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Aujourd'hui encore, la population de l'Irlande est inférieure à ce qu'elle était en 1841. La Grande Famine y a laissé un trou béant qui ne se cicatrisera jamais.

 

Entre 1845 et 1849, la Grande Famine est responsable d'une diminution de la population de l'Irlande de deux millions de personnes.

 

Environ la moitié d'entre elles sont mortes de faim, de maladie et de la malnutrition tandis que l'autre moitié a préféré l'immigration à la mort et à la misère.

 

Bien qu'elle n'ait pas commencée à ce moment, l'histoire qui unit la ville de Québec et les Irlandais a connu, à cette époque, un tournant fantastique, tragique et beau à la fois.

 

En 1847 seulement, la Grosse-Île et le port de Québec voient déferler une vague de 100 000 immigrants, malades, mal nourris, qui ont traversé l'Atlantique à bord de voiliers insalubres.

 

Le typhus prend une ampleur épidémique. Baptisée île de la Quarantaine, Grosse-Île suffit à peine à répondre aux besoins sanitaires qu'impose la situation.

 

Des dizaines de milliers d'Irlandais, mais aussi d'Anglais et d'immigrants de partout en Europe venus en Amérique y trouver une terre d'accueil y sont morts.

 

Entre 1829 et 1851, pas moins de 696 000 immigrants, dont 58,5 % d'Irlandais, arrivent au Canada par le port de Québec, principale porte d'entrée de l'immigration en Amérique du Nord britannique.

 

C'est la fête...

 

À ce compte, il ne faut pas s'étonner que la Saint-Patrick soit célébrée avec faste, à Québec, où la fête des Irlandais sera, encore une fois, soulignée comme il se doit dans au moins trois hauts lieux de la tradition des pubs dublinois.

 

Et ne leur suggérez même pas de célébrer le 16 ou le 18; le 17 mars, c'est le 17 mars et on n'y dérogera pas, tempête ou non.

 

«On va fêter le saint patron avec, bien sûr, de la bière verte et du bon whisky, lance le propriétaire du Pub Saint-Patrick, rue Saint-Jean, Jean Barré. Il y aura aussi de la musique et des groupes. Écoutez, on s'entraîne 364 jours par année pour cette fête-là, c'est pas une tempête ou du froid qui va nous empêcher de le faire.»

 

«On a des réservations depuis le 18 mars l'an dernier. Ça va venir de partout, ajoute Yvan Waddell, directeur du Pub Saint-Alexandre, rue Saint-Jean. Outre la bière verte et le whisky, il y aura de la danse et de la musique, dit-il. On a aussi un menu spécial composé de ragoût irlandais et de potage à l'orge. Il y aura de l'irlandais jusque dans le dessert.»

 

Au Pub Thomas Dunn, rue Saint-Paul, la mort récente du propriétaire, Léon Gagnon, ne sera pas un frein à la fête.

 

«Au contraire, on va fêter deux fois plus. Vous pouvez être certain qu'on va lever notre verre de bière verte plus d'une fois à la mémoire de Léon, promet Line, responsable des festivités. Il y aura plein d'activités spéciales, du déjeuner avec café irlandais jusqu'à la fermeture avec un groupe de musiciens.»

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Le traditionnel défilé de la Saint-Patrick a lieu aujourd’hui dans les rues du centre-ville de Montréal.

Plusieurs personnes se sont massées le long de la rue Sainte-Catherine, où passe le défilé. Au total, 250 000 personnes sont attendues à cette 183e édition. La foule peut notamment admirer une quarantaine de chars allégoriques, de danseurs et de joueurs de cornemuses, qui portent quand même le kilt malgré le froid et le vent.

 

Le défilé de Montréal est le troisième en importance en Amérique du Nord après New York et Chicago.

 

Comme à chaque année pour la fête des Irlandais, le trèfle et la bière sont à l'honneur

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