution réelle du manufacturier, entre 2001 et 2005, se situe en moyenne à 2,1 % par année. Même s'il y a croissance dans les autres secteurs, le recul du manufacturier est tel que le Montréal n'a pu faire mieux qu'un anémique taux de croissance annuel de 1,8 % depuis 2001.

 

Résultat: en 2006, sur les 20 principales régions métropolitaines du Canada, Montréal se classait au 17e rang pour ce qui est de l'expansion économique, ne devançant que Hamilton (crise de l'acier), Saguenay (crise du bois) et Windsor (crise de l'auto).

 

Bon, assez déprimé. Voyons maintenant le beau côté de la médaille.

 

Le Conference Board pense que le pire est passé. «Maintenant que le taux de change s'est stabilisé et que de nombreux fabricants ont pu profiter de l'appréciation du huard pour renouveler leur matériel et outillage, une reprise graduelle du secteur manufacturier à Montréal est attendue», écrivent les auteurs.

 

Ce redressement paraîtra modeste à première vue : croissance de 1,9 % cette année. Modeste, peut-être, mais quand même pas mal mieux qu'un recul de 2,1 %. Compte tenu du fait que Montréal partait d'aussi loin, le revirement est remarquable. Le manufacturier viendra ajouter sa contribution au secteur des services, qui continue de progresser, ce qui comblera les pertes dues au ralentissement de la construction.

 

À tout prendre, Montréal connaîtra une bonne croissance de 2,6 % cette année, et fera encore mieux en 2008, avec un robuste 3 %. Ces chiffres se comparent à la moyenne canadienne. Ils sont nettement mieux, en tout cas, que la moyenne québécoise, mieux également que la moyenne ontarienne.

 

Conséquence: du 17e rang en 2006, Montréal se hissera au neuvième rang des 20 principales villes dès cette année, et fera encore mieux dans les années suivantes. Selon les prévisions du Board, pour la période 2008-2011, Montréal se classera en moyenne au huitième rang, avec un taux de croissance annuel moyen de 2,9 %, légèrement en avance sur la moyenne québécoise de 2,6 %, mais un peu en retard sur la moyenne canadienne de 3,1 %.

 

Le nouvelles sont moins bonnes pour la ville de Québec qui, il faut le dire, a connu une très bonne année en 2006. Mais un gros nuage noir se forme au-dessus de la capitale: le marché du logement ralentit, ce qui a un impact négatif non seulement sur la construction résidentielle, mais aussi sur le secteur des finances, des assurances et de l'immobilier. Les conséquences de cette contraction seront graves. En 2006, la croissance économique de Québec la plaçait à un enviable septième rang sur 20, Cette année, la ville dégringolera en 13e place; pour les quatre années suivantes, elle devra se contenter en moyenne d'un 15e rang.

 

Sans surprise, la première et la deuxième places sont détenues, en 2006 comme en 2007, par Calgary et Edmonton respectivement.

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un peu poche de ma part, mais... I'll believe it when I'll see it!

 

je suis d'accord avec toi, tellement de choses autant positives que négatives peuvent arriver, mais bon, on va esperer qu'ils ont raisons, ou au mieux, sous-estimé la croissance :D

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