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Le Technoparc pourrait être contaminé

 

Michel Bellemare

 

La Presse Canadienne

 

Le sol du Technoparc de Montréal situé entre les ponts Champlain et Victoria, à la hauteur de Pointe-Saint-Charles, contiendrait de quatre à huit millions de litres de carburant diesel et de une à deux tonnes de biphényles polychlorés (BPC) dont une partie s'échappe dans le fleuve Saint-Laurent à proximité.

 

C'est ce que révèle un dossier rendu public lundi par la Commission de coopération environnementale, l'organisme nord-américain de surveillance de l'environnement.

 

Le dossier repose sur un rapport préparé en 2003 par cinq organisations canadiennes et américaines de protection de l'environnement, soit Waterkeeper Alliance, Lake Ontario Waterkeeper, Société pour vaincre la pollution, Environmental Bureau of Investigation et Upper St. Lawrence Riverkeeper/Save the River!.

 

Ces organisations font état de résultats d'échantillonnages indiquant que les concentrations de BPC détectées dans les rejets du Technoparc sont jusqu'à 8,5 millions de fois plus élevées que ce que prescrivent les Recommandations pour la qualité des eaux au Canada. Les auteurs mentionnent également que des concentrations élevées d'autres polluants toxiques ont été détectées dans les échantillons.

 

Le secteur du Technoparc, qui s'étend sur environ deux kilomètres de longueur et 500 mètres de largeur, a été aménagé à partir du XIXe siècle à même le lit du fleuve par l'apport de matériaux de remblai et de déchets domestiques et industriels. Il a par ailleurs pendant une centaine d'années eu une vocation principalement ferroviaire avec l'exploitation par le Canadien National et ses prédécesseurs d'une immense cour de triage. Une partie du site a servi de stationnement durant l'Expo 67.

 

Le dossier permet d'apprendre en outre qu'Environnement Canada a mené une enquête sur les rejets du Technoparc en 2002 et 2003 mais que cette enquête n'a pas permis de déterminer la source de la contamination et a été close. Les auteurs allèguent également que les mesures prises par la Ville de Montréal, actuel propriétaire du site, pour contenir les rejets, à savoir l'installation de barrages flottants, le pompage des substances polluantes ou l'utilisation de tampons abbsorbants, n'ont pas donné les résultats escomptés.

 

Les cinq organisations environnementales ayant sonné l'alarme soutiennent que l'inaction gouvernementale dans ce dossier constitue une omission du Canada d'assurer l'application efficace de sa Loi sur les pêches.

 

La Commission de coopération environnementale, créée en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain, n'a pas le mandat de critiquer ses pays membres, soit le Canada, les États-Unis et le Mexique, mais peut publier les «communications» de citoyens (ou de groupes) et des «dossiers factuels» comme dans le cas du Technoparc.

 

La Commission a précisé en publiant le dossier factuel relatif au Technoparc de Montréal que celui-ci fournit de l'information qui aidera à déterminer si le Canada omet d'assurer l'application efficace de ses loi de l'environnement relativement aux questions soulevées par Waterkeeper Alliance, Lake Ontario Waterkeeper, Société pour vaincre la pollution, Environmental Bureau of Investigation et Upper St. Lawrence Riverkeeper/Save the River!.

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20080624/CPACTUALITES/80624011/6730/CPACTUALITES

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J'aime bien le titre. Le technoparc 'pourrait' être contaminé.

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Quelqu'un veut partir une compagnie de forage avec moi ? au prix du fuel, s'il y en a pour 4 à 8 million de litres, ça veut dire beaucoup d'argent à faire :rotfl:

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Tu vas pouvoir en retirer p-e 5 millions de litres max, l'indice d'octane n'est pas garanti et c'est du fuel à locomotive. Ça ne vaut pas grand chose.

 

Si tu vas te promener au bord de l'eau dans ce secteur, de l'autre bord de l'autoroute et en dessous du pont Victoria, tu peux clairement voir le gazole qui coule dans le fleuve.

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Le Technoparc pourrait être contaminé

 

Bienvenue en 1986.

 

 

No kidding. Y avait il une personne à Montréal qui ne savait pas que ces terrains étaient contaminés??? Quel article con. Franchement cet article est en retard de quelques décennies!!

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C'est ce que j'allais dire, tout le monde sait que c'est un champ de mine environnemental ce coin là, je comprend pas pourquoi on en fait un plat soudainement dans le journal (surtout en utilisant le conditionnel présent!).

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Montréal veut amorcer la restauration de l'ex-Technoparc dans un an

 

Louis-Gilles Francoeur

Édition du samedi 28 et du dimanche 29 juin 2008

 

Mots clés : Saint-Laurent, Technoparc, Gouvernement, Restauration, Montréal

 

Montréal entend amorcer dans un an la restauration de l'ex-Technoparc en bordure du Saint-Laurent et forcer la main des deux niveaux de gouvernement qui essaient depuis 20 ans de se défiler dans un dossier où leur responsabilité est directement en cause.

 

Il y a quelques semaines, la Ville a en effet donné mandat au Centre d'excellence de Montréal en réhabilitation de site (CEMRS) de rechercher des propositions de technologies éprouvées ou en phase de l'être afin d'en proposer une d'ici février prochain, ce qui déclencherait la mise au point d'un appel d'offres en juin prochain pour la réhabilitation complète de ce que Montréal appelle désormais le «Parc d'entreprises de la Pointe-Saint-Charles», le nom de Technoparc étant utilisé dans une autre partie de la ville.

 

Selon la responsable du projet de réhabilitation, Danielle Lanoue, les coûts cumulatifs de la construction et de l'entretien des équipements de captage et de traitement des contaminants de l'ancien Technoparc pourraient se situer entre 50 et 70 millions sur une période de 20 ans.

 

Montréal, dit-elle, a l'intention de solliciter fortement Québec et Ottawa pour qu'ils contribuent financièrement à la décontamination de ces terrains qui leur appartenaient jusqu'à ce que la Ville s'en porte acquéreur pour y créer son ancien Technoparc. Québec possède encore plusieurs terrains dans cet espace de deux kilomètres de long par quelque 500 mètres de profondeur, rognés au fleuve depuis 1850 par des remblayages successifs, y compris avec quelques millions de tonnes de déchets, car le site a aussi été utilisé comme dépotoir jusqu'en 1979.

 

Quant au gouvernement fédéral, il était propriétaire du Canadien National (CN) à l'époque où cette société de la Couronne exploitait à cet endroit une énorme gare de triage et des ateliers de réparation juste en amont de la partie remblayée de la rive fluviale.

 

Rapport de la CCE

 

Un récent rapport de la Commission de coopération environnementale (CCE), qui administre le traité subsidiaire de l'ALENA sur l'environnement, rapporte que Montréal et Environnement Canada ont historiquement attribué l'essentiel de la contamination du secteur par les hydrocarbures et les BPC aux opérations de cette société fédérale, aujourd'hui privatisée.

 

Le terrain de Montréal, qui se situe entre le fleuve et ceux du CN, contient aujourd'hui près de cinq millions de litres d'hydrocarbures, principalement du diesel de locomotives, «en phase flottante» dans laquelle on retrouve aussi 1,2 tonne de BPC. Les écoulements du site en font la première source de contamination aux BPC du Saint-Laurent depuis des décennies. On y trouve en plus des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes, des métaux lourds toxiques, des chlorures et des sulfures. Mais ce sont les rejets d'azote ammoniacal qui auraient présentement le plus d'impacts sur la faune aquatique, précise Mme Lanoue au Devoir.

 

Le Canada a été accusé par une brochette de groupes environnementaux devant la CCE de ne pas appliquer ses lois environnementales au site du Technoparc et d'y tolérer une pollution interdite par la Loi sur les pêches. Environnement Canada a plaidé, rapporte la CCE, qu'il ne pouvait «hors de tout doute» attribuer à la Ville ou à son ancienne société fédérale la source de cette pollution. Québec, qui possède encore et possédait des terrains vendus à Montréal, n'a lui aussi porté aucune accusation contre la Ville ou le CN parce qu'ils ont entrepris d'enrayer la migration des polluants.

 

Québec a forcé le CN à installer trois séries de pièges hydrauliques en bordure de son terrain pour capter les hydrocarbures avant qu'ils n'atteignent celui de Montréal, situé en bordure de l'autoroute fédérale. Mais aucun test avec des marqueurs n'a été exigé du CN pour déterminer la fiabilité de son système de captage. Et la CCE rapporte que le CN refuse toujours de divulguer les tests réalisés sur ses terrains ou ceux qui permettraient de déterminer, par les piézomètres installés en bordure, s'il y a encore migration d'hydrocarbures vers le terrain de Montréal.

 

En 2005, Montréal a creusé une tranchée de 160 mètres de long par huit mètres de profond pour stopper la migration des hydrocarbures qui s'écoulaient vers le fleuve avec des BPC. Ces contaminants sont récupérés et éliminés sécuritairement.

 

http://www.ledevoir.com/2008/06/28/195741.html (28/06/2008 5H34)

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      Très intéressant pour expliquer pourquoi les fondations de certains projets prennent du temps à construire.
    • By IluvMTL
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1136958/parc-automobile-agglomeration-voitures-vehicules?fbclid=IwAR1o1mYJdYbsfGoomVM14xorfEMiTzviEr1O11iNk3Oa5hTX4A43c05_w98
      En route vers le million de véhicules immatriculés sur l'île de Montréal
      Publié aujourd'hui à 11 h 53Mis à jour à 12 h 24 Congestion routière sur le pont Jacques-Cartier, à l'heure de pointe matinale à Montréal. Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron
        L'île de Montréal comptera bientôt plus d'un million de voitures, à en croire les plus récentes statistiques de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).
      Un texte de Jérôme Labbé
      Les chiffres relayés lundi par le bulletin Montréal en statistiques indiquent que le parc automobile de la métropole continue de croître, et non l'inverse.
      Ainsi, l'île de Montréal comptait 968 466 véhicules immatriculés en 2017, en hausse de 1,64 % par rapport à 2016. C'est la plus forte augmentation enregistrée depuis 2004, alors que le même territoire comptait 115 000 véhicules en moins.
      Depuis 13 ans, près de 9000 véhicules s'ajoutent au parc automobile montréalais chaque année, calcule la SAAQ.
      Cette hausse provient surtout des véhicules de promenade. Car si le nombre d'automobiles décroît un peu chaque année depuis le début des années 2010, celui des camions légers – une catégorie qui englobe notamment les véhicules utilitaires sport (VUS) – a plus que doublé depuis 2004.
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      Quant aux véhicules institutionnels, professionnels ou commerciaux, ils connaissent sensiblement le même phénomène – réduction des automobiles et augmentation des camions légers – avec comme résultat un nombre total relativement stable, autour de 150 000.
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      La faute à la croissance
      La SAAQ remarque que la fluctuation du prix de l'essence influence généralement le nombre de véhicules immatriculés à Montréal : plus les prix à la pompe augmentent, plus la croissance du parc automobile ralentit.
      « Par contre, après 2016, la conjoncture économique favorable à Montréal fait en sorte que même avec une hausse des prix de l'essence, peu d'impacts sont ressentis sur l'achat de véhicules », observe-t-elle.
      Et la croissance démographique n'explique pas à elle seule la croissance du parc automobile, puisque le nombre de véhicules de promenade par habitant a augmenté, passant de 0,365 à 0,392 entre 2004 et 2017.
      Enfin, la Société affirme que 5323 véhicules électriques étaient enregistrés sur l'île de Montréal en septembre dernier, alors qu'elle n'en comptait que 652 en août 2004.
      Ces nouvelles données sont publiées alors que le conseil municipal de Montréal, à l'instar de la Communauté métropolitaine, a adopté lundi une « déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique » sur la nécessité de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre.
      Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine